20 juillet 2009
Fan d'Armstrong
Je n'ai jamais été un admirateur de Lance Armstrong. Certes, il a gagné 7 tours de France, faisant mieux qu'Anquetil, Merckx, Hinault, Indurain. Et comme Indurain d'ailleurs, il est parvenu à ses fins grâce à une préparation rationnelle qui l' a mené chaque année au top de sa condition en juillet.
Mais il n'a pas marqué le cyclisme comme un Merckx, au palmarès incomparable, un Hinault, vainqueur des trois grands tours nationaux, mais aussi nombreuses classiques, ou un Anquetil, capable de gagner le dauphiné du béret et Bordeaux-Paris dans la foulée. Ces trois-là étaient des acteurs permanenents du cyclisme de la mi-mars à la fin septembre. Armstrong c'était l'homme d'un mois.
C'est cette année que je deviens fan d'Armstrong. Certes il ne gagna pas le Tour de France mais ce qu'il fait est tout simplement ahurissant. La légende retiendra que le maillot jaune se refusait à lui pour quelques dixièmes de secondes, le fameux jour de la bordure. C'était pourtant pour lui la seule manière de le porter à nouveau une dernière fois parce que son intelligence tactique se subsituait à sa force.
Ceux qui pensaient qu'il pouvait le prendre dans les Pyrénées, voire qu'il pourrait regagner un Tour de France a prés de 38 ans, aprés 4 ans d'arrêt au haut niveau n'ont jamais "posé leur cul" sur une selle de vélo. C'est impossible. Même s'il s'agit d'un sport d'endurance, ce sport est trop exigeant, trop dur, trop grand, pour permettre ce genre de come-back. Avec l'âge on récupère moins vite, on a moins de nervosité, moins de rythme. Le coeur n'est tout simplement plus capable de battre à la même vitesse à 38 ans qu'à 25. En continuant à s'entrainer, certains ont la motivation, l'amour de leur sport, et peuvent faire de longues carrières.
Christophe Moreau, 38 ans, est l'exemple type de ces bons courreurs (il a appartenu au top 10 qui terminent en équipiers de luxe). Le seul à avoir défié le temps à un si haut niveau est Raymond Poulidor. Mais il ne s'était jamais arrêté. Quatre ans d'arrêt au haut niveau, c'est l'éternité. Personne ne peut revenir sauf Armstrong. S'il n'est pas trahi par ses jambes demain au Grand Bornand, aprés une journée de repos qui, à son âge va lui faire plus de mal que de bien, peut-être qu'il terminera dans les 5 premiers, voire sur le podium. C'est-à-dire au top niveau mondial, derrière un Contador qui écrase le tour de sa trés grande classe. C'est un exploit sans précédent, à mon sens supérieur au niveau athlétique à ce qu'il a accompli lors de ses 7 victoires. Il va entrer dans la vraie légende du Tour, celle qui aime tout le temps les vainqueurs, ceux qui, à leur manière, ont marqué son histoire.
19 juillet 2009
Vélos bleus : à juger à l'usage
Nous avons été favorables au principe des vélos bleus sur Nice.
Qui pourrait sérieusement s'y opposer ?
Cela va dans le sens de la ville que l'on souhaite, moins encombrée, moins polluée, moins bruyante.
Certes, 900 vélos ne renverseront pas la tendance, mais on ne peut que se réjouir de ce démarrage. Alors pourquoi ce scepticisme dans le titre? Tout simplement, car comme dans d'autres dossiers on a l'impression que seul comptait le délai dans lequel ce dispositif pouvait démarrer. Le choix du lieu d'implantation des stations laisse plusieurs comités de quartiers dubitatifs. Ils n'ont pas véritablement été consultés, pas plus que les conseils de quartiers. C'est une erreur.
Résultat, on trouve quelques belles abérations. Et surtout des stations relativement standardisées. Trés peu ont une capacité d'accueil supérieure à une vingtaine de vélos. Rue Bonaparte, cela peut passer. A proximité du Vieux Nice, certainement pas.
Il n'y a qu'à voir à Amsterdam, le parc à vélos installé prés de la gare, pour comprendre que la dimension de la station doit être en fonction de l'attractivité de l'endroit (une gare par exemple, un lieu touristique, un centre d'affaires ou un centre commercial). Je ne ressens absolument pas une approche fine de cette question dans les projets niçois.
