06 mai 2008
Communiqué de presse

Abandon du projet de nouvelle prison : un nouveau camouflet pour Nice
Alors que depuis le gouvernement JOSPIN, la nouvelle prison de Nice était une priorité affichée de l'Etat, Rachida DATI vient d'annoncer son abandon hier à Nice. Un nouveau camouflet pour notre ville. Une nouvelle illustration, après l'échec de la Cour d'appel, de la soi-disant influence de Christian ESTROSI sur le gouvernement.
Rachida DATI illustre une nouvelle fois le décalage entre les effets d'annonce de l'UMP et la réalité de son action. Il est clair que le gouvernement n'a pas les moyens de sa politique carcérale.
Pour les résidents des 2ème et 6ème cantons de Nice, la désillusion doit être sévère. Il est acté par le gouvernement FILLON que la prison ne déménagera pas.
Pourtant, la situation de la prison de Nice est intolérable, notamment au regard de sa vétusté et de son exigüité compte tenu de l'augmentation de la population carcérale.
Il est indispensable que les élus de notre département, quelle que soit leur sensibilité, se mobilisent pour faire reculer le gouvernement et faire aboutir un dossier qui n'a que trop trainé, car les conditions de détention ne sont plus acceptables.
S'il n'est pas possible, faute de moyens, de construire « la » grande prison promise par l'Etat, une humanisation et une réhabilitation de l'actuelle est indispensable et ne dispensera pas de construire sur le territoire de la CANCA une établissement pénitentiaire complémentaire, de plus petite taille. Ou alors il faut que le gouvernement indique clairement qu'il révise ses objectifs de fermeté à la baisse.
05 mai 2008
L'enjeu de l'OIN : la cohésion de la gauche

L'Opération d'Intérêt National de la plaine du Var est un enjeu majeur pour le département des Alpes Maritimes. Le redire devient d'une platitude consternante.
Ce qui l'est moins, c'est de comprendre que c'est aussi pour la gauche un enjeu politique primordial. Tout simplement parce que c'est un test sur sa cohésion face à C. Estrosi qui ne rêve que d'une seule chose : la diviser.
S'opposer à l'OIN à priori me paraît être une position irresponsable. C'est la posture choisie par l'extrême gauche. N'ayant pas vocation à gérer, elle peut se le permettre. Il en va autrement des forces de gauche de gouvernement ou de gestion.
Pourquoi la cohésion de la gauche est-elle nécessaire ?
1) parce que ce dossier va structurer la vie politique locale pour au moins les deux décennies à venir. La Défense 30 ans, 100.000 emplois, Euromediterranée 10 ans, 30.000 emplois, tout le monde connaît désormais la musique. La plaine du Var est la 3ème OIN de France.
2) parce que par ce biais, l'Etat se réapproprie une prérogative essentielle qui est celle de l'aménagement. Or, l'Etat pour l'instant c'est Sarkozy-Estrosi. Mais on sait que le PLU devra être compatible avec l'OIN. On sait que les permis de construire seront toujours délivrés par les maires mais instruits par l'Etat sur le périmètre de l'OIN et que l'établissement public créé est sous la tutelle du ministère.
3) parce que deux définitions de développement durable vont s'affronter. La nôtre, qui consiste avant tout à ne rien hypothéquer pour les générations futures, et celle d'ESTROSI, le "Canada Dry" du développement durable. On évalue le risque, on évalue ce qui est intéressant d'investir pour le juguler et ensuite on urbanise sans scrupule, d"où le débat sur la verticalité que l'on sent poindre.
4) parce que deux documents nous protègent pour l'instant de toute dérive : la Direction Territoriale d'Aménagement et le Plan de Prévention des Risques inondations (PPRI) de la vallée du Var qui est inscrit dans la DTA. Or, le gouvernement semble vouloir réviser la DTA, au bout de 5 ans. Il ne pourra se soustraire à la concertation. C.Estrosi le sait. C'est pourquoi la gauche a besoin d'aborder ce moment avec cohérence et détermination, et c'est pour cela qu' il essaie de transformer des nuances dans l'approche en divisions. Une gauche unie sur ce dossier serait pour lui un problème majeur.
02 mai 2008
Un conseil d'administration pas ordinaire
Mardi, c'était le conseil d'administration du CHU de Nice. Il s'agissait d'un Conseil très important pour plusieurs raisons.
Le nouveau directeur général comptait présenter son plan de retour à l'équilibre et le faire valider. Par ailleurs il s'agissait du premier conseil présidé par Christian Estrosi, qui, en tant que maire de Nice, est d'office président du conseil d'administration.
