Le blog de Patrick Allemand

Blog du 1er vice-président de la Région PACA et conseiller municipal de Nice

31 mai 2009

LGV : premier couac Estrosi-Ciotti

Plus le temps passe, plus Christian Estrosi me déçoit. Ce qui vient d'arriver sur la LGV est une capitulation qui illustre totalement le décallage entre ce qu'il voudrait être et ce qu'il est réellement.

Il y a quelques semaines pourtant Eric Ciotti garantissait à l'opinion publique niçoise que le choix était fait et que le médiateur allait annoncer incessamment sous peu le choix du tracé Nord contre l'avis du président du Conseil général du Var Horace Lanfranchi qui refusait que son département soit coupé en deux.

Eric Ciotti m'avait confirmé avoir eu une conversation avec  Jean Louis Borloo à ce propos. Par ailleurs Hubert Falco, bien embarassé par cette affaire se faisait plutôt discret sur la question, car il a bien compris que dans le Var, qu'il s'agisse du tracé des métropoles ou du tracé Nord, il y aura des plaies à penser.

Michel Vauzelle, quant à lui, était sur la ligne, peu importe le tracé, pourvu que la LGV aille jusqu'à Nice et que notre métropole soit enfin raccordée au réseau à grande vitesse. Que les grands élus de droite, les maires de Nice, Toulon et Marseille se mettent d'accord entre eux.

Et c'est bien ce qui semble s'être finalement déroulé ces-jours, Christian Estrosi annonçant que, finalement, un accord sur le tracé des métropoles avait été trouvé. Ce tracé signifie pour notre ville la fin d'une alternative concurrentielle possible à l'avion pour aller vers la capitale. Les niçois et les maralpins continueront à être raquettés par les compagnies aériennes car le monopole de fait va perdurer.

Le maire se console en disant que ce n'est pas grave d'être à 3h40 de Paris, l'essentiel est d'être à 50 minutes de Marseille. Mais il omet de signaler que quelque soit le tracé retenu, il mettait Nice à moins d'une heure de Marseille!

C'est un drôle de désaveu public pour Eric Ciotti qui doit se mordre les doigts de son imprudence et de son annonce prématurée. Pourtant elle avait le mérite d'être au moins financièrement plus réaliste.

Alors que l'on cherche de l'argent partout, le surcoût évalué du tracé des métropoles s'élèverait entre 3 et 5 milliards d'euros! Qui va payer et où va t'on les prendre? estrosi est étonnant, lui qui mégote à 30 millions d''euros près pour sa ligne 2 du tram. Il répond le plus sérieusement du monde qu'on les demandera ...à l'Europe!

Bigre, c'est pourtant bien dans le projet socialiste pour l'Europe que j'ai lu qu'il y aurait un plan de relance de 100 milliards d'euros tout de suite! Pas dans celui de l'UMP. Mais alors, quel bulletin va glisser "Cri-Cri" dans l'urne le 7 juin prochain?

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29 mai 2009

quand la liberté de choix s'oppose à la défense des droits

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Ce qui vient de faire  Frédéric Lefevbre en tentant de déposer un amendement, avec l’accord de Xavier Bertrand, visant à permettre aux salariés, via le télétravail, à poursuivre leur activité professionnelle pendant un congé maladie, un congé de maternité ou un congé parental est un grand moment de stratégie politique.

Imaginer que cette démarche est le fait d'un député turbulent, voire incontrôlable, agité (on en entend sur l'innénarable Lefevbre) serait faire une grosse erreur.

Non seulement ces types n'ont qu'une vision comptable : l'assurance maladie creuse son déficit, comment faire pour le réduire? Mais ils sont d'un cynisme absolu et éprouvé.

Cet amendement remet en cause des principes remontant à la fin du XIXème siècle, lors de la mise en place des premières dispositions du code du travail, c’est-à-dire la protection des victimes d’accidents du travail.

Cette attaque pose une question de fond, celle de la convergence vers le modèle anglo-saxon. À plusieurs reprises, la droite a organisé des reculs importants des droits des salariés, des protections collectives, à l’abri du volontariat  du salarié : volontaire pour travailler le dimanche, travailler des années supplémentaires, être prêté aux autres entreprises…

Pendant sa présidence de l’Union européenne, la France a accepté l’opting out, l’autorisation de déroger aux 48 heures de travail hebdomadaires, toujours sous couvert de volontariat…avec la complicité des députés centristes de Bayrou d'ailleurs.

Sous couvert du volontariat, c'est une véritable remise en cause des protections collectives qui s'organise et du code du travail.

Le code du travail existe car l’essence même du rapport salarial est le lien de subordination rattachant le salarié à son employeur. À l’inverse du code civil, qui organise des échanges de consentements libres et égaux, le code du travail existe car la relation est déséquilibrée au départ. Ce déséquilibre a conduit à l’adoption de lois et de conventions collectives afin de protéger les salariés.

Le gouvernement nie ce lien en avançant l’argument du volontariat et organise une véritable individualisation des rapports sociaux, à l’image du modèle anglo-saxon. Pourtant, le salarié est loin de se situer dans une position d’égal à égal avec son employeur. En période de crise et de chômage massif, quelle sera la réponse du salarié à une demande de son employeur de travailler lors d’un arrêt maladie ou un congé parental ou de maternité ? Compte tenu du rapport de forces, le salarié sera obligé d’adhérer à la demande de l’employeur, sous couvert de respect de la liberté individuelle.

La proposition de l’UMP d’orienter l’Europe vers la protection des citoyens et les discours insistant sur les aspects positifs du modèle social français, son rôle d’amortisseur social, sont donc en complet décalage avec des décisions qui portent atteinte aux droits des salariés et à leur santé, qui réduisent les protections existantes, en pleine crise économique et sociale.

Pourquoi une attaque aussi violente, touchant à la maladie, en pleine campagne électorale. Sont ils devenus fous pourrait on se demander?

La réponse est : pas du tout. La stratégie est claire. Quitte à, pour l'instant laisser Bayrou monter, il faut envoyer un signal à la droite dure, à l'électorat conquis au détriment de Le Pen aux dernières présidentielles, parce qu'il faut  à tout prix empècher une remontée de l'extrême droite.

C'est la partie de l'électorat de droite qui se mobilise le mieux, et c'est celle dont on a besoin pour sauver les meubles lorsque l'abstention est forte.

C'est le raisonnement du sieur Lefevbre, un des meilleurs poissons pilote de Sarkozy. Le fait que Frédéric Lefebvre ait renoncé à déposer cet amendement in extremis ne change rien au raisonnement. L'impact de l'amendement c'est moins deux points dans les sondages avant même qu'il n'arrive à la discussion, d'où cette retraite prudente.

