31 décembre 2007
Bonne année à tous !
Chers amis bloggueurs,
C'est de Valberg où je prends quelques jours de repos avant d'affronter la dernière phase de la campagne électorale que je vous adresse à tous et à toutes, tous mes meilleurs voeux pour 2008. Mes voeux de santé, de bonheur, et de réussite dans tous vos projets.
Dès le 5 janvier je serai de retour sur Nice et ensemble nous allons vivre une période dense. Vous pouvez compter sur ma détermination pour faire triompher nos valeurs et notre projet pour Nice. Mais j'adresse aussi à toutes les autres têtes de listes du rassemblement de la gauche sur les autres communes, mes voeux les plus sincères de réussite.
Nous avons besoin que partout dans ce département, la gauche progresse pour proposer à nos concitoyens un autre horizon que celui qui se profile actuellement, tant en France avec Sarkozy que chez nous avec son clone local.
Finissez la bien !
Baieta !
26 décembre 2007
Renaissance à Bon Voyage
Il y a bientôt quelques mois j'avais écrit un billet sur la chapelle Notre Dame du Bon Voyage, cette petite chapelle située dans le virage de la Route de Turin.
Dès le début de mon premier mandat de Conseiller Général, je m'étais intéressé à cette chapelle dans un endroit de la ville où il y a peu de patrimoine. Or cette chapelle date de 1727. A l'époque je m'étais adressé à C.A.U.E dont le président est Bernard Asso, un conseiller général UMP de la ville de Nice. Mais mes démarches s'étaient avérées vaines parce que la chapelle appartenait à un privé. Et le C.A.U.E ne pouvait (ou ne voulait) pas intervenir.
Aussi lorsqu'il ya deux ans et demi Jean Marc Giaume, le président de la fédération des associations du Comté de Nice, est venu me voir en me disant qu'il souhaitait rénover cette chapelle, je lui ai de suite dit Banco!
Tout en appelant son attention sur les obstacles juridiques possibles, je lui ai dit que s'il les levait, le conseil régional participerait à cette rénovation et je lui avais indiqué qu'en tant que conseiller général du 12eme canton je ferai mon possible pour que le conseil général s'y associe. Le dossier au Conseil général n'est pas passé par moi. Jean Marc fait partie de ces responsables associatifs suffisamment "sioux" pour n'être fâché avec personne et avoir ses entrées partout. Celui du Conseil Régional en revanche oui.
Ces subventions publiques ajoutées à une souscription que l'on passe sous silence mais qui a quand même rapporté un peu d'argent, et au bénévolat de quelques uns ont permis une rénovation que beaucoup jugeaient improbable.
Lundi soir s'y est déroulée une messe de minuit très symbolique. Absent de Nice et prévenu seulement 4 jours avant, je n'ai pu y assister. Cela m'a touché de ne pas être là pour ce premier office parce que franchement je n'y suis pas pour rien.
Du menuisier qui a offert la porte en chêne massif, en souvenir de son grand-père qui parcourait la route de Turin à dos de mulet, à la sculptrice, en passant par le fondeur, le maître verrier, la maçon, le fresquiste, et le maître ferronnier, cette chapelle, au delà du témoignage qu'elle rappelle est aussi une vitrine du savoir faire de nos artisans d'art.
Je les remercie tous au nom de notre président de région, Michel Vauzelle, d'avoir mené à son terme, cette rénovation d'une chapelle, qui parait il vit un pape, Pie VII, y faire une halte.
25 décembre 2007
Mobilisation oeucuménique pour Ingrid Betancourt

Lorsque Christian Estrosi a annoncé en assemblée plénière qu'il organiserait un rassemblement le 24 décembre Place du Palais de Justice pour la libération d'Ingrid Betancourt, il nous est apparu évident qu'il fallait y aller. Parce que la libération de cette femme d'exception n'est pas l'affaire de l'UMP, elle est l'affaire de la France. Il ne doit pas y avoir de message partisan là dessus. Il était donc essentiel que la gauche y participe. Marc Concas l'avait dit en séance. Nous y sommes allés. Le parti communiste aussi, représenté par Jacques Victor.
