30 novembre 2007
Nice prise en otage par des manoeuvres
COMMUNIQUE DE PRESSE
« Nice prise en otage par des manoeuvres»
La démission de Juliana CHICHMANIAN-DELPY de ses délégations alors qu’elle est 1ère adjointe est un acte irresponsable, et on se demande quel plat de lentilles lui a été promis par messieurs CIOTTI et ESTROSI pour qu’elle agisse de la sorte.
Les manœuvres successives et les tentatives de déstabilisation de Jacques PEYRAT par ses propres amis de l’UMP, tous inféodés à Christian ESTROSI, sont en train de porter gravement préjudice au fonctionnement de la ville.
C’est la ville de Nice et ses habitants qui se trouvent pris en otage par une querelle d’égos alors que nous sommes encore à près de 4 mois de l’échéance. C’est proprement scandaleux.
Patrick ALLEMAND
29 novembre 2007
Estrosi en vedette sur le canard enchainé!

"Le groupe Hersant Média vient de faire une entrée fracassante dans la bataille des municipales à Nice, qui oppose le sénateur-maire UMP Jacques Peyrat au très sarkozyste ministre de l'Outre-Mer... investi par l'UMP, Christian Estrosi. Entre l'ex-para et l'ex-motard, Philippe Hersant a déjà choisi le second. Et, le 23 novembre, il a fait un joli coup tordu au premier.
Sondage au forceps
Ce jour-là, « Nice-Matin » publie son premier sondage explosif, avec ce titre pétaradant à la une : « Municipales à Nice: un seul tour pourrait suffire ». A l'intérieur, deux pages. détaillent l'ampleur du tsunami qui s'annonce: 51 % pour Estrosi dès le 9 mars, contre 14 % à son rival Peyrat et 18 % au candidat PS, Patrick Allemand. Dans l'hypothèse d'un second tour, le 16 mars, Estrosi l'emporterait également avec 57 % des voix. Et, de toute façon, « 77 % des Niçois pronostiquent sa victoire ». Bref, l'affaire est pliée d'avance.
Surprise : l'enquête n'est pas l'œuvre d'Ipsos, sondeur habituel de « Nice-Matin ", mais de la Sofres. Et pour cause: ce n'est pas le quotidien qui a commandé lui-même ce sondage, mais le groupe Hersant, qui l'a fait réaliser par la Sofres et l'a carrément imposé à « Nice- Matin ». Une initiative pour le moins originale... puisque c'est toujours Lagardère qui est propriétaire du titre! Hersant a bien signé, en août dernier, un contrat de rachat du pôle sud de Lagardère ( «Nice-Matin », « La Provence », « Corse- Matin », etc.) pour 160 millions d'euros, mais cette vente reste toujours suspendue au feu vert des autorités de la concurrence à Bercy...
Qu'à cela ne tienne! C'est Frédéric Aurand en personne, numéro deux d'Hersant Média, , qui a géré l'opération sondage, à Nice, en direct avec Michel Comboul, pédégé de « Nice-Matin ». Et le même Aurand a exigé que cette enquête aux petits oignons pour Estrosi soit publiée le vendredi 23. Une date pas vraiment choisie au hasard : le lendemain, Peyrat inaugurait le tramway de Nice, sa plus grande fierté. Hersant aurait voulu plomber la fête et enflammer Nice qu'il ne s'y serait pas pris autrement. D'autant que le climat est déjà un brin tendu: le gracieux Peyrat, 76 piges, qui hurle à tout-va qu'il va « défourailler », vient de retirer leur délégation à neuf adjoints « estrosistes » (dont Dominique, l'épouse du ministre) et les qualifie à l'envi de « félons » et de « salopards» « JDD », 25/11).
Sarko dans le pastis
Sur le coup, Michel Comboul n'était donc pas très chaud pour publier le sondage à la date imposée par Hersant, comme il l'a confirmé au « Canard ». Mais le patron de « Nice-Matin » est vite rentré dans le rang: « Hersant n'est pas propriétaire, mais il va l'être. (...) C'est vrai qu'on aurait préféré publier le sondage deux jours plus tard. Mais on nous a dit "non, c'est compliqué" ... Finalement, j'ai pris la décision de maintenir la parution. » Sage décision vis-à-vis du futur actionnaire...
