25 août 2007
Après les souscripteurs d'emprunt, les handicapés...La liste des bernés s'allonge.
Tout le monde a encore en mémoire, la fameuse passe d'armes du débat télévisé de l'entre deux tours entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sur la situation des enfants handicapés scolarisés. Je suis au regret de constater que les faits semblent donner plus de légitimité à cette fameuse colère. Car le comportement du gouvernement à l'égard des handicapés est un modèle de cynisme.
Cette année, une kyrielle de personnes en fauteuil roulant ont été invitées à la garden-party de l'Elysée le 14 juillet. Par certains côtés, les jardins de l'Elysée ressemblaient à Lourdes. Sauf que Cecilia n'est pas Bernadette Soubirous et que les miracles attendus ne se sont pas produits.
Nicolas Sarkozy avait écrit dans son programme : « Je considère que l'Allocation adulte handicapé ne permet pas de vivre décemment, elle n'atteint même pas le seuil de pauvreté et, au nom de la solidarité la plus élémentaire, je propose d'en revaloriser le montant de 25 % ». Et de proposer d'en porter le montant à 800 euros.
Cela n'en prend pas le chemin. Les titulaires de l'AAH, comme d'autres, on été exclus des traditionnelles revalorisations du 1er juillet. Jusqu'au mois de décembre, au moins, cela restera 621, 27 euros ! Pendant ce temps, les loyers surtout mais aussi le coût de l'électricité, les services, l'alimentation en général et même le pain continuent d'augmenter. Le pouvoir d'achat des personnes les plus vulnérables continue de chuter lamentablement !
Mais le pire est à venir,il s'agit des fameuses "franchises" médicales. Il n'est pas envisagé, apparemment, que les handicapés soient exonérés de "la franchise" . Les femmes enceintes le seront, ainsi que les bénéficiaires de la CMU, ce qui est normal.
Ce qui l'est moins c'est que les personnes handicapées percevant pour la majorité d'entre elles l'Allocation adulte handicapé (AAH), soit 621,27 euros, ont 15 euros de trop pour avoir droit à la CMU. C'est à dire que les personnes qui, soit par maladie, soit par accident, sont les accidentés de la vie, vers lesquelles la solidarité nationale doit s'exercer, vont devoir participer au financement de la Sécurité Sociale. Les conséquences en sont très inquiétantes, ces personnes devront cotiser à une assurance complémentaire afin de prévoir une prise en charge intégrale de leurs soins. Avec 621,27 euros, c'est très facile!
Voilà la réalité et voici pourquoi la mascarade de la garden party de l'Elysée m'a révolté. On dit que sarkozy a fait "sciences po", certains disent que c'est faux. mais quand je vois cela, je me dit qu'il a sûrement fait dans sa formation, un détour par un lycée professionnel du bâtiment et qu'il a merveilleusement retenu la technique du "trompe l'oeil".
24 août 2007
"Les fleurs de l'hommage"
Lundi 27 août, dans le cadre de la Libération de Nice, aura lieu, sous le haut patronage du Conseil Régional Provence-Alpes Côte d’Azur et Organisé par la Fédération des Associations du Comté de Nice, un hommage à des résistants, hommes ou femmes qui se sont sacrifiés pour libérer Nice du joug Nazi et pour redonner l’honneur à la Ville de Nice.
Malheureusement, nombreuses de ces plaques sont tombées dans l’oubli…Alors que le sacrifice de ces « héros de l’ombre » mérite un hommage de la population niçoise renouant ainsi avec la volonté de résistance à l’oppression chère aux niçois depuis Catherine Ségurane « érouina nissarda ».
Il nous a donc paru plus que normal de déposer une « fleur de l’hommage » à ces « symbôles de la liberté » qui souffrent de l’oubli d’une partie de la population niçoise.
La date symbolique du 27 août marque l’appel de l’insurrection qui permettra aux résistants niçois de libérer leur ville…Il y a 63 ans.
Cette manifestation montre la volonté de perpétuer la mémoire historique dont on a trop tendance à dire qu’elle suggère l’indifférence chez la jeunesse d’aujourd’hui.J'espère que les niçois viendront nombreux assister à ces commémorations.
