Le blog de Patrick Allemand

Blog du 1er vice-président de la Région PACA et conseiller général du 12ème canton de Nice

13 septembre 2007

inauguration de la caféteria du lycée Saint Vincent de Paul

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Vendredi dernier, je suis allé inaugurer la cafétaria du lycée de Saint Vincent de Paul à Nice. Ce lycée est est situé à la rue Fodéré, dans l'arrière port. J'en suis administrateur depuis longtemps. C'est un lycée privé sous contrat d'association, de confession catholique.

Je connais bien le directeur, monsieur Varlet, et surtout le président, maitre Louis-Xavier Michel. Il y a trois ans il m'avait parlé, un jour que je déjeunais au lycée, de ce vieux projet de cafétéria qui était dans les cartons depuis quelques années. Il m'avait confié sa préoccupation de voir les jeunes sortir entre 12 et 14 heures et s'éparpiller un peu partout dans le quartier. "Mais voyez vous m'avait il dit, on n'a rien à leur proposer au sein de l'établissement, rien qui puisse les retenir".

Je lui avais répondu : "Faites moi étudier un projet et je vous le défendrai à la Région". L'enseignement catholique a toujours des craintes par rapport à la Région pour des projets d'investissements assez lourds comme celui-ci. C'est vrai que nous avons aussi la charge de beaucoup de lycées publics.

J'ai suivi ce projet et les financements nécessaires ont été obtenus. La Région a investi au total 212.239 euros dans ce projet de cafétéria, qui est une réussite. Le Conseil Général qui ne supporte pas de ne pas être présent quelque part où la Région a investi a rajouté 24.000 euros pour équiper cette "cafet" d'un ascenceur pour personnes à mobilité réduite qui améliore l'accessibilité. Et c'est tant mieux.

J'ai pour cet établissment un attachement particulier. Pourtant je suis attaché à l'enseignement public laïc. Peut être n'a t'il plus actuellement assez de moyens, surement même, contrairement à ce que pense ce gouvernement. Toujours est-il qu'il est dans l'incapacité de remplir la fonction sociale d'enseignement que remplit un lycée tel que Saint Vincent de Paul. En effet beaucoup de jeunes sont issus des quartiers, certains sont en difficulté scolaire, mais ils trouvent ici une chance d'espèrer encore une insertion professionnelle réussie

Chaque année, près de 300 jeunes sont ainsi formés. J'ai pu discuter avec certains qui étaient présents à l'inauguration. Ils sont très content de leur "cafet", à ne pas confondre avec la cantine qui existe aussi. De nombreux jeunes s'y rendent car à la "cafet", c'est essentiellement des frites, du coca et des hambrugers, mais à la française! En tout cas c'est un lieu de vie qui correspond parfaitement à ce qu'est une de nos préoccupation avec Michel Vauzelle : la vie lycéenne. Faire en sorte que la Région ne se préoccupe pas uniquement des batiments et du matériel pédagogique, mais aussi de la vie dans les établissements afin de la rendre la meilleure possible pour tous.

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12 septembre 2007

Proposition d'une tarification unique TER-Bus dans les Alpes-Maritimes

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Michel Vauzelle répond à Christian Estrosi

Michel Vauzelle, Député, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur a adressé ce jour un courrier à Christian Estrosi, Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer et Président du Conseil général des Alpes-Maritimes en réponse à sa demande de mise en place d’une tarification unique à 1 € dans le département des Alpes-Maritimes.
« Je tiens à vous rappeler les efforts consentis par la Région en matière tarifaire ces dernières années.  Plus de la moitié des usagers bénéficie d’ores-et-déjà d’un tarif inférieur à 1,30€ sur l’ensemble du territoire régional dont les Alpes-Maritimes, grâce aux différents abonnements régionaux (travail, étudiants, cartes « Jeune » et « Tout public », carte Solidarité). Le Président de la Région a également rappelé la mise en place, ces dernières années, des tarifications combinées TER+Transport Urbains en partenariat avec les autorités organisatrices de transports « à laquelle d’ailleurs la Communauté d’Agglomération Nice Côte d’Azur (CANCA) a refusé d’adhérer »
Ainsi, à titre d’exemple, l’abonnement mensuel du travail, mis en place par la Région sur le réseau TER, permet d’effectuer un trajet Nice-Antibes à 93 centimes par jour, Nice-Monaco à 79 centimes et Nice-Drap-Cantaron à 48 centimes.
La carte Solidarité, quant à elle, offre aux publics en difficulté une réduction de 90% sur l’ensemble des trajets ramenant son prix à 1,20 euros dans les Alpes-Maritimes. De plus, l’ensemble des demandeurs d’emplois bénéficie de la gratuité totale pour leur recherche d’emploi, de formation ou le suivi d’un stage et ce sur l’ensemble du réseau TER
Michel Vauzelle a également précisé qu’une telle tarification étendue à l’échelle régionale représenterait  pour la Région, une augmentation de plus de 40 M€, dont les contribuables devraient supporter la charge. Ce, alors qu’il est de plus en plus difficile de mobiliser les crédits d’Etat sur les infrastructures de transport en temps utile ».
Il n’est donc pas envisageable de mettre en place, dans les conditions proposées par Monsieur Estrosi, une tarification unique sur le territoire des Alpes-Maritimes. Cela conduirait d’ailleurs à pénaliser de nombreux usagers qui voyagent déjà à moins d’un euro par jour grâce à la Région.
Toutefois, Michel Vauzelle se félicite du lancement, par la Région, dans les prochaines semaines,  d’un système de billettique compatible avec l’ensemble des dispositifs existants dans le département et ce en accord avec l’ensemble des collectivités territoriales des Alpes-Maritimes.
Rappelons que la Région consent des efforts importants en matière d’infrastructures, de développement de l’offre et de modernisation du matériel dans les Alpes-Maritimes. Les travaux de réouverture de la ligne Cannes-Grasse ont pu être menés à bon terme. Aujourd’hui, 80 trains circulent entre Cannes-Nice et 84 entre Nice et Vintimille, contre respectivement 57 et 51 avant 1998, ces circulations étant assurées pour l’essentiel par du matériel moderne ou en cours de rénovation.

