29 janvier 2009
Une mobilisation exceptionnelle
Cela faisait longtemps que nous n'avions pas vu autant de monde dans une manifestation à Nice. La police annonce 13.500. Je pense que nous n'étions pas loin de 20.000.
Traditionnellement, les partis sont en queue de cortège. La banderole du PS a attendu 11H45 avant de démarrer, tant le défilé était long. Lorsque nous sommes parti de la place Masséna, la tête du cortège était à la fin du boulevard Dubouchage. Il s'en est fallu de peu pour que le parcours prévu s'avère trop court.
Accompagné de Marc Daunis, Marc Concas, Pascale Gérard et Paul Cuturello, j'ai rencontré énormément de dirigeants et de militants syndicaux. Pendant 1h50 nous n'avons fait que ça. J'ai ressenti beaucoup d'inquiétude dans le discours des manifestants, mais aussi énormément de détermination face à la politique du gouvernement. Dans ce contexte de crise, les attaques contre les services publics après le renflouement sans contrepartie des banques sont vécus comme une provocation et une injustice. Beaucoup m'ont parlé de mon interview sur France 3 hier soir et ont salué mon ton offensif.
Le PS a été bien accueilli et il était surtout bien représenté. Traditionnellement, il y a beaucoup de socialistes dans les manifestations mais ils défilent souvent derrière les banderoles de leur syndicat plutôt que celui du parti. Aujourd'hui nous étions nombreux derrière la toute nouvelle banderole de la fédération (merci à Christine Mirauchaux!). Cela montre le caractère particulièrement politique de ce mouvement social, qui à mon avis aura des suites dans les semaines ou les mois qui viennent.
* Pour agrandir les photos cliquer dessus. Le reste des photos sera en ligne demain sur le site de la fédération.
28 janvier 2009
RAPPEL - Etats Généraux de la Région
Je vous rappelle qu'un grand forum intitulé " Quel avenir pour les services publics de nos territoires" se tiendra demain dans le cadre des Etats généraux de la Région:
Jeudi 29 Janvier, à partir de 17h
Salle Ecovie, CARROS
Pour plus d'informations, je vous renvoie à mon précédent billet.
27 janvier 2009
LA REGION SOUTIENT LE MOUVEMENT DU PLANNING FAMILIAL
Aujourd'hui, le Mouvement du planning familial se mobilise sur les 6 départements de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur pour protester contre l’abandon total de l’Etat.
Malheureusement, étant à Marseille pour présenter au CESR les orientations budgétaires du secteur économie, je ne pourrai être au rassemblement organisé à Nice. C'est Christine Mirauchaux qui représentera la région.
Michel Vauzelle, notre Président a rappelé notre solidarité dans un communiqué de presse :
« Le planning familial rend, depuis 1967, un véritable service public de sensibilisation, d’accompagnement et d’écoute des femmes. Ce service fragile, unique et indispensable risque aujourd’hui de disparaître.
Pour le sauver, ce sont une fois de plus les collectivités territoriales, et notamment la Région, qui vont devoir se mobiliser sur un sujet qui outrepasse pourtant leurs compétences propres. Mais sur de pareilles questions, la mobilisation de tous s’impose afin de préserver, en l’occurrence, l’attention et l’écoute portées à nos concitoyennes.
La condition actuelle du planning familial illustre tristement la politique menée actuellement par le Gouvernement : une situation tragique pour des opérateurs et inquiétante pour le modèle de société qu’on tente ainsi de nous imposer ».
Ségolène Royal a également réagi aux annonces sur les financements en faveur du Conseil Conjugal et Familial par le communiqué de presse suivant :
"L'Etat vient de réduire de 42% ses financements en faveur du Conseil Conjugal et Familial.
Aujourd'hui, c'est l'ensemble des délégations du Planning Familial qui est menacé. Déjà, un tiers d'entre elles fermera ses portes à la fin du mois de janvier.
Cette décision brutale remet en cause 50 ans de consensus républicain sur le droit à la sexualité pour toutes les femmes inscrit dans la loi Neuwirth.
J'avais, pour ma part, augmenté notablement l'aide au fonctionnement du Planning en relevant le niveau du remboursement des consultations des Conseillères conjugales et familiales. J'avais également instauré la distribution de « la pilule du lendemain » par les infirmières scolaires.
