22 novembre 2007
Le Projet Telius
Un peu d'économie au menu du jour. Je sais que c'est parfois aride, mais le blog est aussi fait pour cela. Avant hier entre la manifestation du matin et l'apéritif le soir au pastrouil j'ai fait un aller-retour sur Marseille pour présider en compagnie du Secrétaire Général aux Affaires Régionales, le comité de programmation du contrat de projets Etat - région "économie et connaissance". Mais la discussion ne s'est pas bornée à engager les fonds publics sur des opérations. Elle a été très stratégique.
D'abord parce que le thème « Economie et Connaissance » est totalement transversal. Il rassemble l’économie, l’innovation, le transfert de technologies, les Technologies de l’Information et de la Communication et un volet très important tant par son contenu stratégique que par les moyens mobilisés, la recherche, l’enseignement supérieur et la vie étudiante. Ce regroupement n’est pas le fruit d’un assemblage administratif, il correspond à un véritable enjeu de positionnement de notre Région dans une économie de la connaissance mondialisée qui vient percuter les fondamentaux mêmes de l’économie.
Ensuite parce qu'il nous faut approfondir collectivement cet enjeu de l’économie de la connaissance, à la suite des Schémas que la Région a développé sur l’Economie et le Tourisme, l’Enseignement supérieur et la recherche, la Société de l’information. Le Contrat de projets et le Programme Feder nous donnent les moyens pour concrétiser, collectivement, Etat- Région-Conseils généraux- Agglomérations, cette ambition de faire de Provence Alpes Côte d’Azur une Région référence en matière d’économie de la connaissance.
Avec les pôles de compétitivité et la démarche globales des Prides (18 labellisés à ce jour), le Réseau Régional de l’Innovation dont un premier cadre devrait être présenté lors d’un séminaire de travail le 3 décembre après-midi à l’Hôtel de Région, les plateformes mutualisées et partenariales constituent le troisième volet d’un système régional de l’innovation en voie de développement.
Enfin parce qu'il est nécessaire de bien faire attention que nos aides publiques ne soient à aucun moment interprétées comme étant des aides directes aux entreprises par la Commission de Bruxelles car cela équivaudrait à fausser la concurrence et à rendre ces aides caduques.
C'est dans ce cadre que s'inscrit le projet Telius porté par l'INRIA Sophia-Antipolis, en lien avec l'Université de Nice, le CHU de Nice, le centre Antoine Lacassagne, Eurecom et l'INSERM. il s'agit de renforcer le réseau d'acteurs de la recherche autour de projets exploitants ces plateformes. Il en est ainsi du projet PLEXUS d'expérimentation de réseaux sans fil type Wifi mais en plus puissants, et de bien d'autres projets qui nous ont transporté dans une véritable fiction durant nos deux heures de travail. L'enjeu est crucial. Car pour rester compétitive dans la mondialisation la France doit rester innovante et notre région se doit d'être en pointe de ce mouvement.
21 novembre 2007
Le lycée René Goscinny : une avancée importante
Ce soir, j'ai présidé la première réunion du comité de pilotage du Lycée René Goscinny à Drap.
Là où il y a un volonté il y a un chemin, disait François Mitterrand. Et pour le lycée René Goscinny, le chemin fut long, parsemé d'embuches, de moments de découragements, mais aujourd'hui le projet est en train de naitre. Et ce lycée se fera exactement dans l'esprit où Michel Vauzelle , moi-même et les membres de l'exécutif le souhaitions.
Il est une bonne nouvelle pour les lycées de l'est de la ville qui sont saturés depuis trois ans. Il changera aussi la vie de centaines de lycéens des vallées des Paillons, condamnée aujourd'hui à de longs trajets. D'autant que le train desservira directement le lycée, une halte spécifique sera construite à cet effet.
La réunion de ce comité de pilotage a duré 2h30. Elle était importante puisque le rectorat était représenté par son secrétaire général pour évoquer la structure pédagogique du projet et notamment la place de l'option théâtre qui a été retenue. le lycée est avant tout un lycée général de secteur conçu pour environ 800 élèves.
