Le blog de Patrick Allemand

Blog du 1er vice-président de la Région PACA et conseiller municipal de Nice

26 mars 2009

Le printemps des libertés inaugure mal le printemps du socialisme

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Franchement à la sortie de ce Zénith je suis très inquiet. L'initiative me paraissait bonne d'autant que la thématique, a toujours été très porteuse à gauche et qu'elle était à mon sens suceptible de rassembler très au delà du PS. Car cette journée n'avait rien de factice. Il y a de vrais problèmes, de vraies inquiétudes, de vrais reculs.

La mise en coupe reglée de la Justice, le fichage de plus en plus systématisé, le combat quotidien du réseau Education sans Frontières, la dégradation de la situation dans les prisons françaises, les difficultés des journalistes, la restriction du droit d'amendement des parlementaires, et j'en passe.

Le Zénith aurait dû déborder. Cela n'a pas été le cas. Notre parti est convalescent disent ceux qui cherchent à minimiser l'impact de ce demi-échec. J'entends encore Ségolène à reims dire que le parti était malade et qu'il fallait le soigner, et se faire huer au mot soigner. C'est pourtant bien de cela qu'il s'agit. Le Parti est malade de ses militants, qui sont désabusés et qui, pareils à un boxeur qui garde des séquelles d'un KO n'ont pas encore récupéré du Congrès de Reims et de ce qui a suivi.

C'est palpable et ne pas vouloir le voir ne fait que différer le problème. Les conditions de l'élection de Martine lui ont permis d'asseoir une certaine légitimité dans l'opinion mais pas chez les acteurs de la dramatrugie du congrès : les militants.

Le choix du Zénith était d'un point de vue tactique une faute lourde car cela ne pouvait immanquablement que susciter les comparaisons. Sauf que je suis certain que celui ou celle qui l'a fait l'a fait en connaissance de cause, persuadé précisément que la comparaison irait en faveur du Parti.

C'est une belle déconvenue qui nécessite de poser d'urgence une question : quelle place donner à Ségolène dans le dispositif ? Et cette question appelle une réponse urgente.

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24 mars 2009

La stratégie de la diversion

Les hommes de sarkozy sont décidemment impayables.

De façon récurrente, avant les élections régionales, rejaillit le débat sur comment appeler la région PACA. Faut il changer de nom ? etc...

Cette fois-ci, c'est Brice Hortefeux qui s'y colle de la façon la plus maladroite possible, enfin plutôt provocatrice dirons nous. "PACA, personne ne sait ce que c'est!" dit-il avec l'élégance qui le caractérise. cela a provoqué le courroux de notre président de région qui a juste titre a répliqué que pour quelqu'un qui avait été en charge de l'intégration nationale, ne pas savoir ou se trouvait PACA était un vrai problème.

En effet 34 millions de touristes trouvent annuellement le chemin!

A Nice, rien n'arrête Christian Estrosi. A peine remis de l'échec de la candidature pour les JO d'hiver de Nice 2018, voilà qu'il rebondit en nous proposant maintenant d'être candidat à l'organisation des Jeux Olympiques d'été de... 2024!

Et pourquoi donc se gêner alors que personne n'est encore en mesure d'évaluer avec précision combien cette pré-candidature a couté au contribuable niçois ?

La réalité est toute autre. Tant que l'on parle du nom de la Région PACA, ou des JO de 2024, on ne parle pas des vrais problèmes des niçois.. et plus généralement des Français

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18 mars 2009

Le flop de Nice 2018

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La candidature de Nice, ville olympique en 2018, a fait flop!

Vous avez remarqué ma discrétion sur ce sujet depuis le départ. Je n'y ai jamais cru mais j'ai toujours espéré, pour résumer ma pensée. J'ai de la peine pour ma ville, pour le mouvement sportif local qui s'était bien mobilisé, avec beaucoup de sincérité.

Ce défi, très risqué, puiqu'il s'agissait ni plus ni moins que de faire d'une ville balnéaire un site olympique d'hiver, avait peu de chance de séduire le CNOSF et encore moins le CIO.

Toutefois le maire s'étant lancé à corps perdu dans cette bagarre, je n'ai jamais voulu entraver quoique ce soit. Il y avait peu de chance que ce dossier aboutisse et il était très important qu'à aucun moment il ne puisse se défausser dans cette affaire. Nous avions donc décidé de soutenir ce dossier avec le Conseil Régional. Michel Vauzelle, lui même, s'est engagé en présentant la candidature de Nice 2018 aux cotés du député-maire de Nice. J'ai participé moi-même à Nice à plusieurs manifestations de soutien.