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A propos du projet d'Union Méditerranéenne

Le projet d’Union Méditerranéenne présenté au cours de la campagne de l’élection présidentielle mais qui n’a pas fait l’objet de textes officiels, est aujourd’hui fortement commenté dans la presse de la Méditerranée.

Toute initiative qui vise à renforcer et à organiser le dialogue entre les Etats de la Méditerranée face aux échecs du processus Barcelone tant sur le plan économique que diplomatique est un pas en avant.

Toute initiative qui permettra d’être encore plus à l’écoute de nos partenaires du SUD et de l’EST de la méditerranée pour reconstruire un nouveau « partenariat méditerranéen » respectueux des rythmes, des souhaits et des engagements de chacun, sans que l’Europe impose ses modèles d’organisation et de développement, sera la bienvenue

Si le cadre proposé n’avait que pour seul objectif réel la coordination des politiques d’immigration des pays du Nord et la transformation de l’espace Méditerranéen en ligne jaune infranchissable et non pas comme trait d’union ce serait une grande déception.

A l’heure ou les conflits s’enlisent en Palestine et au Liban, à l’heure ou les initiatives de paix ou de reconstruction se heurtes aux calculs diplomatiques, ce serait un échec. Le projet d’Union méditerranéenne suscite à la fois beaucoup d’enthousiasme et d’interrogation .

Nous serons particulièrement attentif à place qui sera faite aux régions, aux villes et aux autorités locales en général car c’est elles qui contribuent , au quotidien, avec patience et détermination à la construction de la communauté Méditerranéenne que nous souhaitons prospère et en paix.

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11 septembre 2007

4ème Fête du Port

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J'ai trouvé cette édition meilleure que les précédentes à une nuance près. La programmation ayant changé, je n'ai pas pu retrouver les militants. C'est toujours un moment de bonheur que de déambuler avec eux sur les quais. En fait nous avons commencé par un ridicule lancer de gerbe dans la mer dont le sens m'a échappé. Comme d'habitude, nous étions avec Marc CONCAS, au milieu d'une nuée d'élus UMP, un peu isolés.

Nice-Matin titre 20 000 participants. A mon avis, ils n'y étaient pas. Concurrence du match Italie-France sans doute car la soirée était très agréable. Ceci étant, j'ai apprécié cette densité un peu moins forte qui a ôté cette tension palpable l'an passé, tant le monde se pressait sur les quais.

J'ai bien entendu rencontré beaucoup de monde. Je m'attendais à ce que les gens évoquent la situation politique à gauche et m'étais préparé à des réflexions peu indulgentes. A notre grande surprise, nous avons constaté avec Marc que ceux qui nous ont parlé, le faisait toujours avec un mot de soutien. En fait, ils ont parfaitement compris ce qui est en train de se passer. Combien de fois ai je entendu "mais qu'est qu'il lui prend".

La nouveauté de cette fête, mélange de toutes les cultures, de toutes les musiques, à l'image de ce que doit être un port, ouvert sur le monde, c'était la présence de tous les autres ports de commerce de France. Une excellente initiative pour nous rappeler avec tact que nous ne sommes quand même pas "le nombril du monde".

La présence policière était visible mais pas outrancière.

C'était nécessaire car tout le monde avait en mémoire ce qui s'était passé à la fête de la musique.

Là, l'atmosphère était familiale, bon enfant.

Cette fois j'ai bien senti que cette fête avait trouvé son rythme de croisière. C'est désormais le "classique" de la rentrée, et cela montre à quel point cette ville peut bouger si on lui en donne l'occasion.

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10 septembre 2007

LA MARCHE DES JUIFS DE SAINT MARTIN VESUBIE

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Tous les deux ans, le comité Yad Vashem organise à Saint Martin Vésubie la commémoration de cette marche à travers le Mercantour qu'accomplirent les juifs assignés à résidence en septembre 1943. C'était l'occasion pour moi de retrouver Martine OUARKNINE, la Présidente du CRIF Côte d'azur, dont j'ai toujours admiré le travail, et de saluer de nombreux représentants de la communauté juive.

Christian ESTROSI n'avait pas pris la peine de se déplacer, ce qui est une première, et qui démontre à quel point la rentrée politique de l'UMP qui se déroulait hier à Auron devait avoir une importance particulière. Mais il a été tant et tant de fois excusé par ce "grognard" de Gaston FRANCO, devenu un bon soldat, qu'il paraissait plus présent que les présents.

Voici le court propos que j'ai prononcé à cette occasion, où je représentais le président Vauzelle, après avoir salué les autorités présentes.

"C'est toujours avec beaucoup d'émotion que je viens, tout les deux ans, représenter à cette commémoration, notre président de région, Michel VAUZELLE, et me souvenir avec vous de la tragédie qui s'est déroulée ici, il y a maintenant 64 ans.