En prime, « Nice-Matin »a payé le sondage. Et le quotidien n'a pas hésité à s'enthousiasmer. Il a publié une interview radicale du patron de la Sofres, Brice Teinturier, qui crucifie Peyrat : « C'est un rejet tout à fait rare du maire en place que je n'avais jamais observé, et il y a longtemps que je sonde.» Le tout avec cette estocade signée " Nice-Matin " : « Nice s'est transformée. Mais Nice ne veut plus de Jacques Peyrat. » Apportez les fleurs et les couronnes!
Bien entendu, tout cela n'a rien à voir avec le fait qu'Estrosi a été un des plus fervents supporters de Philippe Hersant dans le rachat du pôle sud de Lagardère. Ni même qu'Hersant se trouve être le pape de la presse de l'outre-mer, dont Estrosi est le ministre...
Et dire que, ce vendredi 30, Sarko, qui avait reçu Peyrat à l'Elysée le 26 octobre pour lui confirmer son soutien à... Estrosi, débarque à Nice pour le sommet franco-italien. Coincé entre l'ex-para et l'ex-motard, il va devoir mettre beaucoup d'eau dans ce pastis..."
Tel est l'article du Canard Enchainé de cette semaine. pas la peine de rajouter le moindre commentaire. Il parle de lui-même. A faire connaitre au plus grand nombre par tous moyens internet!
Le spectacle vivant n'a jamais été aussi menacé
Les organisations d'employeurs du spectacle vivant, tant publiques que privées, ont tenu lundi 19 novembre une conférence de presse pour protester contre le projet de budget 2008 de la culture, et ont adressé une lettre ouverte au président de la République.
Il faut être attentif à la mobilisation des professionnels du spectacle vivant, dont l'unanimité manifeste en toute clarté leur grande inquiétude devant un budget qui menace gravement l'ensemble du secteur dans toutes ses disciplines artistiques. Ce budget met aussi en cause les objectifs de soutien à la création artistique et de démocratisation culturelle, et révèle le caractère fallacieux des promesses électorales que le candidat Nicolas SARKOZY a fait à leur sujet.
Nos députés ont largement dénoncé ces baisses annoncées de crédits et le caractère inacceptable du budget 2008 de la Culture. il est indispensable d être aux côtés des artistes et de l'ensemble des organisations professionnelles d'employeurs et de salariés, non seulement pour défendre les moyens et l'emploi d'un secteur professionnel aujourd'hui en passe d'être sinistré, mais aussi pour promouvoir une ambition renouvelée du service public de la Culture. Notre vision de la société culturelle ne se réduit pas à sa soumission aux impératifs dictés par le marché ou les contraintes comptables, mais s'appuie sur l'apport irremplaçable de la Culture et des arts à l'émancipation individuelle et collective.
Et dans la période qui s'ouvre, cela me parait plus que jamais nécessaire.
27 novembre 2007
Conférence régionale des acteurs économiques du tourisme

Lundi se déroulait à l'hotel de région la conférence régionale des acteurs économiques du tourisme. Il y avait 400 participants. Je la présidais et nous avons signé une importante convention. En effet, le Schéma Régional de Développement Touristique 2006 – 2010 élaboré en coordination avec le Schéma Régional de Développement Economique a accordé une place importante aux outils d’analyse, à la mutualisation de moyens en matière d’observation, de veille et de prospective. C'est indispensable de nos jours.
Ces démarches doivent non seulement permettre d’éclairer et d’ajuster régulièrement les politiques publiques mais aussi d’accompagner les professionnels du tourisme en les orientant, en les conseillant dans l’amélioration de leurs outils de travail, dans leurs stratégies d’innovation, d’investissement ou leurs stratégies commerciales.
Depuis 2006 un dispositif régional d’expertise et d’ingénierie touristique s’est progressivement construit. Sa finalité majeure est de contribuer au renforcement de l’attractivité et de la compétitivité de la destination, objet de l’axe n° 1 du Schéma Régional de Développement Touristique.
In fine, ce dispositif devrait contribuer à l’amélioration et l’efficacité du professionnalisme des acteurs du tourisme.
