30 septembre 2007
Un samedi bien rempli
Samedi, c'était le premier jour de distribution de ma lettre aux niçois. Un document tiré à 100 000 exemplaires qui va faire l'objet d'une distribution militante sur toute la ville. Bien entendu j'ai commencé par le quartier Saint Roch, où les militants de ma section s'étaient donné rendez-vous pour "faire du pare-brise". Les gens rencontrés sont plutôt contents, surpris que ça parte si vite. Sur le centre-ville la section Nice 1 fait merveille de bon matin puisque vers 10 heures je vois déja des pare-brises garnis dans le deuxième canton vers la rue Lépante. A 11h30 je suis à l'ouest pour passer un moment avec Paul Cuturello sur le marché du boulevard Paul Montel. Je prendrais d'ailleurs l'apéritif avec les militants de Nice-Ouest à la permanence de Paul.
L'après-midi je sais que la section Nice-Masséna s'est mise en route couvrant la bas du deuxième canton et une bonne partie du 6ème. Dans les jours à venir nous serons renforcés par des sections qui n'avaient pas pu être prévenues, les tracts ayant été livrés le vendredi soir à 19h30. je pense à Nice 11, Nice 8, Nice 9 et Nice l'Ariane.
Il faut que vous sachiez que les tracts, c'est beaucoup de préparation. Il faut plusieurs jours de travail pour sortir le texte d'une lettre aussi importante que peut l'être le premier document de campagne. J'étais encore devant mon ordinateur jeudi à 0h06, moment où j'ai donné le fameux "bon à tirer" qui est toujours un grand moment de soulagement pour l'imprimeur.
Sinon mis à part le tractage, la journée de samedi a été entrecoupée de nombreux rendez-vous. Samedi matin je suis passé à la brocante organisée devant l'église Saint Roch, par les associations Entraide et Partage et Saint Roch Mission, le temps de saluer tous ces bénévoles si dévoués et de discuter le coup avec le président Philippe Rossini.
L'après-midi, visite à la journée organisée par Handicap International, sur la Promenade des Anglais, ou j'ai retrouvé plusieurs militants socialistes par ailleurs membres de diverses associations. Ensuite en face, visite à la fête de la solidarité, dont le parrain était Christophe Pinna. Là j'ai pu voir plusieurs associations avec Valérie, Marc Concas et Frédérique Grégoire-Concas. Le temps de prendre un thé à la menthe chez Dialogues, de m'arrêter chez Médiation Cité, aux équipes de Saint Vincent de Paul, a la Fourmi, chez Art Sens, etc... que celles et ceux qui ne sont pas cités me pardonnent.
Ensuite il me fallait prendre la direction de Carlone, où le président Corbucci m'avait convié aux 80 ans du Montet Bornala Club, où je retrouvais le conseiller général du 9ème canton, Joseph Calza, incroyablement actif depuis quelques semaines, Dominique Estrosi, et d'autres élus de la majorité municipale. C'est un club sympa, omnisports (football, ski et boules) qui est en même temps un clos, un club de quartier.
Mais déja il m'a fallu partir pour me rendre à la salle Leyrit voir jouer les filles du Nice Olympique Basket Club, relégué en D2 et produit de la fusion du Nice Olympique et du Cavigal Nice Basket. A un moment, les niçoises, qui affrontaient Rennes, menait de 20 points et on s'acheminait vers une promenade de santé qui aurait pu me conduire à partir voir la seconde mi-temps du match de handball à la salle pasteur. Mais l'écart s'est tellement réduit qu'il n'était plus question de partir. On a tremblé jusqu'au bout mais les filles ont fini par gagner 80 à 73.
J'irai au Handball la prochaine fois!