La place Auguste Blanqui l'illustre parfaitement. Une vingtaine de places à la station alors que la gare Riquier est une des gares TER les plus fréquentées du département.
Imaginez que vous reveniez à vélo le soir prendre votre TER pour rentrer chez vous, et que le parc à vélos soit plein. Vous ne pouvez garer votre vélo. Il vous faut chercher un parc à vélos de proximité. Non seulement au risque de rater votre TER, et en plus vous risquez de dépasser la 1/2 heure gratuite.
Autre sujet d'interrogation, la promotion du vélo bleu auprès des jeunes. Au Conseil Communautaire, je me suis étonné que les lycées ne soient pas mieux desservis. Il m'a été répondu par le Colonnel Kandel que les vélos faisaient "ringard" auprès des adolescents qui préféraient le scooter, et que ça ne marcherait pas. On est bien loin des grands discours sur le développement durable, puisque dans les faits il n'y a aucune politique volontariste à destination des jeunes pour développer auprés de cette population la pratique du vélo.
Il est vrai que pour les jeunes le tarif peut être dissuasif : 1€ la première heure, 2€ de l'heure les heures suivantes, cela peut finir par être cher. Notre groupe proposera à la rentrée la gratuité de l'usage par les lycéens. Ceux-ci demeurant astreints à la caution et à l'adhésion annuelle bien entendu. C'est cela une politique volontariste. Il ne faut pas que se déplacer en vélo bleu finisse par coûter plus cher que se déplacer en tram.
Les vélos bleus deviendront-ils sur Nice un moyen de transport populaire ou un moyen de transport branché? Réponse dans quelques mois...
14 juillet 2009
OIN et métropolisation: la droite tente de diviser la gauche
C'est un incroyable imbrolgio qu'a provoqué madame Estrosi en séance plénière lors du vote du protocole sur l'OIN. On sait que ce dossier est perçu de façon différente selon les différentes sensibilités de gauche. Certains amalgament l'OIN et la métropolisation.
Pour ce qui concerne les socialistes, mais aussi André Aschieri qui a voté pour ce protocole, on ne confond pas les deux. Objectivement l'OIN est un établissement public d'aménagement, la métropole est une collectivité territoriale encore virtuelle dont on ne sait exactement quel statut elle aura mais dont il faut à tout prix limiter le périmêtre pour ne pas en dénaturer le sens.
Madame Estrosi a exigé un scrutin public, c'est à dire que chaque élu dise oui, non ou abstention en à l'appel de son nom. C'est prévu par le stextes mais personne ne demande ce genrede vote, sinon les sessions dureraient plusieurs jours.
Le résultat a été le suivant:
65 voix pour
32 contre
2 abstentions
Le protocole a donc été adopté. Ce dossier est à rapprocher du précédent sur la contractualisation avec la communauté urbaine Nice Côte d'Azur, parce que cette convention englobait le financement de l'OIN.
et là que constate t'on?
Le PS + Aschieri a voté pour les deux dossiers
Les Verts ont voté contre l'OIN et se sont abstenus sur la convention Région-CUNCA
Le PCF a voté contre l'OIN mais a voté pour la convention Région-CUNCA
Comme on le voit tout ceci est complexe!
Il y a peut être des arrières pensées politiciennes mais l'essentiel est que la gauche soit rassemblée pour lutter contre la métropolisation voulue par Christian Estrosi. Et cela j'ai la conviction que nous le ferons et que nous mettrons toutes nos forces en commun.
Enfin, c'était bien tenté, madame Estrosi!
13 juillet 2009
80 millions d'euros pour la Communauté Urbaine Nice Côte d'Azur
C'est le montant de la participation de la Région à la contractualisation que nous venons de voter en séance plénière au Conseil Régional pour la Communauté Urbaine Nice Côte d'Azur.
Bien entendu ce dossier a fait l'objet d'une belle passe d'armes entre madame Estrosi et moi-même compte tenu de certains propos qu'elle a tenu. Je ne ferai jamais à cette élue un procès en incompétence, mais elle peut se révèler parfois experte en mauvaise foi.
