29 avril 2009
Salle comble le soir de la demi finale de la champion's league Barcelone-Chelsea
C'est peut être un détail pour un militant politique mais pas pour moi.
Quand on est "dans la vie", on sait très bien ce que représente comme facteur d'attractivité une demi-finale de champion's league aussi alléchante parce que Barcelone-Chelsea. C'est le match référence, le match de rève.
Aussi franchement je n'en menais pas large en arrivant au CAL de Bon Voyage hier soir vers 19h45. Et là c'est une divine surprise qui attendait Frédérique. Une salle archicomble, plus de 100 personnes (confirmé par Nice-matin du jour).
Et un public chaleureux, une très bonne intervention de Frédérique, qui révèle toute sa pugnacité et qui est bien relayée ce matin dans le quotidien. La venue de nos soutiens, Le PRG et le MRC, auquel s'est ajouté dans la journée celui du MEI, furieux de voir le MODEM apporter son soutien à Cheniti.
Je suis sensible à ce que deux des trois partenaires de la liste Arc en Ciel aux dernières élections municipales, aient choisi de nous soutenir dès le premier tour. comme quoi, jour après jour, les républicains sincères choisissent leur camp, celui de Frédérique. Et je ne doute pas qu'au second tour, tout le monde se rassemblera autour d'elle.
Cette élection que l'UMP s'évertue à considérer comme jouée d'avance ne l'est pas!
La dynamique est inconstestablement de notre côté. Chaque jour la permanence s'enrichit de nouveaux contacts, de gens qui viennent simplement nous dire "mais comment peut on vous aider, on ne veut pas qu'ils aient tous les pouvoirs".
Personne ne me parle de Kandel, qui est un candidat correct, mais les gens focalisent sur Estrosi et Ciotti.
La sortie qu'ils ont fait sur le fantôme n'a pas été très heureuse et contribue à mobiliser pour nous. Ils sont peut être en train de perdre l'élection, ils pourraient au moins ne pas perdre leur sang-froid. Franchement l'opinion leur en saurait gré.
D'ailleurs le plus beau des démentis ne vient il pas par la bouche de ce couple, pourtant encarté à l'UMP, qui dit à la journaliste "nous on a pas voté pour Allemand mais on reconnait qu'il a fait du bon boulot pour le canton".
Décidemment, pris par leur arrogance coutumière, ils ne tirent aucune leçon du passé. Ils devraient pourtant se souvenir du "Bilan zéro" de Renaud Muselier aux élections régionales de 2004. Cela ne leur avait pas vraiment réussi. Eh bien, ils remettent le couvert.
Ils devraient se rappeler cette formule tellement sage de Talleyrand : "tout ce qui est excessif est insignifiant".
28 avril 2009
Violences policières faites aux mineurs : le rapport de la CNDS
Pour la première fois, la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS a recensé les violences commises à l'encontre des moins de 18 ans dans son bilan 2008. Le mérite de lever ce lièvre revient au Figaro! Interpellations violentes, fouilles «à nu», bébés dans des Centres de rétention administrative...La CNDS, autorité administrative indépendante, chargée de veiller au respect de la déontologie de la police, publie mardi, avec son bilan 2008, sa première étude sur la déontologie des forces de sécurité envers les mineurs.
Depuis sa création en 2000 la CNDS a traité 65 dossiers concernant les moins de 18 ans. Parmi ces cas, 50 ont fait apparaître «un ou plusieurs manquements» avérés. Mais pour la commission, «la répétition de certains manquements donne à penser qu'ils sont beaucoup plus répandus que les chiffres ne le laissent supposer».
L'étude pointe des «violences illégitimes» des forces de l'ordre envers des mineurs. Elle donne l'exemple de cinq jeunes interpellés dans le XVIII e arrondissement de Paris, blessés par des policiers, ayant eu entre 2 et 6 jours d'Interruption Temporaires de Travail (ITT) suite à l'interpellation. Les fouilles «à nu abusives» sont aussi dénoncées. Elles doivent être «exceptionnelles à l'encontre des mineurs», et «dûment justifiées» souligne l'étude.
Ces conclusions ne me surprennent pas. Nous sommes rentrés dans une dérive. Pour rentrer tard le soir de mes longues journées, j'ai déja vu à plusieurs reprises de très jeunes aux mains des policiers, effondrés. Certes, ils ne sont pas assis sur le bord d'un trottoir, entravés par des menottes par hasard, mais sans tomber dans la sensiblerie à un euro, cela fait toujours quelque chose de voir un mineur dans cette situation.