Pour commencer ce court propos et nous aider à comprendre pourquoi cette marche, je vais vous lire un extrait de "Si c'est un homme" de Primo LEVI, que j'ai choisi, et que vous connaissez certainement, il se situe au bas de la page 81 de l'édition du livre de poche. Le voici:

"Nous ne savons pas où nous allons. Peut être pourrons nous survivre aux maladies et échapper aux sélections, peut être même résister au travail et à la faim qui nous consument: et puis ? Ici, momentanément à l'abri des avanies et des coups, il nous est possible de rentrer en nous-même et de méditer, et alors tout nous dit que nous ne reviendrons pas. Nous avons voyagé jusqu'ici dans des wagons plombés, nous avons vu nos femmes, et nos enfants partir pour le néant. Et nous-même, devenus esclaves, nous avons fait 100 fois le parcours monotone de la bête au travail, morts nous-mêmes avant de mourir à la vie, anonymement. Nous ne reviendrons pas. Personne ne sortira d'ici, qui pourrait porter au monde, avec le signe imprimé dans sa chair, la sinistre nouvelle de ce que l'homme, à Auschwitz, a pu faire d'un autre homme."

Voila, mesdames et messieurs, pourquoi un millier de juifs se sont lancés dans cette folle aventure les 8 et 9 septembre 1943. Pour échapper à cela.

Et je reste toujours stupéfait de voir des personnages, qui ont occupé, à cette époque, de hautes responsabilités dans l'Etat, y compris les plus hautes, au crépuscule de leur vie, continuer à affirmer qu'ils n'étaient pas au courant. Comme si c'était tellement horrible qu'il leur était impossible de soulager leur conscience. Car comment pouvait on ignorer , ce que les juifs de Saint Martin, assignés à résidence, dans ce petit village où la population les a  si bien accueilli, devinaient ou savaient.

Car c'est parce qu'il savaient qu'ils ont fui l'arrivée des allemands et se sont lancés dans cette aventure.

Dans cet exode, ils furent plus d'un millier les 8 et 9 septembre. Ils ont réussi. Tous sont arrivés sain et sauf à Valdieri et à Entrague. Les plus forts repartirent dans les montagnes avec les " partiggiano". Mais les autres, les enfants, les mères et les personnes âgées, durent séjourner dans les villages.

Dès le 10, les allemands arrivèrent à Saint Martin où ils arrêtèrent 26 personnes âgées, dont 6 qui s'étaient réfugiés à l'hôpital Saint Antoine.

Le 18, ils firent apposer  des affiches à Valdieri et à Entrague, en demandant à tous les juifs, puis à tous les étrangers de se présenter dès 6h du soir, au commandement SS. Les italiens qui protégaient les étrangers seraient exécutés sur l'heure.

349 juifs se rendirent et furent enfermés à Borgo San Dalmazzo.

19 s'échappèrent. Le 21 novembre, les 330 restants furent déportés sur Nice, où ils montèrent dans des wagons à bestiaux pour Drancy.

En décembre 43 et janvier 44, ils furent déportés à Auschwitz.

Seulement 4 survécurent.

C'est dire combien ils ont eu raison de tenter cette aventure qui est une tragédie avec sa part de lumière (plus de 600 se sauvèrent) et d'ombres (326 périrent à Auschwitz).

Johanna, tout à l'heure vous disait qu'à 17 ans, elle en était à sa 4ème marche. La première fois, elle avait 11 ans, et cela lui était apparu comme une randonnée en montagne. Aujourd'hui avec la maturité, elle nous disait en saisir toute la portée, aidée en cela par le voyage à Auschwitz qu'elle a fait avec le Conseil Général. J'ai moi-même, accompagné à deux reprises des collégiens à Auschwitz. Le moins que l'on puisse dire c'est que c'est vrai que ça aide. Tu as raison Johanna de dire que ce n'est pas un col comme les autres.

Un col, c'est un trait d'union entre les vallées, il y en a des dizaines, plus beaux les uns que les autres dans le Mercantour, mais celui-là, c'est différent, c'est un symbole, ce n'est pas qu'un trait d'union entre les vallées, il est bien plus que cela, les 8 et 9 septembre 1943, il est devenu pour l'éternité, un trait d'union entre les peuples, un passage entre la mort et la vie."

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09 septembre 2007

INAUGURATION DE LA PLACE FONTAINE DU TEMPLE

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Pendant que la machine à perdre de "Cyrille Besset" se met en marche, Jacques Peyrat se promène de place en place. Après la place Masséna et la place de l'Armée du Rhin, c'était au tour de celle de Fontaine du Temple d'être inaugurée.

La rénovation est beaucoup moins spectaculaire que les deux précédentes, l'essentiel des 2 millions d'euros a été consacré au revêtement, mais l'ensemble est correct.

Aucune trace des conseillers généraux des 5ème et 7ème canton que je m'attendais pourtant à croiser, compte tenu de la situation de la place.

J'ai pu constater que, même si je vais peu dans ce quartier, excepté les soirs de match, la population me situe parfaitement.

Cette inauguration m'a apporté deux confirmations.

- Nous étions à quelques centaines de mètres du dépôt du tramway du Rouet, un des centres névralgiques de la résistance "anti-tramway". Cette époque est bien derrière nous. Lorsqu'à la fin de son discours, Peyrat a annoncé l'arrivée des deux rames, la foule a applaudi.