Mais désormais le ver est dans le fruit. Nul ne doit douter qu'après les élections européennes, cette question reviendra sur le tapis à un moment ou un autre.

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28 mai 2009

Ségolène Royal - Discours de Rezé - Mercredi 27 mai 2009

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(Rappel : seul le prononcé fait foi)

"Chère Martine, Cher Jean-Marc, Chers Jacques et Jean-Yves les présidents des Régions Pays de Loire et Bretagne, Dominique, Chère Bernadette (Vergnaud), Chers candidats aux élections européennes dans la grande région Ouest et Cher Gilles, maire de Rezé.

J'aperçois de nombreux députés et sénateurs de la grande circonscription ouest, je les salue. Delphine, Guillaume

Je ne peux pas m'empêcher de vous dire le bonheur de vous retrouver d'être là tous ensemble et dans l'unité, côte à côte avec toi Martine, les militants sont heureux de nous voir ensemble. N'est ce pas que ça fait du bien ?

Divisés, les socialistes perdent.

Unis, les socialistes peuvent gagner.

Ici et maintenant, à Rezé, nous allons réconcilier la gauche avec l'envie de gagner. Gagner pour agir. Nous sommes heureux d'être ensemble et la puissance de l'unité, du rassemblement va donner, j'en suis certaine, un sursaut à notre campagne.

Rien ne peut se faire sans l'unité de la gauche.

Et l'unité de la gauche ne peut se faire sans l'unité des socialistes.

Pour contrer une droite puissante et arrogante qui vient de nous inventer le travail à domicile pour les salariés malades et les femmes enceintes, nous nous avons la puissance de notre idéal de justice et de fraternité.

Aujourd'hui, ce qui menace, c'est l'abstention, l'indifférence parfois même le dégoût.

Le pire c'est que ceux qui aujourd'hui ne veulent pas venir voter, sont les victimes de l'Europe libérale, les ouvriers licenciés, les familles basculées, les jeunes sans avenir.

A toutes celles et à tous ceux qui se détournent des urnes, je dis que nous comprenons leur détresse mais je dis que sans eux, l'Europe sociale ne se fera pas.

L'Europe sociale a besoin du peuple. Car si l'Europe se fait sans les peuples elle se fera contre les peuples ! Chaque voix qui manque, est une voix donnée à la droite, qui veut que rien ne change, qui a livré l'Europe aux oiseaux de proie à l'appétit de profits sans limites, qui a retiré toutes les règles, dressé les ouvriers les uns contre les autres, frontière contre frontière.

La droite a tout à redouter d'une Europe des peuples, d'une Europe sociale, d'une union des salariés, imposant une autre répartition des profits, une vraie démocratie dans les entreprises, que les valeurs humaines l'emportent sur les valeurs financières.

Ecoutez ce que disaient les « Conti » de Clairvoix en manifestant en Allemagne avec les ouvriers allemands : « on voudrait nous mettre en concurrence mais nous sommes main dans la main, poing dans le poing, Français, Allemands, Européens ».

Poing dans le poing. Salariés, cadres, jeunes, femmes, retraités d'Europe, unissons-nous, tous ceux qui veulent pour leurs enfants des jours meilleurs, unissons-nous.

Unissons-nous malgré les épreuves, malgré les doutes, malgré les peurs, malgré le ras le bol, malgré le découragement.

Unissons-nous pour l'Europe sociale. Personne d'autre que la gauche pour la construire. Personne.

Et dans socialiste il y a social, et c'est sur nous que repose la responsabilité et le devoir de faire l'Europe Sociale.

C'est pourquoi, je lance un appel vibrant à la participation. Les travailleurs frappés de plein fouet par la crise libérale et financière doivent être au premier plan de l'Europe sociale.

Salariés de Gandrange « l'Europe sociale a besoin de vous ».

Salariés de Continental « l'Europe sociale a besoin de vous ».

Salarié de Molex, d'Heuliez, de Peugeot, « l'Europe sociale a besoin de vous ».

Salariés de toutes les entreprises menacées, fragilisées, subissant des plans de licenciement dont plusieurs dizaines annoncées encore ce matin à travers toute l'Europe.

Nous sommes solidaires de vous, qui subissez les logiques féroces du capitalisme financier.

Salariés de Natixis, Calyon, Sanofi-Aventis, MBO et Innovex, Continental, Renault, Valeo, Tyco Electronics, Faurecia, Rieter, Fulmen, Scapa, Amora, Alcatel-Lucent, Nufarm, Hewlette-Packard, Celanes, l'Europe a besoin de vous.

Femmes discriminées dans leur salaire, salariés précaires, jeunes sans emploi et sans espoir, artisans et commerçants, l'Europe sociale a besoin de vous.

Agriculteurs, producteurs de lait en colère, chefs d'entreprise, entrepreneurs sans soutien bancaire, l'Europe sociale a besoin de vous.

Enseignants et chercheurs abandonnés, l'Europe sociale a besoin de vous.

Salariés de tous les secteurs publics, éducation, recherche, hôpital, transports, justice, police, défense nationale, l'Europe sociale a besoin de vous.

Travailleurs étrangers malmenés, l'Europe sociale a besoin de vous.

Oui, l'Europe sociale a besoin de vous, et, bien au-delà des socialistes, toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans l'axe Sarko-berlusconien et qui le refusez, mobilisez-vous !

Parce que nous avons soif de liberté d'expression, de dignité, de respect, de culture, d'éducation, de valeurs  morales.

Oui, pour tout cela, mobilisons massivement.

Et c'est pourquoi je lance un appel vibrant à la participation.

La crise nous donne une leçon. Elle nous aura montré que par delà nos différences, nous affrontons les mêmes séismes et les mêmes défis.

Je lance ce soir un appel à un nouveau patriotisme européen, un esprit d'engagement et de responsabilité.

C'est parce que vous serez nombreux et exigeants que nous aurons, comme le dit la belle devise de l'Internationale socialiste « Le courage de faire la différence ».

C'est quoi faire la différence ?

C'est que l'esprit de paix l'emporte sur les conflits et les souffrances, que la justice sociale l'emporte sur l'injustice libérale, que la culture l'emporte  sur l'obscurité, que le respect l'emporte sur le racisme ordinaire , que la générosité de la vie l'emporte sur la brutalité qui humilie, que la cohésion l'emporte sur la division, que la fraternité l'emporte sur toutes les formes de mesquinerie et que la construction d'une sécurité et d'un ordre juste – avec une justice et une police républicaine, dotée de moyens et de considération – l'emporte sur l'hystérie législative de la droite pour mieux faire oublier qu'elle est chargée de ces questions depuis 2002 ; qui fait que la République ne sait plus où elle en est lorsque des enfants de 6 ans sont mis en garde à vue pour un vol de vélo qu'il n'ont pas pris.

Venez voter toutes celles et ceux qui veulent que ça change. Ne vous abstenez pas.