L'autre élément qui va avoir une influence croissante sur la façon dont se déroulent les interpellations est la fait que les policiers se trouvent désormais, et c'est bien, sous la risque d'un contrôle citoyen par les biais des vidéos. La miniaturisation a parfois du bon. mais soit par les portables, soit par les caméras de poche, on a souvent des témoignages audiovisuels de comportements très violents qui sont relayés par les médias.
Le récent accident arrivé à Londres, lors des manifestations encadrant le G20 est venu rappeler que ce durcissement n'était pas forcément un phénomène national. Rappelez vous cet homme (loin d'être mineur mais tout de même) jeté à terre sans aucune raison par un policier filmé à son insu, qui est décédé une heure plus tard et l'émoi légitime que cela a provoqué en Angleterre.
Face à un mineur, recommande la CNDS, «un policier ou un gendarme doit avant tout éviter toute confrontation violente». «Vulnérables», «fragiles psychologiquement», les mineurs sont aussi «susceptibles de réactions moins maîtrisées que les adultes», et dans bien des cas une convocation au commissariat serait préférable à une interpellation.
«Force est de constater que la délinquance juvénile fait depuis plusieurs années l'objet d'orientations de politique pénale de plus en plus répressives», souligne la CNDS dans son étude. Et de rappeler que «ce climat répressif ne devait en aucun cas faire perdre de vue aux forces de sécurité qu'un mineur, même délinquant, même dangereux, est toujours une personne vulnérable». «Si cette intervention est menée de manière juste et rigoureuse, elle contribuera à ancrer en lui le respect des loi (…)», fait valoir la CNDS. «Mais elle peut aussi, si elle est perçue comme violente, influencer durablement sa représentation de l'autorité.»
Et encore, la CNDS ne prend pas en compte le point d'orguede cette affaire, la future loi d'Estrosi sur les bandes.
Cumul des mandats : l'hopital qui se fout de la charité!
Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage. Je repense parfois à ce bon vieux dicton populaire parce qu'il me va comme un gant en ce moment.
Depuis des années, j'en entends sur le cumul des mandats. Allemand cumule trop de responsabilités, Allemand ceci, Allemand cela. Voilà que je me mets en conformité avec la loi alors que rien ne m'y oblige encore puisque le jugement du Conseil d'Etat n'est pas encore intervenu et maintenant je n'aurai pas choisi de quitter le bon mandat!
Bien sur! Unanimité pour dire que j'ai préféré les ors de la région. Mais quels ors?
Si je suis resté à la région, c'est parce que, contrairement à ce que dit Christian estrosi, je suis utile à ma ville, à Nice. en tout cas, bien plus utile qu'il ne l'était lui, lorsqu'il occupait mes responsabilités au Conseil Régional entre 1992 et 1998.
Si je suis resté à la région, c'est aussi parce que je me suis engagé auprès de Michel vauzelle à mener à ces cotés une troisième campagne victorieuse.
Et après? Fallait il laisser le mandat que j'avais sollicité auprès de tous les niçois l'an passé? Qu'auraient ils pensé de quelqu'un qui, en 2007 leur dit qu'il est candidat à la mairie parce qu'il aime sa ville et qui l'année suivante leur explique que finalement il reste au Conseil général, c'est plus confortable!
Le choix que j'ai donc effectué est un choix politiquement rationnel. Un candidat de gauche s'offusque que je sois le suppléant de frédérique. Bien sur!
Cela aurait été plus facile que je ne sois pas dans le paysage de cette élection. Et évidemment il est construit d'une manière tellement égocentrique qu'il n'entre même pas dans son schéma intellectuel que l'on puisse prendre cette décision, simplement pour aider quelqu'un, pour préparer une succession. C'est tellement inhabituel que dans leur esprit ça en devient "pas clair"!
Et puis, désolé, il y a le facteur humain qui entre en ligne de compte. J'ai été conseiller général de ce canton pendant 10 ans, il ya des liens qui se créent avec des gens, des affinités. Il ne leur vient même pas à l'esprit que c'est pour moi l'occasion de leur adresser un message, c'est que je reste à leurs cotés par cet acte, parce que je les aime, ces gens.
Enfin cerise sur le gateau, l'UMP se drape dans les principes,(pincez vous, vous ne rèvez pas), sur le cumul des mandats. Et voilà que je suis l'objet d'attaques incessantes, réunion après réunion, venant de Christian Estrosi et d'Eric Ciotti.
C'est totalement inadmissible et c'est ce qui provoque le titre de ce billet: l'hôpital qui se fout de la charité!
Estrosi est en situation d'hyper-cumul ! Maire de Nice, député des AM, président de la communauté urbaine,et conseiller général des AM, du canton de Saint Etienne de Tinée, mandat qu'il peut conserver encore quelque temps puisque le Conseil d'Etat, n'a pas encore tranché dans le contentieux électoral sur les élections municipales de la ville de Nice.