Toutefois, nous avons été déçu par la mobilisation. Un peu plus de 300 personnes alors qu'il y avait de nombreux militants socialistes en plus, et malgré les gros moyens du Conseil Général, appelant par le biais astucieux d'Alpes-Maritimes Fraternité à ce rassemblement, par publicité dans Nice-Matin.
Et Christian Estrosi l'a bien senti. Il n'a prononcé que...deux fois le nom de Sarkozy dans sa courte intervention et une fois..."le président de tous les français y déploie une formidable énergie". Il est vrai que le président de tous les français est quelque peu déroutant ces temps ci.
Certains l'attendaient peut être en Colombie ces jours-ci pour tenter d'honorer sa promesse, non tenue comme tant d'autres, de ramener Ingrid Betancourt pour Noël en France. Mais non il a choisi l'Egypte et Carla Bruni. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est plus agréable mais nettement moins grand !
23 décembre 2007
Retour de match en tramway
Hier soir je suis allé au stade et revenu en tramway.
Nous avons décidé avec Marc Concas de monter au stade avec le tramway. Le bilan est plus que positif.
Départ de Nice étoile à 19h10, arrivée en tribune à 19h30, soit 20 minutes dont 13 de parcours. Aucun stress. Pas besoin de chercher à tout prix à rentrer dans le parking VIP, ou alors de commencer à faire la chasse à une place dans un quartier toujours saturé les soirs de match. C'est la première fois que j'arrive au stade une demi-heure avant le coup d'envoi.
Le match a été très agréable. L'OGC Nice a gagné, aurait dû gagner plus largement car la seconde mi-temps fut celle des occasions manquées, mais enfin nous avons empoché les trois points de la victoire. Mais l'intérêt de court billet réside surtout sur le trajet retour en tramway.
Il y a eu une panne de 20 minutes. Le soir d'un match c'est dommage parce que les niçois étaient nombreux à se presser sur les quais. Un nombre très significatif a fini par renoncer et partir à pieds. Cela confirme ce que j'ai toujours dit. Cette ligne 1 est au moins autant une alternative pour les piétons que pour les personnes se déplaçant en voiture.
La rame était en surcharge, c'est évident. Les soirs de match, l'objectif doit être une rame toutes les 4 minutes au moins. Mais les discussions n'en étaient que plus intéressantes. Evidemment facilement reconnu, j'ai été interrogé sur ma vision du tramway, des transports publics mais j'ai aussi posé des questions.
En fait je voulais savoir qui étaient ceux qui avaient choisi de prendre le tramway pour aller au stade et la variété des réponses a été particulièrement intéressante.
L'essentiel vient des quartiers Est de la ville, République, bas de Saint Roch, Bon Voyage. Donc des gens venant de loin. Quelqu'un vient de l'Observatoire. Il a garé son véhicule à la place Saint Roch avant de prendre le tramway.
Il y a aussi des jeunes du Vieux Nice. Pour eux c'est une première. Ils ont essayé pour voir. D'habitude, ils viennent en scooter. Le reprendront-ils? Ils trouvent ça sympa mais ils ont trop attendu... à suivre donc.
Plus surprenant est le cas de vençois. Ils n'étaient plus venus au match depuis longtemps parce que se garer est impossible. Ils sont arrivés à Nice par la promenade des Anglais et se sont garés au parking Masséna avant de monter à l'arrêt devant les Galeries Lafayette.
Des laurentins eux sont arrivés à Nice par la voie Mathis, ont pris la sortie Nice Nord, se sont garés sur la parking de la gare du Sud et ont pris le tramway à la Libération.
Les 13 minutes s'étant écoulées, je dois sortir. C'est passé vite, j'ai failli oublier de descendre. Mais ces quelques échanges m'ont démontré deux choses.
1- L'argument du stade à Saint Isidore pour permettre aux gens de l'extérieur de Nice de venir au stade est moins évident que ce que l'on pense à priori, dès l'instant où on prévoit un endroit pour garer les véhicules.
2- Il n'y a peut être que trois "parcs azur" sur le parcours ce qui est trop peu et ce qu'il faudra impérativement améliorer mais les gens sont en train de se créer des itinéraires malins en fonction des parkings situé à proximité de la ligne 1.