- Peyrat est bien un homme du passé. Se saisissant  d'un mariage qu'il avait célébré le matin même où la mariée était une pied-noir d'origine espagnole a t-il précisé, il y est allé d'une diatribe sur le temps des colonies, n'hésitant pas à qualifier les accords d'Evian de "funestes", "cette période ayant abouti à "rendre aux autres deux départements français".

Ça promet pour le prochain débat municipal...

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07 septembre 2007

Communiqué de presse

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C’est avec stupéfaction que j’apprends que Patrick Mottard a déclaré qu’il ne déposerait pas sa candidature à l’investiture du PS et qu’il envisage de présenter une liste dissidente aux élections municipales.

Nous sommes à trois jours de la clôture des candidatures. Il a encore le temps de se ressaisir et je lui demande de la déposer devant les instances de son parti.

Cette attitude traduit la peur d’un débat contradictoire et la crainte du vote des militants. C’est un manque de courage, une dérobade.

Quand on n’a pas le courage de se présenter à une élection interne et de solliciter la confiance de ceux à qui on doit tout, comment peut-on ensuite être crédible pour prétendre diriger la 5ème ville de France ?

                                                         Patrick ALLEMAND

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Assemblée générale de rentrée des militants à Carros

Hier soir c'était l'assemblée générale de rentrée des militants à Carros. Il y a eu beaucoup de monde et j'en ai été agréablement surpris. même de nombreux niçois avaient franchis le Var. Vous trouverez ci-joint le discours de rentrée que j'ai prononcé à cette occasion.

"Chers Amis, Chers Camarades,

Merci à Antoine d’Acquino, et à Antoine Damiani de nous voir accueilli, ici ce soir à Carros.

Faire l’assemblée générale de rentrée des militants à Carros, c’était un pari. C’est tellement plus facile à Nice. Mais les circonstances m’ont poussé à faire ce choix et je ne le regrette pas. Vous êtes venus comme les militants sont venus à La Rochelle. C’est d’abord de cette université d’été dont je veux vous parler : 3000 militants, 600 jeunes du MJS, 500 élus, il n’y a jamais eu autant de monde à La Rochelle. ET jamais l’ambiance n’a paru aussi sereine. On dit régulièrement que les absents ont toujours tort. Moi je dis qu’ils ont eu raison de ne pas venir parce que cette université a été celle des militants et pas celle des éléphants.

Le message que les militants ont fait passer est clair. Assez de désunion, il faut l’unité et il faut travailler ensemble. D’ailleurs jamais les ateliers n’ont été aussi studieux.

Et, à La Rochelle, nous avions trois questions complexes à résoudre: comment s’opposer ? comment rénover ? comment préparer les échéances électorales ?

Avant d’en venir à ces trois questions, je veux tout d’abord vous dire tout le plaisir que j’ai à vous retrouver après un premier semestre exhaltant mais aussi épuisant. J’espère que vous avez passé de bonnes vacances pour célébrer ce soir le retour des socialistes dans ce département.

Je veux aussi vous remercier pour tout ce que vous avez fait pendant les débats participatifs, pendant la campagne électorale. Ce n’est pas le courage et l’enthousiasme qui aura manqué aux militants et aux élus dans cette campagne. Vous vous êtes dévoué sans compter. Je veux remercier aussi le MJS qui a été formidable dans sa mobilisation, et les comités Désirs d’Avenir qui nous ont aidé.

Cette élection a été fondamentale par la participation exceptionnelle des Français au scrutin présidentiel qui traduit un réinvestissement, de nos concitoyens dans la politique, déjà amorcé lors des élections régionales et confirmé au moment du référendum sur le traité constitutionnel. Il faut être objectif. Etre objectif c’est reconnaître aussi notre bon score au premier tour de la présidentielle, les 17 millions de voix au deuxième tour. C’est aussi apprécier le sursaut qui a permis au Parti socialiste de gagner près de 60 sièges de plus au soir des élections législatives.

Mais, être objectif, c’est aussi se rappeler que dans le Larousse une non victoire s’appelle une défaite. Elle n’est pas une question de personne, mais une question politique qui nous est posée collectivement et qui appelle de nous des changements profonds.

Nous avons perdu parce que nous avons aussi souffert de trois défauts majeurs :

Nous avons perdu parce que  nous avons mal évalué l’évolution des français,  les fragmentations du monde du travail, l’individualisation des comportements, le vieillissement de la population et son besoin de sécurité, le rapport à la mondialisation.

Nous avons perdu parce que nous avons trop mené une bataille sur les valeurs et pas assez sur des réponses concrètes aux questions que se posaient nos concitoyens, et notamment une fondamentale qui est comment on crée de la richesse avant de prétendre la redistribuer.

Enfin nous avons perdu parce que nous sommes apparus trop tournés vers les socialistes et pas assez vers les français. Cette leçon devra d’ailleurs nous servir pour les futures échéances locales, qui sont encore plus déconnectées  des enjeux politiques. La bataille pour l’investiture a été trop longue, c’est pourquoi j’ai d’ailleurs proposé de les raccourcir au maximum pour les échéances locales et je remercie le conseil fédéral de m’avoir suivi à l’unanimité sur cette question. Parce que le débat interne c’est bien débat interne, mais le combat commun contre la droite, c’est mieux.

J'en viens maintenant à nos trois questions

I-Comment s'opposer?

La droite s’est succédé à elle-même et pourtant, paradoxalement, il y a bien eu une rupture, ou plutôt deux ruptures.