Quant à Eric Ciotti, c'est le bouquet! Il m'accuse d'abandonner Nice pour Marseille, alors que c'est lui qui a quitté le mandat de conseiller municipal que lui ont confié les niçois l'an passé, pour aller se faire élire conseiller général à Saint Martin Vésubie et pouvoir continuer à sièger à Paris dcomme député des Alpes-Maritimes.
S'il y en a bien deux qui privilégient les ors de la république, aux niçois, ce sont bien ces deux là.
Comme quoi, c'est un peu comme le football, la politique, la meilleure défense c'est l'attaque, mais il faut toujours se rappeler que l'arme absolue, c'est le contre!
26 avril 2009
Grand Escurial : les anomalies du dossier. Les perspectives politiques
La semaine dernière j'ai tenu avec Yann Librati une conférence de presse sur le Grand Escurial qui était censée expliquer avant tout les raisons pour laquelle la commission des finances avait conclu par la négative à la reprise par la mairie du Grand Escurial selon le schéma proposé..
En effet une première conférence de presse avait valu quelques jours de vraie facherie entre Yann et moi car j'avais estimé que sa communication pouvait prêter à confusion et dédouanait en quelque sorte le maire de Nice de ses responsabilités, ce qui n'est pas le rôle d'un président de la commission des finances lorsqu'il est dans l'opposition.
D'ou l'idée de refaire ensemble une conférence de presse. Mais l'objectif n'a pas été atteint.
En effet, l'affaire s'avère en fait plus complexe qu'il n'y parait. Le quotidien local n'a absolument pas rendu compte de l'essentiel de la conférence de presse qui était consacré aux anomalies découvertes dans ce dossier sur lesquelles il faut alerter l'opinion afin qu'elle comprenne ce qu'il se passe. Or l'article axe tout sur le fait que la gauche propose le rachat des murs par la mairie, ce qui ne représente que 8 lignes de l'ensemble du document accolé que vous allez lire. En elle même, cette solution n'est qu'une parmi d'autre.
C'est un véritable détournement du message. Cela va certainement me conduire dans les jours qui viennent à saisir le Préfet des Alpes-Maritimes et le procureur de la république pour remettre cette question au coeur de l'actualité jounalistique, car là le quotidien ne pourra faire l'économie d'en faire part.
Ce n'était pas mon intention initiale parce que ce dossier est complexe, les montages financiers aussi et je ne suis pas certain de la justesse de mon analyse. Mais si un jour cela débouchait sur quelque chose, ceux qui en paieraient éventuellement les pots cassés doivent savoir que la responsabilité pleine et entière en revient à un journal qui s'évertue à ne pas rendre compte de choses dont j'ai decidé qu'elles seront portées sur la place publique par tous les moyens.
Prenez connaissance de l'ensemble du document. Je le communique intégralement parce que je crois que encore à une démocratie éclairée et que la seule manière est d'informer, d'informer toujours davantage nos concitoyens.
LES ANOMALIES DU DOSSIER
1ère anomalie : la hausse vertigineuse du loyer
Le service des domaines a évalué le loyer de l’ensemble à 136 000 euros par an.
Cela pouvait déjà paraitre élevé dès l’instant où nous sommes dans une période où l’immobilier est en baisse de 10% en moyenne et que l’ancien locataire, Monsieur COSTA, acquittait au propriétaire Monsieur OLINDO, un loyer annuel d’un montant de 108 000 euros par an.
Cependant la transaction entre FRANPRIX et J. OLINDO s’est effectuée à un prix très voisin de celui de l’évaluation des Domaines : 140 000 euros par an.
On ne comprend pas alors dans ces conditions pourquoi Monsieur OLINDO veut faire payer à la ville un loyer de 180 000 euros par an.
D’autant que l’on s’aperçoit que trois lots (trois magasins) ont été retirés, ce qui correspond environ à une recette supplémentaire de 40 000 euros.
Il semble en fait que cette majoration corresponde à un contentieux d’ordre privé entre Monsieur OLINDO et Monsieur COSTA.
Monsieur OLINDO parle d’une avance sur loyer qui correspond à 45.000 euros par an sur neuf ans, mais Monsieur DAHAN de Franprix a bien confirmé que cette somme correspondait à la dette Monsieur COSTA.
Cette somme reviendrait de fait à tenir compte des impayés de loyer de l’ancien locataire (400.000 euros), Monsieur COSTA, que Franprix s’est engagé à régler.
