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Je viens d'intervenir auprès de C. Estrosi en tant que ministre de l'industrie pour lui demander de récupérer les 5,2 millions d'euros encaissés par la société WIPRO au titre du plan de relance du gouvernement, 8 jours avant qu'elle ne rende publique sa décision de fermer le site de Sophia Antipolis. 61 emplois supprimés!

Voici le texte du courrier

Monsieur le Ministre,

Je souhaite, au vu d’éléments nouveaux et confirmés, attirer tout particulièrement votre attention sur la situation de l’entreprise Wipro NewLogic de Sophia Antipolis.

Comme vous le savez, cette société – anciennement NewLogic – a été rachetée en décembre 2005 par la multinationale indienne Wipro spécialisée dans la sous-traitance informatique.
Le site s’est développé au point de compter à ce jour 61 emplois.

En 2007, la société Wipro a organisé un transfert de technologies vers ses sites indiens.

En juin 2009 la Direction a annoncé la fermeture du site de Sophia Antipolis et le licenciement des 61 employés.

Or il s’avère qu’entre mars 2009 et le 8 juin 2009 la société Wipro a empoché 5,2 millions d’euros de la part de l’Etat français au titre du crédit impôt recherche, dans le cadre du plan de relance voulu par le gouvernement.

Cette pratique est proprement insupportable tant pour les salariés qui font face depuis à une direction qui n’assume que partiellement sa responsabilité en matière de reclassement, que pour les contribuables français.

C’est le principe de la double peine : on pille notre technologie puis on pille les fonds publics.
Je vous demande solennellement de tout mettre en œuvre pour exiger de Wipro le remboursement de ces 5,2 millions d’euros et de les affecter ensuite à un vaste plan de revitalisation du site de Sophia Antipolis où la suppression de plusieurs centaines d’emplois est par ailleurs annoncée.
Concernant la société Wipro je tenais à vous informer que la Région a rencontré les responsables du comité d’entreprise et a mis sur la table les moyens d’intervention dont elle dispose, à savoir :
- le recours en tant que de besoin pour les salariés devant faire l’objet d’un reclassement au fonds d’intervention régionale pour l’investissement social (IRIS) afin de permettre à chaque salarié de commencer sans délai des formations

- la possibilité de mettre en place une réponse aux projets de création d’entreprise issus des employés (un essaimage de 20/25 salariés, 4 créations d’entreprise comprenant de 3 à 4 salariés) par le biais des prêts régionaux à la création d’entreprise, à taux 0, et aux critères les plus souples possibles.

La Région est attentive à toute initiative de l’Etat qui viendrait compléter ou développer les réponses que les 61 salariés de Wipro NewLogic attendent.

De même, dans le cadre de la négociation globale, l’intervention du gouvernement me paraît indispensable pour faciliter les discussions entre la direction et les salariés concernant la reprise de la propriété intellectuelle de certains brevets.

En vous remerciant de l’intérêt que vous porterez à la présente, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l'expression de mes sincères salutations.