20 avril 2008
Après Nice Monaco, réflechir au Grand Stade
Hier soir, après Nice Monaco (4eme défaite en 6 matchs à domicile), pendant que je descendais en tramway, la question du grand stade est revenue à mon esprit.
Cette équipe, notre équipe qui reste sur une mauvaise série inédite à domicile, est encore malgré cela 7eme de championnat. Elle peut encore terminer 5 eme ou 14 eme. On ne peut pas dire que "le Gym" ait effectué une mauvaise saison. On pourra simplement dire que l'on a fait une saison frustrante. Décidemment on arrive pas à enchainer deux moitiés de saison consécutivement bonnes. La saison passée, nous avions très mal commencé avant de finir en boulet de canon. Cette année c'est l'inverse!
Avec une belle équipe, des joueurs de grande qualité que l'on risque de ne plus revoir de si tôt à Nice (Ederson, c'est sur!, Lloris, Koné, Balmont, on ne sait?), nous tournons toujours à un peu plus de 10 000 spectateurs de moyenne.
Or, Christian Estrosi vient d'annoncer la construction du Grand Stade dans la Plaine du Var.
C'est pire qu'avec Peyrat. Déja notre équipe "changer d'ère" contestait le bien fondé d'un stade de 32 000 places. Nous voilà face à un projet d'un stade à 40 000 places.
Comment allons nous faire pour arrêter une folie pareille? C'est la question que je me posais en descendant du Ray, entouré de supporters parés de notre écharpe rouge et noire et en me demandant combien d'entre eux pourraient aller au stade dans la Plaine du Var.
Car ma première inquiétude, pas la seule, est bien là. Il s'agit de la fréquentation. Notre équipe va se retrouver dans une situation à la monégasque. Elle va jouer dans un stade, qui, en fonction des résultats, sera entre à moitié vide (20 000 spectateurs) et aux trois quart vide (10 000 spectateurs), dans l'hypothèse où on reste en Ligue 1 bien sur!
Je n'ose imaginer ce qui se passerait si nous descendions en ligue 2. Je vous renvoie pour cela à l'étude des affluences moyennes à Nice lorsque le club évolue à l'étage inférieur. Nous sommes aux alentours de 4 000 ! C'est ce qui m'a fait dire pendant la campagne électorale pour justifier mon choix pour le stade que Nice était une ville de football, mais pas une ville qui vivait pour le foot. Plus que le baromêtre de la fréquentation en L1, c'est la fréquentation en L2 qui distingue les unes des autres.
On s'appreterait donc à construire un stade d'une capacité de 40 000 places pour accueille à Nice des matchs de l'Euro 2016. C'est à dire pour remplir un stade au mieux deux fois, et encore faudra t'il que l'Italie ou la France y jouent un de leur match.
Sans compter qu'il n'est pas certain que la France soit choisie comme pays organisateur. Elle l'était en 1984, ce n'est pas si lointain. Et puis Nice sera t'elle choisie comme ville d'accueil, rien n'est moins sur. Il y a en France suffisamment de stades très performants, construits, réhabilités, ou agrandis pour la Coupe du Monde 1998, pour que l'Etat, qui manque d'argent (ça, tout le monde le sait!), se lance dans de nouveaux projets. D'ailleurs, les subventions promises, de l'ordre de 10 à 20%, sont ridicules par rapport à l'effort qui avait été consenti au moment de la préparation de la Coupe du Monde par l'Etat.
L'histoire repasse rarement deux fois les mêmes plats rappelle un vieux dicton populaire. Nous ne retrouverons pas l'occasion ratée à l'époque de se faire faire un stade neuf sur le dos de l'Etat.
Ce grand Stade est donc dans l'impasse. On ne voit pas comment la ville de Nice et la CANCA pourraient assurer son financement, affublées déja des 710 millions d'euros de dette, sur lesquels Estrosi communique abondamment. En le faisant, il prépare l'opinion publique à de nombreux renoncements et à la légitimation de ces futurs choix prioritaires. Il ne pourra pas tenir longtemps sur le grand Stade avec le discours qu'on l'a entendu tenir pendant la campagne électorale sur la proximité et la situation en général du sport amateur dans la ville de Nice où tant d'équipements sont indignes.
Pour l'instant Christian estrosi s'est bien gardé d'aborder le sujet, mais c'est donc bien le vieux serpent de mer de la question du statut juridique de ce grand Stade et de son financement qui va se poser dans les semaines ou les mois à venir.