Ce dossier a donc bénéficié d'un soutien politique unanime. Il faudra chercher ailleurs les raisons de l'échec.  Il n'y a pas de bouc émissaire. Si par malheur cela n'avait pas été le cas, nous serions aujourd'hui le responsable idéal. Je vois d'ici les déclarations enflammées : "Nous avons perdu parce qu'Allemand et la gauche ont joué contre leur camp"... j'en passe et des meilleures.

Cet échec est son échec personnel. Il n'y avait qu'à voir ce matin au Conseil Général, en son absence, le peu d'émotion suscité par le choix d'Annecy. J'ai même cru déceler sur certains visages une forme de soulagement.

Mais l'heure n'est pas à la polémique. Je m'exprimerai dans quelques jours sur ce que j'estime être les raisons de cet échec.

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17 mars 2009

Tram : Ne pas dresser les niçois les uns contre les autres

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Et ne pas dresser les communes du Grand Nice contre Nice devrais je ajouter en revenant de la réunion de la concertation publique de La Trinité.

Ni Christian Estrosi, ni Eric Ciotti, n'étaient présents à cette réunion dont la conduite avait été confiée à Alain Philip, Adjoint au maire de Nice. Vous comprendrez mieux pourquoi quand vous saurez que c'était lui qui était chargé d'annoncer aux trinitaires qu'ils ne verraient le tram qu'en 2017!

Car cette concertation publique a aussi l'objectif de faire avaliser par la population des quartiers Est que l'extension de la ligne 1 sera scindée en deux parties. Une premiere à l'horizon 2012 vers l'Hopital Pasteur, la seconde, vers l'Ariane et La Trinité vers 2017

Inutile de vous dire que tout en restant correctes, les interventions ont exprimé un vif mécontentement. "L'Ariane toujours sacrifiée", "La Trinité oubliée", a t'on entendu voler dans la salle.

Le problème est que nous savons cela depuis un moment même si les populations le découvrent aujourd'hui. C'est pour cela que j'avais incité l'Ariane à signer des pétitions pour le tram tout de suite, il y a quelques mois. Nous en avons récolté plus de 1000, c'est bien mais pas suffisant quand on veut fair eplier quelqu'un comme Estrosi qui ne connait que le rapport de force.
Il va falloir reprendre ce travail d'arrache pied et san doute avec d'autres moyens.

Certains ont même avancé l'idée de faire une chaine humaine du Pont Michel jusqu'à la Trinité pour montrer au président de la communauté urbaine leur détermination. Je me méfie des chaines humaines quand on voit le flop de celle de samedi dernier pour les J.O. J'espère que nos rivaux d'Annecy et de Grenoble n'ont pas envoyé d'hélicoptère pour la filmer parce qu'il manquait quand même quelques maillons.

J'ai surtout entendu plusieurs voix dire que l'extension de la ligne 1 devait être prioritaire sur la ligne 2. D'ou le titre de ce billet. Dans mon intervention j'ai bien précisé qu'il ne fallait pas raisonner comme ça. Les Moulins ont autant besoin du tram que l'Ariane. Il ne faut pas opposer la ligne 1 à la ligne 2. il faut faire les deux et ensemble.

Il ne s'agit en définitive que de 500 à 600 millions d'euros me direz vous! Certes c'est beaucoup d'argent mais l'extension de la ligne 1 ne coute que...150 millions environ. Il suffit d'établir des priorités.
Les Ponchettes sont elles une priorité?
Le téléphérique de l'Observatoire est il une priorité?
Le transfert du MIN est il une priorité dans l'immédiat alors que le TGV est programmé pour 2020?

150 millions cela se trouve finalement vite! Tout est une affaire de priorités et de choix politiques. Manifestement Christian Estrosi a délibérement fait le chois de retarder l'arrivée du tram sur La Trinité.

La balle est dans le camp de la population. Sans son aide, nous ne pourrons pas le faire reculer.

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15 mars 2009

Oui à la ligne 2. Non à son passage sur la Promenade

Construire une ligne 2 du tram qui relie le cœur de la ville aux quartiers ouest est une nécessité pour alléger la circulation automobile Est-Ouest (140000 véhicules/jour), premier facteur de pollution de la ville et source de nombreux désagréments.