Je suis arrivé à l'avance , 45 mns avant pour rencontrer les syndicats car le plan de retour à l'équilibre prévu par la DG est un grand classique : on licencie 130 personnes.
La situation financière du CHU est catastrophique. Le déficit actuel est de 37 millions d'euros. Mais pire, il y a le dépassement de Pasteur 2, la grand chantier du début du siècle pour notre hopital, dont la réalisation est précisément indispensable pour un hypothétique retour à l'équilibre ...plus tard.
Je n'arrive pas à comprendre encore comment on a pu arriver à un tel déficit. Toujours est il qu'il n'est pas imaginable que ce soit le personnel qui paie les "pots cassés". Le licenciement est une variable d'ajustement beaucoup trop facile d'autant que dans plusieurs pôles, on sait très bien que le personnel soignant travaille déja à flux tendu, même les médecins le disent.
Il était donc acté que l'on ne siègerait au conseil que si le plan de retour à l'équilibre était retiré de l'ordre du jour. La pression était donc sur Estrosi qui dans un premier temps a envisagé de ne pas venir sièger. finalement il est arrivé vers 18 heures avec une heure de retard parès certainement des tergiversations et des pressions, encadré d'E. Ciotti, et des autres administrateurs désignés par la ville.
Près de 300 salariés sur place, les drapeaux syndicaux... un parfum de mai 68 flottait sur la salle.
C'est dans une pièce attenante à la salle du Conseil d'Administration que s'est déroulée une scène dont on ne mesurera la portée véritable que dans quelques semaines. C. Estrosi a clairement indiqué qu'appliquer une politique gouvernementale de façon aveugle et pénaliser notre CHU n'était pas admissible. Venant de la part de quelqu'un qui a quitté le gouvernement il y a 5 semaines, il fallait déja l'entendre. Mais la suite fut encore plus savoureuse, et tant mieux pour les salariés du CHU. Il a indiqué qu'il ne siègerait pas si le DG ne retirait pas le Plan de Retour à l'Equilibre de l'ordre du jour, et s'il n'était pas mis fin immédiatement aux procédures de licenciements en cours.
Bien entendu, les syndicats ont souscrit. C'était ce qu'ils recherchaient. J'ai moi-même indiqué que je voterai cette initiative tout en soulignant que l'on voyait là les contradictions qu'il pouvait y avoir pour un élu local se trouvant confronté aux conséquences des décions prises par le gouvernement qu'il soutient.
Il n'empèche. La manoeuvre a été habile et a désamorcé une situation explosive. J'ai revu hier matin les responsables syndicaux. Apparemment, les négociations vont s'ouvrir lundi. Le délai donné est d'un mois. C'est au bout de ce mois que sera jugé le véritable poids politique du nouveau maire de Nice face aux comptables de l'administration hospitalière. Jusque là... attendons!
29 avril 2008
Le dossier de l'OIN à la CANCA
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Vendredi deuxième séance de la CANCA avec un seul dossier politique à l'ordre du jour, l'OIN.
Ce sera un dossier clef dans la décennie à venir pour l'avenir de notre ville et du département. ce qui frappe sur sur ce dossier,c'est que j'ai rarement senti un tel round d'observation.
Il est évident que le préfigurateur, désigné par le gouvernement ne peut avoir travaillé sans relation avec un président du Conseil général, par ailleurs ministre du gouvernement à cette époque. Or ce préfigurateur a bien évoqué le chiffre de 30 000 logements.
C. Estrosi n'a d'ailleurs pas démenti, il dit simplement qu'il y a logements et logements. Il ne veut pas de R+2 parce que cela consomme de l'espace, mais si ce sont de grands architectes, si c'est en hauteur, si..si...tout semble possible.
Or depuis qu'il a pris le Conseil général, C. Estrosi a toujours eu une vision malthusienne du développement de la Côte d'Azur. Il stigmatise volontiers le développement exponentiel du département Var. Il y a là une contradiction.
L'autre vrai problème, c'est sa volonté de développer là-bas un pôle universitaire, un vrai campus, alors que nous avions au coeur de notre projet, le retour des étudiants en ville, sur les quartiers est pour achever la requalification et la redynamisation de la rive gauche du Paillon. Ce sont deux options totalement différente de l'aménagement urbain. S'agit il d'une vision de gauche et d'une vision de droite? La question ne se pose pas à mon avis en ces termes.