28 septembre 2007
La réforme de la carte judiciaire
Nous avions aujourd'hui en préfecture des Alpes-Maritimes, la visite de deux hauts magistrats désignés par la garde des sceaux pour animer la consultation des élus sur la carte judiciaire. 37 élus, pas un de plus avaient été invités. une trentaine étaient présents, dont tous les parlementaires. J'étais le seul de gauche. Je sais que Marc Concas avait été invité mais il était retenu pour raisons professionnelles à Rome.
J'ai trouvé cette réunion très formelle et sincèrement je ne suis pas convaincu de son utilité. Même s'il nous a été assuré que rien n'était décidé, j'ai eu la désagréable impression que ce n'est pas franchement le cas. il nous a d'ailleurs d'entrée été précisé que tout l'appareil judiciaire avait été consulté, toutes les professions juridiques aussi, les batonniers déja vus plusieurs fois, etc...les élus sont vus donc en dernier.
Ensuite j'ai saisi dans l'intervention du premier président des notions intéressantes..."Il y a dans les AM des juridictions trop petites, il y en a beaucoup, 18, et elles sont mal réparties. Les moyens de communications ont changé, les moyens de communication intellectuelle aussi. La proximité n'est pas synonyme de qualité, etc...".
L'exemple le plus flagrant m'a semblé être celui de la cour d'appel. Pas un mot dans le propos introductif. Certes on a bien compris qu'en pronant la refonte de la carte judiciaire, le gouvernement souhaitait avant tout rationnaliser les moyens (autrement dit les concentrer) et qu'il n'a pas mandaté ces missi-dominici pour créer des juridictions supplémentaires. mais le cas de Nice est particulier. On le sait, la 5eme ville de France n'a pas de cour d'appel.
Jacques Peyrat est intervenu là-dessus avec une position très argumentée qu'il connait par coeur puisqu'il l'a déja usé devant 6 gardes des sceaux successifs. Très amusant le ballet des candidats potentiels de droite à la mairie de Nice se croyant tous obligés d'emboiter le pas comme si tout allait se jouer dans ce cenacle confidentiel. Ainsi successivement Rudy Salles, Jean Auguste Icart y sont allés de leur couplet. Et même Eric Ciotti qui ne voulait absolument pas que l'on puisse dire à l'extérieur qu'il n'avait rien dit. Parlait en son nom, ou au nom de l'acquéreur du cinéma Mercury (Christian Estrosi)?
Toujours est il que j'ai du m'y mettre aussi en rappelant que la région avait voté à l'unanimité une motion pour la cour d'appel à Nice et qu'en plus, partout les élus de gauche votaient les motions allant dans ce sens dans les différentes collectivités où ils siégeaient.
Très objectivement, je pense que Rachida Dati devrait se saisir de ce dossier plutôt que de venir inaugurer la permanence de L'UMP en ville. En tout cas je suis sorti de cette réunion persuadé qu'ils étaient là pour nous laisser causer mais que la cour d'appel à Nice n'est pas à l'ordre du jour.
La commission Régionale d'évaluation et de contrôle de l'utilisations des fonds publics.
C'était l'un des engagements du candidat Vauzelle, nous l'avons créée. Hier, à Marseille, Michel Vauzelle avait d'ailleurs tenu à présider pour la réunion 2007 de cette commission, consacrée à la présentation des aides économiques en région PACA pour l'exercice 2006.
Cette tache m'incombait. En voici les principaux éléments qui démontrent la vitalité de l'économie régionale.
En effet la loi du 13 aout 2004 a confié aux régions dans le cadre d eleur rôle de coordination, la mission de l'établissement d'un bilan annuel, quantitatif et qualitatif, des aides et régimes d'aides mis en oeuvre sur son territoire.
Il a donc fallu donc interroger toutes les collectivités de la région suceptibles d'accorder des aides en matière économique: les grandes collectivités territoriales (région et départements), les EPCI (communauté urbaine, communautés d'agglomération, etc...), et les communes isolées de plus de 5000 habitants, soit 93 collectivités. La surprise est plutôt agréable, sur 93 sollicitations, 74 ont répondu soit un taux de réponses de 80%.