La premier problème c’est qu’elle est unie comme jamais. Ses divisions ont parfois facilité nos succès, y compris dans les Alpes-Maritimes. Or cette fois-ci Sarkozy a réussi ce qui paraissait impossible, rassembler les électorats de droite Libéraux, conservateurs et nationalistes. Ici, cette fusion s’est faite avec une pureté de cristal. Nous sommes dans le département de France où le Front National s’est la plus effondré.

Le second, c’est qu’elle est décomplexée et atlantiste. Le président n’hésite pas à aller présenter son programme économique et social au Medef où il annonce la dépénalisation du droit des affaires. On craignait une santé à deux vitesses mais c’est une justice à deux vitesses qu’ils sont en train de construire. Comme si commettre une infraction quand on est chef d’entreprise était moins grave que si l’on est salarié ou jeune ! Il prend des vacances à deux pas de chez Georges Bush, si près qu’il serait devenu indélicat pour le président Bush de ne pas l’inviter. Il invite Le Pen à l’Elysée, reprend les thèmes du conflit de civilisation entre l’Islam et l’Occident et commence à exaspérer au niveau international, pietinne Angela Merckel pour négocier directement avec les polonais un traité simplifié, méprise l’union européenne en s’accaparant la libération des infirmières bulgares, sort ivre d’un entretien avec Poutine, et plus grave, portant un jugement sur l’homme africain qui aurait manqué le rendez-vous de l’Histoire.

Le troisième c’est l’omniprésidence. Sarkozy est partout. Et il ne faut pas se faire d’illusion, l’homme est construit comme ça, il tiendra. Ici, nous savons de quoi on parle puisque l’on a son clone. Avec une stratégie d’exercice du pouvoir inédite. C’est l’émotion qui remplace la raison. La politique de la France se fait à la lecture des faits-divers. Il s’en empare systématiquement, se met du côté des victimes, ,pour proposer une nouvelle loi qui est la réponse à l’inapplication de la précédente.   Nicolas Sarkozy nomme les problèmes plutôt que de les traiter.

Il faudra donc tout miser sur l’économique et le social car cela ne relève pas des faits divers mais de la mise en perspective de ses promesses électorales et du décalage qui surgit avec les actes.

Nous avons plusieurs exemples.

L’affaire de la déductibilité des intérêts d’emprunt. Ne laissez surtout pas endosser la responsabilité de cette affaire aux socialistes. Ils ont déposé un recours au conseil constitutionnel sur l’ ensemble du paquet fiscal, pas sur cette question là. Et nous sommes dans un état UMP. Ne l’oubliez jamais !

La promesse de non privatisation de GDF. On voit ce qu’il en est advenu. La fusion avec Suez c’est une privatisation de fait.

Enfin le pouvoir d’achat qui est la première préoccupation des Français en cette période. Devant le Medef, il martèle que c’est se « moquer du monde que de dire qu’il n’y a pas de problème du pouvoir d’achat ». Pour seule mesure , il est allé dans un hypermarché à Bois d’Arcy pour, par sa seule présence aux caisses, lutter contre la hausse des prix. 9a peut nous donner des idées pour les prochaines campagnes municipales, dans ce département je demanderai aux têtes de listes dans toutes les communes d’aller dans les agence immobilière pour baisser les loyers ! Nous allons d’ailleurs lancer une campagne sur le pouvoir d’achat.

Parce que la situation économique est difficile, elle est le produit d’un héritage, celui de la majorité sortante qui laisse la dette publique au-dessus de 64 % du PIB, des cadeaux fiscaux aussi injustes que coûteux (13 milliards d’euros -1000 contribuables vont recevoir 250 millions d’euros) et une politique économique inappropriée à la conjoncture, favorisant la rente plutôt que le travail, les placements plutôt que l’investissement et les grandes entreprises plutôt que les PME, et donc le résultat sera que la croissance sera inférieure à 2 % en 2007, le déficit commercial atteindra un niveau historique (30 milliards d’euros à la fin de l’année) ; les comptes sociaux seront  dans le rouge (13milliards).

2- comment rénover?

Rénovation. François Hollande l’a dit à La Rochelle, le mot est vieux comme le PS ; il est usé. Tout le monde y est allé de sa proposition. Certains ont même demandé à ce que l’on change le nom mais là aussi je suis d’accord avec François Hollande. On ne change pas de nom. Quand on a le flambeau du socialisme, non seulement on le garde, mais on le porte, et ici dans les Alpes-Maritimes, plus encore qu’ailleurs.

Ce qu’il nous faut c’est changer notre état d’esprit, j’allais presque dire revenir à l’état d’esprit antérieur, celui qui faisait que l’on avait le respect du travail collectif du Parti socialiste et le respect des décisions prises après un vote militant.

Ensuite il nous faut clarifier nos idées.

Les socialistes vivent depuis trop longtemps sous une double pression : celle de la gauche de la gauche d’abord qui lui fait le procès de la trahison et sous la pression de ceux  qui voudraient que le Parti socialiste renonce à sa logique de redistribution, à sa confiance dans le progrès, au rôle régulateur de l’Etat.

Il faut donc affirmer franchement notre identité. Et sans rien perdre de nos valeurs, de nos idéaux de justice, d’égalité, mais que nous devons actualiser tout cela pour mettre le socialisme en rapport avec les défis du monde de la société d’aujourd’hui.

C’est ce que François Hollande a proposé à travers les trois grands forums que nous allons ouvrir.

1/ - Le socialisme et la mondialisation.