Ce qu'il y a de totalement nouveau, c'est que la Région a souhaité mettre en place les premières bases de collaboration réunissant les deux comités régionaux de tourisme en février 2007.
En octobre 2007, la convention avec les Fédérations Régionales des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiatives de Provence-Alpes et de Côte d’Azur a formalisé un partenariat plus global prévoyant un volet ingénierie.
Enfin, lundi, il était signé une convention avec les Comités régionaux et départementaux du tourisme, acteurs fondamentaux en région. Mais cette convention a été aussi signée par le Président de l’Agence de Développement Touristique des Alpes de Haute Provence, le Président Comité Départemental du Tourisme des Hautes Alpes, le Président Comité Départemental du Tourisme des Bouches du Rhône, celui du var et celui du Vaucluse.
C'est donc une étape importante et un atout dont vient de se doter le tourisme dans notre région, pour faire face à une concurrence de plus en plus vive malgré les bons chiffres de l'année 2007.
Les propositions de François Hollande sur le pouvoir d'achat
François Hollande vient de faire à l'Assemblée Nationale 4 propositions très claires en faveur de la relance du pouvoir d'achat;
Tout d’abord, une conférence salariale. Grenelle de l’environnement, Grenelle de l’insertion : vous évoquez souvent des « Grenelle »a t'il dit au gouvernement. Eh bien, faites un Grenelle sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des salariés du secteur privé ! Et, pour aider à la négociation, conditionnez les exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises à la conclusion d’accords salariaux.
Deuxième proposition : la mise en place immédiate d’un chèque transports. La mesure a déjà été votée, elle peut être financée par une taxation sur les superprofits des compagnies pétrolières.
Troisième proposition : l’encadrement des loyers en 2008 au niveau du coût de la vie.
Quatrième proposition : la transparence totale des marges de la grande distribution et la répercussion sur les consommateurs des avantages obtenus sur les producteurs.
Ma question est simple, monsieur le Premier ministre : voilà notre plan pour le pouvoir d’achat. Quel est le vôtre ?
25 novembre 2007
54 ans après, c'est le retour du tramway à Nice

A l'inauguration avec Christine Mirauchaux, Paul Cuturello, Michele Matringe et Valérie
La journée était vraiment historique et les niçois ne s'y sont pas trompés, ralliant par milliers la place Masséna où le tram était attendu vers 11h10. Et nous sommes arrivés à l'heure au terme d'un voyage inaugural commencé au dépôt-atelier du Rouret, une vingtaine de minutes avant.
Je me suis retrouvé assis à côte de Christian Estrosi. En face, le préfet et Jacques Peyrat. Ce qui m'a frappé, alors que le tram descendait le boulevard Comte de Falicon, puis Gorbella, avant de rejoindre Borriglione, Malaussena et Jean Médecin, c'est la joie et aussi l'incrédulité des gens sur les trottoirs. Comme si, à force de l'attendre, ils n'y croyaient plus.
Et pourtant le tram est arrivé. Il est bien là, il fonctionne. J'entends sa cloche tinter, là sous la fenêtre de mon bureau, où je me suis réfugié, loin de la foule, pour écrire ce billet.
Et je repense à cette journée. A l'absence de Michel Vauzelle, hier matin. Il aurait tant aimé être là. Nous l'avions programmé sur son agenda, mais l'émission "La voix est libre" est venu le perturber. Un face à face avec Gaudin sur l'avenir de la Méditerranée, cela ne se refuse pas. D'autant que je connais mon Président, sur la Méditerranée, il ne craint personne.
C'est en parlant de lui que j'ai commencé mon intervention, adressant de sa part au Sénateur-Maire de Nice, ses amitiés. Rappelant aussi au hasard d'une phrase, lorsque j'ai évoqué la participation de la Région, cette réunion que nous avions tenu, Michel Vauzelle, Jacques Peyrat et moi-même, à l'hôtel de Région à Marseille. Notre président s'était engagé à traiter les niçois avec équité. Cela fut fait. Il n'y a pas eu un centime de plus, en pourcentage, donné à Toulon et à Marseille, elles aussi confrontées à des projets ambitieux de transports en commun. Marseille a inauguré son tramway il y a à peine quelques semaines.
