31 octobre 2007
Changement de ton
Qu'a t'il bien pu se dire dans le bureau de l'Elysée, vendredi dernier entre le président de la République et Jacques Peyrat ? Personne en dehors des intéressés ne le saura avec précision mais j'ai noté hier un changement de ton de Christian Estrosi vis à vis du maire de Nice.
L'heure n'est plus à la rupture. Heureusement cette imposture n'aura duré que quelques jours.
Désormais Christian Estrosi parle de Peyrat comme étant "un homme qui a servi sa ville, avec sa personnalité et ses convictions...." et qui mérite d'être considéré avec dignité. Il respecte l'homme et l'élu (après en avoir dit beaucoup de mal 7 jours auparavant). Il précise qu'il ne faut pas mener une campagne de rejet de ce qu'a pu réaliser Jacques Peyrat.
"Ce n'est pas parce nous n'avons ni le même caractère, ni le même tempérament que nous devons être ennemis". L'heure est à la "pédale douce".
Nous verrons bien ce que nous réserve le 6 novembre, jour où Jacques Peyrat devrait avoir des choses à dire semble t'il.
En tout cas la consigne est claire. Plus aucune provocation avant cette date cruciale. Vraisemblablement ce jour-là, le maire de Nice rejoindra à la niche messieurs Salles et Icart. En tout cas rien ne doit venir faire obstacle d'ici là à cette hypothèse. Ensuite il sera temps pour Estrosi de s'ériger en homme de la rupture. Pour l'instant on accompagne, rien ne doit froisser la susceptibilité de l'homme de l'hôtel de ville.
Une belle démonstration d'hypocrisie.
30 octobre 2007
RESOLUTION DU CONSEIL NATIONAL

Voici la résolution du Conseil national du 27 octobre telle qu'elle a été adoptée par les membres du conseil national du PS.
"Nicolas Sarkozy, qui avait inscrit son élection dans le volontarisme politique et la rupture, mène sa politique dans la continuité de celle conduite par la droite depuis 5 ans, en servant les plus fortunés par des cadeaux fiscaux et en demandant à tous les autres Français des efforts douloureux.
L’austérité que nous avions dénoncée dès cet été est maintenant établie.
La politique conduite depuis six mois aboutit aujourd’hui à trois échecs :
Echec économique d’abord avec une croissance en berne et qui ne dépassera pas 1,8 % pour 2007, et dont les prévisions les plus réalistes pour 2008 oscillent autour de 1,5 %. La conséquence de cette faible croissance, après les 15 milliards de cadeaux faits au printemps, se traduit par le creusement du déficit public à 42 milliards d’euros en 2008 et l’explosion de la dette de la France (plus de 32 milliards au cours du second semestre 2007).
Echec social : dans le contexte d’aujourd’hui, les Français subissent de plein fouet la baisse de leur pouvoir d’achat, avec la conjugaison de deux facteurs majeurs : l’augmentation de tous les prix de consommation courante –alimentation, énergie, loyers- et la stagnation des salaires dans la fonction publique et pour l’ensemble des salariés. Aucun coup de pouce n’aura été donné au SMIC, aucune mesure n’aura été prise pour la rentrée scolaire ; rien n’est fait pour maîtriser les prix de l’énergie et rien n’est prévu pour l’encadrement de l’augmentation des loyers qui pèsent de plus en plus lourd dans le budget des Français. S’ajoutent à cela, les annonces faites sur la politique de la santé où l’on demandera demain aux malades, avec les franchises, de financer les mesures prises pour d’autres malades et de combler le déficit de
la Sécurité Sociale qui s’élève à 6 milliards d’euros.
Echec sur l’emploi : le taux de chômage, la précarité dans l’emploi ne cessent de s’accroître. Et la seule mesure évoquée est le fameux slogan « travailler plus pour gagner plus » qui vise à favoriser le recours aux heures supplémentaires. Dans un contexte de croissance faible, ce sera sans aucun effet d’autant que la complexité des mesures rend impossible son application dans les entreprises. De plus, l’objectif affiché par le Medef de modifier le contrat de travail aura pour conséquence d’accélérer la précarité dans l’emploi qui est déjà, pourtant, extrêmement forte aujourd’hui dans notre pays.
Face à ce constat, le gouvernement s’engage dans une fuite en avant de plus en plus douloureuse pour les Français : diminution des crédits budgétaires pour l’investissement dans l’entreprise, l’Education, l’environnement, la santé ; diminution drastique du nombre de postes dans la fonction publique –et en particulier dans l’Education nationale ce qui conduit d’ores et déjà à de grandes difficultés pour cette rentrée ; augmentation des prélèvements obligatoires, avec en perspective une hausse de la CRDS, des franchises médicales, de la redevance télé et un relèvement de la TVA.
