03 mars 2008
Une soirée qui restera dans les annales
Ce qui s'est passé hier soir à Acropolis est historique. Je n'ai pas l'habitude d'employer des superlatifs, mais c'est vrai. Une salle pleine à rabord (plus de 1000 personnes), 200 personnes interdits d'accès par la sécurité d'Aropolis, c'est du jamais vu à Nice pour un meeting de la gauche à l'échelon local.
Pour ne rien gacher, la soirée a été de l'avis de tous très réussie. J'en profite pour remercier Sophie Duez, mais aussi Jean-Pierre et Benoit qui ont beaucoup travaillé pour que la régie et la scénographie de la soirée soient à la hauteur de l'évènement. Et elles l'ont été.
Il y a eu beaucoup de beaux moments dans cette soirée. Elle a commencé par la lecture d'un message très fort de Max Cavaglione, le président de mon comité de soutien, par Joseph Ciccolini. Ensuite Nissa la Bella entonnée par Louis Fiori et repris en choeur a fait chavirer la salle et a donné le ton de la soirée. Festif et offensif. Grâce à Benoit, qui a fini le montage dans la nuit, nous avons pu également visionner le film de notre tournée des quartiers.
Il y a eu aussi des discours. Des discours brefs mais forts qui ont dit l'essentiel sur les raisons de notre rassemblement et sur l'esprit qui anime cette campagne. Louis Pastorelli, Aurélie Péglion, Cédric Matthews, Paul Cuturello, Bob Injey, Mari-Luz Hernandez-Nicaise, Rémi Gaechter, Jean-François Téaldi et Sophie Duez (sans oublier Emmanuelle "Bella Ciao" Gaziello, dont je ne connaissais pas les talents de chanteuse!) m'ont mis dans les meilleures conditions.
D'habitude pour les grands meetings, j'écris un discours parce que dans ces cas-là on ne veut rien oublier des messages à faire passer. Mais hier soir, je suis monté sur scène avec quelques notes. Parce que je voulais parler avec mon coeur, au risque d'oublier de dire 2-3 chose importantes. Et en repensant à cette magnifique soirée, j'ai bien fait. Parce que du coeur, tout le monde en a mis beaucoup hier.
Il est en train de se passer quelque chose d'extraordinaire dans cette ville et nous n'allons pas tarder à le vérifier.
Communiqué de presse
Patrick Allemand dénonce les suppressions de postes dans les lycées
Excepté les lycées Thierry Maulnier, Albert Calmette et Pierre Sola, je dénonce l’ampleur des suppressions de postes et la diminution de la dotation globale horaire allouée à chaque lycée de la ville de Nice.
Cette situation entraine un mouvement de contestation légitime qui se développe et que je soutiens.
Ce mouvement commence à perturber le fonctionnement des établissements. Le lycée Beau Site a dû fermer, en raison du fort mécontentement du corps enseignant. Au lycée du Parc Impérial, des épreuves du bac blanc ont été annulées.
Aujourd’hui, c’est au tour des lycées Guillaume Apollinaire et Paul Augier d’être en grève.
Pourtant, notre académie présente la particularité d’être classée dernière au niveau du taux d’encadrement, et constamment touchée par des mesures de suppression. Aussi, ces nouvelles mesures de réduction d’effectifs sont inacceptables.
L’administration déclare qu’elle se contente d’enlever des heures et de supprimer des postes, dès lors qu’une baisse des effectifs est constatée.
Ces décisions vont forcément avoir des conséquences désastreuses sur l’offre de formation. Cette politique à courte vue, aura des incidences sur les élèves, leurs emplois du temps et les options.
La situation dans les lycées niçois est très difficile.
La quasi-totalité des lycées est touchée.
Le lycée Beau Site perd 13 postes; le lycée des Eucalyptus 14 postes; Le lycée Apollinaire 8 postes, le lycée Masséna 2 postes ; le lycée des Palmiers 5 postes ; le lycée Estienne d’Orves 7 postes ; le lycée Parc Impérial 6 postes ; le lycée Pasteur 3 postes ; le lycée Paul Augier 5 postes ; le lycée Pierre Sola n’est pas touché par cette vague de suppression, tout comme les lycées Henri Calmette et Thierry Maulnier.
Cependant, cela fait tout de même pour la seule ville de Nice, une suppression totale de 63 postes, auxquelles s’ajoutent semble-t-il, de nombreuses suppressions de postes au niveau des personnels administratifs, suite à une volonté académique de procéder au regroupement des agences comptables.
L’Etat dégraisse de manière grossière sans aucune concertation, sans même informer la Région, qui investit chaque année des millions d’euros dans les lycées niçois pour leur assurer les meilleures conditions d’accueil dans les établissements et faciliter leur réussite scolaire.

