La décision du Gouvernement va priver l'ensemble des jeunes filles et des femmes de France d'un soutien essentiel pour l'accomplissement dans leur vie de femme. C'est une régression majeure.
Je demande, au nom de toutes les femmes, au Gouvernement de réaffirmer son soutien aux droits des femmes, au travail des militantes du planning familial et de rétablir la totalité des financements supprimés."
23 janvier 2009
Le démarrage de l'OIN : une belle ambition et les premiers doutes
La Région a toujours été favorable sur le principe de l'OIN. Nous en avons l’expérience puisque nous sommes partenaires de l'OIN Euro Méditerranée à Marseille. C'est aussi un facteur de rééquilibrage de nos deux métropoles auquel notre président Michel VAUZELLE est très attaché. Cette opération est primordiale puisque la plaine du Var est le dernier espace disponible pour le développement de l'agglomération niçoise. L'urbanisation s'y développe de façon parcellaire et peu coordonnée que ce soit à l'embouchure ou dans la zone commerciale de Lingostière. Ce territoire est également devenu un axe de liaison important entre le haut pays et sur le littoral avec une autoroute, les routes et les chemins de fer. Il constitue un territoire à forts enjeux environnementaux : le risque d’inondation du fait de la présence du Var, le PPRI dont il faudra prioritairement sortir et les zones naturelles protégées. Le relief et les usages agricoles sont également des enjeux à prendre en considération.
Cette opération répond à la nécessité de tirer au mieux parti de cet espace stratégique pour la conurbation niçoise, elle suscite encore inquiétudes de la part de nombreux acteurs locaux. Ces préoccupations sont légitimes puisque les défis sont majeurs. La mission de préfiguration articule la stratégie de développement autour de deux axes, affirmer le rang international de la métropole niçoise et en faire une référence en termes d’intégration des problématiques environnementales.
Même s’il est encore très difficile d’avoir des positions très arrêtées compte tenu de certains flous, quelques remarques peuvent être apportées.
Nous devons considérer les objectifs de préservation de la qualité écologique et paysagère et de gestion des risques avec le concept « écovallée ». Il conviendra de démontrer dans les faits les discours sur notre capacité réelle à concilier le développement avec ces enjeux très forts. En effet, la question du maintien de l’activité agricole à ce stade est peu présente alors même que l’intérêt de maintenir des zones agricoles périurbaines est de plus en plus reconnu sur le plan national et international.
De plus, l’organisation du territoire devra prendre en compte son insertion dans un espace plus large avec Vence, et surtout Sophia Antipolis dont le principe de complémentarité doit primer sur l’aspect concurrentiel. La perspective de créer un nouveau « cœur métropole » apparaît ambitieuse au regard de la géographie des lieux. Aussi la question des moyens de déplacement sera centrale dans une perspective de transports durables.
Un axe prioritaire a été donné au projet économique. Les espaces de l’embouchure de Var auront vocation à conforter la seconde « porte internationale » de la France.
Cette stratégie de développement exogène, déjà caractéristique de la côte d’azur présente évidement les risques propres à tout processus de spécialisation. J’attire votre attention sur la cohérence de cette ambition avec les contraintes écologiques dont nous souhaitons nous doter collectivement.
Enfin, si des objectifs de logement, notamment sociaux sont annoncés. La thématique des centres urbains et de leur articulation est peu développée à ce stade. Pourtant, au regard de la situation actuelle, cette problématique apparait fondamentale et doit aller vers une réelle mixité des formes urbaines, des intégrations, des zones urbaines des différents espaces préservés et des services de proximité.
Pour terminer, la démonstration de la faisabilité financière de l’opération n’est pas encore apportée, en tenant compte des valeurs foncières très élevées dans ce secteur.
21 janvier 2009
La crise : une chance pour Nice !
Lorsque j'ai lu l'interview de Christian estrosi et que j'ai découvert cette phrase, j'avoue m'être pincé à plusieurs reprises pour voir si je ne cauchemardais pas. Mais non, la maire a bien déclaré que la crise était une chance pour sa ville.
Pour argumenter une pareille ineptie, il explique que grâce à la crise, l'Etat va débloquer des fonds plus rapidement et que certains chantiers vont pouvoir être avancés, notamment la ligne 2 du tramway. Certes mais tout de même.
