14 mai 2008
Envoi du compte de campagne

Christophe, notre implacable mandataire financier
Le compte de campagne de la dernière élection municipale a été expédié ce matin à la Commission Nationale des Comptes de Campagne.
C'est toujours un moment important. J'ai toujours été un fervent défenseur de cette réforme qui fait entrer la transparence dans le financement des campagnes électorales. Ce compte c'est le domaine du mandataire financier.
Le mandataire financier, pour ceux qui ne le savent pas, c'est celui qui effectue toutes les dépenses pendant la durée de la campagne électorale, car le candidat n'a pas le droit de manipuler des fonds, de faire des chèques. Toutes les factures sont faites au nom du mandataire.
Au nom de cette transparence je peux vous livrer quelques chiffres:
Globalement notre campagne a couté environ 180 000 euros. 180 000 euros pour tout ce que nous avons fait, c'est à peine plus que le Falcon de Christian Estrosi à 138 000 euros, vous vous souvenez.
Le plus gros poste, c'est celui des publications impressions avec 69 000 euros. Cela montre combien les militants ont travaillé car chaque document a été distribué à la main. Il n'y a aucune dépense de publipostage.
Les réunions publiques, notamment les 3 meetings d'Acropolis ont couté 19 000 euros, les frais de réception environ 13 000. Les aires d'échanges peuvent être évaluées à environ 13 000 euros mais c'est plus compliqué, certaines dépenses étant transversales.
L'essentiel des recettes est constitué d'un emprunt personnel de 151 000 euros dont les 10 premiers sur la liste se sont portés caution solidaire.
Il y a eu aussi plus de 11 000 euros de concours en nature, notamment le prêt de permanences, près de 6 000 euros de dons et apport de candidats.
Il y a eu enfin un mandataire très rigoureux, Christophe, car pour avoir signé ce matin l'enveloppe, j'ai pu mesurer l'épaisseur du compte et des pièces jointes (4,2cm!), et c'est un travail militant auquel il faut vraiment rendre hommage.
13 mai 2008
Assemblée générale de section sur la déclaration de principe
Pour la 5ème fois en un peu plus d'un siècle, les socialistes vont, avant cet été, actualiser leur déclaration de principe.
A chaque fois que cela s'est fait, cela a correspondu à des dates importantes de l'histoire du socialisme.
Il y a bien sûr 1905 et l'unification des multiples courants socialistes. Le PS se définit comme un parti de lutte des classes et de révolution.
Il y a eu ensuite 1946. Nous étions juste après la Libération et , bien que restant un parti révolutionnaire puisque Léon Blum, chargé de la rédiger a été obligé de conserver le terme "lutte des classes", le parti fait un mouvement vers un socialisme humaniste, "essentiellement démocratique".
En 1969, entre mai 68 et le congrès d'Epinay, la nouvelle déclaration de principe conserve au PS son caractère révolutionnaire mais elle ne parle plus de lutte des classes, simplement d'émancipation des travailleurs. Le but final est toujours de substituer au système un autre système.
En 1990, le PS met le réformisme au service des espérances révolutionnaires mais se définit comme un parti de rassemblement reconnaissant pour la pemière fois les règles du marché et se déclarant franchement pro-européen.
Nous voici donc à l'aube de notre 5ème déclaration de principe. Après 3 élections présidentielles perdues, cet aggiornamento était nécessaire. Ce projet précise que nous sommes un parti européen, réformiste et non plus révolutionnaire.
Je n'évoque jamais les réunions de ma section socialiste sur le blog. Pourtant elle se réunit une fois tous les mois et je me fais un point d'honneur à ne jamais en louper une.
Mais celle de ce soir était particulièrement importante. Il s 'agissait de donner notre avis sur le projet de déclaration de principe. La séance a été très animée et le projet passé au crible. Certains regrettent la disparition de la référence révolutionnaire. Pour ma part je pense que c'est un bien. rien ne sert d'avoir unedéclarationde principe trop en décalage avec la réalité du parti. cela fait belle lurette que le PS n'est plus un parti révolutionnaire.
Ce soir, certains voulaient même que l'on supprime le mot radical dans réformisme radical. Netre ceux là et ceux qui pensent que cette déclaration de principe est trop tiède, il y a toute la diversité qui peut faire notre force à certaines périodes et notre faiblesse parfois aussi.