Ce fut le cas lorsqu'elle a tenté d'amalgamer une de mes déclarations en la sortant de son contexte, une mauvaise habitude qu'elle a l'air de prendre de son mari. En effet il s'agit de la modernisation de la ligne Nice-Breil, pour laquelle nous sommes tombés d'accord pour avoir pour objectif d'intensifier le cadencement jusqu'à un TER toutes les 15 mns aux heures de pointe. Une des élus éminents de cette majorité municipale, monsieur Rudy Salles, s'est alors engouffré dans cette brèche pour dire que finalement l'extension de la ligne 1 du tram vers la Trinité, si on avait une desserte TER de bonne qualité, ce n'était pas indispensable.
J'avais réagi en disant que cela reviendrait à priver la Trinité d'un transport public de qualité. A la sauce Dominique Estrosi, cela donne que j'ai dénigré le TER alors que ce n'es tpas le débat. Le TER bet le tram sont complémentaires et ne répondent pas au même besoin parce que ce n'est pas le même niveau de service.
Elle a aussi regretté que l'on ai mis que 26 millions d'euros sur le tram, appuyant sur le fait que l'on mettait de l'argent sur une ligne de tram dont je contestais le tracé. Là encore il a fallu lui faire une petite piqure de rappel et que je je lui dise que le débat sur la tracé du tram était un débat municipal et absolument pas un débat régional. Je lui ai d'ailleurs rappelé qu'il n'y avait rien de nouveau sous le soleil puisqu'à l'époque de la ligne 1, nous aurions préféré que Nice commence par la ligne Est Ouest mais que infine, Jacques Peyrat, qu'elle soutenait à l'époque (elle adore qu'on le lui rappelle), avait proposé la ligne actuelle et que malgré l'hostilité des élus locaux de gauche, nous avions financé aussi la ligne 1, à hauteur de 12 millions d'euros.
Elle a enfin regretté que nous ne nous engagions sur l'OIN qu'à une hauteur comprise entre 10 et 20% du montant des investissements futurs alors que nous avions 3 sièges au conseil d'administration. Il a fallu que je lui rappelle que nous avions trois sièges parce que nous avions réclamé d'être traité à égalité avec le CG du 06, comme il y a une stricte égalité entre le CG13 et la Région dans leur représentation au CA de l'OIN Euroméditerranée à Marseille.
Un vrai bonheur je vous dis. Il a fallu que ce soit moi qui rappelle que:
-C'était la première fois que la région contractualisait avec une communauté urbaine ou d'agglomération
-Il y avait plus de 50 millions d'euros apportés par la Région hors contrat de projets.
-le financement de la Région à la ligne 2 de tramway était plus de deux fois supérieur à celui de la ligne 1
et qui en définitive remercie le président Vauzelle de cet effort sans précédent au bénéfice de notre territoire.
Ce n'est pas du temps où son mari gérait la Région avec Gaudin qu'on a vu ça!
12 juillet 2009
Vote du référentiel pour la qualité environnementale du bâti dans les lycées.
Délibération importante votée vendredi à la région concernant le référentiel pour la qualité environnementale du bâti dans les lycées.
Avec 180 lycées et plus d'un million de mètres carrés de toitures, les lycées offrent une réelle opportunité d'instalations de ce type.
Nous proposons la mise en oeuvre d'un plan photovoltaïque sur trois ans pour l'ensmeble des lycées publics de notre région, dont l'objectif sera, d'ici 2012, la réalisation de 100 000m2 d'installations de production d'électricité photovoltaïque. L'investissement régional prévu est de l'ordre de 10 millions d'euros pour les installations sur les bâtiments neufs.
Pour les bâtiments existants, nous envisageons le recours à des tiers investisseurs pour amplifier notre action et attenindre dans les délais la production d'1 million de kwh.
Dès septembre prochain, une expérimentation sera lancée sur la base d'une quarantaine de lycées.
11 juillet 2009
La région vote l'Agenda 21
Il ne s'agit pas d'inventer une microsociété politique idéale, nous n'en avons pas les moyens mais le vote de l'agenda 21 à la séance du Conseil Régional a été un moment important de la mandature.