Je ne fais pas de distinction entre la ville et ses habitants, entre Nice et les niçois. J'aime tout autant ma ville que ceux qui y résident.
Or quand on voit la situation, il ya quelque indécence à dire que la crise est une chance pour Nice. Elle ne l'est certainement pas pour les niçois!
Allez dire à un des 4000 chomeurs supplémentaires en un trimestre sur les AM que la crise, franchement, c'est une chance pour Nice!
Allez dire à une des 353 victimes du plan de licenciement de texas que la crise c'est une chance pour Nice!
Allez dire à tous ces jeunes dans les quartiers à qui des boulots ont été promis en mairie de façon irresponsable pendant la campagne électorale et qui ont lu dernièrement qu'il y aurait des économies à faire en mairie, qu'un départ à la retraite sur deux seulement serait remplacé, et qui voient leur espoir fondre, que la crise est une chance pour Nice!
Il fut un temps où Jacques Peyrat, arpentant une avenue de la république dévastée par les travaux du tram, répondant à un commerçant désespéré avait eu cette réplique demeurée dans les annales, qui disait en substance, que voulez vous seuls les meilleurs survivront.
Je reprend cette anecdote pour rappeler que certains ont pris des claques pour moins que cela!
La crise, une chance pour Nice! Elle est bien bonne celle là!
20 janvier 2009
SNCF: Michel Vauzelle et la Région défendent les usagers du TER
Pour les usagers des lignes les Arcs-Vintimille, Nice-Breil et Cannes-Grasse, les semaines se suivent et se ressemblent…
Depuis plus d’un mois, la situation ne s’est toujours pas améliorée, et les abonnés sont malheureusement touchés dans leur quotidien par cette grève, ce blocage qui ne trouve pas d’issue.
C’est avec colère que Michel vauzelle, notre président de région, a pris connaissance de l'échec de la médiation de l'Etat dans le conflit qui oppose depuis cinq semaines les cheminots et la direction de l'établissement de Nice de la SNCF.
La situation de blocage est d’autant plus regrettable que la Région PACA, depuis notre premier mandat, a toujours soutenu les transports ferroviaires et investi pour l’amélioration du service apporté aux usagers du train régional (rien que pour 2007, 260 millions d'euros investis par la Région pour le transport ferroviaire et les usagers du service public).
Certes, tout n’est pas toujours facile dans notre collaboration avec la SNCF (je vous renvoie pour plus de détails à mon article « panique à la sncf ».)
Pour autant, nous respectons l'entreprise publique qui est un excellent partenaire, servant la même cause que nous. C’est à ce partenaire que la Région PACA demande aujourd’hui de faire un geste.
Je me joins à Michel VAUZELLE qui, dans l’attente d’une issue que nous espérons rapide, demande à la SNCF de traiter les usagers de la Côte d'azur comme les usagers franciliens, et de proposer rapidement des indemnités et des gestes commerciaux correspondant au préjudice subi.
En effet, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a présenté ses "excuses", mercredi 14 janvier, aux voyageurs touchés par les grèves qui ont perturbé le trafic pendant un mois sur le secteur de Paris-Saint-Lazare et ont conduit à l’évacuation et sa fermeture au public mardi dernier.
Il n’est pas acceptable que les usagers de province soient considérés comme des usagers de seconde zone.
Tous les usagers subissant les inconvénients d’une telle grève méritent le même traitement. En gare de Nice ou Grasse comme en gare St Lazare.
C'est la raison pour laquelle Michel Vauzelle a demandé un geste commercial de la part de la SNCF afin que les usagers de nos TER soient traités sur la Côte d'Azur avec le même respect que celui affiché pour les franciliens.
Ce geste commercial est essentiel pour permettre à nos salariés, nos scolaires, à tous les usagers quotidiens, de garder confiance dans le service public ferroviaire et de ne pas se détourner de cet outil fantastique que nous continuerons à développer en collaboration avec la SNCF.
Ce matin la SNCF, par voie de presse, a fait savoir qu'elle irait dans ce sens, ce dont je me félicite. Il reste maintenant à sortir de cette impasse qu'aucun geste commercial et aucune indemnisation ne pourra compenser si cela continue à s'éterniser.
19 janvier 2009
les voeux au CAL de Bon Voyage : merci à tous!