La Résistance fait partie du patrimoine de Nice, c’est un hommage de la population que nous souhaitons modestement faire pour éviter que leur sacrifice ne disparaisse de la mémoire des vivants.
Hommages aux Résistants :
les cérémonies débuteront à 9h20
Plaque Antoine Genouillac 42 avenue de la République. 9 h 20
Plaque Eugène Alentchenko 2 rue Defly. 9 h 40
Plaque Jean Gironne 8 rue Désiré Niel 10 h
Plaque Raoul Brés, André Dujat Bd Dubouchage ( Hôtel Acropole) 10 h 10
Plaque Joseph Giuge Rue St François de Paul 10 h 30
Plaque Verdun Vial Descente Crotti 10 h 45
Plaque Jean Bobichon, Jean Morales Place du Palais de Justice, Caserne Rusca 10 h 55
Plaque Francis Gallo en bas de la Porte Fausse. 11 h 10
Plaque Virgile Corbani Place Saint François. 11 h 30
Plaque Vincent Boscarollo Place Garibaldi, face au café de Turin. 11 h 45
Plaque Paul Vallaghe Place Garibaldi, face pâtisserie Cappa. 12 h
22 août 2007
Ou va le Parti Socialiste?

Comme chaque année les "cadres" socialistes se préparent aux retrouvailles de La Rochelle. L'an passé, ce rassemblement avait été extraordinaire même s'il portait déja en lui les germes d'une défaite annoncée. La tension était tellement forte entre les DSK, les jospinistes qui espèraient encore le retour de Lionel, les fabiusiens toujours aussi organisés, François Hollande qui espérait encore et avait prononcé ce que je pense être son plus grand discours le dimanche matin, et Ségolène Royal qui était interdite de parole à la séance de clôture dans sa région.
Mais il y avait quand même chez les militants l'espoir que lorsque tout cela serait règlé, tout le monde ferait corps. On sait ce qu'il en est advenu. Pire, chaque jour on en découvre encore.
L'atmosphère de La Rochelle version 2007 s'annonce tout simplement exécrable.
Voilà quelques morceaux choisis.
Par exemple ce que l'on peut lire sur le blog de Jean Luc Melenchon en date du 21 aout. Il parle de François Hollande : "J’ai ouï dire que ce grand esprit va s’exprimer demain. Cela ne signifie pas qu’il ait quelque chose à dire mais que la semaine suivante va mal se passer pour lui. En effet on ne compte plus les fêtes socialistes dégoulinantes de fraternité qui sont annoncées. Puis il y aura l’apothéose des retrouvailles à La Rochelle pour ceux qui ont trouvé la possibilité de s’y loger par leurs propres moyens. Donc, demain, le chef du PS va donner des conseils aux banquiers centraux. Il peut. Le parti qui compte dans ses rangs le chef de l’OMC et celui du FMI est une ruche de bonnes idées sur la façon de faire tourner le système. "
Manuel Valls n'est pas en reste. Nous sommes au bout d'un cycle: une grande partie des idées de gauche se sont épuisées. Pour que le PS retrouve une crédibilité, il doit être porteur d'un projet vraiment différent. (...) Si nous ne changeons pas en profondeur notre logiciel, nous resterons durablement dans l'opposition", déclare-t-il, rajoutant qu'un changement à la tête du Ps est incontestable et attendu.
Arnaud Montebourg lui compare le PS à une vieille porcelaine fragile. Il faut le ménager et l’amener à évoluer en respectant les délais qui ont été fixés et en travaillant à recoudre les blessures et les fractures multiples. C’est un travail de dentellière.
Gaétan Gorce y va de sa petite musique en indiquant que rendez-vous de la semaine prochaine à La Rochelle pour l'université d'été du parti est "totalement dépassé", parlant de "carnaval de déclarations", "bal des procureurs" et "sorte de concours des mondanités socialistes".Difficile pour le gouvernement, la rentrée risque de l’être également pour le Parti socialiste", estime le député sur son blog, où il se demande si le PS saura "résister à la double tentation du déchirement comme de l’affrontement". En ce qui concerne les déchirements internes, "La Rochelle tombera, comme chaque année, on ne peut plus mal", affirme M. Gorce, pour qui "ce rendez-vous, dans sa forme comme dans son contenu, est désormais totalement dépassé".