Avec l'Agenda 21, c'est une nouvelle étape qui est franchie par la Région. Il offre à la fois un cadre de cohérence à nos actions et aussi des perspectives nouvelles. L'ensemble de nos politiques publiques est concerné. Il s'agit d'une démarche d'amélioration en continu, de recherche d'amélioration permanente de nos modes d'intervention : plan de déplacement de l'administration régionale, référentiel pour la qualité environnementale du bâti dans les lycées, projet de création de deux nouveaux parcs naturels régionaux, amélioartion des performances environnementales des sites et équipements touristiques et des équipements culturels...
C'est ainsi que nous signerons prochainement une convention de "coordination des politiques régionales de développement durable et territorialisation du Grenelle de l'envionnement" avec l'Etat.
Les enjeux environnementaux, au premier rang desquels le rechauffement climatique, sont l'un des plus grands défis auxquels nous sommes confrontés. Cet agenda 21, c'est notre petite contribution, c'est notre goutte d'eau au moment où le G8 échoue dans ses discussions sur le réchauffement climatique parce que nous n'arrivons pas à convaincre les pays émergents de rentrer dans cette lutte essentielle.
Les enjeux environnementaux doivent être l'affaire de tous, des riches et des moins riches et des pauvres aussi. C'est valable au niveau mondial, c'est aussi valable au niveau national. Ce ne doit en aucun cas devenir des débats de "bobos". Car précisément, qui sont les plus exposés à la pollution, qui habite les cités près des usines d'incinération, qui habite près des autoroutes, près des usines, ce ne sont pas ceux qui dissertent de ces questions de façon privilégiée, ce sont les pauvres, les plus fragiles, d'où la nécessité de les sensibiliser à ces questions, parce que rien ne se fera sans eux.
10 juillet 2009
Danseurs de rue : lettre ouverte au maire de Nice
Voici un courrier que je viens d'envoyer au maire de Nice concernant l'encadrement stricte de l'activité des artistes de rue.
Monsieur le maire,
Semaine après semaine, les décisions que vous êtes amené à prendre suscitent en ville un émoi bien compréhensible parce qu'elle ont toutes un fil conducteur préoccupant : la volonté de tout encadrer et de restreindre les libertés individuelles.
Ainsi, il y a quelques semaines, vous avez tenté d'imposer la fermeture des établissements de restauration, et des limonadiers à 0h30, provoquant un véritable tollé dans la profession et chez les jeunes de notre ville. Vous avez partiellement reculé en autorisant dans certains périmètres une ouverture jusqu'à 2 heures.
Plus récemment, c'est un arrêté municipal qui a interdit la pratique du skate sur la place Garibaldi.
Enfin, il y a quelques jours, vous venez de prendre la décision d'encadrer très strictement l'activité des artistes de rue.
Or Nice es tune ville où ce type d'expression culturelle et artistique prospère.
Les niçois connaissent Steeve, le pianiste, "le chinois chantant" de la zone piétonne, Gérard le guitariste de la Place Rossetti, les "Breakeurs" du Vieux-Nice, etc... Avec la décision que vous venez de prendre, que deviendront ces formes d'expression artistiques et culturelles dans notre ville?
Vous envisagez de mettre en place une commission culturelle pour règlementer cette activité. les artistes devront ils passer un examen? sur quels critères? devant quel jury? quel sort sera réservé à ceux qui ne rempliraient pas les critères mairie?
Les jeunes, notamment, sont particulièrement choqués. Plus de 1200 d'entre eux se sont déjà regroupés et développent une pétition par internet pour de vous demander de revenir sur cette décision. Plusieurs personnalités de la culture, des responsables associatifs sont en train de se mobiliser pour apporter leur soutien à ce mouvement naissant mais déjà puissant.
Vous qui êtes un tenant du libéralisme, ne serait il pas plus judicieux de laisser le public, c'est à dire les niçois et les touristes, juger de la qualité proposée et décider quel artiste mérite leur attention en prenant tout simplement le temps de les écouter.
Trop règlement conduit à aseptiser une ville qui regorge d'énergie et d'initiatives qui ne demandent, au contraire, qu'à être libérées et valorisées.
je vous prie de recevoir, monsieur le maire, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Patrick Allemand
Un moment d'émotion en mémoire des victimes comoriennes du crash du 30 juin 2009.