Le combat est difficile mais tellement important. La confiance est à reconquérir. Tout devrait réussir à la gauche européenne. La faillite de Wall Street et la crise financière mondiale ont entraîné la condamnation du libéralisme et ont fait place à des demandes que la gauche a toujours défendues : le besoin d'Etat, la demande de protection sociale, des règles financières réelles, la nécessité de mettre la finance au service de l'économie et l'économie au service du progrès humain, l'urgence écologique

Seulement voilà, les droites au pouvoir ont aussi compris cette mutation. Et après avoir, comme la droite en France, promis les ruptures libérales et même affirmé leur admiration du système des prêts hypothécaires de l'administration Bush, parce qu'au lieu de distribuer du pouvoir d'achat elles ont distribué du crédit, les droites retournent leur veste et reprennent sans vergogne le vocabulaire de la gauche, sans changer pour autant de politique : mollesse dans la régulation d'un système bancaire qui n'en fait toujours qu'à sa tête, injustice fiscale insolente qui perdure, des paradis fiscaux d'autant plus prospères que les dénonciations n'ont été suivi d'aucunes actions, des services publics en détresse comme l'enseignement supérieur , l'hôpital, la culture et la recherche.

Qu'est ce qu'un contrat non tenu ? N'est ce pas un abus de  confiance ? Une promesse non tenue, n'est ce pas un abus de confiance ?

Et enfin – et la liste n'est pas close – une timidité coupable  de la droite dans les politiques de développement durable alors que le réchauffement planétaire s'accélère et qu'il y a, dans la croissance verte, la clé d'un combat victorieux contre la désindustrialisation de l'Europe.

Et qui peut dire que les valeurs écologiques ne sont pas de gauche ? Elles le sont. Profondément. Voilà pourquoi.

Penser aux générations futures avant de penser à soi-même, partager un patrimoine que l'on sait limité, réparer ce qui a été détruit par l'autre, économiser l'eau même si on la croit abondante, penser qu'à l'autre bout de la planète, des centaines de millions d'êtres humains n'ont pas accès à l'eau potable et que les guerres, les déplacements massifs de population viendront désormais de la lutte pour l'accès à l'eau potable. Oui, ces raisons et ces façons de faire et de penser sont passionnément de gauche.

La crise a révélé notre communauté de destin. De Paris à Vilnius, de Stockholm à Athènes, il existe une fraternité de ceux qui souffrent et qui espèrent, une fraternité des peuples, et une « communauté des ébranlés » pour reprendre le beau et le puissant concept du philosophe Jan Patockà.

Notre devoir est là, à nous les gauches européennes, c'est la tâche historique de notre génération, au même titre que celle d'avant nous a fait l'élargissement et la réunification après la chute du mur, et que celle d'avant a fait l'Europe après les horreurs de la guerre.

Oui, la tâche historique de notre génération c'est de transformer les ébranlements, les basculements de notre époque pour construire, grâce à un idéal d'avenir commun, une nouvelle harmonie humaine, bâtie sur des actions concrètes et efficaces.

Oui, je crois que nous sommes engagés dans une profonde mutation, ce  basculement des repères,  et  c'est  à nous, socialistes européens, de construire cette nouvelle civilisation.

Regardez la carte politique de l'Europe.

Le constat est là. Au fil de la décennie qui vient de s'écouler, nous avons assisté à l'impitoyable progression de cette droite décomplexée qui séduit en flattant ce qu'il y a de plus négatif dans la nature humaine :

  • l'individualisme  là où nous, nous pensons qu'il ne peut y avoir  concorde civile que dans la cohésion sociale. 

  • l'avidité : boulimie  d'argent , de bénéfices, de stock options,  d'acquisitions, de pouvoir , de retraites chapeaux, de parachutes dorés :  là ou nous, nous pensons que le progrès social passe par le soutien  aux  entreprises  mais aussi   par  une redistribution plus juste. 

  • la brutalité : le plus fort écrase le plus faible, là où nous, nous pensons  qu'il faut avant tout rendre leur dignité humaine à ceux qui se sentent humiliés.

  • l'imposture : faire croire aux pauvres qu'ils peuvent devenir riches et aux es moyennes qu'elles peuvent progresser alors que jamais le descenseur social n'a été aussi cruel.

  • le populisme : diviser, dresser certaines catégories les unes contre les autres, menacer, puis flatter. Là où nous, socialistes,  pensons que le respect de chacun, du citoyen au parlementaire d'opposition, du journaliste critique au salarié ou à l'étudiant en grève est une condition des réformes efficaces et rapides.

  • la démagogie : vider les mots de leur sens tout en préservant les privilèges fiscaux et clientélistes pour leurs amis. Là où nous socialistes pensons que les citoyens éclairés ont droit à un langage de vérité.

Les voilà les repères de cette droite décomplexée dite «  moderne » : individualisme, avidité, brutalité, imposture , populisme et démagogie.

A ce cynisme libéral, nous devons opposer la réconciliation sociale. La tâche est difficile, mais parce que nos idées sont plus grandes que nous et que nous les servons, nous aurons la force de réussir.

       La réconciliation sociale est un  vaste chantier.

  • réconcilier le citoyen avec cette Europe qui semble si lointaine. Une Europe qui ne doit plus être étrangère à la souffrance de ses ouvriers, licenciés dans le flot des délocalisations, de ses cadres moyens, qui se demandent s'ils vont eux aussi préserver leur emploi, de cette jeunesse , frappée plus que tout autre catégorie par le chômage et par un mal plus pernicieux encore : l'impossibilité à imaginer le futur.

  • Il faut aussi réconcilier la gauche avec la radicalité qui se développe partout en Europe.

Oui je crois qu'il faut se battre, donner de la voix, mener le rapport de force jusqu'au bout lorsqu'une situation est parfaitement injuste et qu'elle résulte d'un cynisme absolu de quelques prédateurs financiers avec la complicité des pouvoirs en place.

       Parce que nous sommes de gauche, nous avons aussi le devoir d'agir puissamment en faveur des jeunes, qui sont particulièrement frappés par le chômage en Europe ; cette jeunesse en colère qui , manifeste un peu partout avec tant de force son angoisse de demain.

      C'est à nous, socialistes européens, de mener ce  grand plan de lutte contre le chômage des jeunes,  véritable fléau qui frappe les 27 pays de l'Union.

Non, ne nous résignons pas à voir triompher, année après années, en Europe les forces les plus conservatrices qui divisent là où nous devons unir.

Non, ne nous résignons pas à l'avidité des plus fort là ou nous devons protéger les plus  vulnérables.

Non, ne nous résignons pas aux préjugés et aux idées reçues là ou nous devons inventer et briser les dogmes dépassés.