Mais ensuite, c'est le programmeur qui s'est taillé un vif succès d'estime tant le cahier des charges soumis aux architectes qui ont été choisis( ils sont 5) prend en compte les contraintes du terrain. Et elles sont nombreuses, des contraintes géologiques, hydrauliques, topographiques aussi. Mais le travail réalisé a une cohérence qui a été soulignée par l'ensemble des participants, notamment Jacques Tiberi, et Francis Tujague, qui suivent ce dossier depuis le départ et apprécient le point où nous en sommes arrivés.
Les équipements sportifs seront situés à l'entrée du terrain, et seront ouverts hors temps scolaire aux associations sportives de la commune, notamment le gymnase de catégorie C.
Mais ce lycée sera également très innovant en matière d'environnement et d'écologie. l'éclairage se fera par le biais du photovoltaïque, il y aura une chaudière centrale à bois et le lycée travaillera avec la filière bois de la vallée. Il sera fait attention à la qualité des matériaux de finition, notamment les peintures afin de réduire les émissions de COV. Enfin ce chantier sera un chantier vert, c'est à dire un chantier responsable avec contrôle des déchets etc...Un lycée en pointe sur tout la ligne.
Une incroyable méprise
Le 10 octobre dernier j'intitulais un de mes billets "Maison Blanche : un prêtre m'a menti". Ce billet faisait suite à l'occupation des locaux de la maison blanche par des sans logis.
Je m'étais rendu sur place pour une tentative de médiation. On m'avait indiqué que l'abbé Giordan (que je ne connaissais pas physiquement), administrateur de l'association était sur place. Au bout d'un moment on m' a présenté un responsable comme étant l'abbé Giordan. Or un mois et demi après, il s'avère que cette personne ne pouvait être l'abbé Giordan puisqu'il avait quitté les lieux à 14h30, avant mon arrivée. c'est donc à tort que je l'ai incriminé dans cette affaire.
Depuis nous nous sommes rencontrés, parlés, expliqués et effectivement, ce n'est pas à lui que j'ai eu affaire ce jour-là. Il était donc normal que je le rectifie sur ce blog et que je lui présente mes excuses publiquement. Il me l'a demandé, je le fais volontiers parce que j'estime que je les lui dois.
Il reste une question en suspens: A qui ai je parlé ce jour-là?
NB: j'ai donc retire ce billet au 10 octobre.
7000 à Nice, bien plus si l'on était sur une autre stratégie

La mobilisation réalisée hier à Nice pour cette grande journée d'action n'est pas anodine. On connaît les difficultés traditionnelles à Nice pour fournir des défilés de bonne tenue. Or ce qui m'a frappé hier, c'est la densité de la manifestation. Nous sommes partis presque à l'heure de la tête au carré, et en cours de route, les retardataires sont venus grossir nos rangs.
La mobilisation des syndicats, hors les régimes spéciaux (gaziers et cheminots, très présents et très nombreux) était bonne. La CGT bien sûr mais, ce n'est pas une surprise, mais les autres grandes centrales, CFDT, FO, ou UNSA, ainsi que les syndicats d'enseignants avaient également bien répondu à l'appel. J'ai notamment rencontré de nombreux hospitaliers. Il est clair que l'essentiel était là pour la défense du pouvoir d'achat, mais aussi pour les suppressions de poste dans la fonction publique.
Quelques universitaires également repérés dans le cortège, certainement parce que la réforme Pécresse sur l'autonomie des Universités les inquiète. Mais malgré le vote de la grève, il y avait peu d'étudiants. Ici le mouvement semble démarrer avec un temps de retard et les deux mouvements n'ont pu opérer de façon efficace la jonction. Et que dire des avocats qui s'apprêteraient eux aussi à défiler pour protester contre la réforme Dati...
Ces mécontentements grandissants n'arrivent pas à se connecter. et c'est dommage car ils ont une origine commune : l'application du programme de Nicolas Sarkozy. Il y aurait urgence à mettre tout ceci en perspective et à lancer une grande journée de mobilisation nationale, un samedi par exemple. Une journée à laquelle tous les partis de gauche appelleraient à participer pour renforcer le mouvement syndical.
Le pouvoir d'achat est devenu pour nombre de nos concitoyens les plus modestes, une question de survie. C'est là que nous devons porter notre effort en priorité désormais, car plus que tout il est temps de briser un tabou, une croyance qui s'installe dans le pays. Celle d'un Sarkozy invulnérable imperméable à tout et qui ne recule devant rien. Il est impératif de le faire reculer précisément pour cette raison. C'est en cela que ce mouvement social est déjà un tournant du quinquennat.