L'analyse globale fait apparaitre que le montant total des aides économiques mandatées par l'ensemble des collectivités de PACA s'élève à 37,9 millions d'euros pour 3705 bénéficiaires: 31,36 pour les entreprises, 6,02 pour l'agriculture. enfin 535000 euros pour la pêche. La Région PACA seule en représente plus de 50%, en fait 20,44 millions d'euros.
En répartition territoriale, la puissance économique des Bouches du Rhône pèse sur les régimes d'aides de "droit commun" puisque un peu plus de 20 millions d'euros vont au département 13, contre un peu moins de 5 au 06, le 4 autres département se paratgeant un peu plus de 6 millions d'euros.
Pour les aides de minimis ( c'est à dire celles règlementées par des taux maximum au niveau européen), 77% de ces aides vont aux abondement de Prêt Régional à la Création d'Entreprise, 19% au soutien au commerce et à l'artisanat, 4% à l'aide au multimédia.
Enfin pour l'année 2006, et d'après les informations transmises par les collectivités, l'ensemble des aides économiques attribuées sur le territoire régional a généré 5188 créations d'emploi. Ainsi en matière de PAT ( prime d'aménagement du territoire) une subvention de 6062 euros permet la création d'un emploi. ce ratio se situe tout à fait dans la moyenne nationale. par ailleurs cette PAT attribuée par l'Etat pour faciliter les investissements étrrangers a un effet de levier important puisque'en 2006, 1 euro de PAT a entrainé euros d'aides publiques diverses ( européennes, régonales, départementales).
Il y aurait eu en 2006, 32386 entreprises créees sur notre territoire régional dont 24%, soit près du quart dans le seul secteur du commerce et de la réparation.
26 septembre 2007
l'investiture pour Nice
L'investiture, c'est un moment très important pour tout militant socialiste. Le moment où l'un d'entre nous est choisi pour mener un combat, qu'il s'agisse d'un scrutin uninominal comme c'est le cas pour les élections cantonales ou législatives, ou d'un scrutin de liste comme pour les élections régionales ou municipales.
Hier soir c'était donc le grand jour. Les militants niçois venaient voter pour désigner leur chef de file sur Nice pour les prochaines élections municipales. Il n'y avait aucun suspens puisqu'il n'y avait qu'un seul candidat.
J'avais donc choisi au dernier Bureau fédéral de rapatrier le scrutin sur la fédération, depuis que l'on connaissait les données du problème. S'il y avait eu deux candidatures, un duel, comme le prévoit nos règles internes lorsqu'il y a plusieurs candidatures, nous avions prévu d'organiser le vote à Acropolis car nul doute que l'enjeu aurait mobilisé les militants.
Là, nous avions réduit la voilure. Pas la peine de faire des frais inutiles car il était bien évident que l'absence d'enjeu ne serait pas de nature à mobiliser les adhérents.
J'ai donc été investi par 372 voix sur 391 votants, soit un peu moins de 20% des inscrits.
Je suis néanmoins satisfait de ce résultat. Il démontre la force militante nouvelle de notre parti sur la ville. Faire déplacer autant de personnes pour voter pour un seul candidat, c'est pas si mal si l'on se refère au résultat de 2000. En effet à cette époque, il y avait eu un vrai duel, dans une ambiance délétère, entre Patrick Mottard et Paul Cuturello, que Mottard avait remporté 111 voix à 84. 195 votants alors que chacun avait "raclé les fonds de tiroir". 400 aujourd'hui pour un seul candidat !
D'autant que les deux sections contrôlées par le couple Mottard ont grandement contribué à ce résultat. Elles ont produit un résultat étonnant. Sur 695 inscrits, 20 sont venus voter, soit 2,8% des inscrits. Clin d'oeil, pour la première fois depuis la nuit des temps, je suis majoritaire dans ces sections : 11 voix pour Allemand, 9 blancs (sur les 19 qu'il y a eu dans toute la ville).