J'ai rappelé aussi, faisant écho au sénateur-maire qui a parlé de ceux qui se sont opposés au tramway, qu'il n'avait jamais trouvé du côté de la Région, des opposants au tramway. Parce que précisément, nous y croyons. Parce que sa mise en oeuvre va changer la ville, changer la vie. Il va contribuer à rendre plus attractif les transports en commun, pour peu que l'on organise au mieux les complémentarités, mot que je préfère à multimodalité, parce que les gens le comprennent mieux. Parce que nous sommes dans une agglomération où l'utilisation de la voiture est prépondérante (82% des déplacements se font en véhicule particulier). Parce que le réseau routier de la ville est saturé, que la population continue d'augmenter, ce qui va encore développer les besoins de mobilité. Enfin, parce que notre métropole, et c'est bien le rôle d'une métropole, concentre un certain nombre de services et d'établissements qui génèrent de nombreux déplacement domicile/travail, domicile/étude, mais aussi des pôles (les hôpitaux, le pôle Saint Jean d'Angely), l'aéroport dont on reparlera plus tard avec la ligne 2.
J'ai salué les élus écologistes qui était présent au pied de cette tribune, pour leur dire qu'ils avaient eu raison sur les grands enjeux, trente ans avant les autres, que le tram à Masséna, c'était leur victoire, mais que c'est désormais la victoire de tous.
J'ai rappelé aussi qu'écologique, accessible, rapide, le tramway est un mode de transport particulièrement adapté aux zones urbaines parce qu'il contribue à dessiner une nouvelle organisation de l'espace public où piétons et cyclistes prennent toute leur place. J'ai rappelé que le tramway avait ses détracteurs, mais est-ce vraiment le tramway ou sa manière de le concevoir? En tout cas, depuis sa réintroduction en 1985 à Nantes, ce sont trente communes ou agglomérations qui s'en sont dotées. Tous ces maires, de droite comme de gauche, souvent de gauche d'ailleurs, ne peuvent pas tous avoir tort. Nice rejoint désormais la modernité et opère sa révolution culturelle.
J'ai aussi rappelé que j'avais veillé à ce que Nice soit traitée avec la plus grande équité par la Région, au même titre que Marseille et Toulon, et qu'effectivement, il ne manquait pas un centime d'euro à l'arrivée par rapport à la somme que nous avions négocié, à trois, Michel Vauzelle, Jacques Peyrat, et moi-même, dans le bureau du Président de Région. Que les engagements étaient respectés de part et d'autres, y compris ceux pris par Jacques Peyrat, concernant l'extension de la ligne 1 du tramway vers l'Ariane et la Trinité, pris dans le bureau de Jean-Claude Gayssot, alors Ministre des Transports du gouvernement de Lionel Jospin. Il s'agissait d'une parole donnée, parole tenue. (Une manière indirecte d'empêcher celui qui allait me succèder au pupitre, Christian Estrosi, de s'accaparer de la subvention donnée par l'Etat, parce que c'est le gouvernement Jospin qui en a pris la décision en 2002).
J'ai aussi insisté sur le fait que cette ligne 1 ne trouverait sa pleine efficacité que lorsque les lignes 2, puis 3, surgiraient à leur tour et modifieraient aussi le paysage urbain de notre ville à l'horizon 2015. Pour l'instant, il s'agit de la ligne 1 qui relie Las Planas à Bon Voyage et en qualité de conseiller général du 12ème canton, avoir le terminus provisoire de la ligne 1 au Pont Michel est un grand motif de satisfaction.
S'il y avait un regret, ai-je ajouté, c'est que cette ligne passe à proximité des gares sur le trajet sans créer les conditions d'une parfaite multimodalité. Parce que la Région fait un gros effort sur sa compétence qui est le ferroviaire et qu'il y a sur Nice de nombreux points d'arrêts, 11 pour la SNCF, 10 pour les Chemins de Fer de Provence, soit 21 au total.