Le plus indéniable et ce qui est recherché unanimement, c'est de ne plus avoir à garer son véhicule en arrivant au stade. De quoi rassurer les riverains.
21 décembre 2007
Réaction à l'échec de la candidature de Nice au titre de capitale européenne de la culture

COMMUNIQUE DE PRESSE
La décision est cruelle mais logique. La personnalité de Jean Nouvel, aussi remarquable soit-elle, ne pouvait à elle seule compenser les insuffisances connues du dossier.
Au-delà, l’échec de cette candidature démontre une nouvelle fois que Nice souffre d’un grave problème d’image et confirme le déclin de notre ville. Nous avons pourtant de formidables atouts qui restent inexploités.
Avec la liste "Changer d'ère", nous ferons de Nice non pas une capitale européenne de la culture pour 2013, nous en ferons une capitale permanente de la culture pour lui rendre son rayonnement en France et dans le monde. Encore faudra t'il valoriser une création locale honteusement sous-exploitée.
Le décibelomêtre!
La tournée "Trop Puissant" s'est arrêtée dans les Alpes-Maritimes cette semaine.
J'étais au C.A.L Bon Voyage avec le groupe M!ura qui est un groupe rock, pour une animation-concert de prévention des risques auditifs.
parce que les chiffres sont inquiétants:
-un jeune sur 10 en France est atteint de déficience auditive, notamment due à une écoute musicale longue et à un niveau sonore élevé.
-15mns suffisent pour mettre en danger ses oreilles si le volume de son baladeur est à fond.
Il faut porter des bouchons d'oreilles pendant les concerts pour se protèger efficacement. Cette tournée est mise en oeuvre en partenariat avec le rectorat de l'académie de Nice, le pôle régional des musiques actuelles. Plus de 70 lycées et CFA se sont portés candidats pour participer à cette opération en 2007-2008. Une séance dure 2 heures et accueille en moyenne 130 élèves.
J'ai assisté à l'une d'entre elles. Elles se déroulent selon un principe d'animation dynamique et interactif. Les musiciens sont en situation de concert mais fait passer des informations sur les musiques amplifiées, les traumatismes auditifs, etc...
Chaque élève repart avec des bouchons d'oreilles et un livret pédagogique sur les risques auditifs.
Cette action a concerné sur les journées des 18 et 19 décembre, au C.A.L Bon Voyage. Sur la séance où je suis allé, 146 élèves des lycées La Providence, Don Bosco et Escoffier. L'après-midi, c'était 140 élèves des lycées des lycées des Eucalyptus et Don Bosco.
Enfin le lendemain, 129 élèves des lycées Massena et Calmette.
Sur le côté de la scène, il y avait un décibélomêtre, qui mesure l'intensité du bruit. Le vert indique le niveau supportable, le rouge indique le moment où le bruit fait mal. Un insturment spectaculaire qui a beaucoup interpellé les lycéens qui étaient présents.
20 décembre 2007
Quelle identité niçoise pour changer d'ère ?

Je veux que cette élection municipale soit l'occasion de porter une réflexion sur l'identité niçoise. Notre liste a commencé à le faire en réagissant à l'hommage de Christian Estrosi à Napoléon III mais je veux pousser plus loin ce débat.
Je pense que notre identité ne doit pas se recroqueviller sur elle-même et sur une conception défensive. La meilleure façon de la défendre c'est de l'ouvrir, de la partager. Je veux que les touristes qui visitent Nice puissent s'impégner de ce qui fait notre identité et notre culture. Que l'on ressente en visitant Nice la nissartitude comme on s'imprègne de la culture catalane en visitant Barcelone.
C'est pour cela qu'à Nice, comme ailleurs, je veux porter d’autres valeurs que celles défendues par l'UMP sur cette question. Je veux laisser à Christian Estrosi le droit du sang, et je vous invite à défendre avec moi le droit du sol.
Je reconnais la qualité de niçois à celui qui vit à Nice dès lors qu’il aime Nice, dès lors qu’il apporte quelque chose à sa ville. Dire cela, c’est faire entrer dans la modernité l’identité niçoise, c’est vivre avec son temps. C’est reconnaître qu’aujourd’hui Nice est une ville cosmopolite. C’est enrichir notre ville de toutes ses différences.