Il y a bien longtemps que les socialistes ont admis l’économie de marché, et que nous avons compris le défi de la compétition économique et Henri Emmanuelli l’a rappelé lors d’un atelier auquel j’assistai. C’est une fausse querelle.

C’est même sous des gouvernements de gauche que l’ouverture des marchés, notamment monétaires et financiers, s’est faite : l’inflation a été réduite, le marché unique puis l’euro ont été mis en place, et même les finances publiques –de 1997 à 2002- ont été remises en ordre. Et nous reconnaissons d’autant mieux le marché que nous considérons qu’il y a des domaines de l’activité humaine qui doivent lui échapper : la Recherche, l’Education, la santé, l’environnement, le rôle des services publics, sans que pour autant les règles de l’efficacité et de l’évolution ne s’y appliquent pas avec rigueur.

Ce qui pose problème c’est que la mondialisation est irréversible. D’où la nécessité de régler les questions de la compétitivité, de la redistribution et de la régulation.

2/ - Le socialisme et l’individu

La montée de l’individualisme à l’égard de la politique est une évidence. La méfiance à l’égard du système redistributif qui serait supposé fonctionner toujours pour les autres et insuffisamment pour soi-même est un poison que la droite  a réussi à instiller pendant cette campagne électorale. Elle a remplacé l’égalité des chances par chacun sa chance.

Le changement d’approche, c’est de partir non pas d’une simple défense d’acquis ou de revendications générales, ou de principes généraux, mais d’une solution qui permet à chacun de trouver sa place, d’être reconnu comme individu, citoyen en tant que tel et non comme une catégorie…

C’est en ce sens que l’efficacité des systèmes sociaux est une question clé pour les socialistes. Chaque fois qu’une faille, un abus, un excès, un gâchis sont décelés, c’est le principe même de la solidarité qui est contesté par la droite. On ne veut plus réformer, on veut supprimer, c’est bien plus facile.

3/ - Le socialisme et la nation

Nation, travail, ordre ont été au cœur de la campagne. Et cela a été un des grands mérites de Ségolène Royal, c’est de ne pas avoir éluder ces questions.

La aussi, il faut clarifier.

La Nation est au cœur du pacte républicain. Elle est un « vivre ensemble », en aucune façon une exclusion. Nous n’avons pas besoin de rapprocher identité nationale et immigration. Jaurès disait que le nationalisme est la haine des autres, la Nation c’est l’amour des siens. C’est un projet collectif, un destin commun.

LE TRAVAIL.

La droite a gagné sur le thème du « travailler plus ».Ce n’est pas faux, sauf que nous n’en avons pas la même conception. La droite en le disant s’adresse à l’individu, c’est le « travailler plus pour gagner plus », nous on s’adresse à la société, c’est le « travailler plus pour travailler tous », pour donner du travail aux deux millions de personnes sont au chômage

LA SECURITE

Jamais les violences aux personnes n’ont été aussi nombreuses qu’entre 2002 et 2007. Et pourtant, le Ministre de l’Intérieur est devenu Président de la République.

Cela tient au sentiment installé depuis des décennies que la gauche serait laxiste. Je me rappelle encore  lors d’un Comité départemental de lutte contre la délinquance, jacques Peyrat avoir cette réflexion à haute voix alors que je présentais un projet de création d’une équipe de médiateurs de nuit. « On ne va quand même pas se laisser dicter par la gauche ce qu’on doit faire en matière de sécurité ». Comme si l’on était illégitime à parler de ces questions de sécurité.

Au contraire, il faut d’abord parler de l’insécurité comme première atteinte à la liberté, dénoncer les violences, défendre les victimes et être fermes avec les coupables. Et ne pas craindre le débat avec la droite là-dessus.

C’est nous qui avons les réponses les plus efficaces : de la punition à l’éradication des causes sociales et urbaines, en passant par la dissuasion, la prévention, la réinsertion et l’éducation.

Ce ne sont pas les questions qui sont de gauche ou de droite, mais les réponses.

Aussi, François Hollande a proposé un changement de méthode. Plutôt que de partir de nos différences exacerbées par la logique des motions, donc des courants, pour parvenir dans la nuit du congrès à faire une synthèse, de moins en moins crédibles aux yeux de l’opinion publique, nous allons partir de nos convergences. Ce qui nous unit, tout ce qui nous unit, sera écrit dans une nouvelle déclaration de principes : notre Charte fondamentale. Et ensuite, sur les divergences qui apparaitront, de véritables choix qui seront proposés au vote des militants à l’occasion du prochain congrès après les élections municipales. Après, nous respectons la ligne majoritaire comme la loi de tous.

III – Comment préparer lesprochaines échéances

Nous sortons d’un cycle électoral majeur. Ici, nous avons été battus, largement. Mais nous rentrons déjà dans un autre, celui des élections locales sur lesquelles dans les AM, les électeurs ne votent pas forcément de la même manière. Nous aurons comme objectif de conserver nos communes emblématiques, Carros et Valbonne, mais  c’est une occasion pour nous de conforter notre influence, d’aller vers d’autres conquêtes, celle de Nice bien sur mais pas seulement.

Nous allons avoir un problème inédit. Nicolas Sarkozy sera le chef de campagne des élections municipales, ce qu’aucun président de la République n’a jamais fait. Il va multiplier les effets d’annonces à chacun de ses déplacements. Il paraît même qu’il a l’intention de faire des Conseils des Ministres décentralisés. Avec sa proximité avec Estrosi, vous voyez bien ce qui nous attend.