Doit on pour autant faire des procès d'intention alors que l'on en est qu'aux balbutiements en fait? Il ne s'agit pas de cela mais de poser clairement les principes qui guideront notre action sur ce projet.
Une erreur de notre génération politique serait dramatique car nous gâcherions la dernière chance de redonner à Nice une place qui compte au plan national et international. Pour ceux à qui nous léguerons ce territoire après notre action publique, nos enfants, nos petits enfants, c'est crucial.
Jamais je n'ai senti aussi juste cette phrase superbe "Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants".
28 avril 2008
Impressions du conseil municipal de ce jour
Le conseil a été relativement long mais sans plus...nous avons commencé à 8 heures pour finir à 18 heures, soit 9 heures de travaux.
De façon assez surprenante le Conseil a débuté par une intervention assez longue d'E. Ciotti, le premier adjoint, qui a fait le listing de toutes les "surprises surprenantes" qu'ils ont trouvé en arrivant et qu'il évalue au gré du Conseil entre 240 et 300 millions d'euros.
Il y a là peut être de vraies surprises commes l'éclairage public 25 millions, les tunnels à mettre aux normes 25 millions aussi..mais aussi de la mauvaise foi, les opérations ANRU par exemple, une facture de 45 millions d'euros qu'il fait semblant de découvrir alors que la convention a été signée en 2007 entre le ville de Nice et le Conseil général, à une époque ou il était le driecteur de cabinet du conseil général.
Puis il y a eu une tentative vite avortée de muselage de l'opposition par une singulière manière de diriger les débats...C Estrosi souhaitant des discussions bloquées sur les rapports groupés des adjoints, mais nous y avons mis rapidement bon ordre...nous sommes intervenus sur chaque dossier où nous souhaitions le faire mais cette nouvelle méthode ne clarifie pas le débat, le bon sens voudrait qu'il revienne à une gestion du conseil plus classique.
Pour la première fois on a clairement entendu le maire parler de faire un inventaire sur les 50 ans écoulés, donc pas seulement sur le peyratisme. C'est la première fois qu'il associe clairement Médecin et Peyrat à la situation qu'il trouve.
Combien de temps tiendra t'il en continuant à tout promettre pendant que son premier adjoint rappelle sans cesse que les caisses sont vides ? Cette stratégie de communication dissociée est poussée dans plusieurs domaines. Il trie les délibérations en fonction de nos questions. Soit c'est très politique et il répond directement, soit il répond quand il veut donner satisfaction et laisse les adjoints faire le reste du boulot.
Enfin, à la fin du Conseil il s'est félicité de son équipe, complimentant ses adjoints. Je me suis dit que si lui pouvait le faire moi aussi parce que j'ai trouvé que le groupe avait bien travaillé. Les interventions étaient bien construites souvent bien argumentées. Cette cohésion d'ensemble est très appréciable et le sera encore davantage demain car en face l'homme n'est pas malhabile.
25 avril 2008
L'ami Georges

Lorsqu'il est venu l'autre jour me voir pour me demander de rendre service à un ami - comme c'est souvent le cas parce qu'il est généreux - Georges s'est installé dans mon bureau avec l'ami en question.
J'ai senti chez lui une grande lassitude. Beaucoup de gentillesse comme toujours mais aussi beaucoup d'interrogations sur l'avenir. Je dis bien interrogation pas inquiétude. Pas d'inquiétude parce que Georges va bientôt s'arrêter.
Enfin s'arrêtera t'il vraiment un jour? Lui qui aime tant son travail, et qui depuis tant d'années tient son banc de légumes au marché de la Libération.
Alors bien sûr il appréhende les nouveaux changements, le dernier cadeau de Jacques Peyrat dit-il. Il s'interroge sur l'efficience du choix de ce mobilier urbain métallique, très froid, qui va désormais abriter revendeurs et producteurs. Il s'interroge sur la manière dont les camions pourront venir livrer.
Le jour où Georges "fermera le banc", c'est une histoire familiale qui s'arrêtera. Ces enfants ne reprendront pas. Ils ont choisi d'être fonctionnaires. Parce que cela fait près de 100 ans, quatre générations, que l'on est revendeurs dans la famille de Georges.
Il a connu le marché quand il y avait encore plus de 200 étals à "la Libé". Aujourd'hui il en reste environ 120. Finalement ce marché n'est que le reflet de l'inexorable déclin de notre agriculture peri-urbaine locale, trop soumise aux pressions foncières.
