La politique et le sensationnel ont rarement fait bon ménage. En tout cas il est clair que ce n'est pas en allant dans cette voie que l'on developpera la citoyenneté, que l'on aidera les gens à s'intéresser à la chose politique.

La politique est une affaire sérieuse qui nécessite des explications. Je n'en démordrai jamais d'abord parce que j'ai la passion des affaires publiques, ensuite parce qu'elle change la vie des gens contrairement à ce qu'ils ont coutume de penser. C'est en cela qu'elle peut être belle et noble.

Mais ce qui se passe en ce moment dans la presse n'est pas de nature à grandir ce débat.

Lorsque Sophie Duez est sollicitée pour mettre son expertise et ses compétences au service d'un projet, celui des Abattoirs, qui de surcroît, faisait partie intégrante de notre propre projet municipal, l'interprétation qui en est faite est qu'elle va passer à l'UMP.

Et on titre Estrosi-Duez la romance politique!

Comme si à un moment il n'est pas possible de fédérer des compétences au service de l'intérêt général.

Lorsque le président de région Michel Vauzelle, après un travail que nous menons ensemble depuis plusieurs mois, vient à Nice passer le premier contrat de la Région avec une communauté urbaine, il coupe l'herbe sous le pied de Christian Estrosi qui ne cesse de dire que je défends mal les intérêts de Nice à la Région.

Et on titre  Estrosi-Vauzelle, le mariage stupéfiant!

Comme si, sans se compromettre, il n'était pas possible, au nom de l'intérêt des Niçois que sur quelques grands dossiers, des accords soient trouvés pour activer les projets que la ville attend

Mais pourquoi donc ferions nous de la politique, si ce n'est pas pour ça!

On ne prête qu'aux riches, mais sur ce coup, grâce à la presse, entre Duez et Vauzelle, Estrosi se retrouve en quelques jours donc bigame et... bisexuel. Mais dans ce petit jeu il y a une constante, une ligne éditoriale, c'est de présenter Allemand comme le cocu! Un petit jeu méprisable qui ne mérite d'être traité que par l'ironie...

NB: ce billet a suscité une foule de comentaires rappelant des anecdotes, des manipulations et mettant en cause nommément certains journalistes. J'ai décidé de n'en publier aucun. Le but n'est pas d'alimenter une polémique, mais simplement à travers cette note d'humour de leur demander de respecter l'action politique sans chercher à la travestir. Même si à court terme, un titre aguicheur peut faire vendre, je suis persuadé qu'à long terme, le "gagnant-gagnant", c'est le respect mutuel. En tout cas si l'on veut faire triompher les valeurs démocratiques et républicaines.