Après les cadeaux pour les plus aisés, c’est l’austérité pour tous les Français.
Devant cette situation, les Français se mobilisent pour leur pouvoir d’achat et les appels unitaires se multiplient comme l’appel dans la fonction publique du 20 novembre prochain. Preuve que les Français n’acceptent ni la méthode ni les projets du gouvernement.
Les socialistes condamnent cette politique et en dénoncent les conséquences en termes économique et social.
Pour les socialistes, il faut changer de politique en mettant l’accent sur trois engagements clairs :
Le premier est de favoriser la croissance en soutenant les entreprises qui investissent et qui innovent –en particulier en termes écologiques- au détriment de celles qui rémunèrent le capital financier.
Le deuxième est de conditionner les baisses de cotisations sociales accordées aux entreprises –notamment aux PME/PMI- à la création d’emplois et à l’augmentation des salaires.
Le troisième est de mettre en place une politique de justice sociale qui passe par un effort partagé sur la fiscalité (revenir sur les baisses d’impôts) et faire contribuer de manière plus large l’ensemble des revenus –en particulier les revenus financiers- à la solidarité pour financer la santé et les retraites.
Le Parti socialiste, dès les élections municipales, cherchera à assurer le plus large rassemblement à gauche pour être utile aux Français pour une politique juste socialement, efficace économiquement et durable écologiquement".
28 octobre 2007
Les difficultés de Nicolas Sarkozy
Cher lecteur,
je vous livre en primeur ce que sera mon "édito" dans le prochain Sud à Gauche. J'y évoquerai Sarkozy car je suis rentré du Conseil National, conviancu que les nuages qui s'amoncellent au dessus de l'Elysée pourraient finalement avoir un rôle plus important qu'initialement prévu sur les prochaines élections municipales. J'ai toujours pensé qu'elles arriveraient trop tôt. Mais avec Sarkozy, on ne sait jamais, il fait tout si vite!
"La suractivité de notre président de la république ne suffit plus à masquer les premières difficultés de Nicolas Sarkozy, qui viennent assez tôt, à peine 6 mois après son élection. D’autant qu’elles sont nombreuses et variées.
Les difficultés économiques d’abord, ce sont les plus sérieuses. Malgré ses incantations, le taux de croissance sera inférieur à 2% en 2007. Les difficultés financières ensuite. Les déficits se creusent, l’endettement ne cesse de grimper. Puis les difficultés sociales. Pas seulement la question des régimes spéciaux, mais aussi le pouvoir d’achat des fonctionnaires. Le climat social devient lourd et ce ne sont pas les bravades récentes face aux cheminots qui vont arranger les choses.
Enfin, et plus surprenant, les premières difficultés politiques. De nombreux députés UMP ont fait connaitre leur désaccord sur l’affaire des tests ADN, il y a eu aussi de nombreux absents pour voter pour les franchises médicales.
Même si sa stratégie consiste à repousser l’échéance par la magie des mots et l’illusion de l’action, l’épreuve de vérité arrive.
La faute majeure qu’il a commise, c’est le paquet fiscal. C’est un boulet budgétaire, un fardeau économique, une faute sociale. Lorsque l’on fait cadeau à 2500 français, d’une remise de 100000 euros d’impôt, il est difficile après de demander à tous les français de faire des efforts. Parce que les prix augmentent et que les salaires sont en berne. Cela continuera en 2008, parce qu’il n’y a désormais aucune marge de manoeuvre. Tout l’enjeu désormais est de savoir si le plan de rigueur va pouvoir attendre après mars 2008. Ce n’est pas certain.
Nicolas Sarkozy en est déjà à allumer des contre-feux. Sur les régimes spéciaux, ce que veut faire le pouvoir, c’est créer une épreuve de force pour montrer au pays qu’il domine. Enfin le second contre-feu est plus habile, c’est le Grenelle de l’Environnement où le gouvernement fait des effets d’annonce, tout en maintenant le flou sur certaines questions très sensibles comme les OGM, l’énergie et les pesticides. La fiscalité écologique est renvoyée à une étude, notamment la taxe sur le carbone. Enfin on voit bien ce qui se profile. Le gouvernement va décider et renvoyer les coûts de la mise en application aux communes, aux départements et aux régions.
La seule question qui vaille désormais de se poser est la suivante : combien de temps ces écrans de fumée successifs résisteront à l’épreuve des faits".
Gouverner c'est prévoir : cela s'applique aussi à la formation
Ceci s’applique même particulièrement au secteur sanitaire et social en Provence Alpes Côte d’Azur. De récentes études montrent que ce secteur constitue un gisement potentiel d’emplois à court et moyen terme pour nombre de ces professions.
C’est important pour nous d’avoir depuis le dernier transfert des compétences.