Ces élections  locales doivent permettre d’engager des politiques qui nous identifient et qui améliorent la vie quotidienne de nos concitoyens : développement économique (innovation, création d’entreprises, réinsertion), développement durable (habitat, transports). Un projet affirmant nos grandes propositions sera présenté par le Parti socialiste. Il inspirera nos programmes municipaux et départementaux.

J’ai par ailleurs reçu un mandat, comme tous les premiers secrétaires fédéraux de faire très attention à la place des femmes et à celle de la diversité, si nous voulons être respectueux de la confiance des électeurs des quartiers qui se sont rendus massivement aux urnes, à l’élection présidentielle, pour voter Ségolène Royal.  Pour les villes de plus de 20000, il vaudra mieux le faire nous-mêmes plutôt que de nous faire imposer quelque décision imbécile dont le national peut avoir le secret. Pour les élection cantonales, il faudra veiller au moment de la validation des candidatures, à ce que nous ayons une part significative de titulaires femme.

Il faudra aussi être clair dans nos alliances : le Parti socialiste est sans doute devenu le grand parti de la gauche. On pourrait avoir la tentation de dire que, finalement, nous n’avons besoin de personne. Ce serait une erreur. Parce que dans une ville, dans un département, nous avons besoin de toutes les cultures de la gauche. Il faut que cette dynamique, que cet ensemble se retrouve. Notre stratégie, c’est le rassemblement de la gauche pour les élections municipales.

Reste la question des autres, et notamment du centre. Il y a sans doute un électorat aujourd’hui qui ne veut pas choisir entre la gauche et la droite. Il y aura des listes Modem, ou nous pourrons les accueillir sur les nôtres. Il ne faut pas avoir dans un département comme le nôtre de dogme face à la puissance de la droite. Nous devons par contre avoir une ligne de conduite et elle est simple : nous partons du rassemblement de la gauche ; nous portons un projet pour les élections municipales. Que ceux qui veulent rejoindre le rassemblement de la gauche, s’accorder sur les propositions qui sont les nôtres, et, enfin, s’opposer à Sarkozy, soient les bienvenus.

D’ici là, nous n’avons pas de temps à perdre. Les élections locales sont dans huit mois. Et nous devons être prêts. Prêts y compris en interne, car avant d’aller rassembler les autres, il faudra rassembler les socialistes. Et la première condition à remplir c’est de réussir nos désignations internes et de respecter le vote des militants. Il ne faut jamais oublier que nous , les élus, sommes vos représentants et que nous le devons à notre parti. Quiconque s’en affranchirait  se perdrait. Personne ne peut l’emporter seul. C’est ensemble que nous réussirons.

Mes chers camarades,

Il n’y a plus de temps à perdre. En tant que Premier secrétaire fédéral, je vous invite tous à vous consacrer à cette tâche. J’y prendrai ma part, j’y prend déjà ma part, mais sachez que dans notre département, si durement touché par la force de la vague UMP, seule l’unité compte. L'unité, toujours l'unité, encore l'unité. C’est à ce prix et à ce prix seulement que nous redresserons la tête. Bonne rentrée à tous et en avant vers d’autres espérances."

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05 septembre 2007

Colloque International "Les femmes et le sport"

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Ce matin je suis allé ouvrir à Saint Laurent du Var un important colloque international sur les femmes et le sport organisé dans le cadre d"Euromed". Il y avait des femmes venues du Maroc, de la Tunisie, de l'Italie, de la Syrie, de la Grèce, de Chypre, de l'Egypte. Manquaient à l'appel des invitées de l'Algérie et de la Turquie qui n'ont pas pu obtenir de visa. C'est regrettable. J'ai notamment fait la connaissance à cette occasion de Fatima Aouam, ancienne recordman mondiale du "mile" en 1987, qui au delà de sa carrière d'athlète de haut niveau, est une femme remarquable qui s'investit dans une action qui s'appelle "les foulées de la volonté".

A la demande de Nathalie Audin, j'ai été "plancher" un moment en introduction sur la politique régionale en matière d'euroméditerranée. J'ai pensé qu'il n'était pas inutile de profiter de l'occasion pour vous faire un point complet sur notre politique dans ce domaine. Vous verrez qu'il se passe beaucoup de choses dans notre région.

Pour nous l’enjeu du partenariat euro méditerranéen est de taille, en particulier, pour assurer et accompagner un développement économique et social qui

• diminue la fracture économique Nord-Sud
• favorise la création d’emplois
• densifie les échanges
• permet aux pays de la Méditerranée de jouer pleinement leur rôle au niveau international.

Dans ce formidable défi, comme se plaisent à le dire nos amis du Maroc , de l’Algérie et de la Tunisie , nous ne sommes pas seulement voisins mais partenaires et bien plus encore au regard de notre histoire commune, de nos cultures et de ce formidable trait d’union qu’est la Méditerranée.

La politique de voisinage mis en œuvre au niveau de l’Union européenne est avant tout un outil. La Méditerranée a besoin, dans ce domaine, d’une approche spécifique basée sur l’écoute et le dialogue qui prend en compte les acquis des politiques communautaires mais qui s’adapte aux rythmes et aux spécificités des pays méditerranéens.

C’est bien ici, en région PACA, au quotidien , que les élus, les acteurs économiques sociaux et culturels construisent ensemble la Méditerranée des hommes et des territoires que nous souhaitons espace de prospérité, de solidarité et de paix partagées entre les trois grandes régions au sens géopolitique qui l’entourent , l’Europe du Sud, l’Afrique du Nord et le Moyen Orient.