Nous l'avions déja dit à plusieurs reprises et nous avions mené une première constestation lorsque le maire avait fait savoir qu'il comptait arrêter la ligne 2 au parc Phoenix. Nous avions demandé alors et obtenu, assez facilement je dois dire, la desserte du CADAM, du parc des sports Charles Ehrmann et de la salle Nikaïa. Il est vrai que cela relevait du bon sens.¨Pour ne pas être en reste le maire a annoncé qu'il monterait jusqu'à Saint Isidore. Nous avons approuvé parce que cela permet de structurer en amont l'offre de transport public pour l'O.I.N  de la Plaine du Var.

Désormais le débat est comment va t'on à l'Ouest? Par où faut il passer? Le Maire a présenté le passage par la Prom comme une évidence. "Le tracé que j'ai choisi" dit il! Et lance une concertation publique comme s'il n'y en avait jamais eu! Pourtant cette concertation a eu lieu! Elle a même duré dix mois entre janvier et octobre 2007 et les niçois se sont majoritairement prononcé contre le passage par la "Prom". Peyrat avait donc abandonné cette idée.

Elle revient en force, portée par Christian Estrosi, qui va ouvrir la concertation publique lundi à 14 heures. elle est précédée d'une campagne de communication qui n'invite pas les niçois à aller participer à la concertation publique mais qui les invite à aller se prononcer pour le passage par la "Prom" au moyen d'une propagande éhontée, simplificatrice à l'extrème.

Pourtant une analyse honnête de la situation démontre que la passage par la "Prom" n'est pas aussi idyllique qu'il n'y parait.

- Contrairement à ce qu'affirme le maire, La ligne 2 a déjà été pensée pour passer par l’intérieur (les travaux pour le passage des bus dits « en site propre » ont déjà été effectués à partir du Boulevard François Grosso dans les deux sens et de l’avenue Maréchal Joffre). Certes il en reste à faire, mais la passage par la Prom entrainera aussi des travaux importants de réseaux.

- Présenter ce tracé comme plus économe ne prend pas en compte la très lourde charge qui va peser sur la Commission d’indemnisation. Tous les grands hôtels de Nice vont être touchés pendant 2 à 3 ans. Les restaurants, les cafés et les commerçants de la Promenade vont être sinistrés.

- C’est aussi le risque en pleine crise économique de sacrifier plusieurs centaines d’emplois, car indemniser les grands hôtels ne prend pas en compte les conséquences sur les taxis, les plagistes, les commerçants, pour qui les touristes complètent utilement le chiffre d’affaire.

- L’esthétisme de la Promenade sera incontestablement atteint. Rien n’indique que les palmiers supporteront des travaux d’une telle intensité parfois à quelques dizaines de centimètres. La Promenade des Anglais sera dénaturée alors qu’elle est l’emblème de notre ville.

- La paralysie quasi-totale de cette artère pendant plusieurs mois va à nouveau rendre les déplacements Est-Ouest insupportables et compliquer d’avantage la vie de nombreux salariés.

- Si l’objectif est de réduire la circulation à deux fois deux voies sur la Promenade, c’est tout à fait possible sans y faire passer le tramway, par une requalification du bord de mer comme cela a été réussi à Cagnes-sur-Mer.

- Enfin lorsqu’une ligne de bus et une ligne de tram empruntent un trajet en parallèle, à moins de 50m de distance, il y a forcément une mauvaise utilisation de l’argent publique et un déficit commercial pour l'un des équipements (c’est notamment le cas pour certaines lignes à Marseille).

Ce sont les arguments que nous avons développé avec Paul Cuturello, Marie Luz Hernandez Nicaise, Emmanuelle Gaziello, Yann Librati et Remy Gaechter lors de la conférence de presse que nous avons tenu jeudi dernier, au salon de thé "L'étage" situé avenue de verdun, à l'emplacement exact où est censée partir cette fameuse ligne 2

Ces quelques  arguments méritent d'être développés et d'autres peuvent utilement être ajoutés. D'ailleurs le débat citoyen que j'appelle de mes voeux est en train de s'organiser...et j'y apporterai ma contribution car le choix qui est devant nous est très important pour l'avenir de la ville.

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13 mars 2009

Foire de Nice : les classes moyennes dans la tourmente

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Plutôt que de me rendre à l'inauguration où les échanges sont difficiles et où il n'y a par définition rien à apprendre sur la fréquentation et sur les chiffres d'affaire, j'ai préféré attendre une semaine et consacrer une matinée à visiter les stands de la Foire de Nice pour faire un premier bilan avec les exposants.