La ville n’a en aucun cas vocation à payer les impayés de loyer d’un patron d'établissement de nuit.
2ème anomalie : l’indemnisation de Franprix
Comme pour le loyer, le calcul de l’indemnisation de Franprix ne manque pas d’interpeller. Avec un droit au bail de 1,3 millions d’euros, on arrive à une demande d’indemnisation de près de 2 millions d’euros.
Si certaines dépenses accessoires apparaissent justifiées, un certain nombre sont hautement contestables.
En quoi les frais de mise à disposition d’un garde-meuble pour l’ancien locataire, Monsieur COSTA (42.000 euros) devraient-ils concerner la ville ?
Par ailleurs, les frais de suivi de dossier par la structure Franprix (55.000 euros) apparaissent grossièrement surévalués. Tout comme l'indemnité forfaitaire (200.000 euros!) et les agios de 14,45% pour un total de 35.208 euros pour la seule période de décembre 2008 à avril 2009 !
Mais ce sont les honoraires de l’apporteur d’affaires (TRC Transactions), pour un montant de 100.000 euros, qui posent le plus problème.
En effet, cette société n’a réalisé sur l’année qu’un chiffre d’affaires de 20.916 euros et n’a versé aucun salaire. Et là en une seule affaire, cette société réaliserait plus de quatre fois son chiffre d’affaires de 2007 !
Or, 80% de cette société sont détenus par une autre société, HOPAR. Qui est derrière HOPAR ? Il en coute 75 euros pour vérifier la composition de l’actionnariat d’une société. Si un journaliste d’investigation veut s’y mettre, il est possible qu’il découvre des choses intéressantes...
Enfin, l'indeminité forfaitaire de 200 000 euros que réclame Franprix ne peut être juridiquement prise en compte, une notre des services juridiques de la mairie le précise.
3ème anomalie : Pourquoi un élu municipal demande t’il d’intégrer des caves inondées dans l’évaluation des domaines ?
En l’occurrence, Rudy SALLES est intervenu auprès du Directeur général des services, Monsieur TRAUTMANN pour demander à ce que les sous-sols soient pris en compte dans la base de l’estimation des Domaines.(nous détenons la copie des mails).
C’est d’autant plus étonnant que l’impossibilité d’exploiter les sous-sols a été maintes fois réaffirmée, notamment par les services de la ville de Nice, car ceux-ci sont inondés et infestés de moustiques.
L’attitude normale d’un élu n’est-elle pas de faire en sorte que cette opération coûte le moins possible à la collectivité où il exerce ses responsabilités.
Là, au contraire, en faisant cette demande, Monsieur SALLES sait pertinemment que si elle est acceptée, cela réévaluera le prix des locaux que la collectivité pourrait être amenée à louer ou à acquérir.
LES PERSPECTIVES POLITIQUES
Compte tenu de tout ce qui vient d’être mis en évidence, la solution consistant à faire assurer la location par la ville a été écartée par le rapport de la commission des finances.
A partir de là, deux solutions se dessinent :
1ère solution : l’achat des murs par la ville
Cette acquisition peut se faire sur la base de l’évaluation des Domaines qui est en cours. Avec de la volonté politique, cela est possible et si le maire fait ce choix, nous voterons pour.
Ce choix revêt à nos yeux un gros avantage, c’est qu’il laisse la possibilité à la ville de Nice de réaliser un projet d’équipement culturel en plein centre-ville.
Mais l’acquisition peut aussi permettre de mettre les murs en location. Ce serait la solution de la sagesse d’un point de vue financier puisque les loyers serviraient à payer les annuités d’emprunts de la ville qui, d’un autre côté, maitriserait la destination des lieux en ayant le choix du bailleur.
2ème solution : favoriser l’implantation d’une structure privée qui ne dénaturera pas le quartier
De quelle marge de manœuvre la ville dispose t’elle pour favoriser un autre bailleur dont les activités seraient bénéfiques pour le quartier et ne provoqueraient pas les nuisances d’un supermarché hard-discount ?
Cette marge de manœuvre n’est pas négligeable. En premier lieu parce que Franprix n’a aucun intérêt à entrer en conflit avec la municipalité, qui peut tout à fait favoriser son implantation ailleurs.
Face à la mauvaise volonté de l’enseigne, la municipalité pourrait par contre prendre son temps pour répondre aux demandes d’autorisation administrative…
Pour modifier la destination des murs, même à l’intérieur, Franprix devra déposer une demande de permis de construire. Cela n’a pas été fait jusqu’à présent.