Je l'évoquerai une autre fois, ainsi que la question de la localisation. Pour aujourd'hui je m'en tiens à la capacité.
18 avril 2008
Communiqué de presse
Gymnases : comparer ce qui est comparable
Lors du dernier Conseil Municipal, Christian Estrosi s’est cru autorisé à dire que je n’étais pas très sport en affirmant que le Conseil Général avait construit 12 gymnases pendant que la Région n’en avait réalisé que 2. Il a simplement omis quelques précisions de taille.
Le chiffre de 12 est le nombre total de gymnases que le Conseil général a livré pour ses collèges dans l’ensemble du département (dont 2 à Nice) et le chiffre de 2 correspond aux nouveaux gymnases construits par la Région dans les lycées niçois (Guillaume Apollinaire et Thierry Maulnier)
Au niveau départemental, ce sont 7 nouveaux gymnases que la Région a construit, et 11 autre opérations sont en cours de réalisation au titre du plan régional d’équipements sportifs.
Enfin, il convient de rappeler qu’il y a 37 lycées (compétence régionale) dans le département contre 88 collèges (compétence départementale).
Dans cette affaire, à trop vouloir comparer ce qui n’est pas comparable, M. Estrosi a marqué un but contre son camp.
17 avril 2008
Pitoyable
L'adoption du nouveau règlement intérieur du conseil général a été pour nous l'occasion de s'exprimer sur la situation politique niçoise. Je n'ai laissé à personne le soin d'intervenir sur ce dossier parce qu'il était important que les niçoises et les niçois comprennent définitivement ce qui était arrivé entre les deux tours de l'élection municipale à Nice.
Désormais tout est clair. Faites connaitre cette intervention à tous vos réseaux associatifs et syndicaux, à tous les militants politiques des formations de gauche.
"Monsieur le président,
Dans le règlement intérieur que vous proposez au vote des élus figure une disposition dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’est pas banale ;
Elle se situe à l’article 44.
Vous nous proposez d’abaisser le seuil pour constituer et déclarer un groupe à deux élus.
C’est peu ! Il y a juste la Côte d’Or qui a fait mieux que vous. Puisque le nouveau président du Conseil Général UMP a abaissé le seuil des groupes politiques à un élu. C’est bien normal, il s’agissait de récompenser une trahison ;
Ici vous avez fixé le seuil à 2.
J’ai pourtant bien compté 3 élus communistes, 6 élus socialistes et apparentés. Alors je me suis étonné, j’ai cherché à comprendre et j’ai compris.
Et, voyez vous, je ne suis pas en colère.
En prenant cette initiative politique, vous venez de contribuer à effectuer aux yeux de l’électorat de gauche niçois, une nécessaire clarification.
C’est aujourd’hui, grâce à vous, monsieur le président, que les électeurs de gauche vont enfin comprendre qu’ils ont été floués
Parce que l’objectif de l’abaissement de ce seuil à deux, est de permettre à monsieur et madame MOTTARD, de pouvoir constituer un groupe politique à eux seuls. Avec tous les moyens y afférents (bureaux, collaborateurs,…). Vous venez d’accorder à un couple qui a trahi la gauche, donc servi vos intérêts, la possibilité de constituer un groupe politique.
Décidément vous êtes bien encore le premier.
Premier à être à la fois maire, président du Conseil général, et demain président d'une communauté d'agglomération.
Premier maire à se dispenser d’un Débat d’Orientation Budgétaire dans une aussi grande ville.
Désormais premier Président du Conseil Général à favoriser le regroupement familial pour construire un groupe politique.
Aujourd’hui, chaque électeur de gauche niçois va comprendre pourquoi je n’ai pas voulu fusionner entre les deux tours.
Parce que monsieur Mottard n’avait en fait qu’une obsession : faire perdre la gauche. Nous savons désormais pourquoi il n’a pas appelé à un désistement républicain clair en faveur de la liste " changer d’ère ", comme c’est la tradition à gauche. Tout simplement parce que dans cette élection, il était votre allié objectif.
L’abaissement de ce seuil à deux représente leur récompense pour services rendus.
Vous avez pris vos responsabilités, monsieur le président. Cette manipulation ne vous grandit pas. Finalement, vous souhaitiez avoir la stature d’un homme politique et vous n’êtes qu’un politicien.
Faut-il vous préciser que nous voterons contre cette délibération!"