Les données de base sont les suivantes :des données précises parce que nous sommes désormais en charge de la formation professionnelle dans ces secteurs
-Une forte natalité qui place notre région à la troisième place,
-Un taux important de personnes âgées, 24% ont plus de 60 ans,
-L’âge assez élevé des professionnels du secteur, 1/3 des effectifs partira à la retraite d’ici 2015,
-La persistance d’un chômage élevé,
Par ailleurs ces métiers sont soumis à d’autres enjeux plus spécifiques :
-Leur subordination à de politiques publiques sensibles,
-Des publics formés très hétérogènes et des statuts très divers,
-Des contraintes fortes en terme de disponibilité,
-La structuration et la professionnalisation des services à la personne.
Le poids du secteur sanitaire et social représente en PACA près de 10% de l’emploi régional, soit 210000 emplois, (30000 en libéral, 180000 salariés), trois quarts dans la santé, un quart dans le social.
Il y a une très forte densité d’infirmiers (2eme région de France : 185/1000 hab contre 93/1000 au niveau national). Par contre concernant les aides soignants, nous ne sommes qu’au 18eme rang. Ces métiers sont exercés à 80% par des femmes. 1/3 des 47800 infirmières de PACA ont plus de 55ans !
A partir de ce genre de données, on peut aisément établir que notre appareil de formation sera insuffisant pour combler le déficit en matière d’infirmières que l’on va avoir. Pour les aides soignantes, par contre, la procédure de VAE (Validation des acquis de l’expérience) pourra être plus facilement utilisée.
Personne n’ignore non plus la présence d’une économie souterraine dans le cadre des services à la personne.
Mais le problème numéro un sera celui de la capacité des instituts ou des organismes de formation qui se heurtent souvent à un manque de lieu de stage.
C’est sur toutes ses données que nous travaillons avec Pascale Gérard, en charge de ce secteur à la Région, pour redresser une situation que l’Etat nous a transmise dans de très mauvaises conditions.
27 octobre 2007
Les astuces du Contrat de projets : comment valoriser un retard?
Je me suis attardé sur l’aspect ferroviaire qui est le plus positif et qui en soi justifierait quasiment l’accord de la région pour signer cette convention d’application. Mais il faut bien préciser tout de même qu’en dehors du ferroviaire nous n’avons obtenu du conseil général et donc de Christian Estrosi d’engagements concrets et chiffrés que sur deux autres secteurs, l’enseignement supérieur et la vie étudiante.
Pour tout ce qui concerne les infrastructure d’enseignement et de recherche (cela comprend notamment le canceropôle), ce sont 71 millions d’euros que le Contrat de projets investira dans les AM., répartis comme suit : 20,7 millions d’euros par l’Etat, 19,7 par la Région, et 16,1 par le Département. 14 millions provenant d’autres financeurs (Université, ville ou CANCA).
Christian Estrosi tentera de communiquer sur 82 millions d’euros, dont 27 à la charge du département, ce qui en ferait le premier financeur. En fait ces 11millions ne correspondent pas à des actions nouvelles mais au retard pris par le campus des STIC, sur Sophia Antipolis, dont la maitrise d’ouvrage est assurée par le département, et dont les surcoûts doivent être pris en charge par le Département. Voilà l’explication de ces 11 millions d’euros, ou comment communiquer positivement à partir d'un retard dans la réalisation d'un objectif majeur.
Contrat de projets ferroviaire: 404 millions pour les AM
Vendredi matin, nous avons voté au Conseil Régional, l'application départementale du contrat de projets.
En effet, les négociations pour la convention d’application AM du contrat de projets viennent d’aboutir.
Sur le volet ferroviaire, ce sont 404 millions d’euros qui seront investis sur la durée du contrat de projets dans les AM, dont 87 millions d’euros pour la Région PACA.
Il y a dans ce volet ferroviaire un certain nombre de bonnes nouvelles.
Bien sur, 135 millions d’euros vont être affectés à la poursuite de la troisième voie littorale entre Antibes et Cagnes sur Mer, avec l’objectif de passer la fréquence des TER à un tous les quarts d’heure, soit 4 à l’heure (deux directs et deux omnibus).
Mais au-delà de ce projet majeur, deux autres pour lesquels dans la négociation, un financement du Conseil général a été obtenu sont très importants pour la Région mais aussi pour les habitants de notre département, notamment pour ceux qui doivent se rendre à Nice, ou partir de Nice pour travailler à l’extérieur, ou suivre des cours.
Il s’agit de la poursuite de la modernisation de la ligne Nice-Breil. 35 millions d’euros sont prévus avec pour objectif de relever la vitesse et de porter la cadence à un train toutes les 30 mns dans le sens de La Pointe, alors qu’il n’y a aujourd’hui que 6 allers-retours par jour. Par ailleurs, ceux qui l’empruntent savent qu’à un passage, aux Bouisses, on roule actuellement à 20 kms/h, en priant pour que le train ne soit pas happé par le vide, tant le glissement de terrain est proche de la voie !