Ces petites manipulations, ce comportement erratique qui consiste à refuser de participer à un scrutin, puis à envoyer des gens en surveiller le bon déroulement, me fatigue et me parait dérisoire en cette belle journée que la pluie ne parviendra pas à gacher.
Je suis désormais investi pour mener la bataille des municipales de Nice. Je regarde une dernière fois dans le rétroviseur, Mottard de plus en plus petit. Et je vous invite désormais à regarder avec moi l'avenir devant nous.
Seul l'avenir compte et c'est désormais aux niçois que je vais parler. C'était le thème de ma première conférence de presse de candidat que j'ai tenu ce matin au café du Palais, dans ce Vieux Nice auquel je voue un attachement particulier.
25 septembre 2007
IKEA : intervention auprès du président de la CNEC

Voici le texte du courrier que j'ai adressé au président de la Commission nationale d'équipement commercial concernant le projet d'implantation d'IKEA à Mougins :
"Monsieur le Président,
J’ai souhaité attirer votre attention en ma qualité de Premier vice-président du Conseil Régional, chargé du développement économique et du tourisme, sur le projet d’implantation du centre commercial Family Village/Ikea à Mougins dans les Alpes Maritimes.
Dans le cadre du réseau routier actuel, des difficultés insurmontables sont à prévoir pour l'accès à la nouvelle zone commerciale Family Village dont IKEA serait la locomotive.
Je voudrais souligner l'impact négatif que peut avoir un tel projet sur l'avenir des communes de Mouans-Sartoux, La Roquette sur Siagne et Grasse. Mais il y a aussi les bouleversements sur le tissu économique départemental que provoquerait l'émergence de ce pôle commercial, bien au delà de Mouans-Sartoux, sur l'ensemble du bassin cannois et du pays grassois. En effet, ce secteur comprend 19 500 commerces de 0 à 9 salariés qui génèrent près de 80 000 emplois. Si IKEA n'en menace pas directement une grande quantité, ce n'est pas le cas du projet global comprenant 20 000 m2 supplémentaires pour l'équipement de la maison et pour l'habillement.
Les communes de Mouans-Sartoux et de Mougins, ainsi que celles des alentours n'ont pas besoin de la construction d'un tel pôle pour accroître leur attractivité. La culture, avec le Musée International de la Parfumerie à Grasse, le patrimoine paysager et urbain de nos villages provençaux, l'art avec le musée national d'Art Concret à Mouans-Sartoux, la ville de Cannes, la réouverture de la ligne Cannes-Grasse (le train des Jasmins), sont des atouts majeurs pour la communauté d'agglomération Pôle Azur Provence et la ville de Cannes.
La cible commerciale s'étend au delà de notre seul département, touchant également l'est varois et la province d'Imperia en Italie.
La Région a mis 6 ans, après un combat mené depuis 30 ans pour parvenir à la réouverture de la ligne SNCF Cannes-Grasse afin de diminuer la circulation automobile sur un secteur du département en saturation.
Tous nos efforts seraient anéantis par cette opération d'urbanisme commercial dont la superficie avoisine celle de Cap 3000 à Saint-Laurent du Var.
Je ne suis pas hostile sur le principe à l'arrivée d'IKEA dans les Alpes-Maritimes, bien au contraire. Mais que ce soit à Vitrolles, à Toulon, Marseille La Valentine, pour ne reprendre que les trois implantations actuelles, IKEA s'est installé au cœur de zones commerciales existantes.
Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, je considère que le choix de la ZAC Saint Martin à Mougins est particulièrement inadapté, contraire à la vocation touristique du pays grassois et à l'objectif d'excellence que se fixe ce territoire situé au carrefour des pôles de compétitivité SCS à Sophia Antipolis et PASS pour le pays grassois.
Dans le cadre du schéma départemental d’équipement commercial, et du schéma de cohérence territoriale du bassin Cannes-Grasse, dont l’élaboration débutera en 2008, il y aurait nécessité à étudier d'autres possibilités d'implantation d'IKEA dans notre département.