A noter que très exceptionnellement, le président du Conseil Général a pris la parole avant Patrick Mottard pour me répondre. La défense fut édifiante! La collusion n'est plus à démontrer.
D'ailleurs dans les couloirs du Conseil Général, Patrick Mottard, perdant son sang froid n'a pas hésité devant deux journalistes témoins, Davide Di Giacomo de France Bleu et Michel Bernouin de Metro, à me pointer du doigt et déclarer "toi, désormais je n'aurais de cesse que de te pourrir la vie".
16 avril 2008
Mon intervention sur le projet de budget lundi au conseil municipal
Désolé de n'avoir pas pu porter à votre connaissance plus tôt cette intervention mais la semaine est riche d'activités. Voici le texte exact de ce que j'ai déclaré au conseil municipal et qui a déclenché une réponse du maire de Nice qui a duré une heure. Ceux qui veulent peuvent suivre encore l'échange sur canal 40.
"Nous examinons dans cette délibération le projet de budget primitif 2008, votre premier budget.
Le vote du budget, c’est un temps fort de la vie d’une collectivité locale. Compte tenu de votre volonté de changement, affichée tout au long des mois passés, j’attendais un budget ambitieux, audacieux. Au final, le document que j’ai analysé m’a profondément déçu.
Nous allons donc sans surprise voter contre. Sans surprise, enfin presque, car ce budget se caractérise par trois points :
- Un déficit démocratique
- Un vide politique
- Une incertitude juridique.
Je reviendrai tout à l’heure sur l’aspect juridique de l’absence de Débat d’Orientation Budgétaire (D.O.B.) mais je déplore ici
un véritable déficit démocratique. Parce que le D.O.B., sans vote, est un débat libre, qui permet aux élus de définir les grandes orientations du budget pour l’exercice, ainsi qu’éventuellement les engagements pluriannuels envisagés. Il permet au maire de faire connaître ses choix prioritaires et les modifications apportées par rapport au budget antérieur, il permet aux élus de s’exprimer, et par voie de conséquence aux médias et au peuple d’en être informé.
Il n’est pas admissible que la cinquième ville de France ait été privée d’un tel débat.
Vous qui rêvez d’être le premier partout. Première ville de France à avoir confié la Commission d’Appel d’Offres (C.A.O.) à l’opposition, avez-vous rappelé l’autre matin aux " 4 vérités ". Vous serez aussi le premier maire d’une grande ville de France à vous être dispensé du D.O.B. qui est considéré comme une formalité substantielle et obligatoire. C’est stupéfiant ! Je me suis demandé pourquoi ? Et puis j’ai fini par me rendre à l’évidence, vous l’avez fait pour masquer vos difficultés à assumer vos promesses électorales.
Parce que s’il y a déficit démocratique, il y a aussi un vide politique. Voyez-vous, j’ai tenté de trouver dans ce budget des traces de vos ambitions, de vos promesses électorales et j’en vois peu. En tout cas, au stade du Budget Primitif, peut-être y verra t’on plus clair lors du budget supplémentaire ? Mais, en général, c’est au Budget Primitif que l’on voit les effets d’annonce.
Le Budget des Sports par exemple passe en fonctionnement de 33,28 M€ à 33,54 M€ c’est-à-dire une augmentation minime. Pourtant, n’aviez-vous pas promis de doubler les subventions aux associations du monde sportif un certain soir à 18 heures du côté du collège Lympia ? Les dirigeants vont devoir attendre. Les piscines aussi attendront (moins 700 000 € en fonctionnement). Dans l’état où elles se trouvent, elles n’avaient pas besoin de ça.