Non, ne nous résignons pas au repli identitaire là où nous devons  regarder au-delà de la ligne d'horizon.

Oui, c'est notre mission historique, à nous socialistes européens, de retrouver notre unité, notre combativité, notre efficacité pour faire triompher ce social-humanisme du 21 ième siècle.

       Chers amis, chers camarades,

Un mot pour conclure.

Je voudrais m'adresser à nos candidats, dont je souhaite qu'ils soient demain tous nos députés européens.

Je voudrais leur dire combien grande est la mission d'un élu du peuple. Mais la vôtre, la leur, est particulière. Elle est unique.

Demain à Strasbourg et à Bruxelles, vous serez les peuples de l'Union européenne ; vous serez les peuples d'Europe.

Vous serez porteurs  de nos espérances. Alors ne les décevez pas.

Vous travaillerez, vous assisterez aux séances, vous ferez des lois, vous ferez tout cela et nous le savons.

Mais vous devez faire plus, vous devez faire l'Europe unie, l'Europe unie des peuples d'Europe.

Votre mandat sera peut être historique, il dépend de  vous qu'il le soit.

La crise arase les statuts, les salaires dévalent la pente, l'insécurité sociale grandit, le climat malade bouleverse nos équilibres, l'environnement est pollué par la cupidité.

Il y a urgence.

Et comme toujours, dans ces moments là, les mauvais démons de la  xénophobie, du nationalisme revanchard, ou de la haine communautariste sont à l'affût.

Alors il faut que les peuples s'unissent. Et pour cela il faut que les élus, les députés, donnent l'exemple de l'union, le signal de la marche en avant.

Face aux périls nous aurons besoin d'un continent uni.

Face aux dangers, nous aurons besoin d'un parlement à l'avant-garde de la démocratie en Europe. Portant la voie des peuples.

Nous aurons besoin d'un gouvernement démocratique en Europe, pas seulement d'un gouvernement économique, pas seulement d'un directoire de la zone euro.

Car quand les dangers se feront plus pressants nous devront décider en commun de notre avenir.

Il est là le moment. Le rêve d'hier des bâtisseurs. Elle est là, la nécessité pour demain.

Il est là le tournant, le message secret des berlinois qui éboulaient le mur de Berlin, rassemblant deux villes en une seule, deux Europe en une seule.

C'est cela qu'attendent, même confusément, les peuples. Et c'est cela qui les dépite, tellement nous leur répondons en deçà de leurs désirs, nos désirs,  parfois les plus enfouis.

Nous peuples d'Europe nous ne demandons pas une directive de plus, même si c'est utile.

Nous ne demandons pas un règlement de plus, même si c'est indispensable.

Nous socialistes, nous peuples d'Europe qui voulons une vie meilleure, nous voulons plus d'Europe et, mieux encore, une Europe de plus.

Une Europe plus juste, plus attentive, plus démocratique, plus efficace, plus passionnée, plus combative pour la paix du monde. Qui, par exemple, est capable de se dresser contre la junte birmane en gelant leurs avoirs financiers pour obtenir la libération d'Aung San Suu Kyi. Par exemple en soutenant la Fédération Internationale des Droits de l'Homme qui a fait la proposition de priver la junte de ses revenus gaziers en les versant sur un compte placé sous séquestre et sous le contrôle de la Communauté internationale, tant que persistera en Birmanie l'asservissement d'un peuple.

A vous les députés européens socialistes de saisir toutes les occasions pour faire bouger les lignes et laisser envahir d'espoir les travées du Parlement européen.

A vous de décider que nos prochaines listes seront transnationales ;

A vous de décider que nous élirons un président de l'Europe ;

A vous de décider le moment venu qu'il faut enfin créer les Etats-Unis d'Europe.

Saisissez l'occasion, ne la laissez pas passer, elle sera historique. N'écoutez pas le moment venu ceux qui vous diraient que ce n'est pas votre mandat. Les délégués des Etats généraux n'avaient pas reçu non plus le mandat de décréter les droits de l'homme.

Et pourtant ils l'ont fait. Et qui songerait à leur reproche ?

N'hésitez pas à faire rentrer l'Europe dans l'histoire.

Appelez les parlements nationaux en renfort. Ils vous rejoindront.

Appelez les peuples en soutien, ils convergeront.

Des obstacles vous en aurez. Les forces de l'argent vous barreront le chemin. Et si vous trébuchez, relevez-vous. Reprenez votre souffle pour continuer l'effort jusqu'à la ligne d'arrivée.

Ce jour là, enlevez vos écouteurs et écoutez le tumulte des places et des rues, la joie et la fête, un langage qui se passe de traduction, le langage des peuples unis.

Ce jour là vous proclamerez les Etats-Unis d'Europe.

Et si ce n'est pas ce jour là ce sera le lendemain, et si ce n'est pas le lendemain, remettez vous au combat et à l'ouvrage. Mais ce jour viendra.

Sinon, l'alternative nous la connaissons parfaitement et il n'y aura pas d'échappatoire lorsqu'il faudra dresser les bilans :

Ou l'Europe marche vers l'unité politique, ou elle se disloquera dans les nationalismes.  Et souvenons-nous de François Mitterrand, le nationalisme c'est la guerre.

On ne veut pas de la guerre économique de tous contre tous, où l'homme devient un loup pour l'homme.

A l'opposé, nous les connaissons les ciments politiques des Etats Unis d'Europe : justice sociale au service de l'efficacité économique, démocratie exemplaire, combat écologique, libertés.

Les socialistes se sont donnés la mission de l'Europe unie, sociale et humaniste.

C'est aux socialistes, fidèles à leur promesse,  de préparer le grand destin politique qui attend les peuples du continent et c'est à nous de le commencer dans le futur parlement européen d'abord.

Vous aurez, futurs députés européens, mandatés par les peuples impatients, une grande responsabilité.

Nous vous regarderons, nous vous soutiendrons.

Concentrez-vous sur l'essentiel, car à force de sacrifier l'essentiel à l'urgent, on oublie l'urgence de l'essentiel.

Rendez-vous le 7 juin, c'est urgent, c'est essentiel ! Pas nous.

Que pas une voix ne manque."

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27 mai 2009

La fête des voisins : un estomac en béton

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Hier soir répartition des fêtes des voisins sur la rive gauche du Paillon et Pasteur, entre Marc Concas, Xavier Garcia, et Frédérique, Fouzia et moi.

A Marc, les 3 fêtes du Vieux Nice et du Port. Deux appels en cours de soirée m'ont confirmé que l'ambiance était bonne. Il semble même que Marc ait chanté.

Pour Xavier baptème du feu avec 2 fêtes à Pasteur. Il aime ce quartier le Xav. Deux fêtes des voisins dans la soirée, un train de... sénateur!