Henri Weber qui a déja du rénover le PS une bonne demi douzaine de fois, a peur de ne pas en être aussi, il estime que si "Mobiliser la jeune génération est indispensable mais il faut surtout un amalgame des générations de socialistes. Car, si on veut occuper tout le terrain de la gauche, on aura besoin de tout le monde". Ben voyons!
Dans ce contexte, le fait que 49% des français aient encore une bonne image du Parti Socialiste est quasi-miraculeux. Si nous ne sommes pas capables de réagir collectivement, c'est un sort aussi funeste que celui des Verts qui nous attend. Il serait temps que tout le monde en prenne conscience là-haut. Après tout, nous n'avons pas grand chose à perdre dans notre département. Mais eux si!
21 août 2007
Communiqué de presse

Patrick Allemand exprime son soutien aux Antillais de Nice
Au lendemain du passage de l’ouragan Dean qui a dévasté la Martinique et, dans une moindre mesure, la Guadeloupe, je tenais à exprimer mon soutien aux nombreux Antillais qui vivent à Nice. Je sais à quel point ils peuvent ressentir douloureusement de savoir ceux qui vivent sur leur terre d’origine, leurs familles parfois, aussi durement touchés.
L’heure est désormais à la reconstruction et à la solidarité nationale. Et il conviendra d’être particulièrement vigilants face aux délais d’indemnisation et à l’évaluation des dégâts par le gouvernement et les compagnies d’assurance.
L'effort de la région sur Nice pour la prévention de la délinquance: 447000 euros!

Peu de personnes connaissent l'investissement de la région dans les actions de prévention de la délinquance sur le ville de Nice.
Les action financées par la région ont pourtant été présentées lors du dernier Conseil Local de Sécurité et de Prévention. Pour l'année 2007, l'effort est très important puisqu'il s'agit de 447 000 euros, répartis en 10 actions, impulsées par des associations aussi diverses que Montjoye, ALC, Actes, mais également le CIDF, l'association Arbre, SOS Drogue International, la compagnie Miranda etc...
Si je cite ces associations, c'est pour bien faire comprendre que la prévention de la délinquance peut revêtir des aspects très variés.
Cela peut prendre la forme de :
- l'aide et l'accompagnement des victimes d'infractions pénales par l'accueil, l'écoute et l'information des victimes,
- la prise en charge des femmes victimes de violences conjugales et l'hebergement d'urgence,
- d'actions globales auprès des associations,
- l'accompagnement de personnes étrangères en situation de prostitution,
- l'accueil des publics marginalisés en situation d'exclusion sociale, notamment au café sans alcool "couleur café",
- d'ateliers de remise au travail (notamment sur les espaces verts),
- l'utilisation du théatre comme outil pour engager le dialogue auour de la violence,
- le trophée sports aventure, organisé par la gendarmerie pour des ados entre 14 et 18 ans des associations des quartiers sensibles,
- l'insertion des jeunes orientés par la Mission Locale et la Protection Judiciaire de la Jeunesse pour un apprentissage autour des métiers de l'environnement,
- l'accueil de personnes condamnées à des peines de travaux d'interêt général, etc...
Plus que jamais les questions de prévention de la délinquance sont à l'ordre du jour dans une société où l'on axe sur le tout repression sans grand succès. Il n'y a qu'a voir la douloureuse affaire du petit Enis. Evrard purgeait une peine de 27 ans de réclusion criminelle. On ne peut pas dire que la justice avait été laxiste! même si la question des pédophiles est très particulière, cette affaire met en exergue une fois de plus le manque de moyens de la justice. Ségolène s'était engagé à doubler le budget de la justice. Sarkozy s'était engagé à doubler les peines. On voit où cela nous mène. Seule une ambitieuse politique de prévention et de suivi nous permettra de lutter avec efficacité contre l'insécurité sous toutes ses formes.