Nous avons obtenu un financement FEDER de 925000 euros pour que Réseau Ferré de France stabilise ce glissement de terrain d’ici la fin 2008, les travaux commenceront prochainement.
L’autre dossier important est celui des Chemins de Fer de Provence. 55 millions d’euros seront consacrés à un second plan de modernisation, dont 20 amenés par la Région, et 15 par le Département. Rien de la part de l’Etat ! L’objectif est de réaliser des travaux sur la partie basse pour accroitre sensiblement l’offre dans la zone urbaine et péri-urbaine de Nice. Sur le haut, des travaux de mise en sécurité seront effectués. Nous avons aussi obtenu du département, la réalisation conjointe Région-Département d’une étude sous maitrise d’ouvrage régionale, pour évaluer l’intérêt, le coût, et la faisabilité d’un passage en rive droite du Var pour desservir la Zone Industrielle de Carros, et de même pour évaluer l’opportunité d’un débranchement sud vers l’aéroport et la future gare multimodale.
25 octobre 2007
Séminaire sur le "Tourisme et Handicap"

Ce matin, j'étais avec Gaston Franco, président du CRT Riviera Côte d’Azur, et Murielle Marland-Militello à Acropolis pour évoquer la question du tourisme et du handicap devant un parterre de 200 professionnels de notre département, directeurs de centres de vacances, hoteliers, etc...
J'y ai fait une intervention assez longue rappelant tout ce que la région a mis en place pour cette politique, la voici retranscrite.
"C’est avec grand plaisir que je représente aujourd’hui Michel Vauzelle, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, à l’occasion de ce séminaire sur l’accessibilité aux personnes handicapées des équipements de tourisme.
Ce séminaire me réjouit, car j’ai le sentiment qu’une volonté forte se dégage autour de ce thème parmi les institutions de notre région.
En effet, j’étais à l’Hôtel de Région le 4 octobre dernier pour présenter à la presse et aux professionnels les outils de sensibilisation réalisés, à notre demande, par le CRT PACA en étroite collaboration avec le CRT Riviera et les autres acteurs départementaux de l’animation du label Tourisme et Handicap.
Ces outils sont constitués d’un guide de sensibilisation à destination des professionnels qui se veut pratique et concret et un film qui montre des personnes handicapées en situation de loisirs.
Il y a déjà quelques années maintenant que la Région s’est engagée en faveur de l’intégration des personnes handicapées et a fait de l’amélioration de leurs conditions de vie une priorité. Ce choix influe sur les politiques menées notamment en matière de transports, de culture et de solidarités.
Pour n’en citer que quelques exemples, j’évoquerai la création, entre 2000 et 2006, de plus de 500 places en Maisons d’Accueil Spécialisé ou en Foyers d’Accueil Médicalisé, dans le cadre du contrat de plan.
A noter également l’effort consenti pour permettre l’accès à la baignade aux personnes handicapées avec 64 plages équipées, entre 2005 et 2007, de fauteuils amphibie.
Enfin, n’oublions pas le domaine des transports, primordial pour une complète intégration. Ainsi, dans le cadre du programme de rénovation des gares, la Région a réalisé un important programme de travaux de mises aux normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite portant notamment sur l’aménagement des quais, des guichets et la création de passerelles ou d’ascenseurs adaptés.
A ce jour, 25 gares sont rénovées, 4 en cours de travaux, 7 le seront d’ici fin 2008.
A noter également l’élaboration, actuellement, du Schéma Régional d’Accessibilité qui doit définir les modalités de l’accessibilité des différents types de transports et programmer les investissements et les actions d’accompagnement, en cohérence avec les actions des autres autorités organisatrices de transports.
Pour la région PACA, cela concerne 3 réseaux : TER, LER et Chemins de Fer de la Provence.
Ce Schéma, élaboré en concertation notamment avec les associations de Personnes à Mobilité Réduite, devrait être présenté en février 2008.
En matière de tourisme, au-delà de l’exigence sociale et morale que constitue l’accueil des personnes handicapées, il s’agit également d’une opportunité pour l’industrie touristique régionale.
En effet, historiquement ancré dans la réalité régionale, le développement touristique n’est cependant plus acquis pour la majorité des acteurs. Il impose une attitude plus volontaire de chacun. Le secteur doit en effet prendre en compte les évolutions permanentes de la demande afin que les enjeux économiques qui en dépendent sur le territoire régional ne soient pas menacés.