Quand à nous trois, il restait à couvrir les 3eme et 12eme canton. Et encore nous n'avons pas tout fait mais c'est dans ces quartiers  très conviviaux que cette fête a pris le plus. Résultat nous avons rendu visite à une bonne douzaine de site.

L'accueil a été partout très sympa à l'exception d'une femme arborant un magnifique tee-shirt turquoise et qui me voyant surgir la nuit tombante sous les parloniams du boulevard Virgile Barel, hurla "mais qu'est-ce que vous faites ici, vous n'êtes pas invité" s'attirant immédiatement une réplique cinglante d'un de ses voisins. "Mais monsieur Allemand, il vient chaque année, il est ici chez lui".

En fait c'est un vrai bonheur d'aller d'un site à l'autre, même si on ne peut pas y consacrer tout le temps nécessaire. cela permet de revoir des familles, de demander des nouvelles, de prendre quelques photos et de ne vexerp ersonne.

Ne vexer personne, c'est le très classique "monsieur Allemand vous allez bien prendre quelque chose" et là il faut "picorer " et boire avec parcimonie parce que la soirée est longue...12 13 sites, c'est quatre heures non stop.

Départ par la rue Richelmi et son traditionnel repas de rue organisée par l'associations des piémontais de  Nice. Des gens charmants, qui nous réservent chaque année un bon accueil  et qui font un gros effort pour valoriser leur soirée. Cette année, c'était une échelle des pompiers qui tronait en pleine rue. Séance photo avec les sapeurs-pompiers, avec le président, qui me remet un fanion fabriqué pour les 20 ans de son association. Photos pour Fred aussi. Pendant ce temps Fouzia note des adresses. Et démarrage de la soirée... un verre de jus d'orange, un morceau de pizza, un de pissaladière.

Ensuite arrivée à l'angle Sorgentino-Vauban... photos avec la présidente, accordéoniste femme assurant l'animation, et puis..un morceau de pizza,  et un peu de... coca.

Passage au 10 rue Jules Michel, ici c'est plus un gouter qu'une fête des voisins. Il est à peine 19h15, il y a moins de monde. Mais nous prenons le temps de faire bise à Rajah et à discuter un peu avec les personne présentes.

Direction maintenant l'Alcazar. Là le syndic de la copropriété est présent et me salue en me disant."Tiens on parlait justement de votre chauffeur". Cinq fois dans la soirée, j'ai du raconter par le menu détail ce contrôle de vitesse... ici l'accueil est toujours sympa. Et il faut commencer à céder à l'alcool..."Une larme de rouge, un bout de tarte aux pommes et dans la foulée... un bout de quiche à la courgette. "Allez et chez moi vous ne goutez pas monsieur Allemand"...et c'est parti pour une demi-cuisse de poulet, avec un peu de lambrusco, bien sur! Pendant ce temps, Fred donne quelques conseils et Fouzia sombre dans le "sucré", son point faible.

On traverse la rue. Les parloniams. Dire bonjour à tout le monde. C'est une soirée ou l'on serre entre 400 et 500 mains. Je demande des nouvelles de la fille d'un couple qui est partie à Toulouse finir ses études... un bout de gateau au yaourth...un verre d'eau...un second verre d'eau. J'ai pu éviter l'alcool...

Il faut monter aux Liserons où un repas est organisé dans la cour. C'est un plaisir de revoir madame Bardadi. Ici j'embrasse plus que je ne serre les mains. Je les connais depuis tellement longtemps. il n'y a pas d'alcool...ce sera donc un verre d'eau. Et puis ces repas sont toujours l'occasion de découvertes. Je vois un plat que je n'ai encore jamais vu, un plat marocain: la lfissa. "Vous voulez gouter ?". Bien sur qu'on veut gouter... Et nous voilà avec Fred, mangeant dans la même assiette. la lfissa, c'est comme des lasagnes très fines, très jaunes (sans doute du safran) avec des lentilles... c'est un régal. Un plan traditionnel que l'on fait lorsqu'une femme accouche parait-il.

Mais il nous faut repartir vers le 157 route de Turin et saluer l'AMMF, Rabia, et Michel Fernandes. Ici c'est un verre d'orangina....

Départ vers le Trident. Dans cette petite rue, derrière les Abattoirs, il y a du monde. c'est Géraldine Colin qui organise. on reparle de la sortie sur la route de Turin, très accidentogène et pour laquelle rien n'est fait depuis des années malgré une pétition que j'avais organisé.  Je salue un responsable d'association que je connais depuis longtemps. Nouvelle séance photo... et une larme de rouge avec un bout d'omelette et deux merguez...

Arrivée au Palio. L'accueil est très sympa. on reparle de l'état du jardin où se déroule la soirée. Encore un problème que la ville ne règle pas. Fred et Fouzia discutent...On m'offre un bout de gateau au chocolat...et les hommes veulent porter un toast pour moi. Je demande de l'eau... "Mais il n'y a pas d'eau ici!" et cela se termine avec un whisky-coca dont je laisse prudemment un gros fond de verre.

Départ vers la place Pellegrino. Il ya beaucoup de monde et l'accueil est vraiment bon... Grosse séance photo pour Fred également.  Je découvre la présidente de l'association que je ne connaissais pas...on ne part plus! C'est aussi la séquence émotion de la soirée parce que l'un des participants  dont le champ visuel est peut être un peu troublé par les vapeurs...(il est plus de 22 heures), rate une marche et chute lourdement, heureusement sans conséquences graves. On insiste pour que je découvre un petit blanc dont je dirai des nouvelles, le tout avec un peu de salade de fruits.

Arrivée au 11 boulevard de Riquier. En plein boulevard, 70 personnes dinent ensmeble ..ici c'est très organisé,tables, chaises, un vrai banquet. les organisateurs sont au fond..je commence à saluer par l'autre bout...retrouve avec beaucoup de plaisir monsieur Zedda qui a tant fait pour les boules dans notre ville, et on m'offre un bout de gateau...je continue...plusieurs séances photos avec des gens assis...et j'arrive  chez les organisateurs...qui ont débouché exprès pour moi une bouteille de Bordeaux  et qui m'ont préparé un sandwich à la merguez!

On remonte vers la rue de l'industrie. Une bonne quarantaine de personnes festoient. Cette petite cité, c'est le fief des cheminots...donc c'est rouge au premier tour et rose au second tour aux élections...mais on se connait depuis longtemps. Le moment est très sympa, j''arrive à éviter l'aloccol et à prendre un verre de limonade.

23 heures j'arrive chez moi. J'ai soif! soif d'eau fraiche. Je vais en boire beaucoup.

Bon vous l'avez compris, ce n'est pas le jour de faire des analyses.