En pleine récession, on pouvait craindre le pire, d'autant que cette foire est souvent considérée comme un baromètre et que le salon de l'agriculture a apparemment subi les effets de la crise. C'est ce que soulignait Paul Obadia, le directeur général de la Foire en m'accueillant très gentiment devant le stand du Conseil régional.

Monsieur Obadia s'est voulu optimiste. La foire elle-même ne connait pas la crise. Les demandes d'exposants n'ont jamais été aussi nombreuses et jusqu'à présent, nous sommes sur les bases du record d'entrées payantes. Les visiteurs se transforment-ils pour autant en consommateurs ? C'est une autre histoire.

En effet, les effets de la crise sont incontestables. Les commerçants déplorent une frilosité des acheteurs, beaucoup plus difficiles à convaincre. Un vendeur d'électro-ménager proposait des écrans plats payables en vingt fois sans frais, des offres que l'on ne voyait pas il y a encore quelques mois. Il y a chez les commerçants une vraie volonté de s'adapter à cette crise. Parfois avec des produits novateurs, comme ce vendeur de produits de lavage de linge sans lessive, dont les ventes progressent sensiblement.

Ce qui ressort nettement des échanges que j'ai pu avoir, c'est que les petits achats et le bas de gamme souffrent peu. Au contraire, la consommation tend de plus en plus vers ce genre d'achats plutôt que vers des investissements plus importants type nouvelle cuisine, nouvelle salle de bain ou appareils électro-ménagers hi-tech. Le haut de gamme souffre peu aussi.

Les premières victimes de cette crise ce sont les classes moyennes. Les produits qui leur sont destinés sont en chute libre. Soit ils renoncent à leurs achats, soit ils se rabattent vers du bas de gamme.

Il y a à mon sens une vraie paupérisation des classes moyennes, qui avaient commencé avant la crise mais qui trouve aujourd'hui son point d'orgue. Le succès du slogan de Nicolas Sarkozy "travailler plus pour gagner plus" est la conséquence de ce déclin. Une tendance que l'on constate aux Etats-Unis depuis une dizaine d'années sous l'effet des politiques ultra-libérales. L'enrichissement à outrance ne peut plus se faire que marginalement sur le dos des plus pauvres, où il n'y a malheureusement plus grand chose à rogner. Ce sont donc les classes moyennes qui trinquent aujourd'hui. Ce sont elles qui paient pour le paquet fiscal sans rien recevoir en retour si ce n'est des promesses fallacieuses ("travailler plus pour gagner plus", "le président du pouvoir d'achat", "réhabiliter la valeur travail"...)

Cette tendance est inquiétante d'un point de vue économique car ce sont les classes moyennes qui tirent la consommation et la croissance vers le haut. C'est aussi inquiétant sur le plan de la cohésion sociale. La disparition de la classe moyenne qui a été pronostiquée par certains économistes aux Etats-Unis serait une catastrophe sociale, la garantie d'une société à deux vitesses dans laquelle les extrêmes n'auraient pas de mal à faire leur nid. Nous n'en sommes pas encore là, fort heureusement, mais il faut néanmoins garder en mémoire que l'affaiblissement de la classe moyenne et son ressentiment, avait contribué à la montée du fascisme dans les années 30.

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10 mars 2009

La cardelina : une contre-vérité de plus!

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Hier matin, nous avons inauguré "La Cardelina" avec toutes les autorités.

C'est une opération de logement social exemplaire. 39 logements, située dans un quartier de salariés, à Riquier, le genre d'opération dont on aurait besoin qu'elles se multiplient un peu partout dans la ville si l'on voulait vraiment faire de la mixité sociale.

L'ensemble est très réussi. Les appartements très bien pensés, en tout cas c'est ce qui ressort des deux logements où j'ai été convié à rentrer.

Vint ensuite le moment des discours et c'est Dominique Estrosi-Sassone, en qualité de président de Côte d'Azur Habitat qui ouvrit la première.

Quelle ne fut pas ma surprise de l'entendre présenter cette opération comme le symbôle d'une nouvelle époque qui se lève sur Nice pour le logement social grâce à la volonté politique du député-maire. Député-maire qui n'a pas hésité une seconde à embrayer sans aucun scrupule derrière. Résultat : ceux qui ne sont pas trop au courant des circuits de décision peuvent penser que c'est une des premières réalisations de Christian Estrosi, qui la main sur le coeur, dit à l'assistance que 8, 9 mois après son élection, les premiers projets sortent.

Le problème, c'est que cette construction a été décidée et même démarrée sous la municipalité Peyrat !