Sur le littoral, la Région aidée par l'Etat et le Conseil Général des AM a mis d'importants moyens sur la 3ème voie littorale entre Antibes et Cagnes sur Mer, puis demain vers Nice. Et nous travaillons d'arrache-pieds pour qu'elle soit mise en service dans les délais prévus, c'est à dire en 2012. Mais d'ici la fin 2008, le cadencement augmentera encore avec 40 trains de plus entre Cannes et Nice et 19 de plus en direction de Monaco. D'autres projets sont en cours, la desserte de Nice-Drap également intensifiée, la modernisation de Nice-Breil, sans oublier le Chemin de Fer de Provence, où nous engageons dans la deuxième phase du plan de modernisation, 55 millions d'euros de travaux, avec l'aide de Conseil Général. Ces travaux sont nécessaires et urgents sur la partie basse de la voie où nous allons recevoir en 2008, les premières nouvelles automotrices, plus lourdes. Là aussi, le cadencement s'intensifiera et sera très utile dans le maillage. Imaginer par exemple que l'on puisse se rendre à intervalles réguliers et fréquents du haut du boulevard de la Madeleine à la place de la "Libération" en 8 minutes, c'est aussi une révolution. Ce sera bientôt possible.
J'ai conclu en rappelant à cette foule que, comme elle pouvait le constater, la région a fait du développement des transports publics sa priorité politique. Et que nous sommes récompensés de nos efforts, tant de voir des agglomérations se doter de moyens modernes comme le tramway, mais aussi, sur notre propre compétence, les TER, de savoir qu'aujourd'hui plus de 100 000 personnes les utilisent quotidiennement, soit une hausse de 50% en 5 ans, la plus forte hausse de toute la France.
Enfin j'ai dit que j'intervenais, entre Jacques Peyrat et Christian Estrosi, deux hommes avec qui, le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne partage pas les mêmes idées, mais avec lesquels nous savons parfois nous rassembler pour de grands équipements, parce qu'il s'agit là du véritable développement durable, non pas de mots, mais d'actions concrètes de lutte contre la pollution, pour la qualité de l'air que nous respirons, tout simplement parce qu'au delà des clivages politiques, c'est l'intéret général, l'interêt de tous les niçois et de toutes les niçoises qui nous a rassemblé.
24 novembre 2007
Redevance Audivisuelle : Patrick Allemand dénonce le "racket sur les personnes agées".
COMMUNIQUE DE PRESSE
En votant Nicolas Sarkozy en mai 2007, combien des 75% de personnes âgées de plus de 65 ans savaient ce qui les attendraient en 2008 avec ce gouvernement : le paiement pour tous de la taxe audiovisuelle. C’est pourtant ce qui ressort des discussions sur la loi de finance pour 2008 portant sur le financement du service public de l’audiovisuel.
En effet en 2004, la décision a été prise d’adosser le paiement de la redevance télévision sur la taxe d’habitation. Cette nouvelle procédure a permis l’économie de 100 millions d’euros en frais de collecte. Toutefois, elle était conditionnée à l’obligation de faire payer la redevance audiovisuelle, sous trois ans, aux personnes jusqu’alors exonérées, principalement les personnes âgées et/ou handicapées. Nous arrivons au terme des trois années accordées d’exonération supplémentaires. 800 000 nouveaux foyers, seront, dés 2008, assujettis à redevance. Elle sera de 116 euros.
Il est inacceptable de revenir sur l’exonération de la redevance télé pour les plus de 65 ans ». On sait combien la télévision est un élément indispensable de la vie de nos personnes agées aujourd’hui. Cette procédure est tout a fait possible puisque, par amendement, il a été décidé de maintenir l’exonération pour les personnes handicapées.
"Une loi a été votée il y a trois ans, il n'y a pas de dispositif prévu et, à ce stade, la loi s'applique", a-t-on indiqué au ministère.
Point d’augmentation des petites retraites et une redevance de 116 euros à payer, voilà comment Nicolas Sarkozy et Christian Estrosi, concerné au premier chef compte tenu du nombre de personnes âgées vivant à Nice, s’occupent du pouvoir d’achat des retraités.