20 novembre 2007
"Lou Pastrouil"
Voila un bar du Vieux-Nice, donnant sur la Place du Palais de Justice, qui porte bien son nom puisque c'était le lieu de la première rencontre-débat de la campagne des élections municipales. J'ai choisi de mener cette campagne de proximité avant Noël pour mieux établir les priorités des niçois mais également pour mieux comprendre les problématiques spécifiques des quartiers.
Il y avait très exactement 26 personnes qui avaient répondu à cette invitation. Bien entendu, j'ai commencé par indiquer les conclusions du questionnaire adressé à la population du Vieux-Nice (60 réponses sur les 1700 actuellement en cours de saisie).
Dans le Vieux-Nice la priorité numéro 1 est l'emploi, suivie du logement, de l'environnement et la propreté. Hélas la lutte contre la corruption ne pointe qu'en 8ème position. Mais j'ai surtout détaillé les résultats sur les déplacements, et sur les équipements de proximité où les modes de garde pour enfants devancent d'une courte tête le commissariat.
La discussion a été très riche, et de nombreux thèmes ont été évoqués, notamment la rénovation de la Place Saint François, la question des rats, les affrontements inter-ethniques dans le haut du "Vieux" comme on dit ici, la nécessité d'éduquer des résidents pour l'évacuation des déchets, le bruit, les terrasses de certains établissements, le stationnement, la signalétique du patrimoine, la place de l'art, la nature des commerces, le déclin du Cours Saleya avec la disparition progressive de certains étals. Les sujets étaient variés mais cela n'a pas nui à la qualité du dialogue.
Il va nous rester maintenant à analyser et à recouper tout cela. Ce sera fait dans les prochains jours pour afin de nous permettre de peaufiner notre programme.
19 novembre 2007
Déja 1700 questionnaires restitués!
Cela parait à peine croyable. En tout cas cela dépasse largement nos prévisions les plus optimistes. Ce ne sera jamais un sondage parce qu'on ne peut maitriser la méthode des quotas, mais ce qui ce passe autour de ce questionnaire est très intéressant.
D'abord les gens répondent volontiers. Ce n'est pas évident parce que nous l'avons mesuré aux tables, il faut tout de même entre 4 et 5 minutes en moyenne pour y répondre. Cela nécessite donc un véritable effort citoyen de la part de ceux qui se lancent.
Ensuite parce qu'il est possible de répondre de plusieurs manières. Soit avec les militants, soit par le journal, soit par internet en passant par le site nice2008.org. Au moment où j'écris ce billet une centaine a répondu via Nice-Matin, 200 par internet, et environ 1400 par la distribution militante.
Un grand merci à Annie, et à toute l'équipe autour d'elle qui dépouille et saisit l'ensemble des réponses. Je rendrai publics dans quelques jours les résultats de cette consultation populaire mais d'ores et déja je peux dire qu'une tendance intéressante, mais pas surprenante se dégage. Les priorités émises par les personnes répondant par internet sont assez différentes de celles émises par ceux qui répondent par le questionnaire papier.
18 novembre 2007
Rusk-Off
S'il y a une personne qui fait l'unanimité, loin des contingences politiques, c'est bien Mélania, l'organisatrice du Festival des arts et cinémas russes de Nice. C'est donc avec plaisir que je l'ai retrouvé à l'entrée du TNN hier soir où je m'étais rendu pour finir la journée.
N'ayant aucun doute sur notre capacité en russe, elle a pris soin de nous conseiller de nous placer vers le fond pour mieux lire les sous-titrages et nous avons bien fait de l'écouter. Ce festival en est à sa 9eme édition. Chaque année il progresse, mais je dois avouer que j'ai passé une bien belle soirée hier soir.
Tout d'abord nous sommes allés voir une pièce de théatre : les rêves sentimentaux de Avdotia Maximovna. C'est une oeuvre d'Alexandre Ostrovski, qui parut bien moraliste à mon voisin de gauche mais qui en fait est une sorte de "fille du puisatier" accommodée aux coutumes russes. Un jeune, beau, noble, venant de la ville fait perdre la tête à la fille d'un riche marchand installé dans le monde rural, mais en fait n'en veut qu'à sa dot. Un grand classique mais très bien mis en scène, pas trop long, en bref un bon moment.