L’aménagement urbain Un autre des thèmes forts de votre campagne électorale. Je veux faire de Nice une ville verte, disiez-vous ! Vous commencez par confier le Parc Saint-Philippe au Conseil Général des Alpes-Maritimes, pourquoi pas ! Mais surtout, vous acceptez que le budget d'entretien des espaces verts subisse une sérieuse restriction, passant de 16 M€ (P.149 CA) à 14,4 M€ (P.73 BP). Sécurité et salubrité. Vous avez annoncé un développement des missions de proximité pour la Police Municipale dans les 100 jours. Comment ? Avec quel argent ? Le budget de fonctionnement passe de 16,9 M€ (P.89 CA) à 17 M€ (P.55 BP), c’est-à-dire qu’il est constant. La Culture. On note un petit effort en fonctionnement puisque le budget global passe de 68,7 M€ (P.106 CA) à 71 M€ (P.61 BP), mais c’est une fois de plus l’Opéra qui se taille la part du lion avec une hausse de 900 000 €, passant de 28,7 M€ à 29,6 M€. Par contre les théâtres, déjà mal lotis voient leur situation se dégrader encore puisque la dotation générale passe de 1,7 M€ à 1,4 M€ (- 15 %). A qui ces 300 000 € vont-ils manquer ? Au TNN ou aux petits théâtres déjà étouffés sous Jacques Peyrat ? Passons maintenant à l’éducation. Vous avez sacrifié le péri scolaire. Si globalement on passe de 59,3 M€ à 61,9 M€, on le doit essentiellement aux deux légères augmentations sur les écoles maternelles et sur la restauration scolaire, mais cela ne correspond pas à un effort supplémentaire de votre part, mais juste à l’ajustement nécessaire à la mise place de la semaine des 4 jours. Le Développement économique Bien sûr vous avez cherché une caution dans le monde économique, un grand patron. Et Christian TORDO, pour lequel j’ai le plus grand respect, en est un. Mais c’est un patron d’une grande entreprise que vous avez mis aux finances de la Ville. On sait bien que ses préoccupations sont plus liées à la mondialisation, à l’innovation, aux solutions communicantes sécurisées qu’au commerce de proximité. Mais il n’était quand même pas obligé dès son premier budget, de baisser de 9,9 M€ à 9,5 M€ (moins 400 000 €), l’aide aux commerces de proximité. Quelques jours après que le quotidien Nice Matin a fait sa une sur les difficultés persistantes des commerces de l’avenue de la République après la mise en service du tramway, c’est une forme de surdité vis-à-vis de tous ces commerces qui font la richesse et le lien social de notre ville. C’est une faute politique. Alors bien sûr, il y a 2 M€ de plus pour les crèches. Mais c’est une friandise par rapport aux besoins que vous avez si justement pointés pendant la campagne électorale. Et ce n’est pas la délibération portant sur le principe de création d’une allocation de 200 € par mois pour ceux qui travaillent, et qui en attendant une place en crèche, utilisent une assistante maternelle qui va nous rassurer. Alors toutes ces coupes, toutes ces promesses qui ne voient aucune concrétisation budgétaires ont une raison. L’augmentation colossale des moyens des services généraux. Et sur le compte des services généraux, je vous adresse mes félicitations. Vous avez réussi à afficher une baisse du budget de la communication de 5,9 M€ (P 77 CA) à 5,6 M€ (P.52 BP) et aussi une baisse du budget Fêtes et Cérémonies de 5,2 à 4,7 M€ (moins 500 000 € quand même). Quand on connaît votre goût pour l’un comme pour l’autre et l’explosion qu’il y a eu sur ces deux postes depuis votre arrivée au Conseil Général, il y a des raisons d’être perplexe. Mais cela ne peut occulter un dérapage des services généraux dont les dépenses augmentent de 20 % passant de 100 M€ (P.77 CA) à 121, 9 M€ (P.52 BP), l’intégralité de cette hausse provenant de l’administration générale (72,7 M€ à 93,8 M€). C'est-à-dire que malgré la création de la CANCA, les dépenses de personnel continuent de croitre selon un rythme très soutenu. Si l’on rajoute à cela le poste budgétaire " frais de contentieux " qui doit certainement être le plus remarquable de France, on voit que le gaspillage de l’argent public ne traumatise personne dans cette ville. Rien que le Grand Stade : Déjà 1, 5 M€ payés pour rien auxquels s’ajoutent les 6,4 M€ prévus au compte administratif, et une rallonge de 3,5 M€ d’euro au budget prévisionnel 2008, cela fait une somme comprise entre 10 et 11,5 M€ qui va partir en fumée. Cela représente 2 gymnases de catégorie C au minimum ou l’équivalent de la rénovation des salles Pasteur et Leyrit. Et il faut rajouter allègrement 7 M€ de frais de contentieux pour Acropolis. Et on ne prévoit même pas les conséquences des contentieux de l’annulation des deux délibérations du jour concernant la Nouvelle Mairie et le Parking Sulzer car il y en aura fatalement. Venons- en maintenant à l’investissement. Là encore, quelle désillusion ! La droite porte toujours politiquement le discours de l’investissement. Mais venons-en aux faits précis. Commençons par l’éducation et l’enseignement supérieur. Le constat est affligeant. On passe en investissement de 31 M€ (P.97 CA) à 