Fermeture des tribunaux et conseils de prud'hommes. réaction de Michel Vauzelle
Fermeture des Tribunaux et Conseils de Prud’hommes
de Salon, Menton, Briançon, Manosque et Carpentras :
Réaction de Michel Vauzelle, Ancien Garde des Sceaux,
Député Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
« Après les tribunaux d’Instance et de commerce, nous apprenons que ce sont désormais cinq Conseils de Prud’hommes qui devraient être fermés dans notre région. Madame Dati poursuit ainsi son entreprise de désertification judicaire et de recul de l’Etat dans ses compétences régaliennes.
En effet, en même temps qu’il se désengage de l’Education nationale, de la Santé publique, de la Sécurité et des Affaires étrangères, le Gouvernement décharge peu à peu l’État de ses devoirs en matière de justice. Or, il n’est pas de justice démocratique sans justice de proximité. Cela vaut aussi pour les salariés et les patrons de petites entreprises qui devront aller demain dans des Conseils de Prud’hommes plus éloignés et sans doute engorgés.
Dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire, ce sont les villes de Salon, Menton, Briançon, Manosque et Carpentras qui vont voir fermer leurs Conseils de Prud’hommes. Prépare-t-on la suppression de l’accès à la justice ? Où le Gouvernement s’arrêtera-t-il dans sa politique d’abandon progressif du principe de l’égal accès au droit ? »
23 novembre 2007
Réaction au sondage Nice-matin: Tout est possible
"Ce sondage montre très clairement aux électeurs de gauche que je suis le seul en mesure de battre Christian Estrosi et d'incarner la rupture avec un système en place depuis trop longtemps que l'UMP tente de sauver en changeant de candidat.
Tout indique que les intentions de votes prêtées à Chrsitian Estrosi ne se maintiendront pas à ce niveau, compte tenu de l'impopularité grandissante du gouvernement auquel il appartient, qui "matraque" les classes populaires et les classes moyennes.
Désormais, les niçoises et les niçois savent que pour battre une droite qui se déchire, il n'y a qu'un seul choix possible : celui du rassemblement de la gauche que j'ai l'honneur de conduire."
Le vote des musulmans : une enquête de l'IFOP

L'IFOP vient de réaliser un sondage sur le vote des musulmans.
Même si je trouve très pernicieux le fait de sonder une communauté sur ses intentions de votes dans une France que je souhaite profondément républicaine, j'ai souhaité vous faire partager ces conclusions qui sont intéressantes et vont à l'encontre de certaines idées reçues.
J'en tire les enseignements suivants : Nicolas Sarkozy ne trompe pas son monde et demeure de fait très impopulaire chez les musulmans malgré l'ouverture faite à Rachida Dati ou à Fadela Amara au gouvernement. Sarkozy-Estrosi, cela ne vous dit rien ? Si on suit la logique du sondage, il n'y a aucune raison que Chsistian Estrosi qui est le bras droit de Sarkozy soit plus populaire que son patron dans la communauté musulmane, si tant est que l'on fasse de la politique, la vraie. C'est à dire que l'on mette en perspective l'action globale du gouvernement auquel appartient Christian Estrosi, de l'ADN à l'alignement progressif sur la politique de Bush en Irak. Il est certain que si l'on reste sur le terrain des attributions de HLM, on aura du mal. Mais cela ne s'appelle déjà plus de la politique. C'est du clientélisme. Nous avons donc tout intérêt à élever le débat.
Voici ce que dit l'IFOP:
"Si le Parti Socialiste a profité quelque peu, début 2004, des débats sur la loi sur la laïcité pour renforcer son assise au détriment d'une droite largement minoritaire, dont les positions de certains des membres avaient pu paraître à l'époque "hostiles" aux musulmans, le mouvement le plus significatif est intervenu suite à la crise des banlieues. La proximité au PS a ainsi progressé de 9 points (de 44,8 % à 53,8 %) entre la période avril-octobre 2005 et la période novembre 2005-avril 2006. Cette forte progression s'est faite principalement au dépend du PC, de l'extrême-gauche et des Verts. Tout se passe donc comme si la crise des banlieues et la réponse qui lui avait été apportée par le Gouvernement avaient suscité un réflexe de "vote utile" au profit de la formation de gauche dominante, la seule à même de s'opposer efficacement à l'élection de Nicolas Sarkozy aux yeux de cette partie de la population particulièrement concernée par ces évènements et les projets de loi sur la sécurité et l'immigration.