Mais le meilleur (pour lequel on était pas venu) était à venir. au moment de partir, sur l'instance de Mélania, nous allons écouter un ensemble ethno-électronique à la salle d'en dessous, la salle Michel Simon. Il s'agit du groupe Volga présenté comme la réincarnation électronique post-industrielle d'un héritage folklorique! En fait il s'agit d'une chanteuse remarquable, Angela Manoukian, un peu déjantée, qui offre de la vodka aux spectateurs (sans oublier de s'en servir au passage), une voix magnifique. Elle est entourée de trois musiciens qui combinent des mondes musicaux très éloignés. De la musique électronique, des percussions acoustiques, et toute autre sorte, qui au final produit une musique étonnante. En fait les trois ont plus l'air de réparateurs télé que de musiciens, mais c'était un moment très original.
La Région est partenaire de ce festival depuis longtemps, et franchement nous n'avons pas à regretter notre engagement.
17 novembre 2007
Le rendez-vous des associations
Aujourd'hui c'était le rendez vous des associations, organisé par la mairie au Palais des Expositions.
Tout le monde connait l'attachement que Michel Vauzelle et moi-même portons à la vie associative. Aussi chaque année, je vais à ce rendez vous organisé par la municipalité où les associations peuvent avoir un stand. Cette année, cette fête était très fréquentée. A 14h15 quand j'ai démarré, j'ai croisé sur le parvis Christian Estrosi qui en sortait au pas de course, comme toujours.
Plus tard dans l'après-midi j'ai croisé Jacques Peyrat et la moitié de son équipe municipale au stand de l'association... "Dialogues". Ca ne s'invente pas! Il faut toujours faire attention au nom des associations avant de se faire prendre en photos, car les détournement sont faciles. Bon, j'ai quand même accepté de me faire prendre en photo sur le stand de..."l'impasse", pour faire plaisir à mon directeur de campagne Xavier, parce que sa tante, Michelle, est la cheville ouvrière de cette association. Mais j'ai refusé de me faire prendre en photos devant le stand "des objets du passé"! J'ai envoyé Michèle Matringe. C'était pour plaisanter, et merci à Michèle de m'avoir accompagné durant toute cet après-midi, comme à Frederique Grégoire-Concas et Paul Cuturello, également conseillers municipaux, à Christine Mirauchaux, à Sophie Duez, très sollicitée sur les stands, à Christine Dorejo, à d'autres militants dont ceux qui dehors, dans le froid, faisaient remplir les questionnaires. Plus d'une centaine dans l'après-midi.
J'ai également croisé Rudy Salles. On m'a dit qu'il y avait d'autres candidats, mais je ne les ai pas vus.
J'avais décidé de consacrer du temps et nous avons passé au Palais des expositions, près de 4 heures, de 14H15 à 18H. C'est bien la moindre des choses et la moindre marque de respect face à tout le bénévolat que représentent ces associations. 4 heures pour plus de deux cents stands, deux cents associations présentes, je dirai presque que ce n'est pas assez. Parce que nous avons fait tous les stands. Au pire, nous en avons raté une dizaine.
L'accueil a été partout très chaleureux, avec des dirigeants heureux de pouvoir discuter avec des élus qui leur consacrent du temps et ne se contentent pas d'une poignée de mains. Nous avons fait beaucoup de photos. Merci à Florence, notre grand reporter pour l'occasion.
Bien entendu j'ai parcouru les stands des associations du 12eme canton avec une tendresse particulière. Elles font tant au quotidien pour apporter à ce quartier du lien social et du service qu'il s'agisse d'AMMF, de l'Agora Nice Est, d'Epilogue, ou d'ATE, ou de Montjoye. Mais il y avait aussi Sian d'Aqui, les garibaldiens, les anciens du Parc Impérial, toujours aussi affables. L'envol, l'ADSEA, l'INS, les clubs sportifs comme l'IFC Nice, ou l'AVAN (mes couleurs "jaune et noir") le hockey sur gazon et sur glace, le comité départemental olympique, l'APPASCAM, beaucoup d'associations dans le domaine de la santé, autour du CHU, mais également Resiste06 (pour la lutte contre le cancer du sein), etc...