Hier, c'était la journée des voeux, organisés au CAL de Bon Voyage.
Je pense que cela a été une belle fête à notre image, avec de la convivialité et de la fraternité.
Ces voeux se tenaient dans un climat de morosité ambiante. Comment ne pas évoquer la sitation au Proche- Orient, comment ne pas évoquer la crise financière, économique, sociale, bref totale dans laquelle nous plongeons. Comment ne pas évoquer la hause des impôts locaux qui va encore aggraver la crise du pouvoir d'achat.
Ce n'était pas non plus un moment facile pour moi puisqu'il fallait que j'explique à beaucoup de mes électeurs qui ne l'avaient pas encore compris que j'allais quitter le 12eme canton.
Je me suis longuement expliqué, sur le cumul, sur la nécessité pour moi de faire un choix et de choisir les mandats où je suis le plus utile aux niçoises et aux niçois. Et cela me dicte le choix de rester à la région et au Conseil Municipal.
Ce qu'il y a eu de très réconfortant, c'est de voir la diversité de la salle. Des militants socialistes mais aussi beaucoup de résidents des quartiers est.
C'était bien d'avoir autour la quasi totalité des élus socialistes au conseil municipal, de pouvoir retracer 11 ans d'engagement politique au service d'un canton, les avancées, les échecs, les batailles menées, notamment celle pour la baisse des charges dans les HLM, avec Paul Cuturello.
Et quand je pense qu'en retraçant tout cela (ce sont les aléas de l'improvisation), j'ai oublié de parler de l'arrivée du tramway dans le quartier !
Ce fut aussi l'occasion, en première partie, de faire découvrir à beaucoup les talents éclectiques de Marc Concas, à la tête de son groupe, qui nous a gratifié de 35 minutes de concert rock, merci à tous Mitch la guitariste, Gérald à la percussion, Damien à la batterie. Marc, dans la galaxie politique, c'est vraiment quelqu'un à part!
Et puis trouver une salle comble à ce point n'a pas été une mauvaise surprise. Pas une place assise de disponible et du mode assis sur les marches et debout au fond. Disons 300 selon la police et 340 selon les organisateurs!
Merci à Coco et Irène, à Razak, à Christophe, à Xavier, à tous ceux qui, autour de Fouzia, notre nouvelle secrétaire de section, ont mis la main à la pate pour faire de ces voeux un moment de bonheur partagé.
16 janvier 2009
Etats Généraux de la Région
La révision générale des politiques publiques a amorcé une importante réorganisation des services de l’Etat sur les territoires qui s’inscrit dans le cadre d’une profonde mutation des politiques publiques, des institutions et moyens d’actions.
Plus de 350 réformes sont engagées par l’Etat dont l’état d’avancement a été présenté au Conseil des ministres du 3 décembre. Même si elles sont conduites séparément, ces décisions ne sont pas sans lien entre elles et traduisent une certaine vision de l’Etat et des services publics pour 2012.
Ces réformes génèrent un véritable phénomène de rupture. En effet elles sont de nature à changer radicalement le paysage régional d’autant qu’elles s’accompagnent d’une évolution d paysage socioéconomique dans un contexte de crise financière majeure.
La mesure de l’impact de ces réformes en région PACA est aujourd’hui très difficile, pour plusieurs raisons : ampleur du mouvement de la réforme, vitesse de mise en œuvre, absence de transparence et de débat, mise en œuvre rampante, avant même leur officialisation et leur vote, elles connaissent parfois déjà un début d’exécution.
Si l’annonce de la Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP) est encore difficilement perçue par le grand public, les corps intermédiaires, syndicats, associations, élus locaux sont à l’inverse particulièrement préoccupés par cette perspective.
Par ailleurs, l’annonce régulière des décisions gouvernementales et des projets mettant directement en jeu l’avenir, les compétences et les ressources des collectivités territoriales, sans concertation, ni pédagogie, appelle une forte mobilisation car elles sont de nature à toucher chaque citoyen dans sa vie quotidienne.
C’est pourquoi, face au déficit de dialogue et de transparence, la Région a décidé d’organiser un vaste débat sur les conséquences et l’impact de ces réformes sur l’avenir des services publics et plus largement sur la réforme territoriale qualifiée de « big bang territorial ».