Pour illustrer ma définition du niçois, je ne peux que vous restituer une phrase de Jean-Marc Eusebi qui nous a quittés tellement tôt.
Fin 2005, nous sommes allés à l’école Auber avec Jean-Marc offrir aux enfants une bande dessinée « Emma Tomate » écrite en français et en niçois. Je me souviens de ces enfants, de 17 nationalités différentes, ouvrant des yeux tous ronds, en découvrant qu’il existait une langue niçoise mais c’est surtout la réponse de Jean-Marc qui m’a marqué : « Je ne peux pas vous expliquer d’où vous venez, mais je suis là pour vous expliquer où vous êtes. »
C’est cela être niçois quand on veut changer d’ère.
19 décembre 2007
Bonne fête de l'Aïd!

Aujourd'hui c'est l'Aïd el Kebir, "la grande fête" des musulmans qui commémore chaque année le sacrifice d'Abraham, qui était sur le point de sacrifier son fils quand Dieu, constatant son obeissance, arrêta son bras et remplaça l'enfant par un mouton. D'où la tradition du sacrifice du mouton.
C'est une fête synonyme de pardon, d'entraide et de solidarité et c'est l'occasion pour moi de saluer tous mes amis musulmans et plus généralement les musulmans de Nice.
18 décembre 2007
Mon discours du 13 décembre
Voici, comme vous en avez très souvent l'habitude sur mon blog, le discours que j'ai prononcé lors du premier meeting de campagne "Nice 2008 - Changer d'ère"
Je vous rappelle que vous pouvez retrouver également sur nice2008.org, le site officiel de la campagne, toutes les autres interventions des partenaires.
Meeting "Changer d'ère" : P. ALLEMAND (1/3)
Meeting "Changer d'ère" : P. ALLEMAND (2/3)
Meeting "Changer d'ère" : P. ALLEMAND (3/3)
L'investiture à Paris.
Si le blog s'est reposé pendant trois jours, pas moi puisque j'étais ce week end à Paris.
Samedi à la Villette pour la convention nationale d'investiture. Dimanche à Solférino pour le séminaire des Premiers Secrétaires fédéraux.
Si cette convention nationale ne restera pas dans la mémoire collective, elle restera comme un moment fort de mon action militante.
Tout simplement parce que j'ai reçu officiellement l'investiture de mon parti, comme d'autres dans ce département, ceux qui vont mener la bataille dans les communes de plus de 20 000 habitants, à Antibes, Menton, Cannes, Le Cannet, Vallauris, Grasse, Saint Laurent du Var, la situation de cagnes sur Mer, un peu particulière étant provisoirement gélée.
Recevoir l'investiture, c'est la reconnaissance de son parti au niveau national, c'est donc toujours un moment important. La recevoir dans le contexte niçois actuel prend une tout autre portée. La dimension politique n'est pas la même. Cela entérine non seulement le vote des militants, mais aussi tout l'action politique menée depuis le 25 septembre.
C'est le résultat d'un vote quasi unanime, 94% sur l'ordre des socialistes qui a démontré que cette phase s'est opérée dans l'unité, que chacun a bien compris les enjeux. Cette absence de crispation à ce moment toujours très délicat démontre une prise en compte et un respect de chacun. j'ai essayé de faire le mieux possible avec les contraintes du moment.
C'est aussi le résultat de la démarche de rassemblement opérée depuis le 25 septembrequi fait qu'à la sortie, dans un contexte autrement plus difficile qu'en 2001, la qualité du rassemblement de la gauche est bonne. et que je travaille désormais à l'élargir encore.
Je n'ai pas pour habitude de mettre en exergue X ou Y mais dans ces 2 premiers mois de véritable campagne, certains ont tenu des rôles clefs. Paul et Yann sur le rassemblement, les deux Christine et Sylvie sur l'implication des sections, Christiane pour ce bel apéritif à la Buffa, Marc pour la belle réussite de la rue Bonaparte...que les autres ne soient pas frustrés je sais l'implication qu'ils y mettent.

