En souhaitant que ces remarques puissent contribuer à éclairer votre réflexion, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de ma haute considération"
signé : Patrick Allemand
LES 100 ANS DE L'UFCV
Dimanche 11h30, j'étais à Saint Raphaël, au centre du Haut Peyron, pour fêter les 100 ans de l'UFCV avec mon ami Jacky MARCOTTE.
C'était important pour moi d'y être à plusieurs titres.
Tout d'abord pour affirmer le soutien de la Région à cette Fédération que nous avons désignée" tête de réseau régional" en 2005. La veille, Frédéric ROSMINI, le médiateur du Président VAUZELLE, était venu participer à un colloque. Il y avait 10 fédérations d'associations d'éducation populaires : les CEMEA, les clubs "Léo Lagrange", les scouts, etc...
Tout le monde s'accordait à reconnaître la qualité des débats qui ont eu lieu. L'intervention de Frédéric a été particulièrement appréciée.
Ensuite parce que le Haut Peyron est un symbole : Une superficie de 10 hectares en plein Saint Raphaël, où les promoteurs immobiliers traquent la moindre "dent creuse". 10 hectares consacrés aux jeunes, au tourisme social, nous devons absolument les défendre.
Or le tourisme est dans ma délégation au Conseil régional, et coïncidence, débutent les travaux de réhabilitation du bâtiment "les Mouettes". Un important chantier d'environ 300 000 euros pour lequel la Région a voté une subvention de 90 000 euros, soit 30% du montant total.
Mon discours a été l'occasion de redire à tous ces dirigeants associatifs, aux bénévoles et aux salariés (il y avait 130 personnes), combien on comptait sur eux. Que les valeurs qu'ils portent sont les miennes, la solidarité, le lien social, le collectif, à un moment où elles sont agressées comme jamais par le discours de Sarkozy. Dans la semaine on vient d'entendre parler individualisation des rémunérations dans la fonction publique, et privatisation du risque dépendance , le "chacun pour soi" continue. Ce n'est pas cette France que j'aime.
Enfin c'était important aussi car il y avait beaucoup d'associations niçoises et je n'ai jamais fait mystère que l'éducation populaire aurait un grand rôle à jouer dans le projet sur lequel je compte m'engager pour les prochaines élections municipales.
J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec plusieurs d'entre eux au moment de l'apéritif convivial, sous les pins, qui a clôturé les prises de paroles.
24 septembre 2007
Aux militants niçois

Exceptionnellement, j’ai décidé de publier sur le blog un document interne. Il s'agit de la profession de foi destiné aux militants niçois appelés à investir leur candidat aux élections municipales par un vote interne qui aura lieu demain mardi 25 septembre. Je le fais pour que chaque niçois et chaque niçoise puissent savoir comment fonctionne notre démocratie interne. En voici donc le texte :
Mes chers camarades,
C’est un honneur pour moi de solliciter vos suffrages pour conduire la liste des socialistes aux prochaines élections municipales de Nice.
Nous sommes dans une situation politique rendue inédite par le refus d’un candidat potentiel de déposer sa candidature et de se soumettre à nos règles internes et à votre vote. Ainsi j’ai été le seul à déposer ma candidature. J’aurai donc la lourde responsabilité de conduire notre liste aux élections municipales. J’ai besoin de vous, car vous seuls par votre mobilisation le 25 septembre prochain me donnerez la force nécessaire.
La décision d’être candidat à cette investiture, je l’ai murement réfléchie. Elle est l’aboutissement d’une vie d’engagement au service de Nice et des Niçois, parce que je porte une vision, un projet pour Nice.
Ceux qui me connaissent savent l’attachement indéfectible que je porte à ma ville. J’y suis né, je ne l’ai jamais quitté. J’y ai fait mes études, exercé mon métier (oui j’en ai un !), j’y ai affirmé mon engagement politique au sein de notre parti.