Pardon à toutes celles qui ne sont pas citées, mais le billet serait trop long. Ah si une mention particulière à une dernière association, une association de "prevention contre les chutes". J'ai pris une documentation pour Annie Pietri, qui est abonnée aux chutes lourdes. J'espère que cela lui sera utile.
16 novembre 2007
Fin de la consultation interne.

Je viens de terminer la consultation interne des militants.
En quatre soirées, toutes les sections ont été visitées et consultées sur les grands axes du projet. Nous avions organisé des réunions par circonscription. Ce sont environ 200 militants qui ont ainsi participé à ces débats.
Mardi soir c'était Nice Rive Gauche, ma section. Les sujets principalement évoqués ont été l'avenir du quartier Saint-Jean d'Angely et la culture
Mercredi soir je rencontrais les sections Nice 1 et Nice-Masséna. Nous avons beaucoup parlé de sécurité, de l'échec de Peyrat sur cette question fondamentale qui est aussi l'échec d'Estrosi.
Jeudi soir, c'était Nice 8, Nice 11 et Nice l'Ariane. C'est la réunion où nous avons le plus balayé l'ensemble du programme municipal, même si nous avons mis l'accent sur le sport et les étudiants.
Ce soir c'était au tour de Nice Ouest et de Nice 9. Les débats ont largement tourné autour des déplacements - notamment la ligne de tramway Est-Ouest - et sur le logement.
Cet exercice a été apprécié par les militants. Il m'a aussi été extrêmement utile, permettant d'apporter des éclairages sur certains points, notamment sur la sécurité, le logement et la démocratie participative. Le contenu, le périmètre des services de proximité que peut rendre la mairie ont considérablement évolué. Et les priorités sont en train de clairement apparaitre.
15 novembre 2007
Anecdote de campagne
Cet après-midi, boulevard Gorbella. Comme chaque jour j'arpente la ville et cet après-midi est consacré au boulevard Gorbella et au boulevard Comte de Falicon. Il est 16 heures et nous arrivons au carrefour de Cyrille Besset. Des employés de la ville travaillent à mettre la dernière main aux finitions sur le tracé du tramway. L'un d'entre eux me voit et m'appelle. Je suis avec Christine Dorejo, qui fut au mois de juin dernier notre valeureuse candidate aux élections cantonales du 11ème canton.
Nous arrivons et commençons à discuter. "Alors le projet ?... il faut gagner" - "Eh bien oui je compte sur vous"...etc. Arrive un autre employé qui vient vers moi et me dit . "Ah monsieur Allemand, il faut que j'éclaircisse quelque chose avec vous, parce que j'ai rencontré votre collègue, François Mottard (sic) et il m'a fait une réponse curieuse, j'ai pas tout compris, enfin il est pas clair".
"Je veux savoir si vous êtes pour ou contre l'adoption des enfants par les homosexuels". Je suis un peu surpris de cette question que je n'ai pas abordé dans ma plateforme municipale! Mais avant même que je ne réponde Christine prend la parole et lui répond en mon nom.
Bien entendu, elle lui explique que nous sommes pour l'adoption, ce qui a le don met notre interlocuteur en rage. "Moi je crois en dieu, et dieu s'il a fait un homme et une femme c'est pas par hasard". Et Christine de lui répliquer que "ce n'est pas le sexe qui compte mais l'amour qu'on donne à un enfant", et lui de renchérir...et ça n'en finit pas.
Dans ce genre de situation, l'important est de savoir qui va rompre l'assaut en premier. Quand on connait Christine, pas de doute sur l'issue. Et effectivement au bout d'un moment l'homme est au bord de l'épuisement. Ce qui devait arriver arriva... il rompt en premier, son regard cherche le mien et il me dit haletant "c'est votre femme?" je lui réponds, "non, ça aurait peut être pu il y a une vingtaine d'années, mais je l'ai échappé belle". "Oh oui monsieur, vous avez raison. C'est vous ou c'est elle qui est candidat?"
C'est une reddition en pleine place. L'employé s'appuie sur son pic. On se salue et il me dit "mais je voterai quand même pour vous monsieur!"
Une campagne électorale, c'est aussi une foule d'anecdotes comme celle-là.




