20 août 2007
"Faites ce que je dis, pas ce que je fais"

COMMUNIQUE DE PRESSE
Eric Ciotti et le démarchage téléphonique :
« faites ce que je dis, pas ce que je fais »
En proposant une loi contre le démarchage téléphonique, Eric Ciotti a fait preuve d’un culot hors du commun.
Les habitants de la 1ère circonscription se souviennent parfaitement des appels téléphoniques incessants provenant de sa permanence de campagne pour rappeler qu’Eric Ciotti était bien le candidat de l’UMP et qu’il était soutenu par le président de la République. Parfois, c’était même un message enregistré qui était diffusé automatiquement.
Durant la campagne législative, plusieurs habitants se sont plaint de ces pratiques en évoquant un harcèlement. Malheureusement il n’y avait rien à faire car ces coups de fil intempestifs étaient légaux. Enfin, ceci dit, il ne risque rien à proposer cette loi aujourd’hui , car comme viennent de l’apprendre à leurs dépens les souscripteurs de prêts immobiliers, la loi ne peut être rétroactive !
19 août 2007
Le tram dans les quartiers Est
Comme vous avez pu le découvrir sur Nice-matin hier, le tramway a roulé hier sur l'intégralité de son parcours pour la première fois. C'était un essai mais c'est un jour historique.
Hier matin, je suis allé faire les courses au Marché Saint Roch et au centre Leclerc. Les gens ne me parlaient que de cela, de leur bonheur et de leur fierté d'avoir vu le tramway passer. Et de l'impatience qu'ils ont de le prendre pour "descendre en ville " comme on dit à Saint Roch. L'arrivée du tramway dans les quartiers Est est l'élément le plus symbolique de la requalification urbaine qui est en cours. Cette requalification que j'ai accompagnée de mon mieux en tant qu'élu régional en faisant participer la Région au financement de tous les grands équipements.
La population y est très favorable. Pourtant, ici aussi, les commerces ont souffert comme à Borriglione, mais Jacques Victor et moi-même, qui étions tout deux très favorables à ce choix qui désenclavait tout l'Est de la ville n'avons jamais cherché à mettre de l'huile sur le feu. Je me suis battu, aux cotés de tous les autres élus socialistes, pour faire élargir le périmètre d'indemnisation, parce qu'il y avait des injustices criantes, et certains ont pu bénéficier de cette action, bien encadrés par la dynamique association des commerçants APIL. Dans cette dynamique positive que j'ai mise en oeuvre, je pense qu'il n'y a pas eu de perdants.
Pourtant, vous avez pu constater qu'aucun élu de gauche n'était présent lors de ce premier essai. Je ne peux répondre pour les autres. Ont ils été invité? Mais je peux répondre pour moi. Je n'ai pas été invité à cet essai. Même si je suis de gauche, non seulement je suis l'élu cantonal du canton où le tram a son terminus provisoire, au Pont Michel, mais je suis aussi le premier vice-président de la région, région qui au même titre que l'Etat, et le Conseil Général a participé au financement du tramway de Nice.
Je trouve cela pour le moins inélégant. Cela en dit long sur la volonté, à quelque mois des élections municipales de Peyrat d'accaparer le tramway. En toute honnêteté, il serait bien idiot de ne pas le faire, mais il nous faudra exister sur ce dossier car la gauche a toujours porté politiquement le développement des transports publics et notamment du tramway. J'ai essayé, avec Michel Vauzelle, de le dire publiquement à plusieurs reprises mais cela passe difficilement dans la population qui a assimilé la guerilla municipale menée avec apreté sur fonds de recours par Nice Plurielle, à une hostilité de notre part à ce nouveau mode de transports.
En tout cas, le piège devant lequel nous nous trouvons est géant. Tous ces recours et ces retards n'ont abouti finalement qu'à une seule chose, rapprocher davantage la date de l'inauguration et de la mise en service de la ligne 1 de celle des élections municipales. Franchement, on pouvait rêver mieux comme stratégie.
18 août 2007
Crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt : combien de niçois victimes?