Les autorisations administratives devront prendre en compte un certain nombre d’obstacles à l’implantation d’une grande surface à cet endroit, en premier lieu l’absence de places de parking à un endroit où on déplore déjà la pratique des double-files. Il y a en outre le problème des livraisons. Comment des 38 tonnes sont-ils censés accéder à la rue Georges Clémenceau ?
Aucune étude n’a été effectuée pour remédier à ces problèmes et aucune demande de travaux n’a été transmise au service de la voierie et de l’urbanisme. Cela interpelle, au point que l’on peut légitimement s’interroger sur la volonté de voir ce projet aboutir…
Voila le dossier distribué à la presse. Voilà en rouge les 8 lignes de l'ensemble du document qui ont aboutit au titre "la gauche propose le rachat des murs".
24 avril 2009
Sarah et Yom Hashoah
"Elle avait les yeux clairs et la robe en velours
a coté de sa mere et la famille autour
elle pose un peu discrete au doux soleil de la fin du jour
La photo n'est pas bonne mais on peut y voir
le bonheur en personne et la douceur d'un soir
Elle aimait la musique surtout Schuman et puis Mozart
Comme toi, comme toi comme toi .....
Comme toi, comme toi comme toi.....
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dors en revant a quoi?
comme toi, comme toi comme toi....
Elle allait a l'ecole au village d'en bas
elle apprennait les livres elle apprennait les lois
elle chantait les grenouilles et les princesses dorment au bois
elle aimait sa poupée elle aimait ses amies
surtout ruth et anna et surtout jeremy
et ils se mariraient un jour peut etre a Varsovie
Comme toi comme toi comme toi....
Comme toi, comme toi comme toi....
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dors en revant a quoi?
Comme toi, comme toi comme toi....
Elle s'apellait Sarah elle n'avait pas 8 ans
Sa vie s'etait douceur, reves et nuages blancs
Mais d'autres gens en avaient decidé autrement
Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton age
C'etait une petite fille sans histoire et tres sage
Mais elle n'est pas née comme toi ici et maintenant
Comme toi comme toi comme toi....
Comme toi comme toi comme toi...
Comme toi que je regarde tout bas
COmme toi qui dors en revant a quoi?
comme toi, comme toi comme toi..."
C'est sur cette magnifique chanson chanson de Jean-Jacques Goldman que s'est terminée hier la cérémonie de Yom Hashoah, au cimetière du Chateau.
J'étais là, face à l'assistance, et j'ai vu des larmes couler sur plusieurs visages.
A ce moment là j'ai compris que j'avais bien fait de reparler devant la communauté juive de l'incident récent du Conseil Municipal avec Christian Estrosi, de leur expliquer pourquoi, loin de toute exploitation politicienne, de toute démarche judiciaire, j'avais exigé et fini par obtenir des excuses publiques du maire de Nice.
Il ne s'agissait pas de ma petite personne, ni même d'un rapport à mon patronyme comme j'ai pu le lire, mais simplement du fait que nous venions d'allumer 6 bougies, en mémoire des 6 millions de juifs liquidés par la solution finale.
C'est pour cela que j'avais demandé des excuses, en leur nom, en leur mémoire, parce que rien, ni personne ne peut être comparé implicitement ou explicitement à Hitler ( vous me rappelez un homme qui en 1939, a mis l'Europe à feu et à sang, avait dit le maire de Nice à mon propos).
Parce que tolérer cela , c'était, venant de la bouche d'un haut responsable politique, contribuer à la banalisation de ce qu'à été le nazisme, l'hitlerisme. Et cela au nom des valeurs que je défends, je ne peux l'admettre. A un moment où l'antisémistisme renait, ou le négationnisme prospère et où surtout par la loi biologique de la vie, la mémoire, bientôt, ne se transmettra plus par le vivant mais par l'écrit, nous devons plus que jamais être vigilant et le devoir des élus républicains, qu'ils soient de gauche ou de droite, est de donner les moyens à ce devoir de mémoire de se pérenniser.
23 avril 2009
Insécurité : combien de temps cette vieille recette va t'elle fonctionner ?
Nicolas Sarkozy vient de venir à Nice parler d'insécurité. Deux discours sur la sécurité en moins de cinq semaines. Décidément, à l’approche des élections, l’agitation de la droite sur ce thème revient avec la régularité d’une pendule. Et au passage on oublie pas qu'il y a aussi une élection cantonale partielle dans le 12eme avec la petite photo souvenir avec le colonel.
Il ne faut cesser de dénoncer vigoureusement cette manœuvre électorale. J'aimerais pouvoir dire que les niçois ne seront pas dupes de ces grosses ficelles. Sept ans après le 21 avril 2002, à gauche personne n'a oublié les mensonges d’une campagne de la droite fondée sur l’intoxication et le détournement des faits et des chiffres.
