Très franchement, il faut protèger l'identité de l'homme qui a obtenu à la cour européenne de faire reconnaitre une égalité des droits entre les hommes et les femmes à propos des bonifications  pour enfants élevés.

Bien sur, le malheureux était persuadé d'avoir joué un bon tour et de permettre ainsi aux hommes de bénéficier du même avantage car dans sa naîveté, il ne pouvait imaginer qu'une seule chose : un alignement par le haut. Il se disait, ce malheureux : il est nécessaire que la france se mette en conformité avec le droit en matière d'égalité de traitement, mais la solution ne peut en aucun cas aboutir à dégrader la situation des femmes.

Mais c'est bien mal connaître François Fillon, le véritable boucher du système de retraite français, et ses ministres. C'est par le bas qu'il va aligner tout cela. Ainsi le gouvernement est mandaté pour supprimer la bonification dont bénéficient les mères de famille et changer ainsi leur condition d'accès à la retraite.

Cela me semble très injuste pour au moins trois raisons.

D'abord parce que tout reste à faire  en matière d'égalité salariale entre les hommes et les femmes, malgré la loi. a partir de là, les femmes connaissent des niveaud epension très faibles, en tout cas, inférieurs à celles versées aux hommes.

Ensuite parce que ces bonifications compensent partiellement les conséquences professionnelles et salariales souvent néfastes des maternités, dans le secteur privé comme dans le secteur public, même si c'est là, moins différencié.

Enfin, parce que, qu'on le veuille ou non, ce sont quand même les femmes qui assument l'essentiel de l'éducation des enfants. Ce n'est pas un propos machiste que de l'affirmer. Cela correspond à la réalité quotidienne. quand un enfant est malade à l'école, si la fiche parents comprend un numéro où appeler la mère et un où appeler le père. A votre avis lequel compose t'on en premier?

Remettre encause ou réduire ces bonifications, alors qu'il est toujours aussi difficile de concilier concrêtement vie professionnelle et vie familiale, aboutirait à ajouter de l'injustice à l'injustice.

Mais ce qui me frappe, c'est l'indifférence générale dans laquelle est en train de se jouer le sort de millions de mères de familles. Un fatalisme total. Alors que les femmes devraient se prendre en mains, constituer des collectifs de protestations locaux, départementaux et national, auxquels bien des hommes se joindraient, il ne se passe rien !