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26 mai 2009

Vite, faites revenir les assistants d'éducation! la criminalisation des jeunes est en marche

La sécurité revient sur le devant de la scène en pleine préparation des élections européennes. Jour après jour, c'est de nouveau un pilonnage de faits-divers, les uns plus détestables que les autres avec au final toujours la même réponse : plus réprimer, plus criminaliser, durcir et banaliser en même temps, jamais mieux prévenir. Il y a trois jours l'interpellation d'un garçonnet de 6 ans par les policiers pour un "vol" de vélo (je dis bien 6 ans!, deux ans plus jeune que ma petite Margot) devrait alerter n'importe quelle conscience mais non...personne ne réagit.

Une succession de faits gravissimes : une enseignante poignardée, un lycéen frappé à coups de marteau (même si l'on ne s'attarde pas sur le fait que cela s'est déroulé hors enceinte scolaire), etc...laisse penser que l'insécurité dans les établissements scolaires vient de franchir un nouveau palier. C'est malheureusement une loi des séries, mais en fait la situation est grave depuis un moment. Et il n'est pas question de faire de la démagogie ni dans un sens ni dans l'autre. Immédiatement le ministre de l'Education Nationale parle de généralisation des portiques et de création de brigades spéciales d'intervention dans les batiments scolaires.

Bien entendu, ici, Estrosi est le premier à emboiter le pas. Et à réclamer à la région que les lycées soient doté de portiques. Démagogie totale. De tout temps la sécurité a été une des préoccupations essentielles de Michel Vauzelle. Nous avons été la première région de France à créer une véritable police ferroviaire sur notre réseau TER. Il faut avoir sur ces questions une démarche pragmatique : ne rien s'interdire, ne rien systématiser. il peut y avoir besoin de portiques au cas par cas et nous ne sommes pas fermés au dialogue.

Mais quand notre parti réagira t'il au niveau national? Quand quelqu'un dira tout haut que les violences ne cessent d'augmenter en milieu scolaire depuis que la droite a repris le pouvoir en 2002?

Quand quelqu'un finira t'il par dire qu'en fait cette violence augmente au fur et à mesure que disparaissent les emplois d'assistants d'éducation dans les établissements scolaires, les 30 000 postes supprimés par Sarkozy et toute sa clique. Ce sont eux les responsables du chaos actuel! Mais plutôt que d'admettre l'erreur et de remettre ce type de personnels dans les écoles, on créerait des brigades d'intervention spécialisées.

Si ce n'était pas aussi sérieux, cela en serait presque risible. On aura bientot dans ce pays une police pour adultes et une police pour enfants! Je rappelle que les deux très graves incidents intervenus à Nice ces dernières années ont eu lieu en dehors des enceintes scolaires (un jeune poignardé rue Provana de levny, aux abords du lycée Calmette, il y a 5 ans et un malheruesement décédé cette année rue pauliani à proximité de Don Bosco).

En plus, la généralisation des portiques ne serait pas sans poser de véritables questions techniques. Comment faire passer tous les jeunes sous les portiques de détection? On ne peut pas transformer chaque établissement scolaire en aéroport! Et quand on voit le temps qu'il faut pour passer un contrôle à un aéroport, on imagine aisément la pagaille qu'il pourrait y avoir le matin dans une cité scolaire comme celle du Parc Impérial par exemple. Car sinon, sur quel critère sélectionner les jeunes qui passeraient par le portique et les autres?

-les résultats scolaires?

-les antécédents familiaux?

-l'adresse?

-la religion, l'ethnie?

On voit bien que ce n'est pas évident, c'est le moins que l'on puisse dire.

Sans compter l'ambiance dans les établissements, le regard des jeunes sur leurs camarades fouillés, la quasi-totalité des fois à tort, la suspiscion qui peut se répandre...une ambiance vraiment détestable qui ne facilitera pas l'épanouissement des jeunes et ne facilitera guère leur scolarité.

Ce n'est pas de cette école là que je rève pour mes enfants, bientôt pour mes petits enfants. L'école a toujours été un lieu sanctuarisé, le symbôle de la République par excellence, le creuset de l'intégration, de la laïcité. Dans les cours je veux voir des enseignants, des assistants d'éducation, des "pions", pas des uniformes, des brigades spécialisées. Nos enfants ont au moins droit au même niveau d'éducation que nous.

La première image de la République qu'ils doivent voir c'est l'enseignant, pas le policier. Sinon, comment apprendront ils à aimer cette République et ces valeurs pour mieux savoir la défendre demain!

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18 mai 2009

SAUVETAGE EN MER, NAUFRAGE A TERRE

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Samedi, après avoir fait un tour au M.I.N en fête, et avant d’aller au vide-grenier de l’Ecole Auber, j’étais à Cagnes-sur-Mer pour la bénédiction de la vedette « Marguerite VJ ».

Le petit port de Cros de Cagnes était en écrin parfait pour cette manifestation où je représentais la Région.

Les manifestations à Cagnes/mer sont toujours sympathiques même si Louis Nègre, qui m’accueille toujours cordialement, n’oublie jamais de faire son devoir UMP et de trouver quelque chose à redire sur l’action de la Région.

Là, difficile, puisque la Région était le principal financeur de l’opération.

Et l’action de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) est sans aucun doute l’une des plus consensuelles. Aussi c’était la couleur orange qui était à l’honneur.

La Région contribue chaque fois qu’elle est sollicitée au maintien d’une flotte moderne pour ses stations régionales. Qu’il s’agisse de canots tout temps, ou de vedettes, ce genre de dossier est toujours voté à l’unanimité.

Et la station de Cagnes/Mer est très importante pour notre littoral. Parce qu’elle est très sollicitée non seulement pendant la période estivale mais aussi à cause des sautes d’humeur bien connues de la Méditerranée.

C’est donc avant tout aux bénévoles de la SNSM que j’ai rendu hommage dans ma courte allocution en insistant sur le sens du devoir et la disponibilité dont ils faisaient preuve. En insistant aussi sur leur courage parce qu’ils n’hésitent pas à prendre des risques pour sauver ce qu’il y a de plus sacré : la vie humaine.

Et lorsque nous avons été en mer jeter deux gerbes en mémoire des disparus en mer (dont le baron Haussmann), je n’ai pu m’empêcher en regardant la plage et le littoral de pester contre les élus locaux des années 60/70 qui, à Cagnes/mer comme ailleurs, ont massacré la ville.

Je regardais les immeubles de ces années maudites, qui ont totalement dénaturé l’âme de ce petit port côtier, brisé son unité, côtoyant ces ravissantes maisons de pêcheurs qui ont été sauvées et qui témoignent d’une autre vie pas si lointaine, au temps où la SNSM créait sa station de Cagnes en 1926.

Si l’homme n’avait pas été irresponsable, nous aurions certainement là un véritable joyau comme il en existe encore sur le littoral du Var ou des Bouches du Rhône.