22,4 M€ (P.57 BP). Soit une baisse de 8,6 M€ ! Et, quand on entre dans le détail, on s’aperçoit que, pour les écoles primaires, dont certaines ont besoin de gros travaux de rénovation, l’investissent va passer cette année de 11, 4 M€ à 8, 3 M€, soit une baisse de 3, 1 M€). Vraiment, être directeur d’école n’est pas une profession enviable dans cette ville. Restriction drastique sur le périscolaire, baisse des investissements dans les écoles et quand vous en avez fini avec la mairie, vous vous heurtez à l’inspection académique qui poursuit implacablement son toilettage des postes d’enseignants décrétés en trop sur instruction du gouvernement auquel vous avez appartenu et de sa majorité parlementaire que vous êtes empressé de rejoindre. On note quelques hausses en matière d’investissements en culture (de 14,2 à 15,3 M€) et en sport (de 12 à 14,8 M€) mais sans rapport avec les annonces faites. Autre exemple : le logement. On sait que l’essentiel de cette compétence appartient désormais à la CANCA. Mais tout de même cela a été un de vos chevaux de bataille. Lorsque nous avons dit : " Nous ferons 1 000 logements sociaux par an ", vous avez répondu : " J’en ferai 1 500 par an ". Lorsque nous avons dit : " Les loyers sont trop chers ", vous avez répondu : " Les loyers sont trop chers ". Mais lorsque vous faites le budget, la première mesure que vous prenez, c’est de baisser l’investissement dans l’aide au secteur locatif en le réduisant de 6,1 M€ à 5,3 M€. Enfin l’aménagement urbain et l’environnement. Là encore, des discours on en a entendu, mais à l’arrivée, l’investissement recule de 130,1 M€ à 85,5 M€. Je ne vais pas faire la longue liste des coupes nombreuses dans ce secteur. Mais simplement m’attarder sur une car elle est symbolique : L’éclairage public. Vous savez combien les niçois sont attachés à l’éclairage public, combien ils réclament son amélioration parce que l’éclairage, cela fait partie de la lutte contre l’insécurité. Et bien l’investissement baisse de 60 %, en passant de 7,5 M€ (P.15 CA) à 3,4M€ (P.75 BP). En conclusion, l’investissement est en chute libre cette année et l’endettement repart à la hausse de 305 M€ d’investissement en 2007 avec 71M€ d’emprunts nouveaux, nous passons au BP 2008 à 160 M€ avec 48M€ d’emprunts nouveaux. Le ratio est beaucoup moins bon. Par ailleurs, la capacité d’autofinancement baisse. En 2007, il y avait un virement vers le secteur d’Investissement de 23 M€ € (P.12 CA). Au BP 2008, (P.10) ce virement tombe à 8,8 M€, soit une baisse des deux tiers de la capacité d’autofinancement (moins 15 M€). Vous avez inventé (toujours P.10) l’autofinancement prévisionnel, sensé dégagé au profit de la section d’investissement 32,1 M€, mais il s’agit là d’un auto financement brut Voilà pourquoi ce budget est vide politiquement. Non seulement, ce budget représente un déficit démocratique, un vide politique. Mais, Il représente aussi une incertitude juridique. Vous avez décidé de vous dispenser d’organiser un DOB. Vous vous êtes abrité pour ce faire derrière un arrêt du C.E. du 12 juillet 1995 concernant la commune de Fontenay le Fleury. Certes, elle a plus de 3 500 habitants mais ce n’est pas Nice tout de même. Cet arrêt indique qu’en vertu de l’article L2121-8, le conseil municipal des communes de 3 500 habitants et plus n’est tenu d’avoir établi son règlement intérieur que dans les 6 mois qui suivent son installation. Par conséquent, si le règlement intérieur n’a pas été établi avant l’expiration de ce délai, le conseil municipal n’est pas tenu dans les deux mois précédant l’examen du budget, d’organiser un débat sur les orientations générales du budget, lequel ne peut avoir lieu que dans les conditions fixées par le règlement intérieur. Il y a cet arrêt isolé. Mais il y a aussi la loi et de nombreuses décisions qui ne vont pas dans le même sens. Ce que dit la loi, c’est que le D.O.B. instaure une formalité substantielle et que la délibération sur le budget non précédée de ce débat est entachée d’illégalité. L’absence de règlement intérieur dont l’objet est de réformer une organisation et des procédures ne peut faire obstacle à l’exercice des droits reconnus tant par la loi que par la jurisprudence aux membres du conseil municipal, et ne peuvent notamment motiver, sous peine d’excès de pouvoir, le non respect des dispositions susvisées du coté des communes. D’ailleurs le tribunal de Nice dans un arrêt récent en date du 10 novembre 2006 a considéré que l’absence d’un véritable D.O.B. était une irrégularité telle qu’elle entrainait une annulation de la délibération budgétaire. Le juge administratif appréciera puisque je vous annonce que le Groupe " Changer d’ère " va déférer cette délibération devant le Tribunal Administratif de Nice et saisira le Préfet des Alpes-Maritimes, parce que nous la pensons entachée d’illégalité. C’est le rôle de l’opposition de s’assurer de cette légalité. Dans l’attente, nous voterons contre ce budget. Je vous remercie de votre attention."