Elle engage, avec Michel Vauzelle, et out les élus de l'éxécutif, ce débat dans le cadre des Etats Généraux de la Région Provence Alpes Côte d’Azur en partenariat avec les autres collectivités, les organisations syndicales et le mouvement associatif.
La première étape de ces états généraux se traduit par l’organisation de forums territoriaux sur le thème « Quel avenir pour les services publics sur nos territoires ? ».Chez nous, ce forum se déroulera à Carros, le 29 janvier, jour de grande mobilisation sociale.
Réforme de la carte hospitalière, réforme militaire, réforme de la Poste, suppression de tribunaux et de trésoreries, réorganisation préfectorale, déclassement de sous-préfectures, réforme des chambres consulaires, suppression envisagée des Pays,… la liste est longue des réformes qui s’entrechoquent pour former un véritable « déménagement des territoires ».
C’est bien la solidarité sociale et territoriale de notre région qui est menacée. Quel en sera l’impact pour les usagers-citoyens des services publics locaux ? Comment mesurer ses conséquences, à la fois en terme d’emplois directs et indirects, ainsi qu’en termes d’attractivité économique des territoires ?
Je compte sur la mobilisation de tous à cette occasion.
15 janvier 2009
L'université sous tension
Les universités demarrent l'année dans de très mauvaises conditions.
Lundi 5 janvier, la conférence des présidents d'Université a adressé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, intitulée "chronique d'une crise annoncée dans les universités".
Cette lettre émet des doutes sur les moyens réellement engagés par l'Etat au service des universités, et conteste la réforme du statut des enseignants-chercheurs, celle de la formation des maitres, et un accord entre la France et le Vatican pour reconnaître les diplômes délivrés par les Institus Catholiques contrôlés par le Vatican au même titre que ceux des universités publiques.
Les présidents d'universités se font ainsi le relais de fortes inquiétudes qui agitent l'enseignement supérieur et la recherche depuis des mois.
Contrairement aux annonces officielles faisant état de fortes progressions de moyens, les dotations des universités se traduisent par des pertes importantes. Ainsi 450 millions d'euros de crédits de la recherche et de l'enseignement supérieur ont été annulés en 2008 ! Les moyens annoncés pour le Plan Campus ne sont pas au rendez-vous. En fait une partie de cet argent est destinée à être placée et les universités ne pourront utiliser que le rendement de ces placements, ce qui, dans la période est très aléatoire. Ainsi aux Etats Unis, les fonds des universités sont en train de fondre en pleine crise financière. Le fonds de la célèbre université d'Harvard a perdu plus de 22% en 6 mois!
07 janvier 2009
Président Sarkozy : Cessez le feu !
L'année recommence sur le même rythme effréné. Sarkozy est partout. On le pense concentré sur Gaza, Israël, la Syrie, le Liban, l'Egypte dans sa quête louable d'un cessez le feu, mais c'est de là-bas qu'il continue de tirer des missiles sur notre pacte républicain, le dernier en date concerne la suppression du juge d'instruction, que le Président de la République s'apprête à annoncer aujourd'hui alors qu'il est encore à l'étranger.
La suppression du juge d'instruction suscite une vive émotion.
- Elle porterait atteinte à l'indépendance de la Justice en confiant désormais l'instruction à des magistrats du parquet, soumis hiérarchiquement au pouvoir exécutif, à fortiori lorsque le pouvoir, comme c'est le cas aujourd'hui intervient dans les affaires judiciaires au travers du parquet. Les magistrats se sont souvent plaint de l'interventionnisme de Rachida Dati. Cela serait un recul démocratique sans précédent pour notre institution judiciaire.
- Elle remettrait en cause l'égalité des citoyens devant la justice. D'abord parce que le justiciable n'aura plus la possibilité de déclencher l'action publique si le parquet n'y consent pas. Ensuite, parce que selon les moyens dont disposent les justiciables, ils seront plus ou moins à même d'assurer leur défense. Le juge d'instruction n'instruisant plus à charge et à décharge, le travail des avocats n'en sera que plus complexe et donc que plus onéreux pour les justiciables.
Leur affaire, si elle allait à son terme constituerait une étape supplémentaire dans la régression des libertés, les institutions étant désormais la cible principale de cette volonté de mise au pas.

