L’exigence de plus en plus forte en terme de qualité de l’offre touristique et des services qui y sont liés, l’affirmation de nouveaux besoins sociaux, la valorisation des importantes ressources naturelles et culturelles régionales dans la logique du développement durable, a exigé de la part des décideurs et des acteurs du tourisme la définition d’une nouvelle stratégie de développement touristique qui s’est traduite par l’adoption du Schéma Régional de Développement Touristique 2006/2010.
Celui-ci fixe les grands axes d’intervention de la nouvelle politique régionale :
- renforcer la compétitivité et l’attractivité de la destination,
- faire de Provence Alpes Côte d’Azur une destination pour tous,
- faire de Provence Alpes Côte d’Azur une référence en matière de tourisme durable,
- favoriser l’emploi et la formation dans les métiers du tourisme.
L’axe 2 est celui qui nous intéresse aujourd’hui. Il a pour ambition de faire de PACA une destination ouverte à tous les publics, et les personnes handicapées en constituent l’une des cibles prioritaires.
Il poursuit ainsi l’action menée depuis 2003 par notre institution en matière d’accès aux vacances des personnes handicapées.
Il réaffirme le choix fait en 2003 de s’engager dans la démarche de labellisation « Tourisme et Handicap » apparu alors comme l’outil le plus adapté. Il est décerné par l’Association Tourisme et Handicaps aux équipements touristiques ayant satisfait à des critères établis d’après une grille d’évaluation nationale. Il garantit ainsi aux personnes handicapées un accueil de qualité et une information fiable sur la réelle accessibilité des structures touristiques.
L’inscription dans le programme opérationnel du SRDT d’un Contrat de développement Tourisme et Handicap prolonge cette action. Son objectif est clair : accroitre de façon significative le nombre de structures labellisées sur le territoire régional.
Ainsi, il a été décidé d’accompagner les professionnels du tourisme volontaires dans toutes les étapes, de la sensibilisation à la promotion.
Le soutien aux instances départementales ayant en charge l’animation du label se poursuit. A ce sujet, tous les départements de Provence Alpes Côte d’Azur sont aujourd’hui engagés dans la démarche de labellisation, ce qui garantit au territoire régional une parfaite homogénéité et une action cohérente. Je voudrais d’ailleurs saluer le travail accompli au quotidien par les personnes qui, au sein de leur institution, sensibilisent, évaluent, conseillent, rassurent les porteurs de projet, sans que leur enthousiasme ne faiblisse.
Ici, sur la Côte d’Azur, sans doute plus qu’ailleurs, le pari était loin d’être gagné car il faut parvenir à convaincre les porteurs de projet du bien fondé de cette démarche. Le CRT Riviera s’y emploie avec même un certain brio si l’on se réfère au nombre de sites labellisés.
Les aides financières de la région se sont enrichies d’une aide au conseil qui permet aux prétendants au label de faire réaliser une expertise de leur équipement en matière de travaux à réaliser.
Il existe également dorénavant une aide spécifique pour les hébergements et les sites et équipements à vocation touristique portant sur les travaux à réaliser pour obtenir le label.
La volonté régionale d’inscrire son offre touristique dans la qualité et la performance est ainsi réaffirmée par le ciblage de ses aides. En effet, pour les hébergements, seuls les travaux liés à la labellisation tourisme et handicap et à l’amélioration de la gestion environnementale peuvent être subventionnées par la Région. Les autres travaux plus traditionnels sont soutenus sous forme de prêts à taux zéro.
Quant aux structures à vocation touristique tels les musées, les itinéraires de randonnée ou encore les équipements sportifs, et c’est une nouveauté, la région intervient pour faciliter les investissements nécessaires à leur accessibilité. L’objectif visé est de faire émerger des territoires adaptés dans lesquels la clientèle concernée pourra trouver des produits et services adaptés tout au long de son séjour. C’est donc dire l’importance que l’institution régionale accorde à cette problématique.
Je ne vais pas rentrer plus dans le détail technique de ces aides que vous pouvez trouver dans la documentation mise à votre disposition, mais sachez qu’elles peuvent atteindre 30% d’un montant de dépenses plafonné selon le type d’équipement.
Je préfère évoquer le nombre de sites labellisés qui a doublé cette année. Ainsi, en septembre 2007, il y a sur le territoire régional 78 sites labellisés. Cette offre se caractérise par une grande diversité : hébergements, offices de tourisme, équipements sportifs ou à vocation culturelle.
Dans les Alpes-Maritimes, qui nous accueille aujourd’hui, 20 sites sont labellisés, dont 3 palais des congrès, et une vingtaine de dossiers sont en cours de labellisation.
Le programme du séminaire qui nous réunit aujourd’hui est de nature à vaincre les dernières réticences.
En effet, toutes les clés vont vous être données pour que la mise en accessibilité de votre structure se fasse dans les meilleures conditions, sans oublier la présentation d’équipements spécifiques et de solutions techniques qui se poursuivra toute la journée.