Georges a vu peu à peu des bancs de légumes se fermer, mais lorsque viendra son tour, c'est en fait bien plus qu'une histoire de famille, c'est une page de l'histoire du marché de la "Libé" qui se refermera.
23 avril 2008
La Voix est Libre
Samedi dernier, j'étais l'invité de l'émission de France 3, La Voix est Libre, et comme vous en avez l'habitude, voici la vidéo pour ceux qui n'ont pu suivre cette émission en direct. Cette émission a été un l'occasion pour moi de clarifier un certain nombre de dossiers comme les TER ou l'OIN, mais aussi de faire le point, un mois après notre installation dans l'opposition à Nice sur la stratégie suivie et de tracer quelques perspectives pour l'avenir.
22 avril 2008
TER SNCF : Le scandale!
Ce matin à 6h 30, j'étais en gare centrale de Nice, avenue Thiers avec Gérard Piel et Adeline Mouton pour aller à la rencontre des usagers du TER.
En effet il n'est plus possible de continuer ainsi. En 2007, la région a dépensé 260 millions d'euros pour le transport ferroviaire et les usagers du service public.
Or qu'a fait la SNCF de l'argent de la Région et du contribuable?
13 700 trains ont été supprimés en 2007 et déja plus de 1300 durant le premier trimestre 2008. Mais pire, 1 train sur 4, soit 25% des trains arrivent en retard à destination. Or si nous voulons développer les transports ferroviaires, c'est bien sur pour des questions liées à la pollution, mais aussi au stress généré par les embouteillages.
Nous ne pouvons accepter que par la faute de la SNCF les salariés arrivent en retard à leur travail, que les lycéens et les étudiants arrivent en retard à leurs cours, que des voyageurs ratent leurs correspondances.
C'est tout cela que nous sommes venus expliquer ce matin aux usagers du TER pour pointer la repsonsabilité de la SNCF qui, jouant sur l'ambiguité, laisse souvent entendre que c'est de la faute de la Région. Ce n'est absolument pas le cas. Nous sommes autorité organisatrice des transports, c'est à dire que nous définissons les beoins, les fréquences des trains mais c'est la SNCF qui est l'exploitant, qui fait circuler les trains.
Cette situation va en empirant. Cela se comprend assez vite. En effet en 1998, lorsque nous a vons gagné la région, il circulait sur les lignes ferroviaires de notre région 240 TER par jour. Il y en a aujourd'hui 600. Nous avons bien plus que doublé le nombre de trains. pendant ce temps, chaque année, la SNCF diminue le nombre de cheminots. Il devait bien y avoir un moment où cette contradiction devient béante et a des conséquences dans le quotidien des gens.
Nous allons prendre des sanctions contre la SNCF. Désormais, les pénalités financières seront doublées en cas de suppressions des trains, la SNCF sera la seule à supporter la baisse des recettes, et s'il le faut nous irons jusqu'à déclencher des procédures contentieuses.
Demain matin, nous allons continuer. je serais à la gare de Riquier. Gérard Piel sera avec André Aschieri sur la ligne Cannes-Grasse, Adeline Mouton sera la gare de Drap-Cantaron. Il est primordial que l'ensemble des usagers soit sensibilisé à ce grave manquement de la part d'une entreprise publique qui réalise tout de même plus d'un milliard de bénéfices.
20 avril 2008
Après Nice Monaco, réflechir au Grand Stade
Hier soir, après Nice Monaco (4eme défaite en 6 matchs à domicile), pendant que je descendais en tramway, la question du grand stade est revenue à mon esprit.
Cette équipe, notre équipe qui reste sur une mauvaise série inédite à domicile, est encore malgré cela 7eme de championnat. Elle peut encore terminer 5 eme ou 14 eme. On ne peut pas dire que "le Gym" ait effectué une mauvaise saison. On pourra simplement dire que l'on a fait une saison frustrante. Décidemment on arrive pas à enchainer deux moitiés de saison consécutivement bonnes. La saison passée, nous avions très mal commencé avant de finir en boulet de canon. Cette année c'est l'inverse!
Avec une belle équipe, des joueurs de grande qualité que l'on risque de ne plus revoir de si tôt à Nice (Ederson, c'est sur!, Lloris, Koné, Balmont, on ne sait?), nous tournons toujours à un peu plus de 10 000 spectateurs de moyenne.
Or, Christian Estrosi vient d'annoncer la construction du Grand Stade dans la Plaine du Var.
C'est pire qu'avec Peyrat. Déja notre équipe "changer d'ère" contestait le bien fondé d'un stade de 32 000 places. Nous voilà face à un projet d'un stade à 40 000 places.