Le gouvernement souhaite que le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers puisse s'appliquer aux emprunts contractés avant l'adoption de la loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat, a rappelé la ministre de l'économie et des finances, Christine Lagarde.
Le hic, c'est que la mesure a été retoquée par le Conseil Constitutionnel, qui a estimé qu'elle constituait une rupture de l'égalité entre contribuables, tout "en représentant un coût mainfestement hors de proportion avec l'effet incitatif attendu". Sans être un constitutionnaliste émérite, le peu de notion que j'ai m'avait toujours conduit à penser que la rétroactivité d'une loi était un principe anti-constitutionnel. Et j'ai toujours pensé que le Conseil Constitutionnel se bornait à verifier si les dispositions d'une loi étaient constitutionnelles ou non.
Très exactement, l'article 5 de la loi en faveur du travail de l'emploi et du pouvoir d'achat (TEPA) instituait un crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt immobilier pour l'achat ou la construction de l'habitation principale pendant les cinq premières années. Mais le Conseil constitutionnel a censuré les dispositions qui étendaient aux prêts déjà contractés ce crédit d'impôt institué pour favoriser l'acquisition de l'habitation principale.
Le Conseil constitutionnel a jugé que le crédit d'impôt répondait pour les prêts futurs à un "objectif d'intérêt général qui est de favoriser l'accession à la propriété". Or "il n'en va pas de même pour les prêts déjà accordés car, par définition, pour ceux-ci, le contribuable est déjà propriétaire de son habitation principale".
De plus, dans cette décision, le Conseil Constitutionnel en faisant allusion au coût de la mesure, juge de l'opportunité. Nicolas sarkozy, en faisant cette promesse, n'ignorait pas que le coût de la rétroactivité de cette mesure sur 5 ans était estimé entre 1 et 1,4 milliard d'euros en année pleine, où alors il est totalement incompétent.
Cette décision du Conseil Constitutionnel vient à point nommé pour sortir le gouvernement d'une promesse électorale irréaliste, en le dispensant d'en assumer la responsabilité politique. Car le Conseil constitutionnel, c'est qui? Les 9 sages sont désignés à égalité par le Président de la République, le Président de l'Assemblée Nationale, et le Président du Sénat. c'est à dire que toutes les nominations sont acutellement sous contrôle de l'UMP. Il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles.
Prenant acte de la décision du Conseil constitutionnel, François Fillon a annoncé jeudi qu'un nouveau dispositif serait mis en place "dans les prochains jours". Je ne m'avance guère en pensant que ça ne pourra pas marcher. La question de la rétroactivté sera toujours posée. les disposition d'une loi s'appliquent au lendemain de sa promulgation, voir de la promulgation de ses décrêts d'application.
Et déja on sent la stratégie de communication du gouvernement se mettre en place avec la technique bien connue du leurre. C'est Christine Lagarde qui monte en ligne en annonçant comme une grande nouvelle que l'on va s'efforcer de faire en sorte que les promesses de vente qui ont été signées depuis le 6 mai puissent bénéficier de cette mesure.
Sur RMC, la ministre de l'Economie a précisé qu'une solution concernant les emprunts souscrits depuis l'élection de Nicolas Sarkozy serait une "première étape". "On va voir ensuite si on peut l'appliquer aux stocks des emprunts souscrits depuis moins de cinq ans".
Dans quelques jours on va nous présenter comme une performance du gouvernement le fait d'avoir obtenu trois mois de rétroactvité au lieu des 5 ans promis. J'aimerai bien savoir combien de transactions se sont faites à Nice entre le moi d'août 2002 et le 6 mai 2007 mais je devine le nombre considérable. Beaucoup ont très certainement intégré ces crédits d'impôts virtuels dans leurs calculs et peut être même programmés certains achats importants. Tous ces espoirs sont ruinés par le cynisme de l'équipe gouvernementale.
17 août 2007
Et si la mondialisation se retournait contre l'argent?

"Je n'arrive pas à comprendre comment un problème né aux Etats-Unis a pu se répandre sur toute la planète, et jusqu'en Asie", se lamentait un investisseur japonais hier.