13 avril 2008
Sortie à la Libération : aller au contact des électeurs.
Hier matin vers 11 heures, après avoir assisté aux obsèques de Laure ecard, j'ai rejoint la section Nice 1 qui distribuait la lettre de remerciements au marché de la Libération.
Dans ce quartier aussi l'accueil a été très chaleureux. Quelques personnes n'ont pas hésité à remplir la petite fiche et à communiquer leurs coordonnées pour la suite de "Changer d'ère". Moins nombreuses qu'à Saint Roch certes, mais il s'agit de secteurs que je n'avais pas vocation à travailler jusqu'à présent.
Désormais élu par tous les niçois en tant que conseiller municipal et plus seulement des quartiers Est, il me faut modifier mon action sur le terrain. Moins de sorties à l'Est où deux équipes distribuaient la lettre mais sans moi : une autour de Frédérique Grégoire Concas à Bon Voyage et l'autre à la place Garibaldi, plus de sorties dans le reste de la ville.
C'est aussi un changement très important dans l'écoute à consacrer aux gens. Les problèmes sont plus sectorisés. Ce matin, les gens ont évoqué à plusieurs reprises l'avenir du marché qui les préoccupe hautement. Certains le voudraient sous la halle de la gare du Sud. D'autres n'apprécient pas l'aménagement urbain qui se greffe autour du concept métallique des futurs bancs de légumes. La cohabitation tramway- marché est également source d'inquiétude.
Nous sommes onze élus. Peu à peu je vais dévoiler la stratégie générale de notre groupe "changer d'ère". J'ai toujours dit que l'opposition serait différente. Elle le sera. Nos onze élus vont tenir des permanences, mais elles ne se feront pas en mairie. D'abord parce que nos bureaux sont mal placés. Il faut une boussole pour les trouver dans un dédale de couloirs. Mais surtout parce que généralement lorsqu'un administré vient en mairie, il va voir soit un service, soit un élu de la majorité. Les demandes de rendez vous sont peu nombreuses au final. Il m'a fallu peu de temps pour le constater, simplement constater le volume des rendez-vous de ceux qui avaient exercé le précédent mandat.
Nous tiendrons donc des permanences dans la ville. Soit dans des permanences locales, soit dans des bars, soit de façon itinérante sur les marchés avec de simples tables. L'essentiel est d'aller au contact des électeurs comme je l'ai fait ce matin.
Si nous le faisons bien, alors je pense que "changer d'ère" qui est ce carrefour, ce lieu de rencontre des formations de gauche rassemblées, chacune gardant son identité, et des citoyens, peut prendre tout son sens.
12 avril 2008
Patrick Allemand soutient les personnels hospitaliers

Communiqué de presse
Si le rapport LARCHER pose un certain nombre de questions légitimes sur l’avenir de l’hôpital, la réorganisation de notre système hospitalier telle qu’elle se profile, notamment à Nice, suscite beaucoup d’inquiétudes.
Sans moyens, la coordination des soins entre hôpitaux, qui est une bonne idée en soi, sera de fait une politique de restructuration qui ne s’assume pas. Nous en avons l’illustration actuellement avec l’annonce de licenciements au CHU de Nice.
Ce n’est pas de cette façon que l’on réformera efficacement l’hôpital. Ce n’est pas non plus en ayant davantage recours aux cliniques privées. Compte tenu de certaines pratiques (dépassements d’honoraire, méfiance vis-à-vis des bénéficiaires de la CMU…), ce serait créer de facto une médecine à deux vitesses.