Nous avons été aussi frappé par de nombreuses imprécisions ou maladresses rédactionnelles. Et nous les avons méthodiquement relevées.
Certains articles posent des problèmes de fond, notamment le 14 consacré à la réaffirmation de l'aspect féministe du PS. une phrase garantissant l'accès des femmes aux droits fondamentaux comme la santé ou l'éducation a fait bondir plusieurs de nos militantes.
De même la notion de placer la diversité des territoires au coeur de nos valeurs dans l'article consacrant le PS comme un parti décentralisateur a été vivement critiquée par ceux qui veulent la suppression des départements.
Il a fallu leur rappeler qu'une déclaration de principe n'était pas forcément une motion de congrès!
Autre remarque, le mot indépendance ne figure pas dans l'article consacré à la justice. C'est un rajout que nous demandons, etc...etc...
En tout cette assemblée a duré plus de 2h30 ce qui est assez long pour une réunion. Dans chaque section une réunionde même nature se tient et vendredi soir nous serons tous à carros pour un Conseil Fédéral exceptionnel où seront débattues toutes les modifications proposées par chaque section. Celles que nous présenterons à Paris devront nécessairement faire l'objet d'un vote unanime vendredi soir.
06 mai 2008
Communiqué de presse

Abandon du projet de nouvelle prison : un nouveau camouflet pour Nice
Alors que depuis le gouvernement JOSPIN, la nouvelle prison de Nice était une priorité affichée de l'Etat, Rachida DATI vient d'annoncer son abandon hier à Nice. Un nouveau camouflet pour notre ville. Une nouvelle illustration, après l'échec de la Cour d'appel, de la soi-disant influence de Christian ESTROSI sur le gouvernement.
Rachida DATI illustre une nouvelle fois le décalage entre les effets d'annonce de l'UMP et la réalité de son action. Il est clair que le gouvernement n'a pas les moyens de sa politique carcérale.
Pour les résidents des 2ème et 6ème cantons de Nice, la désillusion doit être sévère. Il est acté par le gouvernement FILLON que la prison ne déménagera pas.
Pourtant, la situation de la prison de Nice est intolérable, notamment au regard de sa vétusté et de son exigüité compte tenu de l'augmentation de la population carcérale.
Il est indispensable que les élus de notre département, quelle que soit leur sensibilité, se mobilisent pour faire reculer le gouvernement et faire aboutir un dossier qui n'a que trop trainé, car les conditions de détention ne sont plus acceptables.
S'il n'est pas possible, faute de moyens, de construire « la » grande prison promise par l'Etat, une humanisation et une réhabilitation de l'actuelle est indispensable et ne dispensera pas de construire sur le territoire de la CANCA une établissement pénitentiaire complémentaire, de plus petite taille. Ou alors il faut que le gouvernement indique clairement qu'il révise ses objectifs de fermeté à la baisse.
05 mai 2008
L'enjeu de l'OIN : la cohésion de la gauche

L'Opération d'Intérêt National de la plaine du Var est un enjeu majeur pour le département des Alpes Maritimes. Le redire devient d'une platitude consternante.
Ce qui l'est moins, c'est de comprendre que c'est aussi pour la gauche un enjeu politique primordial. Tout simplement parce que c'est un test sur sa cohésion face à C. Estrosi qui ne rêve que d'une seule chose : la diviser.
S'opposer à l'OIN à priori me paraît être une position irresponsable. C'est la posture choisie par l'extrême gauche. N'ayant pas vocation à gérer, elle peut se le permettre. Il en va autrement des forces de gauche de gouvernement ou de gestion.
Pourquoi la cohésion de la gauche est-elle nécessaire ?
1) parce que ce dossier va structurer la vie politique locale pour au moins les deux décennies à venir. La Défense 30 ans, 100.000 emplois, Euromediterranée 10 ans, 30.000 emplois, tout le monde connaît désormais la musique. La plaine du Var est la 3ème OIN de France.
2) parce que par ce biais, l'Etat se réapproprie une prérogative essentielle qui est celle de l'aménagement. Or, l'Etat pour l'instant c'est Sarkozy-Estrosi. Mais on sait que le PLU devra être compatible avec l'OIN. On sait que les permis de construire seront toujours délivrés par les maires mais instruits par l'Etat sur le périmètre de l'OIN et que l'établissement public créé est sous la tutelle du ministère.