Je voudrais insister sur un point du programme qui sera abordé cet après-midi. Il s’agit de la mise en accessibilité d’un territoire.
La Région entend privilégier, comme je l’évoquais tout à l’heure, cette approche territoriale par poche d’accessibilité. En effet, si un hébergement est labellisé, mais qu’il n’existe, dans un périmètre relativement proche, aucune activité de loisir accessible, la clientèle handicapée se trouve une fois de plus en situation d’exclusion, ce que nous combattons avec force.
Je sais qu’il s’agit d’un défi difficile à relever pour vous professionnels et que, malgré toute votre bonne volonté et votre acharnement, vous vous heurtez souvent à des contraintes de normes et êtes parfois freinés par l’ampleur des aménagements à réaliser. Le CRT Riviera qui nous accueille aujourd’hui sait de quoi je parle et déploie quotidiennement des trésors de persuasion.
Mais je crois aussi que beaucoup méconnaissent le monde du handicap et sont mal informés sur les solutions parfois simples à mettre en œuvre, sur les aides mises à leur disposition, d’où l’importance des conseils qu’ils peuvent trouver dans les outils de sensibilisation proposés, qu’il s’agisse de brochures ou de séminaires comme celui qui nous réunit aujourd’hui.
Actuellement, je crois pouvoir affirmer sans me tromper que toutes les composantes sont réunies pour que l’offre touristique labellisée prenne un essor important.
Vous avez le soutien technique et humain de vos interlocuteurs au sein des comités du tourisme, vous avez un volet complet d’aides financières de la région, parfois complétées par des aides départementales, vous disposez d’outils de valorisation, tant au niveau national, par le biais du site internet de Maison de la France, qu’au niveau départemental. Il n’est d’ailleurs pas exclus qu’un événement tendant à promouvoir les sites labellisés soit organisé au niveau régional en 2008.
Dorénavant, la balle est dans votre camp. Ne perdez pas de vue que si votre équipement est accessible aux personnes handicapées, il l’est également, dans des conditions optimales, aux personnes âgées, aux publics atteints d’une infirmité temporaire, aux femmes enceintes et également aux parents d’enfants en bas âge qui ne se déplacent pas sans leur poussette.
Je ne voudrais pas terminer sans vous rappeler que le 26 novembre 2007 se tiendra à l’Hôtel de Région la Conférence Régionale des Acteurs Economiques du Tourisme avec un séminaire consacré à Tourisme et Handicap . Je vous invite donc à venir nombreux à cette rencontre qui abordera également de manière approfondie les questions liées au tourisme d’affaires et de congrès, ainsi que celles liées au développement des TIC et au management environnemental.
24 octobre 2007
"la nissartitude"

Elle était au menu d'un déjeuner extrêmement important à mes yeux, que Marc Concas avait bien voulu m'organiser. Peu importe les convives, le moment viendra où on dira qui s'il le faut. Là nous étions réunis pour parler de notre amour de Nice, de la fierté que nous avons d'être né dans cette ville, et de l'envie que nous avons de faire partager notre amour pour notre ville.
Très important, nous avons aussi parlé de la cuisine, et dans un lieu qui est un temple de la cuisine niçoise, "Le bistrot du Balico", autour d'une mousse de foie de veau persillée, de beignets de fleurs de courgette, de gnocchis frits, d'une ratatouille, de petits farcis niçois, d'une tourte de blea aux pignons extraordinaire et de figues.
Tout y est passé. Catherine de Ségurane, 1388, Menica Rondelly, Garibaldi, la gare du Sud, le stade du ray, la langue niçoise, l'art de vivre à Nice et comment nous le définissons, les mais, la différence entre la rive gauche du Paillon et le reste de la ville, le rôle des associations "nissartes", les rapports à entretenir avec le rectorat, les fêtes traditionnelles, etc...
Mais nous sommes tombés surtout d'accord sur quelque chose de très important. Ne pas faire de l'identité niçoise, un symbôle du repli sur soi, tourné vers le passé, mais au contraire, lui donner un avenir, une modernité, une ouverture sur le monde en se rappelant tous une phrase du regretté Eusebi. "On ne peut pas forcément expliquer à un enfant d'où il vient, mais on peut lui expliquer là où il est".
22 octobre 2007
Mon cadeau d'anniversaire !
Christian Estrosi a donc officialisé sa candidature à la mairie de Nice. Le bougre a une certaine délicatesse : c'est mon cadeau d'anniversaire!
Pour moi, cette annonce est tout sauf une surprise. Je le sais depuis le 12 aout 2004. Le jour où dans la soirée, C. Estrosi a déposé un amendement gouvernemental au texte sur la décentralisation qui allait être adopté, sans débat au Parlement, par la procédure du 49-3. Cet amendement visait à permettre aux Conseils généraux de pouvoir être candidat à la reprise des ports de commerce alors que le texte initial confiait cette responsabilité aux Régions.