Comment allons nous faire pour arrêter une folie pareille? C'est la question que je me posais en descendant du Ray, entouré de supporters parés de notre écharpe rouge et noire et en me demandant combien d'entre eux pourraient aller au stade dans la Plaine du Var.
Car ma première inquiétude, pas la seule, est bien là. Il s'agit de la fréquentation. Notre équipe va se retrouver dans une situation à la monégasque. Elle va jouer dans un stade, qui, en fonction des résultats, sera entre à moitié vide (20 000 spectateurs) et aux trois quart vide (10 000 spectateurs), dans l'hypothèse où on reste en Ligue 1 bien sur!
Je n'ose imaginer ce qui se passerait si nous descendions en ligue 2. Je vous renvoie pour cela à l'étude des affluences moyennes à Nice lorsque le club évolue à l'étage inférieur. Nous sommes aux alentours de 4 000 ! C'est ce qui m'a fait dire pendant la campagne électorale pour justifier mon choix pour le stade que Nice était une ville de football, mais pas une ville qui vivait pour le foot. Plus que le baromêtre de la fréquentation en L1, c'est la fréquentation en L2 qui distingue les unes des autres.
On s'appreterait donc à construire un stade d'une capacité de 40 000 places pour accueille à Nice des matchs de l'Euro 2016. C'est à dire pour remplir un stade au mieux deux fois, et encore faudra t'il que l'Italie ou la France y jouent un de leur match.
Sans compter qu'il n'est pas certain que la France soit choisie comme pays organisateur. Elle l'était en 1984, ce n'est pas si lointain. Et puis Nice sera t'elle choisie comme ville d'accueil, rien n'est moins sur. Il y a en France suffisamment de stades très performants, construits, réhabilités, ou agrandis pour la Coupe du Monde 1998, pour que l'Etat, qui manque d'argent (ça, tout le monde le sait!), se lance dans de nouveaux projets. D'ailleurs, les subventions promises, de l'ordre de 10 à 20%, sont ridicules par rapport à l'effort qui avait été consenti au moment de la préparation de la Coupe du Monde par l'Etat.
L'histoire repasse rarement deux fois les mêmes plats rappelle un vieux dicton populaire. Nous ne retrouverons pas l'occasion ratée à l'époque de se faire faire un stade neuf sur le dos de l'Etat.
Ce grand Stade est donc dans l'impasse. On ne voit pas comment la ville de Nice et la CANCA pourraient assurer son financement, affublées déja des 710 millions d'euros de dette, sur lesquels Estrosi communique abondamment. En le faisant, il prépare l'opinion publique à de nombreux renoncements et à la légitimation de ces futurs choix prioritaires. Il ne pourra pas tenir longtemps sur le grand Stade avec le discours qu'on l'a entendu tenir pendant la campagne électorale sur la proximité et la situation en général du sport amateur dans la ville de Nice où tant d'équipements sont indignes.
Pour l'instant Christian estrosi s'est bien gardé d'aborder le sujet, mais c'est donc bien le vieux serpent de mer de la question du statut juridique de ce grand Stade et de son financement qui va se poser dans les semaines ou les mois à venir.
Je l'évoquerai une autre fois, ainsi que la question de la localisation. Pour aujourd'hui je m'en tiens à la capacité.
18 avril 2008
Communiqué de presse
Gymnases : comparer ce qui est comparable
Lors du dernier Conseil Municipal, Christian Estrosi s’est cru autorisé à dire que je n’étais pas très sport en affirmant que le Conseil Général avait construit 12 gymnases pendant que la Région n’en avait réalisé que 2. Il a simplement omis quelques précisions de taille.
Le chiffre de 12 est le nombre total de gymnases que le Conseil général a livré pour ses collèges dans l’ensemble du département (dont 2 à Nice) et le chiffre de 2 correspond aux nouveaux gymnases construits par la Région dans les lycées niçois (Guillaume Apollinaire et Thierry Maulnier)
Au niveau départemental, ce sont 7 nouveaux gymnases que la Région a construit, et 11 autre opérations sont en cours de réalisation au titre du plan régional d’équipements sportifs.
Enfin, il convient de rappeler qu’il y a 37 lycées (compétence régionale) dans le département contre 88 collèges (compétence départementale).
Dans cette affaire, à trop vouloir comparer ce qui n’est pas comparable, M. Estrosi a marqué un but contre son camp.
