Michel Vauzelle a ouvert la séance plénière du conseil régional par un rapport déposé sur table concernant une aide d'urgence en faveur des familles des victimes de la catastrophe aérienne du 30 juin 2009 aux Comores.
Nous avons voté en faveur de l'Association d'Aide aux Victimes une aide de 67 000 euros. Mais au delà le propos a porté sur les compagnies aériennes à deux vitesse. Il n'est pas moral qu'en fonction de ses ressources, on puisse voyager sur des compagnies sures, ou des compagnies moins sures pour ne pas dire affrêtant des avions devenus dangereux. De nombreuses familles de victimes étaient présentes dans le public. Ce fut un moment d'une grande dignité.
Le président est intervenu auprès du gouvernement pour que soit étudiée la possibilité d'une desserte directe entre Paris Marseille et Moroni par Air France, ce qui a été approuvé par l'ensemble des groupes politiques.
08 juillet 2009
Un charcutage politicien
Position du Parti socialiste sur le projet de redécoupage des circonscriptions législatives des Alpes-Maritimes
1. Le cadre de la discussion
• Nombre de circonscriptions inchangé.
• Rééquilibrage nécessaire pour tenir compte des évolutions démographiques intervenues depuis deux décennies dans les Alpes-Maritimes. Deux hypothèses de travail étaient envisageables en partant des deux postulats fixés par le gouvernement.
La première : procéder à un nouveau redécoupage s’affranchissant de la situation existante, dont l’objectif serait d’aboutir à une situation cohérente territorialement et démographiquement.
La seconde : partir de l’existant et de procéder à un rééquilibrage en tenant compte des déficits de population dans certaines circonscriptions et du dépassement des limites démographiques dans d’autres. C’est l’hypothèse de travail que nous avions retenue dans la proposition initiale que la fédération du Parti socialiste a été amenée à faire dans la phase de concertation préalable. L’ampleur et la structure des déséquilibres démographiques rendaient tout à fait possible un tel redécoupage.
Chacune des deux approches revêtaient des avantages et des inconvénients, l’objectif étant un meilleur équilibre et une plus grande cohérence territoriale.
2. Le cumul des inconvénients à l’ Ouest
Le nouveau découpage proposé cumule les inconvénients des deux approches. Le découpage PASQUA aurait laissé la fameuse 3ème circonscription dite circonscription « hippocampe », symbole de ce que peut être un charcutage électoral. Cette circonscription est supprimée. De fait, si les déséquilibres démographiques sont – partiellement – corrigés, par le projet actuel l’existant apparait largement bouleversé, sans que la cohérence territoriale ne soit renforcée. Au contraire, de nouvelles incohérences apparaissent.
Le « pêché originel » de ce redécoupage est le refus de suivre la logique démographique et territoriale à l’ extrême Ouest du département, là où le déséquilibre était le plus important entre la 9ème circonscription, la plus peuplée du département (160.595 habitants) et la 8ème circonscription, la deuxième la moins peuplée. Un système de vase communicant entre les deux territoires apparaissait le plus logique. D’autant que le transfert du canton du Cannet de la 9ème vers la 8ème aurait abouti à un rééquilibrage très satisfaisant au niveau démographique, qui aurait ramené les populations des deux circonscriptions à un chiffre proche de la moyenne départementale et qui aurait rétabli en outre une véritable cohérence territoriale car Le Cannet fait incontestablement partie du bassin de population cannois.
En évitant de faire ce choix, pour ne pas mettre en opposition deux députés sortant UMP (Bernard BROCHAND et Michelle TABAROT), la commission s’est aliénée toute chance de procéder à un redécoupage cohérent de l’ensemble.
La meilleure illustration de l’incohérence de la démarche est la séparation de la sous-préfecture des Alpes-Maritimes, Grasse, désormais séparée entre deux circonscriptions, les 2ème et 9ème circonscription, l’une très rurale, l’autre urbaine. De même la ville d’Antibes est aussi séparée entre deux circonscriptions les 7ème et 8ème circonscriptions, alors que rien ne le justifiait. Le temps des magouilles est de retour. Il n’échappe à personne que ce redécoupage, non seulement permet de préserver les intérêts de Mr BROCHAND et de Mme TABAROT mais modifie totalement la nature de la 9ème circonscription, qui a été la dernière retenue par la Gauche avec André ASCHIERI en 1997.