La multiplication des défauts de paiement sur le marché du crédit hypothécaire à risque ("subprime") aux Etats-Unis ces derniers mois en raison de la baisse des prix de l'immobilier a déstabilisé nombre d'organismes de crédit dont les difficultés se répercutent à bien des niveaux. Malgré les milliards de dollards et d'euros injectés par les banque centrale depuis maintenant plus d'une semaine, rien n'y fait, les risques d'assèchement du crédit, moteur de la croissance mondiale sont réels.
Curieusement en France, pour l'instant, on en parle peu, mais la crise financière qui est en train de se développer à partir des États-Unis, prend une ampleur que peu d'observateurs jugeaient encore possible il y a quelques jours. Pourtant, en France, il pourrait y avoir des dégâts. En effet les classes moyennes, ont pris l'habitude de boursicoter, et ont permis aux marchés de prospérer ces dernières années et d'atteindre des maximums historiques. sauf qu'elles sont autrement plus vulnérable que les fonds de pension qui peuvent se permettre d'attendre en espérant une correction du marché. Les petits porteurs vont être tenté de vendre si cela continue. Il est impératif que la crise trouve une issue avant la rentrée parce que les traditionnelles vacances d'août protègent le CAC40 de grands mouvements collectifs. Mais dans le cas contraire, le début septembre pourrait s'avèrer assez noir en Europe.
Les Bourses mondiales ont jeudi véritablement dévissé avec de lourdes pertes en Asie comme en Europe. En effet, les gros investisseurs touchés par la crise des prêts hypothécaires à risques aux Etats-Unis ("subprimes") se sont mis à vendre massivement pour se renflouer. Exactement le scénario que personne ne voulait envisager
Aujourd'hui, la Bourse de Londres perdait 2,67% , tout comme celle de Paris qui a atteint son son plus bas niveau de l'année.
A Francfort, le Dax était en recul de 2,38% Dans le reste de l'Europe, le décrochage était le même: -3,21% à Stockholm, -2,80% pour le SMI à la Bourse suisse qui a atteint son plus bas niveau de l'année, -2,62% à Amsterdam, -2,40% à Bruxelles, -2,30% à Madrid et -2,06% l'indice à Milan...
L'Asie a connu une journée noire.
A Tokyo, deuxième place financière mondiale, l'indice Nikkei des principales valeurs a terminé en forte baisse de 1,99%, son plus bas niveau depuis fin novembre, après avoir déjà dégringolé de 2,19% la veille.
Hong Kong a plongé de 3,3%, passant sous la barre des 21.000 point. A Séoul, l'indice a dégringolé de 6,93% en clôture, le recul le plus brutal de son histoire. Comme ailleurs, les banques et les maisons de courtage y ont été les titres les plus malmenés.
A Sydney, le groupe de prêts immobiliers australien RAMS a reconnu qu'il était incapable de se refinancer 5 milliards de dollars de dettes à la suite du resserrement du crédit aux Etats-Unis.
La Bourse de Sydney a accueilli la nouvelle par un plongeon de 5% en cours de séance. La panique s'est emparée de Manille, où l'indice composite s'est écroulé de 6,01% en clôture. Jakarta a fermé en repli de 5,9%, Taïpei de 4,56%, Bombay de 4,28%, Singapour de 3,70%, Kuala Lumpur de 3,50% et Bangkok de 3,00%.
Même si la plupart des banques d'Asie sont jugées relativement peu exposées aux mauvaises créances américaines, certains fonds d'investissements impuissants à recouvrer des prêts "subprime" cherchent à compenser leurs pertes en vendant à tour de bras des actions en Bourse.
cela entraîne également des désordres monétaires. Sur le marché des changes, le yen continuait à se renforcer face au dollar, les investisseurs japonais rapatriant massivement leurs avoirs placés à l'étranger pour se mettre à l'abri du risque. La Banque du Japon (BoJ) a injecté jeudi 400 milliards de yens (2,5 milliards d'euros) dans le marché monétaire.
Cette injection de fonds --la première depuis lundi-- a été décidée pour répondre à une hausse de la demande de liquidités de la part des banques, qui a entraîné une hausse du taux d'intérêt au jour le jour. Mais cette décision n'a eu aucun effet sur le marché tokyoïte.