Ce fut une des causes de ma rupture politique avec Jean-François Knecht, car au fil des mois depuis août 2004, personne ne pourra dire le contraire, j'ai dit à qui voulait l'entendre qu'Estrosi serait candidat. Certains n'ont pas voulu l'entendre. Jean-François en faisait partie, se fiant à plusieurs conversations privées où Estrosi lui avait juré le contraire. Apparemment, il devait être assez persuasif puisque même Jacques Peyrat y a cru. Quelle naïveté !
C'est ce qui m'a valu le sobriquet de "12ème homme de Peyrat" gracieusement attribué par Patrick Mottard. Tout simplement parce que je disais régulièrement aux deux leaders de Nice Plurielle, "Arrêtez d'em.... Peyrat, il est déjà très affaibli, occupez vous de l'autre qui attend son heure".
Résultat : ils ont continué à taper comme des sourds sur Peyrat et à épargner Estrosi. Ils lui ont ouvert l'opportunité. Par cette grossière erreur stratégique, Mottard, puisque malheureusement, il ne reste que lui, est devenu à son corps défendant, j'en conviens, le 12ème homme d'Estrosi.
Un second élément aurait dû parachever les certitudes ou lever toutes les incertitudes : l'affaire du Grand Stade, le recours du Préfet.
Quand on est un Préfet aux ordres d'un gouvernement UMP ,on ne "plante" pas un recours au T.A. contre un grand projet du maire UMP de la 5ème ville de France, sans avoir le feu vert du gouvernement, ou pire, à sa demande. Ce recours du Préfet Breuil fut un coup direct ou indirect d'Estrosi.
Mais il n'est de pire sourds que ceux qui ne veulent pas entendre.
Estrosi est donc candidat non pas pour la rupture qu'il déclare vouloir incarner mais en fait pour sauver le système. Ce système qui dure depuis 62 ans, dont il est un pur produit. Aux yeux de tous ceux qui en vivent ou en sont nostalgiques, il est le seul qui peut "sauver les meubles". C'est le candidat du système. Je serai dans cette élection celui de l'anti-système.
J'espère que les électeurs niçois auront assez de lucidité pour ne pas ajouter à la pseudo-rupture de Sarkozy, la pseudo-rupture d'Estrosi. Car j'ai fait vérifier. Depuis que C. Estrosi est Président du Conseil général, ce ne sont pas moins d'une centaine d'articles, inaugurations, déclarations où le Président du Conseil général a affiché son soutien plus ou moins appuyé au Maire de Nice.
Et lors de la dernière affaire, celle du Parking Sulzer, lorsqu'il fut sommé par le PS, et par Nice Plurielle, de prendre position, en tant que patron de l'UMP parce que ne rien dire c'est au mieux cautionner, au pire être complice, nous n'eûmes pour réponse que le silence.
Et tout d'un coup, rien ne va plus! C'est drôle quand même et pas crédible. C'est en tout cas mépriser les niçois parce que c'est les croire sans mémoire.
En fait Estrosi, c'est le candidat de la continuité. Il n'est candidat que parce que beaucoup considèrent que la candidature de Peyrat est un trop grand risque car ils savent que mon élection signifierait pour le coup une vraie rupture. Ceux qui rallient le font car il leur parait être celui qui peut perpétuer le système.
Aux niçois de dire clairement en mars prochain, s'ils veulent continuer avec un système qui les a conduit au point où la ville en est aujourd'hui, à son affaiblissement, à son déclin ou s'ils veulent le vrai changement. Parce que le vrai changement c'est moi, l'équipe qui m'entoure, notre projet et personne d'autre.
21 octobre 2007
Le 120ème anniversaire du Lycée Calmette

Ce matin je suis allé au lycée calmette qui fêtait son 120ème anniversaire. Lorsque Anne Julie Clary qui suit ce lycée en tant que représentante de la Région m'avait indiqué que la proviseur souhaitait marquer l'évènement, j'avais immédiatement dit oui, parce que ce lycée est avec le lycée Masséna un des deux lycées historique du coeur de ville. Il était donc prévu que j'intervienne. J'y suis allé accompagné de Sophie Duez. Je l'avais invité parce que je savais que cette visite lui ferait plaisir. Sa grand mère, a été surveillante générale dans cet établissement. Cette matinée avait donc pour elle un aspect sentimental important et je souris encore en entendant une ancienne...ancienne élève lui dire que sa grand mère n'était pas une "surgé" méchante mais au contraire très humaine, et juste.