Cet engagement m’a conduit à représenter et à défendre les intérêts des Niçois au Conseil Régional, dont je suis le 1er vice-président depuis 9 ans, en charge du développement économique et du tourisme, et au Conseil Général dans l’opposition. J’ai eu la chance d’acquérir dans l’exercice de ces responsabilités l’expérience que je crois indispensable pour diriger une ville comme Nice.
Je suis candidat à cette investiture parce que de nombreux militants et membres de la société civile me l’ont demandé, pensant que je serai le mieux à même de rassembler les socialistes et, au-delà, d’incarner une réelle espérance de changement pour Nice. Au moment de vérité, j’ai pu apprécier que la quasi totalité des élus socialistes niçois, toutes collectivités d’élection confondues, m’ont apporté leur soutien. Qu’ils en soient vivement remerciés.
Ma candidature sera porteuse de la volonté et de l’énergie que vous me connaissez. Elle sera le symbole d’une conception de la politique rénovée, d’une liste ouverte sur la ville, sur ses compétences et sur ses énergies, qui ne demandent qu’à être libérées.
Je suis candidat à cette investiture pour ma ville, parce que je pense qu’elle mérite mieux que les politiques menées par les équipes municipales successives RPR et UMP qui l’ont enfoncée dans l’ornière.
Je veux rendre à Nice sa dignité sapée par de multiples affaires de corruption qui affaiblissent notre image en France et à l’étranger, dissuadant les investisseurs et pénalisant l’emploi.
Je veux faire de Nice une ville moderne qui exploite ses atouts immenses, une ville tournée vers l’avenir au lieu d’être nostalgique de son passé, une ville qui investisse dans sa jeunesse.
Je veux faire de Nice une ville où il sera possible de se loger décemment que l’on soit retraité, salarié, ou une personne aux revenus modestes, en construisant du logement social de qualité pour rétablir le parcours résidentiel et peser sur le haut niveau des loyers dans le privé.
Je veux faire de Nice une ville où les équipements de proximité, culturels ou sportifs, et les crèches ne soient pas sacrifiés au profit d’une politique dite de prestige, mais en fait de pacotille, sans lendemain ni cohérence.
Enfin, je veux faire de Nice une ville propre et sure où il fait de nouveau bon vivre ensemble, et où chacun d’entre nous soit traité avec le même respect qu’il habite les beaux quartiers ou les cités HLM.
Je ne serai pas l’homme d’un seul parti, encore moins celui d’un clan. Dans ce contexte particulier, nos efforts porteront sur le rassemblement de la gauche pour, au-delà, réussir le rassemblement le plus large possible. La règle est claire : quiconque accepte le principe du rassemblement de la gauche, est à même de construire avec nous un projet conforme à nos valeurs, et ne se reconnait pas dans l’action de la majorité présidentielle actuelle, est le bienvenu.
Ce projet, de nombreux militants, élus socialistes, mais aussi experts de la société civile, y ont déjà travaillé. Il sera la synthèse de près de 300 contributions que nous allons retravailler ensemble pour l’enrichir parce que notre projet doit refléter notre richesse collective et nos valeurs tout en montrant notre capacité à nous ouvrir sur les forces vives de la ville en les associant à ce travail.
C’est la force de notre projet qui rendra l’alternative possible et fera que 2008 sera une échéance historique pour l’avenir de notre ville. Car au mois de mars prochain, Nice sera face à un choix, face à son destin.
Soit perpétuer le règne d’une droite locale à bout de souffle qui, quel que soit son candidat, prolongera le système en place et ne pourra incarner la rupture dont Nice a besoin.
Soit faire le choix de l’audace et de la grande alternance qui ne s’est pas produite ici depuis 62 ans pour mettre en œuvre ensemble un programme de rupture fondé sur des pratiques nouvelles, un projet qui place les niçois au cœur de l’action politique et leur redonne la fierté de leur ville.