Nous serons donc très vigilants lors la mise en œuvre des préconisations de ce rapport dans les Alpes-Maritimes, et nous nous battrons aux côtés des syndicats hospitaliers contre la baisse des effectifs et des moyens et pour le maintien de l’accès aux soins pour tous.
11 avril 2008
Communiqué de presse
L'appétit de pouvoir irresponsable de Christian Estrosi
Déjà Maire de Nice, Président du Conseil Général et bientôt Président de la CANCA, Christian ESTROSI vient de contraindre Charles-Ange GINESY à la démission pour pouvoir se faire réélire député.
Cet appétit de pouvoir est une caricature de ce que peuvent permettre les textes de loi. C’est un manque de respect pour Nice et les Alpes-Maritimes. Comment présider aux destinées de trois grandes assemblées locales et en même temps siéger 3 jours par semaine à l’Assemblée nationale ?
La ville de Nice, le département des Alpes-Maritimes, les contribuables de la CANCA et l’Assemblée nationale méritent plus de respect et j’appelle les électeurs de la 5ème circonscription à sanctionner le comportement irresponsable de Christian ESTROSI.
Monsieur ESTROSI a expliqué qu’il était important pour le maire de Nice d’être ministre avant de justifier l’inverse en annonçant la main sur le cœur qu’il allait consacrer tout son temps à sa ville, suite aux injonctions de Monsieur DEVEDJIAN. La vérité est qu’il en supporte pas d’être éloigné des lambris des palais de la République, d’où son empressement grossier à siéger à l’Assemblée nationale.
09 avril 2008
Au nom de Laure
Laure Ecard était une jeune basketteuse de l'équipe Cadette France du Cavigal de Nice.
Sa vie s'est arretée dans la nuit de dimanche sur le coup de 21h30, alors que l'équipe rentrait d'un match à Montpellier. Comme souvent dans ces cas, il s'agit d'un terrible concours de circonstances qui donne à un banal accident sa dimension tragique.
Un homme aussi est mort. Il n'avait pourtant écouté que son coeur en se garant plus loin et en venant porter secours.
Tout a été respecté, absolument tout. La dirigeante qui conduisait, une fois le pneu éclaté, et le véhicule immobilisé a bien mis en sécurité les jeunes filles derrière la glissière de sécurité. Mais le destin en a décidé autrement. C'est Diderot qui écrivait, "nous croyons conduire notre destin mais c'est toujours lui qui nous mène". Cela peut il s'appliquer à ce drame. Je laisse chacun juge, mais de l'avis de plusieurs parents, il se trouve que fatalité, à cet endroit, les marges de recul derrière la glissière étaient extrêmement faibles. Et c'est précisément là, qu'est venue s'encastrer la voiture qui essayait d'éviter les véhicules immobilisés sur la route.
Ce drame m'a profondément marqué. Je vais souvent voir jouer l'équipe sénior, l'équipe une à la salle Leyrit, et le Cavigal, c'est une grande famille.
Bien entendu ma pensée va avant tout aux parents de Laure qui viennent de perdre leur fille. Il n'est de mots justes pour leur amener un quelconque réconfort tant la douleur doit être vive. Chaque parent peut imaginer ce qu'ils ressentent.
Mes pensées vont aussi aux trois filles, grièvement touchées, Cécilia, Marie, et Lola. Elles étaient auprès de Laure pour ces derniers instants. Malgré la gravité de leurs blessures, elles sont là, vivantes. Elles n'oublieront jamais cette soirée du 6 avril.
Je me suis rendu au chevet de Lola à l'hôpital de Brignoles. Sa main droite est très abimée. Mais on sait désormais qu'il y a beaucoup d'espoir.
Ce week-end, les filles vont jouer leur dernier match de la saison contre Voiron. Elles le feront pour Laure bien sûr, mais aussi pour toutes celles qui sont sur leur lit d'hopital, en souffrance. C'est formidable ce que la jeunesse peut receler de force dans des moments aussi difficiles.
Je serai à ce match pour Laure, pour toutes les cadettes France, pour la responsable du Cavigal qui conduisait ce mini-bus qui doit être dans un état psychologique facile à imaginer, pour les dirigeants qui doivent surmonter cette épreuve pour qu'en hommage à Laure, les cadettes france continuent.
Quand l'économie se saisit d'une initiative politique pour aller plus vite et plus loin
Lundi, je présidais un colloque sur le thème "les Régions, actrices du changement économique" à l'hôtel de Région, que Michel Vauzelle est venu ouvrir.