Alors que Nicolas SARKOZY est responsable de la sécurité des Français depuis sept ans, l’annonce incessante de nouvelles mesures sonne comme un aveu d’échec et la reconnaissance que les résultats ne sont pas rendez-vous. Ce septennat a été celui de l’instrumentalisation maximale des questions de sécurité, il a aussi, et surtout, été celui des résultats minima.
Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, les atteintes aux personnes ont augmenté de plus de 22% depuis 2002. Sur la seule année 2008, les vols à main armée ont progressé de 17% et les braquages des commerces de proximité de 29%.
En matière de sécurité, Nicolas SARKOZY s’agite beaucoup, mais ses réformes sont inefficaces. Avant toute nouvelle mesure, il faudrait un bilan. Depuis 2002, il a multiplié les nouvelles lois (23 au total) pour alourdir les sanctions. Mais la multiplication des lois n’a jamais fait diminuer la délinquance. Ce qui compte, c’est leur application effective. Or, Nicolas SARKOZY a retiré la Police du terrain (suppression de la police de proximité) et il a diminué les effectifs de Police (10 000 policiers manqueront d’ici à 2012). Il a conduit les forces de l’ordre à se concentrer sur le court terme et des opérations médiatiques au détriment des opérations à long terme et de la prévention, pourtant plus que jamais nécessaire face au développement de la violence « réactive ».
Ces chiffres difficiles, c'est son bilan. Et ici à Nice, les chiffres en augmentation dans certains quartiers, notamment Pasteur, malgré l'opération de renouvellement urbain et les cités est, c'est le bilan de Sarkozy, d'Estrosi et de... Kandel !
Il vient à Nice présenter un nouveau dispositif, un nouveau durcissement de la législation, encenser son ami Cricri et dire " il faut..." mais le "il faut..." est en général réservé à l'opposition. C'est à dire que depuis 7 ans Sarkozy communique en matière de sécurité comme s'il n'était pas en responsabilité du secteur, comme s'il était dans l'opposition. C'est cela son véritable tour de force. Et ça marche...pour l'instant...jusqu'à quand? Ceci est une autre question.
Quand on attaque les services publics et que l’on réduit les solidarités collectives, quand les individus sont abandonnés à eux-mêmes, on récolte une société plus violente et moins respectueuse des autres. L’augmentation de la violence est symptomatique de la « société SARKOZY », la société issue de la politique de Nicolas SARKOZY, c’est-à-dire d’une société devenue plus dure parce que plus individualiste, plus inégalitaire et moins solidaire.
Pour améliorer réellement la sécurité des Français, il faut à la fois mieux punir et mieux prévenir. Il faut être dur à l’égard de la délinquance, mais tout aussi dur à l’égard des causes de la délinquance.
Cela passe par une Police de proximité réellement présente sur le terrain, par une Police d’investigation qui a les ressources pour travailler sur le long terme et par des tribunaux qui ont les moyens d’appliquer les lois.
Cela passe surtout par une politique d’égalité réelle pour tous les Français, ce qui exige de donner à l’école les moyens de remplir ses missions, de donner aux associations les ressources pour agir au quotidien et de construire une société de la solidarité au lieu de vouloir une société du chacun pour soi. Cela implique de faire tout le contraire de la politique de SARKOZY.
Ce sont les réflexions que je me faisais, hier soir, vers 23 heures alors que je discutais avec des jeunes dans les quartiers. Tous me disaient que Sarko ou pas Sarko, en fait ça leur étaient égal parce que ça faisait un bon moment que les jeunes réfléchissaient avant d'agir et plus l'inverse. Et très objectivement, en me baladant tranquillement , je n'avais pas le sentiment d'être en insécurité, passant d'un groupe à l'autre.
21 avril 2009
Ce que m'a inspiré la venue de Sarkozy à Nice
Aujourd'hui Nice était sur le pied de guerre pour recevoir le Président de la République, qui était venu parler de sécurité.
Les abords d'Acropolis ont été quadrillés par 600 policiers. Franchement il n'y avait pas de quoi. Nice n'est comparable à aucune autre ville. Ici impossible d'organiser un rassemblement. La proximité du 1er mai, les vacances scolaires, la lassitude... Autant de bonnes raisons qui font qu'ici le préfet peut dormir sur ses deux oreilles. Il ne sera pas viré pour n'avoir pas su contenir des manifestants!