La région Provence-Alpes Côte d’Azur est depuis longtemps un acteur engagé dans la coopération et le partenariat méditerranéen ainsi :

- Les accords de coopération que nous animons avec les régions de Tanger-Tétouan, la Wilaya d’Alger, le gouvernorat de Tunis, le Gouvernorat d’Alexandrie, le réseau des villes du Liban-Sud, la ville d’Haïfa et le Gouvernorat de Khan Younis en Palestine et prochainement Izmir en Turquie et Lattaquié en Syrie vous montre la multiplication  de nos engagements dans des territoires qui sont des vecteurs de développement pour l’économie de la Méditerranée.

- La commission Inter Méditerranéenne de la Conférence des Régions périphériques maritimes d’Europe  (CRPM) présidée par Michel VAUZELLE, rassemble plus de 50 régions du Nord et du Sud de la Méditerranée et s’engage aujourd’hui dans la mise en œuvre d’un véritable Plan des Régions pour la Méditerranée axé sur trois objectifs ;

  • L’affirmation du rôle des régions comme acteurs politiques du développement économique, social et culturel en Europe, en Méditerranée  et plus largement au niveau mondial, aux côtés des Etats et des organisations internationales.
  • L’engagement de nos régions dans la définition des grandes politiques européennes dans les domaines maritimes, agricoles, du développement durable, de l’innovation
  • Leur implication dans les programmes de coopération transnationaux à l‘exemple du programme de coopération « Méditerranée » dont la région PACA assure l’autorité de gestion ou du programme de Voisinage sur le bassin Méditerranée

- Le réseau ANIMA des agences d’investissements internationaux de la Méditerranée dans lequel la région s’est investit aux côtés de la ville de Marseille qui participe au développement des investissements dans les pays du sud  et de l’est du bassin méditerranéen

- La commission « Méditerranée » de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) co-animée avec la ville de Marseille et présidée par le maire de Marrakech  qui a en charge l’organisation du Forum des autorités locales de la Méditerranée ( qui fera suite à celui de Barcelone) en novembre 2008 .

- La première Semaine Economique de la Méditerranée que nous organisons avec la Ville de Marseille du 19 au 24 Novembre prochain et qui rassemblera plus de 19 manifestations à vocation économique autour du Sommet Euromed de l’Investissement 2007, de la conférence de lancement du programme MED, de la conférence méditerranéenne des clusters et du Cercle des Economistes ( sur le thème de la Chine et la Méditerranée)   

C’est dire, qu’à notre place, nous participons à la construction de  cette communauté méditerranéenne traversée par tant de tensions et de dangers.

A travers le réseau de Instituts de la Méditerranée que nous mobilisons aux cotés des présidents de la Toscane, du Piémont, du Latium, de Catalogne, d’Andalousie nous engageons un certain nombre de travaux qui concernent les grands enjeux de l’espace méditerranéen. Ainsi abordent-ils la question de la mobilisation des communautés et des flux financiers qu’elles sous tendent pour favoriser le développement des activités économiques donc de l’emploi au sud.

Vous m'avez compris, la politique que nous menons aujourd'hui n'a plus rien à voir avec les accords de coopération décentralisés initiaux qui étaient tournées avant tout vers des actions de solidarité pure (envoi de matériels, etc...). Désormais nous avons au Sud de véritables partenaires et ils nous apportent autant que nous leur apportons. Cette politique voulue par Michel Vauzelle depuis 1998, et faite de respect mutuel, rappelle ce que ségolène Royal avait à son compte repris dans la campagne présidentielle. Nous avons le privilège de ne pas avoir au besoin de l'attendre pour le faire... et ça marche.

Posté par patrickallemand à 15:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 septembre 2007

Les joies de la vie associative

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Il y a à Nice des milliers de bénévoles à qui l'on doit tirer un grand coup de chapeau car ils ont vraiment du mérite vu la façon dont les associations sont traitées dans cette ville.

L'affaire à laquelle j'ai été confronté ce matin est édifiante. Peu importe le nom de l'association, ni son objet. Là n'est pas l'essentiel. J'ai reçu ce matin un président d'association désespéré, me confiant qu'il ne pouvait plus sur ces deniers personnels combler le trou pour finir l'année.

La raison en est la suivante. Cette assocaition a touché une subvention de lapart de l'ensemble des acteurs du contrat de ville qui était de 10000 euros en 2005, et 8000 en 2006. Il n'y a pas de salariés, que des bénévoles.

Depuis l'an passé il n'est plus hébergé par une société privée mais l'association loue des locaux au Centre Communal d'Action Sociale de la ville de Nice. Or, cette année, l'association est passée en Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) et sa subvention est tombée à 5000 euros, assurées par la ville à hauteur de 2500, et par la région à la même hauteur. L'Etat s'est désengagé. Et je pose la question qui "tue". Mais vous payez combien de loyer au CCAS?  Réponse 10 000 euros de loyer annuel.

Certes le CCAS n'est pas la ville de Nice, mais quand même, il existe quelques relations financières entre les deux! La ville donc indirectement verse une subvention à une association de 2500 euros pour en récupérer 10000 par l'intermédiaire d'un loyer!

J'ai donc saisi une adjointe de cette question vraiment caricaturale. Si je n'obtiens un minimum, cette affaire fera plus de bruit car je la trouve vraiment caricaturale.

Posté par patrickallemand à 20:52 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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