De nombreux ports ont conservé leur identité. Bien sûr les villes se sont étendues mais à l’arrière-port, sur les collines, préservant ainsi leur cœur historique qui fait le bonheur des contemporains et fera celui des générations futures.

Il y a peu d’endroits où les urbanistes des années 60 ont brutalisé un littoral avec autant de violence que dans les Alpes-Maritimes et notamment à Cagnes, où sur 500 mètres il y a un enchevêtrement de constructions insipides et de maisons d’un autre temps.

Un véritable séisme architectural.

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14 mai 2009

Meeting exceptionnel demain à Acropolis

Bertrand Delanoë était passé par Nice pour les élections présidentielles de 2002. Vincent Peillon est venu plus récemment tenir une réunion publique à l'occasion du congrès de Reims. Quant à Michel Vauzelle, il est tout simplement chez lui à Nice. Mais avoir les trois dans la même soirée est vraiment un évènement exceptionnel, d'autant que nous accueillerons demain soir le premier grand meeting de la campagne pour les élections européennes de la région du grand Sud-Est. Ce sera à partir de 19H à Acropolis, à l'Espace Méditerranée.

Je compte vraiment sur une mobilisation massive de nos militants et de nos sympathisants car franchement, je ne sais pas quand je pourrais proposer de nouveau une telle affiche à Nice. En plus, Vincent, notre tête de liste, le mérite vraiment car il s'est dépensé sans compter depuis le début de cette campagne. Tout comme nos candidats locaux, Yann Librati, Sylvie Gautier et Andrée Guillemet.

Ce meeting sera l'occasion d'enclencher la dynamique de notre liste alors que la campagne commence véritablement. Ce sera aussi l'occasion de montrer qu'après notre défaite dans le 12ème canton dimanche dernier, les socialistes des Alpes-Maritimes sont plus que jamais debout.

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12 mai 2009

soutenir le personnel des prisons et dénoncer les effets d'annonce d'Estrosi

Depuis le 4 mai, les gardiens de prison ont lancé un mouvement national pour dénoncer la dégradation des conditions de détention dans les prisons françaises. A Nice et à Grasse, la mobilisation a été très forte grâce à un front syndical uni.

Il faut soutenir ce mouvement qui met en relief  l’échec d’une politique qui conduit à de plus en plus d’incarcérations, sans faire baisser l’insécurité et sans donner les moyens aux personnels pénitentiaires de faire face à ce surcroit de travail, les contraignant ainsi à exercer leur mission dans des conditions intenables.

Un rapport accablant du Comité Consultatif national d'Ethique (CCNE) a récemment rappelé que le taux de suicide était 7 fois supériere à la normale de la population en général dans les prisons, et que 20% de la population carcérale souffrait de troubles mentaux dont 8000 atteints d'une psychose avérée et 4000 schizophrènes!

Rachida Dati semble avoir pris la mesure du malaise puisqu'elle a signé ce matin un accord avec les deux syndicats les plus représentatifs et que les derniers barrages sont levés.

A Nice, où le taux d’occupation est de  155 %, la situation est encore plus grave que dans le reste de la France (126% en moyenne) car la maison d’arrêt actuelle située dans le quartier Pasteur, n’est plus du tout adaptée.

le 15 mai 2008, Metro rappelait que lors de sa visite à Nice la garde des sceaux avait refusé d'y mettre les pieds, préférant aller à celle de Grasse. Et pour cause, elle est considérée comme dangereuse. Plus rien n'est aux normes.  l'établissement est considéré comme dangereux pour les détenus, pour le public et pour les personnels en cas d'incendie. Et Rachida Dati avait considéré cette prison comme non prioritaire!

Pour éteindre la polémique, Christian Estrosi s'était promis de proposer une solution avant la fin du moi de juin...2008! depuis silence radio sur ce dossier ou nous étions rentré dans le grand n'importe quoi. Ce sera, avait il promis,  un projet innovant qui conjuguera des équipements  sportifs, culturels et une crèche!

En mai 2008, le député-maire de Nice Christian Estrosi promettait le transfert de cette prison et se vantait d’avoir trouvé un lieu d’accueil. Il disait même vouloir aller vite.

Un an plus tard, nous attendons toujours les suites concrètes de sa promesse...

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11 mai 2009

La perte du 12eme canton: une vraie déception

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Je n'ai jamais l'habitude d'utiliser la langue de bois. Je n'avais pas commenté le premier tour par choix. Mais là, je vous dois une analyse politique.

Nous avons perdu le 12eme canton. C'est une défaite politique. Laissons les rapaces déverser leurs propos haineux, ce n'est qu'un détail et essayons de comprendre la situation politique.

A gauche d'abord. L'électorat, de moins en moins traumatisé par la désunion au premier tour se reporte bien. les réflexes républicains jouent. L'analyse est difficile à faire pour les électeurs de l'extrème gauche mais le désistement de leur candidat a été impeccable. Il n'y a rien à dire.

Pour le Parti Communiste Français, il en est de même. Ils ont fait le choix d'une candidature isolée. Mis à part un ou deux commentaires désagréables, la campagne s'est passée de manière correcte et dans les bureaux ou le PCF est encore fort, le désistement a joué aussi à plein. Ce sont les bureaux où nous sommes en tête.

Gauche Autrement, c'est un peu plus compliqué quand on connait la base sur laquelle ce mouvement s'est construit. Cependant personne n'étant propriétaire de ses électeurs, une bonne partie s'est reportée sur nous. Je ne partage d'ailleurs pas l'analyse de son leader sur le résultat de Gauche Autrement du 1er tour. Il avait stigmatisé plusieurs bureaux en expliquant que le fait d'avoir présenté un candidat issu de la diversité l'avait handicapé. Je pense au contraire que Samy Cheniti a été un vrai candidat et a fait une bonne campagne (pas toujours fair play  à mon égard mais c'est sa conscience que cela regarde). Il a impacté principalement sur 4 bureaux de vote où ses résultats sont étonnants. Je dis bien ses résultats parce que c'est sa personnalité qui a fait la différence. C'est le cache misère d'un mouvement qui n'a aucun débouché politique et dont l'influence va aller s'estompant. Il a entrainé le MODEM qui lui, est un mouvement politique vers le bas. Cela devra interpeller certainement les dirigeants du MODEM pour l'avenir.

Mais ceci n'est qu'une péripétie au regard du fond de l'analyse de ce scrutin.

Le résultat est loin d'être mauvais pour l'UMP qui reprend ce canton, mais ce n'est pas le laminage qu'ils avaient tant espéré. En approchant la barre des 41%, l'honneur des socialistes et plus collectivement de la gauche est sauf. Mieux, Estrosi ayant décidé d'en faire lui-même un test post-municipal, nous sommes dans la théorie du verre à moité vide et du verre à moitié plein. Il y voit un satisfecit. Certes. j'y vois un socle de plus de 40% de mécontents à partir duquel il faut travailler et rassembler davantage.