A l’Est du département et plus particulièrement à Nice, les choix n’apparaissent guère plus cohérents.
3. Le nouveau charcutage niçois
A partir du moment où il n’y a plus que 3 circonscriptions à Nice et qu’une circonscription de haut et moyen pays (la 2ème) est créée, il n’ y a plus aucune justification autre que politicienne au maintient d’une circonscription Nice-Montagne (la 5ème) ? La seule logique semble être de tailler un fief sur mesure pour Christian ESTROSI alors que des choix beaucoup plus cohérents pouvaient être faits, en particulier l’intégration dans cette circonscription du canton de Carros, qui appartient désormais à la deuxième circonscription au même titre que le canton de Saint Auban alors qu’il se situe dans un bassin d’emploi largement urbain et qui le sera de plus en plus dans les années à venir dans la logique de l’OIN.
A Nice, le redécoupage apparaît clairement comme politicien. En particulier celui de la 1ère circonscription (Nice-Est), traditionnellement le plus favorable à la gauche et qui avait permis en 2007 le seul 2ème tour pour le Parti socialiste . Le rajout de deux cantons de centre-ville (les 4ème et 8ème) très à droite n’est absolument pas logique d’un point de vue géographique. Il aurait été plus cohérent de rajouter deux cantons de l’Est de Nice (les 6ème et 13ème) et de laisser les 4ème et 8ème dans une circonscription regroupant le centre et le Nord de la ville.
Le rajout du canton de Contes à la 4ème circonscription relève d’ une certaine logique. La logique de continuité et d’équilibre territoriaux est respecté.
___________________
Au final, ce redécoupage apparaît comme une occasion manquée d’organiser des circonscriptions électorales sur des logiques territoriales plutôt que sur des rapports de force politiques. Cela est particulièrement flagrant sur l’Ouest du département et sur la ville de Nice. Ce redécoupage est en outre marqué par une vision de court terme. Il n’y a aucune volonté de se projeter dans l’avenir et de tenir compte notamment des évolutions territoriales liées à l’OIN dans les plaines du Var ou d’une métropolisation qui respecterait la logique urbaine du projet actuel. Seul a compté la volonté de pérenniser la main-mise totale de l’ UMP en affaiblissant les 9ème , 5ème et 1ère circonscriptions, un peu plus favorables à la Gauche que les autres. Aucun détail n’ a été négligé.
07 juillet 2009
Ligne 2 du Tram : Estrosi doit prendre ses responsabilités.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Que le maire prenne un peu plus le temps de la réflexion est une bonne chose mais cela ne doit pas le conduire à se dérober de sa responsabilité : celle de choisir le tracé de la ligne est-ouest.
Je rappelle que cette infrastructure, la ligne 2 Est-Ouest, est la priorité des niçois et que c’est la seule qui permettra de diminuer de façon significative les entrées et sorties d’automobiles dans la ville. Les autres projets (ligne 3 St Isidore-Ferber, Chemin de Fer de Provence, extension future vers le port) ne sont que des infrastructures d’accompagnement, l’extension de la ligne 1 vers l’Ariane devant être impérativement achevée.
L’obstacle ne peut être financier. La ligne 1 a coûté 550 Millions d’euros et a fait l’objet de 60 millions d’euros d’aides publiques, soit 12% du montant total. Or pour le projet de la ligne 2 d’Estrosi évalué à 320 millions d’euros environ, la collectivité s’est déjà assurée de 107 millions d’euros d’aides publiques, soit un tiers du montant total.
Il est bon de réfléchir à 20 ans de l’ensemble des maillages des transports publics sur toute la communauté urbaine, mais pour l’instant M. Estrosi a été élu pour six ans, et pour faire la ligne 2. Chacun dans les groupes de travail s’est efforcé d’élever le débat au-dessus des préférences partisanes.
Il a désormais à sa disposition 8 tracés dont celui de « Changer d’ère ».
C’est maintenant à lui de trancher.


