Il est très important de faire savoir cela tout autour de vous. Nice-Matin a parfaitement relayé ma réflexion ce matin dans la phrase du jour, et c'est bien pour la démocratie et la transparence du débat public.

Mais combien de temps est ce que cela va durer ? On m'a toujours dit qu'en politique on pouvait tromper quelqu'un pendant longtemps, mais pas tout le monde tout le temps. Tachons de conserver de  l'optimisme, sans lequel rien n'est possible.

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07 mars 2009

O.I.N : Le diable est dans les détails!

95 personnes ont assisté au colloque sur l'O.I.N organisé par "Changer d'ère". Une heureuse surprise quand on sait que nous sommes en période de vacances scolaires et qu'en plus il faisait beau.

Passer tout un samedi, de 10h à 18h à évoquer les différents aspects et enjeux de cette O.I.N en dit long sur la motivation qui animait les participants. Il est vrai que l'enjeu est important.

Je remercie tous les intervenants qui ont su capter l'attention de tous pendant ausis longtemps.

Au menu nous avions les aspects juridiques et institutionnels de l'OIN et d'un établisssement public d'aménagement.

Ensuite Paul Cuturello et Marc Daunis nous ont parlé de l'équilibre du territoire départemental, de la complémentarité à trouver avec Sophia-Antipolis, de la méthode qui devait présider à la mise en place d el'O.I.N, fondée une volnté de maitriser l'aménagement de la plaine du Var, mais aussi la sépculation foncière.

Autre intervention remarquée, celle de JR Vinciguerra, sur le risque inondation, le PPRI et le PAPI qui permettra d'en sortir. Nous avons revu des images de la crue de 1994, dont JRV nous abien expliqué qu'elle ne correspondait pas à un niveau de précipitation exceptionnel mais au fait que tout le versant avait été ce jour-là touché par des pluies.

Tous ont rappelé l'utilité de la DTA et sa force puisqu'elle s'impose encore à tous.

L'après midi était consacrée à d'autres aspects:

-l'urbanisation traitée avec beaucoup de rigueur par Fabrice Decoupigny, qui nous a fait des simulations d'aménagements urbains, notamment du côté de Saint Isidore

-l'agriculture périurbaine où JP Clerissi et ML Hernadez-Nicaise ont rappelé combien il était nécessaire de la défendre pour préserver des terres agricoles d'une rare fertilité, la coordonatrice des MAPA rappelant quant à elle que l'agriculture bio est interessé par des terrains collinaires.

-Les transports où Michel Otto-Bruc et moi-même avons expliqué les enjeux des transports publics, moi instant plus sur les infrastructures et les projets, Michel quant à lui évoquant surtout les salariés et les usagers.

-Enfin FX Noat nous a parlé du développement économique, c'est lui l'auteur de la phrase du jour:" le diable se cache dans les détails", qui reflète si bien ce que les uns et les autres, nous pensions de la situation.

Cette OIN peut en effet s'avérer être une véritable opportunité pour notre département, mais le remède en matiere d'aménagement qu'elle apporte peut aussi se réveler pire que le mal, si l'on ne maitrise pas suffisamment les tentations de bétonnisation qui vont immanquablement surgir.

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03 mars 2009

Logement social : moins on en fait, plus on communique

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COMMUNIQUE DE PRESSE

L’autosatisfaction affichée par le maire de Nice lors de la présentation de sa politique en matière de logement social est indécente.

Si les rénovations prévues vont dans le bon sens, compte tenu de l’état déplorable d’un parc HLM géré depuis plusieurs décennies par la droite, le nombre de logements neufs est dérisoire au regard des promesses du candidat ESTROSI et  des besoins des Niçois.

Durant la campagne municipale, j’avais fixé l’objectif de 1000 logements sociaux par an, conscient que cela nécessiterait un volontarisme sans faille. Comme d’habitude, Christian ESTROSI s’était senti obligé de faire de la surenchère et en avait promis 1500 par an. Au final, nous en aurons 382 cette année ! 25% de l’objectif initial.

Le maire de Nice vient de renier une nouvelle promesse de campagne sur le logement, qui est la préoccupation n°1 des Niçois, et en plus il a le culot de présenter cela comme un effort sans précédent.

Tant que Christian ESTROSI consacrera une part plus importante du budget municipal à l’achat de caméras de vidéosurveillance qu’à la construction de logements sociaux neufs, la crise du logement ne pourra que s’intensifier et les délais d’attente s’amplifier.

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