Pourtant la machine UMP a tourné à plein et avec elle le clientélisme. La culture du "qu'est ce que tu me donnes en échange" a fonctionné à bloc. Promesses d'appartements, promesses d'embauche, réalités d'embauche aussi (des CDD de 6 mois ont été réalisés, notamment dans les collèges). Qui peut blamer un jeune en galère d'accepter un CDD, pas moi en tout cas, même si cela fait mal de voir certains cèder à ces sirènes. La machine UMP a rationnellemnt exploité la détresse sociale de nombreuses familles. Et cela s'est surtout passé dans le territoire correspondant à 3 bureaux de vote ( le Turin, Bon Voyage, Roquebillière). Bilan, nous en avons gagné deux sur trois, malgré la présence constante de messieurs Laigle et Khaldi devant les bureaux de vote de l'école primaire Bon Voyage. Hier soir, Ciotti, au demeurant un garçon intelligent, devait se dire en contemplant ces résultats, "tout ça pour ça".

Les clefs de ce scrutin sont ailleurs.

D'abord dans les reports de droite. Là encore personne n'est propriétaire de ses électeurs et le 12eme n'est pas le 1er canton. Ce n'est pas une élection de réseaux. Sauf à la marge, les électeurs de droite ont voté à droite. Il existe une droite anti-estrosienne à Nice, elle représente environ 12%. Elle signifie son mécontentement au 1er tour, mais intellectuellement, elle n'est pas prête à voter à gauche contre Estrosi tout simplement parce qu'elle est une branche dure de la droite. C'est tout à fait l'inverse de l'autre partie de l'électorat de droite, l'électorat anti-Peyrat, qui lui, était capable de voter à gauche pour faire chuter cette droite. Là, le mécontentement vis à vis d'Estrosi n'est pas encore suffisant. Il faut attendre...

Ensuite dans la mobilisation des abstentionnistes. La droite a bien mobilisé dans ses bureaux forts, la participation augmente sensiblement (de 3 à 5 points). Mais nous ne sommes pas restés inactifs. Dans les bureaux du bas, la participation, aussi a augmenté ( de 1 à 3%). Ce sont ces abstentionnistes qui font qu'au final Frédérique dépasse les 40,7%.

Enfin, l'analyse des bureaux de vote du bas du canton vaut le détour. Ce sont les anciens quartiers traditionnels du PCF, l'endroit où, après 1983, le Front National, a construit son électorat populaire. En 2004, au bureau Pierre Sémard, par exemple, le FN faisait plus de 37% des voix. Pour l'instant, nous n'arrivons pas à récupérer cet électorat populaire que Sarkozy a réussi à fusionner avec celui de la droite au moment de l'élection présidentielle de 2007. Malgré l'échec économique et social du gouvernement, cette fusion tient toujours sur la question de la sécurité. Et là, un candidat qui est un ancien colonel de gendarmerie, c'est une petite merveille. Depuis 7 ans, Sarkozy a la main mise totale sur la politique en matière de sécurité. mais il continue régulièrement à employer le "il faut plus de...", un langage réservé en général à l'opposition. Lui il est au pouvoir et parle toujours comme un opposant. C'est sa force, c'est aussi son escroquerie politique. Combien de temps cela peut-il durer ? Impossible de le dire.

Tout le monde sait que les résultat en matière de lutte contre l'insécurité, et contre les incivilités ne sont pas bons. Mais en fait cet électorat se comporte comme s'il réclamait seulement à la droite une obligation de moyens...mais pas de résultats. Et pour les moyens, ils sont doués.

Un mot sur notre candidate Frédérique. Elle a été une très bonne candidate, courageuse, résistante, ouverte au dialogue, réactive aussi. Je n'aurai pas fait mieux qu'elle. Je lui ai apporté tout le soutien que je pouvais. Elle aime ces quartiers, cela je le ressens profondément. Parce qu'elle est tournée vers les gens tout simplement et qu'elle a une véritable empathie. Elle souhaite continuer à s'investir. Je l'encourage à le faire. dans les semaines qui viennent tout le monde va bien comprendre que je n'ai pas déménagé à Marseille comme certains l'ont cru! Et je vais l'aider, pour que dans 18 mois, elle soit encore mieux préparée, mieux implantée.

Enfin, un mot sur l'équipe de campagne. Sous la houlette de Fouzia qui a constamment su les motiver, ils ont été une dizaine à être vraiment incroyablement disponibles. Parfois dès 7h30 le matin, souvent jusque tard le soir. Jamais sur une cantonale, nous n'avons distribué autant de matériel. Il le fallait pour montrer que face à l'armada UMP, nous étions debout. C'est tout cela qui a fait que, pour une élection partielle, nous avons atteint un taux de participation de 32%, ce qui est beaucoup.

Merci à tous et à demain pour d'autres combats, d'autres défis. "Ce qu'il y a de beau en politique, c'est que le combat politique est le seul qui ne cesse jamais" a dit un jour , dans un congrès du PS, Henri Emmanuelli, qui n'est pourtant pas une de mes références. Mais ce jour-là, j'étais en profond accord avec lui et depuis les faits ne l'ont jamais démenti.

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05 mai 2009

Commentaires sur l'élection du 12eme canton pour Jean Sébastien.

urne21

Je sais que certains sont impatients d'avoir des commentaires.. Je n'ai pas de temps à perdre à en faire. Cela fait longtemps que j'ai quitté le statut de commentateur de la vie politique pour être acteur de cette même vie politique. Alors le temps que je consacre à cette cantonale je le consacre à essayer de faire gagner cette élection à Frédérique.

Quand au coup de tonnerre pour la gauche auquel fait allusion Jean Sébastien, il n'existe que dans sa tête.Il n'y a pas de coup de tonnerre. Au contraire.

J'ai fait 21,10% en 1998 en alliance PS-Verts.

J'ai fait 31,09% en 2004 avec une candidature unique PCF, Verts, PS avec un PRG à 1,23, soit un total gauche de 32,32%.

Frédérique fait 22,8% en PS, MRC, PRG mais sans les verts et le PCF, le PCF fait 6,1% et deux autres candidats de gauche font 6,8%

Résultat 1 Jean Sébastien. Le PS sans les Verts et le PCF n'a jamais été aussi haut que cette fois-ci.

Résultat 2 Jean Sébastien. Les électeurs de gauche sont à 35,7%, c'est à dire que la gauche n'a jamais été aussi haut aussi.

Le problème n'est pas à gauche, il est ailleurs. Ce sera tout pour le moment. Si tu as 5 minutes, bienvenue sur le terrain et désolé de te décevoir pour ce qui concerne le coup de tonnerre.

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