3) parce que deux définitions de développement durable vont s'affronter. La nôtre, qui consiste avant tout à ne rien hypothéquer pour les générations futures, et celle d'ESTROSI, le "Canada Dry" du développement durable. On évalue le risque, on évalue ce qui est intéressant d'investir pour le juguler et ensuite on urbanise sans scrupule, d"où le débat sur la verticalité que l'on sent poindre.
4) parce que deux documents nous protègent pour l'instant de toute dérive : la Direction Territoriale d'Aménagement et le Plan de Prévention des Risques inondations (PPRI) de la vallée du Var qui est inscrit dans la DTA. Or, le gouvernement semble vouloir réviser la DTA, au bout de 5 ans. Il ne pourra se soustraire à la concertation. C.Estrosi le sait. C'est pourquoi la gauche a besoin d'aborder ce moment avec cohérence et détermination, et c'est pour cela qu' il essaie de transformer des nuances dans l'approche en divisions. Une gauche unie sur ce dossier serait pour lui un problème majeur.
02 mai 2008
Un conseil d'administration pas ordinaire
Mardi, c'était le conseil d'administration du CHU de Nice. Il s'agissait d'un Conseil très important pour plusieurs raisons.
Le nouveau directeur général comptait présenter son plan de retour à l'équilibre et le faire valider. Par ailleurs il s'agissait du premier conseil présidé par Christian Estrosi, qui, en tant que maire de Nice, est d'office président du conseil d'administration.
Je suis arrivé à l'avance , 45 mns avant pour rencontrer les syndicats car le plan de retour à l'équilibre prévu par la DG est un grand classique : on licencie 130 personnes.
La situation financière du CHU est catastrophique. Le déficit actuel est de 37 millions d'euros. Mais pire, il y a le dépassement de Pasteur 2, la grand chantier du début du siècle pour notre hopital, dont la réalisation est précisément indispensable pour un hypothétique retour à l'équilibre ...plus tard.
Je n'arrive pas à comprendre encore comment on a pu arriver à un tel déficit. Toujours est il qu'il n'est pas imaginable que ce soit le personnel qui paie les "pots cassés". Le licenciement est une variable d'ajustement beaucoup trop facile d'autant que dans plusieurs pôles, on sait très bien que le personnel soignant travaille déja à flux tendu, même les médecins le disent.
Il était donc acté que l'on ne siègerait au conseil que si le plan de retour à l'équilibre était retiré de l'ordre du jour. La pression était donc sur Estrosi qui dans un premier temps a envisagé de ne pas venir sièger. finalement il est arrivé vers 18 heures avec une heure de retard parès certainement des tergiversations et des pressions, encadré d'E. Ciotti, et des autres administrateurs désignés par la ville.
Près de 300 salariés sur place, les drapeaux syndicaux... un parfum de mai 68 flottait sur la salle.
C'est dans une pièce attenante à la salle du Conseil d'Administration que s'est déroulée une scène dont on ne mesurera la portée véritable que dans quelques semaines. C. Estrosi a clairement indiqué qu'appliquer une politique gouvernementale de façon aveugle et pénaliser notre CHU n'était pas admissible. Venant de la part de quelqu'un qui a quitté le gouvernement il y a 5 semaines, il fallait déja l'entendre. Mais la suite fut encore plus savoureuse, et tant mieux pour les salariés du CHU. Il a indiqué qu'il ne siègerait pas si le DG ne retirait pas le Plan de Retour à l'Equilibre de l'ordre du jour, et s'il n'était pas mis fin immédiatement aux procédures de licenciements en cours.
Bien entendu, les syndicats ont souscrit. C'était ce qu'ils recherchaient. J'ai moi-même indiqué que je voterai cette initiative tout en soulignant que l'on voyait là les contradictions qu'il pouvait y avoir pour un élu local se trouvant confronté aux conséquences des décions prises par le gouvernement qu'il soutient.
Il n'empèche. La manoeuvre a été habile et a désamorcé une situation explosive. J'ai revu hier matin les responsables syndicaux. Apparemment, les négociations vont s'ouvrir lundi. Le délai donné est d'un mois. C'est au bout de ce mois que sera jugé le véritable poids politique du nouveau maire de Nice face aux comptables de l'administration hospitalière. Jusque là... attendons!