C'est étrange quand même cette apathie. Il a fallu que je secoue le cocotier pour proposer à la gauche la tenue d'une conférence de presse à l'initiative d'aucun parti, mais unitaire, destinée à envoyer un message diversifié mais ensemble, au chef de l'Etat. Certains ont répondu favorablement à cette invitation, le PRG et le MRC. D'autres ont finalement décidé de ne pas venir, au dernier moment, comme le parti de la gauche, nos amis mélenchonistes. D'autres encore, réflechissent. Le temps que cela murisse, Sarkozy sera reparti. Sa gestion du temps est telle qu'à coté de la lourdeur de certains appareils de parti, il est normal qu'il apparaisse comme moderne, actif, volontariste.
Il est tout cela parce que la gauche n'évolue pas alors qu'elle a en face quelqu'un qui a modifié les règles du jeu politique. C'est la même chose à Nice d'ailleurs. Les instances classiques ne servent plus à rien, ça va trop vite. Elles vont devenir de plus en plus souvent des chambres d'enregistrement de contrôle a posteriori de décisions prises par leurs élus. Nous sommes entré dans l'ère de la réaction et de l'anticipation, alors que nous étions dans celle de la délibération collective et de l'élaboration.
Or c'est le pouvoir qui fixe les règles du jeu et nous n'avons pas le pouvoir, ni nationalement, ni localement.
Je le dis clairement sans faire de drame : soit la gauche s'adapte, soit elle va connaitre la nuit. En tout cas je mettrais toute mon énergie pour que mon parti ne s'y engloutisse pas.
Quel était l'objet de cette conférence de presse ? Simplement d'expliquer aux niçois que, certes, parler de sécurité c'était bien mais que ce n'était pas l'essentiel. Personne ne me parle des bandes dans la rue quand je vais à la rencontre du peuple de Nice. En ce moment, on me parle des questions sociales : du chômage, du pouvoir d'achat, du logement, des retraites, de l'avenir des services publics, des libertés publiques... Sur ces thêmes, qui concernent tous nos électeurs, qu'ils soient communistes, ecologistes, radicaux, républicains ou socialistes, quel beau symbôle cela aurait été de réunir, l'espace d'une heure toute la gauche face à Sarkozy.
Sarkozy est reparti... tranquille.
12 avril 2009
Lettre de Michel Vauzelle sur la réforme hospitalière HPST
Madame, Monsieur,
L’Assemblée nationale a adopté le 18 mars dernier le projet de loi présenté par le Gouvernement, portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires (HPST). Vous avez souhaité m’interpeller à ce sujet et souligner les graves failles que comporte ce dispositif législatif.
Comme vous, j’ai estimé que ce texte ne répondait pas aux enjeux que requiert la défense de l’hôpital public en France ; j’ai donc décidé de voter, comme l’ensemble des Députés socialistes, contre ce texte. A présent qu’il a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale et que la navette parlementaire est en cours avec le Sénat, je continue à demander une réécriture de ce projet de loi pour les raisons suivantes.
D’abord, le projet de loi HPST intervient après une suite de réformes successives qui ont toutes échoué. Les comptes de l’assurance-maladie n’ont ainsi cessé de se détériorer, jusqu’à dépasser un déficit de 22 milliards d’euros pour 2008. Les mesures prises en retour n’ont pas permis d’enrayer cette dérive, mais ont durement pénalisé les patients et l’accès aux soins : augmentation de la CSG, augmentation du forfait hospitalier, création des franchises médicales sur les consultations et les actes médicaux (1 euro) ainsi que les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires (50 centimes).
Ensuite, le projet de loi HPST consiste principalement à transformer l’hôpital public en une entreprise avec une logique de rentabilité. Il détruit en cela la notion même de service public, qui définit l’accès au système de soins comme un droit pour tous en tout point du territoire, la question de son financement relevant de la solidarité nationale et de la politique fiscale et budgétaire.
Il instaure une médecine à deux vitesses, en ouvrant à tous les établissements de santé, publics ou privés, la possibilité d’assurer tout ou partie des missions de service public. Cela revient à autoriser chaque clinique à choisir les domaines les plus lucratifs, remettant la charge des autres soins à l’hôpital public (aide médicale d’urgence, lutte contre l’exclusion médicale…). Qui plus est, cette proposition s’inscrit dans une logique générale de tarification à l’acte qui met en exergue l’activité et le productivisme, au détriment de la qualité des soins et du service public.
Par conséquent, l’application de ces dispositions n’aura d’autres effets que d’aggraver la fracture sanitaire et d’accentuer les inégalités dans l’accès aux soins, notamment d’ordre social et territorial. Ce texte omet également de préciser l’importance de la santé publique d’une part et de la prévention des risques d’autre part, dans la nécessaire amélioration de notre service public de santé.