Mercredi, la Réserve fédérale américaine (Fed) avait injecté 7 milliards de dollars sur les marchés financiers pour faire face à la contraction du crédit aux Etats-Unis, où les banques se méfient de plus en plus des emprunteurs. Cela n'a eu également aucun effet. A la Bourse de New York, l'indice Dow Jones avait cédé 1,29% mercredi, repassant sous le seuil des 13.000 points.
Devant une telle dérégulation, Nicolas Sarkozy, en vacances, n'a pas hésité à se "féliciter que les régulateurs de place et les autorités monétaires puissent ainsi coordonner leurs efforts" et s'est dit "convaincu que ces mouvements de marché ne sauraient affecter durablement la croissance de nos économies, qui est robuste". Il faut dire qu'en matière de croissance économique, il s'y connaît! Nous venons de faire péniblement 0,3% de croissance de notre PIB national au second trimestre. Nous serons très loin de l'objectif de croissance fixé par le gouvernement qui était de 2,5 % pour l'année 2007. Nos économistes tablent sur 1,8 au mieux. Évident que devant cette situation, on risque moins que d'autres!
16 août 2007
Féfé et la petite fille.
La journée avait commencé tôt la matin par le tradionnel hommage aux 21 fusillés de l'Ariane par un dépôt de gerbes au carré des fusillés. Chaque année, c'est un moment poignant. Chaque nom est cité dans un silence solennel. Puis il y a un dépôt de gerbes. Cette cérémonie a toujours un relief particulier car elle intervient le jour où les alliés ont débarqué en Provence, alors que Nice s'est libérée le 28 août. Plus que toutes les autres, ces morts intervenant alors que les Alliés sont déjà sur le sol varois ont un coté tellement dérisoire.
Mais c'est sur l'après-midi que j'ai choisi d'axer mon billet. C'était la fête de l'Assounta au Port de Nice. J'y suis allé avec Marc Concas et il y avait énormément de monde. Nous en avons été surpris. Des gens connus bien sur, des figures du quartier et du Vieux-Nice, mais aussi beaucoup d'autres, plus anonymes. Des niçois, venus d'autres coins de la ville, des touristes. la question tout le monde se la posait et l'évêque Mgr Sankalé la trancha en traduisant les points essentiels de son homélie en trois italien et en anglais.
Tous les pointus sont de sortie ce jour-là puisqu'il s'agit d'honorer Marie en allant jeter une gerbe de fleurs au pied de Rauba Capeu à la mémoire des gens de mer disparus. Toutes les embarcations sont fleuries en blanc et bleu. Nous avions rendez-vous à 16h45 pour monter dans les embarcations. Il y avait le docteur Alziari-Nègre, notamment, mais pas de Ciotti. Cela m'a étonné. Il est arrivé très en retard mais j'ai compris ensuite qu'il avait préféré aux niçois une ballade en mer avec Michèle Alliot-marie, la ministre de la défense de passage à Antibes, plutôt qu' avec les pêcheurs de la "Mouette".
L'ambiance était très bon enfant. Nous sommes, Marc et moi, monté dans le pointu de "Féfé" qui s'appelle Horizon. Et nous avons fait l'ensemble de la cérémonie, pris beaucoup de plaisir à défiler dans le pointu au pied des quais, bourrés de monde. Notre pointu était à chaque fois très applaudi. Il faut dire que "féfé" est une figure au club de la Mouette, principale association organisatrice. Ensuite, nous avons débarqué pour la messe sur les quais.
Sur les marches de l'estrade où l'évèque présidait la messe, il y avait une petite fille africaine, habillée en petite niçoise. Elle était magnifique et je me disais que c'était le Nice de demain qui était en marche, où chaque niçois au sens de résidant à Nice et aimant sa ville, quel que soit son origine, pourra s'approprier un fragment de cette identité niçoise qui est notre fierté. En celà, "Féfé" et la petite fille c'était un merveilleux passage de témoin.
Mise à jour du 17 août : Mise en ligne de l'album photos de cette manifestation




















