16 janvier 2008
Port de Nice : les réactions affluent
Il ne faut pas mésestimer la portée de ce qui vient de se passer sur le port de Nice. Comme je l'ai annoncé dès hier soir, cette décision démontre qu’il est possible de s’opposer à l’Etat UMP en s’appuyant aussi sur la force de la loi et du droit.
C’est une première défaite cinglante pour Christian ESTROSI. Dans cette ville, tout n’est pas possible n’importe quand et n’importe comment. C'est en cela que cette décision a une portée symbolique qui va au delà du port. Christian Estrosi sera obligé d'en tenir compte dans la manière dont il compte organiser la future O.I.N de la Plaine de Var par exemple.
Une collectivité territoriale, la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur en l'occurrence, au delà des personnes, ne peut être humiliée de la sorte, bafouée. Elle représente une légitimité électorale, elle représente le peuple de cette région.
Le simulacre de concertation qui a été sanctionné par le tribunal administratif est un modèle du genre. Je vous invite à lire la presse demain matin, et également à regarder France 3 sur internet demain, parce que ce soir, vous serez à l'inauguration de la permanence pour la plupart d'entre vous. Vous verrez que j'ai fait des révélations précises sur le contenu de certains courriers entre le préfet des AM et le Conseil Général des AM, notamment l'un d'eux, daté du 22 avril 2004, ou un autre échangé entre le ministre de l'équipement et le conseil général des AM, le 19 avril 2005, qui démontrent que, bien avant la date officielle de la décision de transfert le 6 mai 2006, la cause était entendue depuis longtemps.
Aujourd'hui les réactions affluent. Positives.
Celle de Marc Concas, le conseiller général du 1er canton :
Annulation de la décision du Préfet de Région : la victoire du Droit
La décision du Tribunal Administratif de NICE sanctionne logiquement les irrégularités qui ont entaché la procédure de concertation préalable à la désignation du futur propriétaire du port de NICE.
Il appartient désormais au Préfet de Région de veiller à mener une concertation digne de ce nom, lui permettant de prendre sa décision avec la sérénité imposée par l'importance de l'enjeu.
Cette décision sera comprise et acceptée par tous les acteurs du Port de NICE dès l'instant où ces derniers et les élus concernés par le dossier auront été étroitement associés à cette concertation, chacun pouvant défendre son point de vue en veillant au respect d'un principe intangible : CELUI DE L'INTERET GENERAL.
La réaction du parti communiste français
Par jugement du 15 janvier 2008, le tribunal administratif a annulé le transfert de la gestion du Port de Nice au Conseil Général. Il revient donc sous la responsabilité de l'Etat, le temps qu'une véritable procédure de concertation puisse permettre de choisir le futur propriétaire.
Bref rappel : en 2001, le « grand débat public » sur l'extension du Port fait naufrage, un peu à l'image de nombreux projets pharaoniques qui hantent la droite niçoise. Grande mairie, grand stade,…..
En 2002, la loi prévoit un transfert de la responsabilité des ports vers la Région, et la région Paca se porte candidate.
En 2004, à l'occasion d'un amendement de circonstance à la loi, Estrosi fait avaliser la possibilité pour le Conseil Général d'être candidat.
Toujours pressé, et habitué à l'obéissance des autorités, il obtient en 2006, l'attribution de cette gestion par le Préfet, mais au mépris du respect de la procédure de concertation dit aujourd'hui, le juge administratif. Car cette procédure implique la recherche de partenariat entre les collectivités candidates.
Jamais en retard d'un populisme, E.Ciotti vient au secours de son mentor en lançant une pétition sur le thème « le port aux Niçois ».
Et si tout simplement les niçois commençaient à se dire à propos du tandem Estrosi-Ciotti « qui trop embrasse, mal étreint ».
Port de Nice : La boulimie d'Estrosi sanctionnée
Enfin voici des extraits de la lettre que Nice Union Maritime, qui est un collectif d'associations professionnelles du Port de Nice, adresse ce jour au préfet de région. J'ai selectionné le 5ème paragraphe, qui je l'espère, sera repris dans la presse demain matin et qui est lourd de signification, venant de professionnels.
"Après un an de « gouvernance » du Conseil général des Alpes-Maritimes, toute la place portuaire est vivement préoccupée et mobilisée suite aux nouvelles positions prises par celui-ci. Pour être plus précis, les professionnels du port sont sérieusement inquiets des orientations, clairement électoralistes, prise par le Conseil Général dans la conduite de ce port : pas de mise en œuvre des chantiers essentiels (dragages), projets de préemption des espaces au profit des activités urbaines, remplacement des zones portuaires par des espaces de promenade publique, tentatives de réduction des trafics de commerce, refus de statuer sur les exigences de mise aux normes ISPS…"
Aucun élu n'a osé faire un procès aussi détaillé et précis de la gestion du port par le Conseil Général des Alpes-Maritimes.
INAUGURATION DE LA PERMANENCE ELECTORALE
Je vous attends nombreux à l'inauguration de notre permanence électorale, ce soir à partir de 18h30.
"Une première défaite pour Christian Estrosi"

COMMUNIQUE DE PRESSE
1ère réaction de Patrick ALLEMAND à la décision du TA de Nice :
« une première défaite pour C. ESTROSI »
Je me félicite de la décision du Tribunal administratif de Nice annulant l’attribution de la propriété du Port de Nice au Conseil général.
Cette décision démontre qu’il est possible de s’opposer à l’Etat UMP en s’appuyant aussi sur la force de la loi et du droit.
C’est une première défaite cinglante pour Christian ESTROSI. Dans cette ville, tout n’est pas possible n’importe quand et n’importe comment. Les Niçois doivent être assurés de ma détermination à le démontrer dans les semaines qui viennent.