Enfin, le projet de loi HPST passe à côté d’une amélioration potentielle du pilotage du système territorial de santé, en dévoyant l’idée des Agences Régionales de Santé. En effet, c’est au niveau des territoires et des bassins de vie que doivent se définir les besoins des populations et le déploiement de l’offre de soins correspondant, de sorte à procéder à un aménagement équilibré et responsable du territoire sanitaire. Une véritable démocratie de proximité pourrait jouer efficacement ce rôle, pour lequel les différents niveaux de collectivités assumeraient toute leur part, en pleine collaboration et en partenariat avec l’Etat et avec les représentants du monde de la santé. C’est cette idée de démocratie sanitaire qui est ainsi mise en échec par le projet de loi, qui n’associe suffisamment ni les collectivités, ni les professionnels de santé, au fonctionnement et au pilotage des futures ARS.
A rebours de ces options strictement comptables, il est temps de déterminer une réforme ambitieuse pour notre service public de santé. Il est possible de progresser, à la fois sur la question des moyens et sur celle des finalités.
Concernant les moyens, il est clair que l’aggravation des déficits n’est pas une fatalité. De 1997 à 2001, une politique résolue en faveur de l’emploi et d’action structurelle sur les dépenses a permis une réduction significative du déficit, alors que dans le même temps des progrès importants étaient effectués, par exemple à travers l’instauration de la Couverture Maladie Universelle (CMU).
Concernant les objectifs, surtout, la notion de service public doit prévaloir sur celle de rentabilité. La santé publique doit être une priorité de l’Etat, au même titre que l’éducation. Un vrai plan de sauvegarde de l’hôpital public doit donc être mis en place, qui s’articule notamment autour de la révision de la tarification à l’activité, de l’épuration de la dette des hôpitaux, de la valorisation des professionnels de santé, du renforcement de la démocratie sanitaire auprès de l’usager, de la coopération entre établissements, …. Dans le même temps, il faudra lutter contre les déserts médicaux, notamment en développant la rémunération au forfait, renforcer la santé publique et la prévention, et territorialiser véritablement le pilotage du système de santé.
Par-dessus tout, notre service public de santé devra être soutenu et accompagné vers plus de justice et plus de solidarité. Cela signifiera la suppression des scandaleuses franchises médicales, mais aussi des niches sociales. Cela signifie aussi la garantie absolue d’un accès pour tous et partout à des soins de qualité. Ce sont les grands axes d’une réforme nécessaire et qui se situe malheureusement bien loin d’un projet de loi sans envergure, sans ambition et sans vision de ce que doit être l’hôpital public, aujourd’hui et pour demain, dans notre pays.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Michel VAUZELLE
député, président du Conseil Régional
10 avril 2009
Le mépris des électeurs
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le choix d’organiser l’élection cantonale partielle du 12ème canton de Nice les 3 et 10 mai prochains en dit long sur la conception de la démocratie de l’Etat UMP.
En effet, alors que le Préfet dispose d’un délai de trois mois pour organiser cette élection et que les élections européennes vont se dérouler le 7 juin, la Préfecture choisit de convoquer les électeurs du 12ème canton dans 3 semaines, les privant ainsi d’une véritable campagne électorale et les contraignant ainsi à se rendre aux urnes 3 fois en un mois !
Il s’agit d’une manœuvre électorale destinée à démobiliser les électeurs alors que la politique du gouvernement et la hausse des impôts locaux de l’UMP Christian ESTROSI aggravent les conséquences de la crise.
Concertation publique sur la ligne 2 du tram : un simulacre de démocratie
La phase de concertation publique commencée le 16 mars s’achève.
C’est l’heure du dépôt des dernières contributions auprès du Forum de l’Urbanisme et les obstacles se multiplient.
Il semble que les pétitions originales doivent être obligatoirement remises, pour être prises en compte, ce qui place les opposants devant un dilemme : remettre les originaux maintenant, c’est s’en démunir pour l’enquête publique.
Le dépôt d’un groupe Facebook composé 1885 personnes s’étant prononcé contre le passage du tramway sur la Promenade s’avère aussi problématique.
Le dépôt d’une pétition en ligne ayant recueilli plusieurs centaines de signatures n’est pas prévu et personne ne sait comment prendre en compte une pétition en ligne.
Au total, ce sont près de 3500 voix s’étant prononcé clairement contre le tram sur la Promenade que l’on essaie de faire taire.
Enfin cerise sur le gâteau : les commentaires accompagnés des pièces jointes ne pouvant être directement intégrés dans le cahier prévu à cet effet doivent être adressés au Président de la Communauté Urbaine, Christian ESTROSI, pour être enregistrés






