Cette élection, nous devons la gagner ensemble, même si durant cette campagne je vous promets qu’à chaque instant, je donnerai le meilleur de moi-même pour représenter dignement notre mouvement et nos valeurs communes. Plus que jamais je compte sur vous pour me donner la force de vous conduire à la victoire et pour porter notre message partout, chaque jour. Dans cette ville, la droite a avec elle des moyens énormes et des relais très puissants. J’ai pu le vérifier au moment des élections législatives. Mais je crois à la « capillarité » du travail militant. Et si la droite a de l’argent, la force militante est de notre côté.
Dans cette élection, le candidat de l’UMP sera celui des notables. Je veux être le candidat du peuple de Nice, votre candidat.
Nous avons devant nous un immense défi et au moment de l’affronter en votre nom, je ressens le poids de ma responsabilité. Mais j’ai l’intime conviction que si nous tirons les leçons de nos échecs récents et si nous bâtissons un projet capable d’enrayer la spirale du déclin et de redonner aux Niçois confiance en l’avenir de notre ville, alors nous avons une chance cette fois-ci de faire basculer l’histoire. Et nous gagnerons !
23 septembre 2007
Le passage du Chemin de Fer de Provence en rive droite du var
Samedi matin, j’étais au colloque de Carros organisé dans la salle Ecovie par l’Association des Amis du Rail.
Il y avait de nombreux élus de la communauté des Coteaux d’azur, dont les trois maires, Gérard Piel bien sûr, mais l’intervention la plus convaincante a été de mon point de vue celle de Catherine Alinat.
Tout simplement parce qu’elle a dit tout haut les inquiétudes que beaucoup formulent en privé mais rarement en public sur l’évolution de ce qui se passe dans le département en matière de transports et notamment vis-à-vis du Chemin de Fer de Provence.
En fait une grande partie du débat de la matinée a tourné autour du passage du CFP en rive droite du Var.
Je crois en ce projet, mais je crois que Christian Estrosi ne fera rien pour nous faciliter la tache.
En effet, il ya les mots, les déclarations et puis il y a les actes.
En premier lieu, il n’a pas respecté la parole donnée au moment de la signature du contrat de plan Etat –Région 2000-2006. Il avait été convenu à l’époque que nous ferions une "deux fois une voie" avec réservation d’emprise foncière pour un éventuel doublement plus tard... et le passage en rive droite du CFP.
La première chose qu’il a fait lorsque les lois de décentralisation ont départementalisé le RN202bis, c’est d’en profiter pour réaliser d’entrée une deux fois deux voies.
Ce n’est pas un bon signe !
La seconde, c’est que lorsque nous avons signé le contrat de projet 2007-2013, l’Etat que représentait Christian Estrosi, alors ministre de l’aménagement du territoire, n’a pas mis un centime d’euros dans le plan de modernisation de 55 millions d’euros qui va démarrer et qui n’est pas encore entièrement financé. La région met 20 millions d’euros, l’Europe 10. Un geste significatif qui me ferait mentir serait que le Conseil Général s’investisse dans ce plan qui amènera un confort de transport aux passagers et une performance très améliorée. Ce serait un bon signe.
Le troisième point c’est qu’il est évident que la priorité est le franchissement sud du Var parce que celui là qui permettra aux salariés de Nice d’avoir une véritable alternative à la voiture. Or ce projet n’est pas budgetisé dans les 55 millions d’euros et on aura besoin de toutes les collectivités pour le mener à bien. Or à chaque fois que la président du Conseil Général s’est exprimé la dessus, c’est pour dire qu’il construirait le pont Nord…
Tout ceci laisse penser que la passage du CFP en rive droite n’est pas gagné.
J’ai notamment préconisé de s’appuyer sur les syndicats des entreprises de la Zone Industrielle de Carros pour mobiliser les salariés qui sont les premiers concernés.