Mais cette visite revêtait aussi pour moi un aspect émouvant puisque de 1975 à 1978, j'y ai effectué ma seconde, ma première et passé mon bac. Comme je l'ai dit au proviseur, ce n'est pas la peine de chercher dans les archives, je n'y ai pas laissé un souvenir impérissable, mais enfin j'ai eu mon bac et j'ai construit mon avenir. A l'époque j'étais le plus souvent possible dans la cour où je jouais au football avec l'ami Roger Ricord, aujourd'hui directeur sportif de l'OGC NICE mais qui fut un très bon footballeur "pro", avant qu'un certain Luis Fernandez, ne mette involontairement fin à sa carrière après une vilaine blessure. Soudain, je vois une femme s'approcher de moi et me rappeler que, même si nous n'étions pas dans la même classe, nous avions des matières en commun. Elle me dit qu'il y a là deux anciens élèves qui étaient avec moi mais qui n'osent pas s'approcher. Les benêts, je me laisse guider vers eux. C'est toujours émouvant ce genre de choses. Surtout que, surprise, l'un d'eux est François Dautel, le genre de personnes sincèrement oubliée, mais qui ressurgit d'un coup avec des souvenirs extrêmement précis. Parce que François, je l'ai fréquenté plusieurs années, dès l'école primaire. Il n'a pas changé, enfin si, mais le regard est toujours le même. Un vrai moment de plaisir.
La Région a la responsabilité de la construction et de l'aménagement des lycées. De manière plus large, par ses compétences en matière de formation et d'éducation, elle doit préparer l'avenir de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Le lycée Calmette accueille 1 362 élèves dont plus de 650 demi-pensionnaires. Tout premier lycée de Jeunes filles de France lors de sa création en 1887, il a toujours gardé, malgré l’instauration de la mixité en 1969, une majorité féminine. (C’est peut-être ce qui lui vaut ses excellents résultats au baccalauréat !) De nombreuses personnalités féminines s’y sont succédées au fil des années : Renée Faure, comédienne à la Comédie française ; Simone Veil, ancienne ministre et membre du Conseil constitutionnel ; Michèle Cotta et France Roche, journalistes ; Michèle Mercier, Marie-Paule Belle, ou encore Marie france Pisier et bien sûr Vivette Bresset, présidente de l’association des anciens élèves, professeur d’université honoraire. J'ai discuté après au pot de l'amitié avec Vivette qui se plaint qu'il n'y a pas garçons dans son association. Avis donc aux amateurs. Rejoignez là, elle est méritante et a besoin de se sentir soutenue. Cela, c'est pour l'histoire.
Aujourd'hui,la Région veille particulièrement aux conditions de vie et d'études des élèves et s'attache à leur offrir les moyens technologiques de vivre leur temps. Ainsi, le lycée Calmette, au même titre que l’ensemble des lycées de la Région, est raccordé au réseau régional à très haut débit depuis le mois de janvier 2006. Des travaux de câblage pour la mise en réseau globale de l’établissement d’ici la fin de l’année, sont d’ailleurs en cours. De même, il offre à l’ensemble de ses usagers, depuis la rentrée scolaire, la possibilité d’accéder aisément à tous les contenus éducatifs numériques en ligne grâce au catalogue Correlyce.
En matière d'équipements pédagogiques, la Région a versé près de 161 300 euros à l'établissement depuis 2004 dont 45 300 € en 2007. La Région a également versé en 2007 au lycée Calmette 29 830 € au titre du Fonds régional d’acquisition des manuels scolaires et 200 549 € de dotations de fonctionnement.
La sécurité des élèves n'est pas oubliée. Ainsi ce sont près de 13 600 € qui ont été consacrés à cette mesure depuis 2004 dont 6 020 € en 2007 pour que votre établissement collecte ses déchets et s'équipe en protections individuelles.
Pour l'avenir, la Région prévoit une opération d’extension de quelques locaux de vie scolaire et du CDI pour un montant de 2,6 million d’euros. Or du fait de sa configuration, de l’élégance de ses bâtiments actuels aux façades classées et de son emplacement au centre ville de Nice, cette opération n’est possible qu’à la condition de libérer de l’espace dans les locaux actuels. C’est ce que prévoit l’opération d’extension du lycée Masséna voisin en intégrant le transfert de trois logements du lycée Calmette sur le site de l’ancien laboratoire d’hygiène de la Ville de Nice, et situé rue Hôtel des postes.
Ce fut donc pour moi un très grand plaisir de souhaiter au nom de la Région un très bon anniversaire au lycée Albert Calmette de Nice et de saluer son chef d’établissement, Monsieur Robert MAZOUYER, son équipe administrative et pédagogique ainsi que l’ensemble des élèves qui, associés à ceux du lycée Masséna, nous ont proposé pour l’occasion un superbe concert d’instruments et de voix lyriques, et une magnifique chorale.