Alors que les courants de pensées de gauche non-socialistes étaient sur-représentées parmi les personnes de confessions musulmanes (et ce à la fois pour des raisons historiques du fait de la mobilisation de ces formations au moment de la décolonisation, dans le combat anti-raciste et les luttes contre les expulsions mais aussi pour des raisons sociologiques : les catégories populaires et les jeunes générations, statistiquement plus acquises à la gauche, étant sur-représentées dans cette catégorie de la population), leur part s'est réduite depuis novembre 2005. La droite et l'extrême-droite, déjà très largement minoritaires dans ce segment de l'électorat ont également vu leur influence se rétrécir plusieurs mois après les émeutes mais dans une proportion moindre que la gauche de la gauche.
Cette forte progression du Parti Socialiste auprès de la population musulmane intervenue après la crise des banlieues est d'autant plus spectaculaire, que ce phénomène ne se retrouve pas au niveau de l'ensemble de la population, la proximité au PS n'ayant que très légèrement augmenté durant cette période (de 28,7 % à 29,9 %). Alors qu'on s'interrogeait sur l'impact des débats sur le port du voile ou la laïcité sur l'émergence éventuel d'un vote "communautaire musulman", il apparaît donc que les violences en banlieues de l'automne 2005 et les suites qui y ont été données ont eu impact autrement plus important sur le positionnement politique de ces personnes. Durant la campagne présidentielle, l’audience du PS s’est quelque peu réduite notamment sous l’effet de la concurrence conjuguée du Modem et de la gauche de la gauche. Mais suite à cette élection, marquée notamment par les bons scores de Ségolène Royal dans les banlieues populaires, le PS a repris très nettement l’ascendant sur le PC et l’extrême gauche parmi les musulmans.
La proximité à l’UDF puis au Modem parmi les musulmans a également évolué significativement durant la campagne présidentielle. Alors que la formation centriste avait une influence quasi inexistante dans cette partie de la population, la campagne de François Bayrou a rencontré un écho positif et l’audience de son parti s’est alors mise à progresser. On rappellera ici par exemple l’accueil chaleureux dont il bénéficia lors de son déplacement à Saint- Denis. Cette audience s’est encore développée depuis l ’élection et la création du Modem au point qu’elle est aujourd’hui presque au même niveau que dans l’ensemble de la population. Le message d’équilibre entre la gauche et la droite porté par François Bayrou et ses appels à la tolérance entre les religions ont sans doute séduit une partie de l’électorat musulman modéré qui jusque là n’avait porté aucune attention à la formation issue de la démocratie-chrétienne.
Si le PS a maintenu son hégémonie parmi l’électorat musulman et que le Modem s’y est implanté, l’UMP demeure très en retrait (8% de proximité contre 33% en moyenne dans la société française) depuis la présidentielle. La nomination au gouvernement de personnalités issues de l’immigration a certes été un signal fort et a rencontré l’adhésion de l’opinion publique. Rachida Dati bénéficie ainsi d’une des plus fortes popularités dans le baromètre Ifop/Paris-match alors même qu’elle n’est pas connue depuis longtemps par le grand public. Pour autant, très peu de musulmans se déclarent proches de l’UMP et ils constituent la catégorie de population où M. Sarkozy est quasiment le plus bas en terme de popularité (37% contre 63% parmi l’ensemble des Français en moyenne sur les six derniers mois). On peut certes penser que sans l’ouverture à la « France de la diversité », la Président bénéficierait peut être d’une popularité encore plus faible parmi les musulmans, mais ce geste symbolique est sans commune mesure avec l’impact du travail politique et de nombreux signaux (tant en terme de politique intérieure qu’étrangère; cf. le conflit Israelo-Palestinien et la Guerre en Irak) qu’avait envoyés son prédécesseur en direction de cet électorat. A tel point que la situation le concernant sur la dernière année de son mandat était aux antipodes de celle existant aujourd’hui puisque c’est parmi les musulmans que la popularité du Président Chirac était la plus forte de toutes les catégories de la population."