Bien entendu dans la salle, tout le monde est convaincu du bien-fondé de ce projet. Ca c’est du vrai développement durable.
Ce n’est pas créer un aspirateur à voiture comme la D2202Bis (puisqu’elle s’appelle ainsi maintenant), puis innover avec l’arrosage des plantes par éolienne, pour faire un peu écologiste.
21 septembre 2007
INAUGURATION DU SEPT-OFF DE LA PHOTO
Hier soir, c'était l'inauguration du Sept-Off de la photo à l'université Saint-Jean d'Angely. J'y représentais Michel Vauzelle. Il y avait trois "expos".
Celle de Franck Fernandez, un photographe bien connu de Nice-Matin sur "le béton sur la Côte d'Azur", un regard original, des photos techniquement parfaites, inédites comme celle de la piscine du grand hôtel à Saint -Jean Cap Ferrat. Franck rend le béton beau.
Ensuite le tohu bohu de Michel Nizio. Les superpositions des photos accentuent l'image et confusion qu'a donné le chantier du Tramway. Ces compositions véhiculent parfaitement l'impression du chaos sur la ville.
Enfin l'exposition sur le quartier de Saint-Roch. Des photos actuelles, les mêmes sites, les mêmes carrefours, il y a 60 ans. Tout a changé. Et en y regardant de près, j'ai été frappé par la permanence de la ville.
Les vieilles maisons niçoises sont encore là, véritables repères qui renvoient au Saint-Roch de l'enfance de mon père, à ses racines populaires, à ses traditions. Le tramway va bientôt circuler, une photo absolument extraordinaire (il n'en a pas fallu moins de 50 pour y parvenir) fixe pour la postérité, le chantier sur les boulevards Saint-Roch et Virgile Barel.
Le Bar Tabac "le Gaulois" dans cette architecture si particulière resiste aux décénnies, à l'angle de la Route de Turin et de l'Avenue des Diables-Bleus. Par contre l'Auberge de la Tranquilité, autre lieu mythique du quartier et sentimental (mon grand-père y "tapait le carton" tous les après-midis) a été démolie. Son gérant, Jean-Pierre, ne s'en est jamais remis et a fini par se suicider. Cette exposition illustre la difficulté à trouver le juste équilibre entre traditions et mutations.
La Région a contribué à la réalisation du Sept-Off de la photo. C'est pour cela que j'ai demandé à ce que ce lieu d'exposition, en entrée libre, soit valorisé et fréquenté par le grand public.
Saint Roch est un quartier où certaines familles vivent depuis lontemps, parfois plusieurs générations. Elles reverront certainement certaines photos avec la même émotion que celle qui m'a saisi hier soir.
Offensive de la CGT au CHU

Hier matin, je siégeais au Conseil d'Administration du CHU de Nice. Dès le début de la matinée, 8h30, il a été envahi par la CGT Hospitaliers pour évoquer le manque d'effectifs et les conditions de travail.
La situation est très tendue en traumatologie, en gérontologie, la nuit. J'ai senti à travers les témoignages un personnel vraiment désespéré. J'ai pourtant l'habitude, comme tout responsable politique de recevoir, d'écouter des délégations syndicales.
Mais j'ai également entendu les médecins s'exprimer comme rarement quand on connaît la prudence du corps médical au sein des conseils d'administration des établissement hospitaliers. Les formes, les mots étaient différents mais le fond était le même. A la traditionnelle question sur la qualité des soins prodigués aux patients, la réponse a été "on passe limite".
Cette discussion a duré deux heures parce que l'enjeu était le vote d'une motion pour demander une enveloppe financière supplémentaire à l'Agence Régionale de l'Hospitalisation (ARH).
En fait, il est clair que la situation de l'hôpital public se dégrade de plus en plus. Il serait temps que la gauche se mobilise sur cette question car de toute façon, inéluctablement, nous sommes tous les patients de demain.




