Une occasion de faire le point sur la démarche des PRIDES devant les hauts fonctionnaires de la Commission Européenne, car l'Europe finance une grande partie de notre politique d'innovation.
20 PRIDES ont été a ce jour labellisés par la Région, couvrant la majeure partie des segments d'activités du territoire régional: microélectronique-logiciel-télécommunications, multimédia, optronique, énergie, industries de la mer, cosmétique, agroalimentaire, aéronautique, mécanique, chimie, matériaux, biotechnologies, éco-industries, risques, logistique, tourisme d'affaires et de congrés, patrimoine, livres et disques... Ce qui est remarquable dans cette démarche c'est la mobilisation des acteurs économiques pour travailler en réseau. On voit, en outre, dès à présent, se multiplier les coopérations Inter Prides qui dessinent la base d'un processus de communication de grappes stratégiques. 1950 entreprises participent aujourd'hui à cette dynamique régionale. Elles représentent près de 100 000 emplois.
Ce qui m'a surpris, c'est la mobilisation des chefs d'entreprises qui va trés au-delà de ce que nous, les politiques, avions envisagé. Il est en train de se passer quelque chose dans l'économie régionale. Avant l'entreprise, c'était le domaine du chacun pour soi. Aujourd'hui les projets collaboratifs foisonnent. Des coopérations inter-prides se multiplient. Les PRIDES s'associent aussi avec des structures voisines dans d'autres régions françaises ou étrangères.
Voici par exemple ce qui se passe dans la plasturgie. C'est le PRIDES ARTEMIS.
ARTEMIS est à l'origine du projet INTERPLAST. C'est un projet transfrontalier qui regroupe des entreprises de Rhône-Alpes, du Piemont et de PACA.
Dans la plasturgie, la production a subi trois délocalisations successives. D'abord vers le Portugal, puis le Maghreb, enfin l'Asie. INTERPLAST, c'est prés de 1000 entreprises adhérentes à ce réserau transfrontalier. L'objectif est de faire de l'innovation un levier économique puissant, axé sur le développement durable. Pour garder une longueur d'avance, il faut lier la plasturgie aux enjeux sociétaux. Quelle place pour la transformation des matières plastiques de demain? On travaille au sein d'INTERPLAST sur la recherche et l'innovation qualitative, c'est à dire avec une forte dimension environnementale.
Voila un exemple de ce qui est en train de s'organiser dans notre région.
05 avril 2008
Le mouvement "Changer d'ère" se met en place
Ce matin première sortie post électorale au marché Saint Roch avec le tract de remerciements aux électeurs, sous forme d'une nouvelle lettre aux niçois. La démarche a été bien accueillie.
Entouré d'une dizaine de camarades, j'ai passé la matinée au soleil au contact de nos électeurs. Et nous avons mis en place avec Frédérique Grégoire-Concas notre première permanence mobile.
J'ai été très surpris par l'accueil chaleureux des gens. Il a fallu par moment tempérer l'enthousiasme et rappeler que l'on avait perdu, tant on sentait les félicitations et les mots d'encouragement sincères! Bien loin d'un microclimat palpable ces derniers jours au sein de l'appareil socialiste.
Il faut néanmoins ne pas hésiter à expliquer notre position au Conseil Municipal. Les demandes ont été rares, (cinq), jamais mal intentionnées. Il faut simplement clarifier les responsabilités de chacun. Plusieurs fois par exemple, on m'a demandé si, désormais, ce serait nous qui allions attribuer les logements HLM ! Personne, par contre, ne m'a parlé des appels d'offres. Deux ou trois pensent que c'est moi qui suis président de la commission des finances. Le journal survolé ou les "infos" régionales écoutées distraitement, c'est cela être au contact du réel. D'ou la nécessité de sortir et d'établir ce contact sur le terrain.
Ce que j'ai retenu de cette première journée, c'est ce que je ressentais intuitivement : les gens veulent continuer avec nous. Notre responsabilité politique, c'est de leur offrir un débouché politique différent, comme notre campagne a été différente. Avec Frédérique, nous avons fait dans la matinée 26 adhésions au mouvement "Changer d'ère".
On n'en revenait pas. Les personnes ont rempli la petite fiche de renseignements avec une facilité déconcertante. Organisés autrement nous aurions pu être beaucoup plus efficace, mais il y avait aussi des équipes qui tractaient sur les pare-brises. Mais ce n'est que partie remise...

















