31 août 2007
Débat sur le marché et le socialisme

Ce débat a été essentiellement un débat entre Henri Emmanuelli (NPS) et Michel Sapin (proche de Ségolène Royal).
Henri Emmanuelli a de suite considéré que la question du marché était un faux débat. Il n’y a pas un socialiste qui ne reconnaisse pas l’économie de marché. Ce qui est en cause ce n’est pas la question du marché mais la question de la redistribution, de la régulation. C’est la dessus que la droite porte son offensive idéologique. Selon elle il faut renoncer à la redistribution. Or c’est ce qui fait l’essence des socialistes. La solidarité, les services publics sont des formes de redistribution. La question est dans le dosage dont l’outil essentiel est la fiscalité.
Michel Sapin a parlé de myopie aggravée du marché. Plus on est dans le marché, plus on doit mettre en place des politiques publiques. C’est ce qui démontre notre volonté politique. Quelle part de régulation nationale ?, quelle part de régulation européenne ?, quelle part de régulation mondiale ? C’est cela le fond de la question. La régulation peut même protéger le marché contre lui-même, cette régulation c’est la garantie de la paix sociale. Mais cela doit être un outil de prévention des dysfonctionnements du marché, elle ne peut intervenir en réaction.
La grande question c’est de savoir si l’Etat Nation est encore le bon niveau pour assurer la régulation.
Ce qui m’a surpris dans ce débat, c’est qu’on a parlé de régulation, de redistribution, mais pas de protection (notamment des salariés). Or cela me parait aussi un élément correcteur important des variations du marché. C’est curieux que même Henri Emmanuelli n’ait pas évoqué cette question, car la aussi il y a une offensive idéologique de la droite. Ce qu’a fait Sarkozy hier au MEDEF est très révélateur. Ses propositions d’arrangement amiable entre le patron et le salarié, l’assouplissement des 35 heures, tout cela va dans le sens de la diminution de la protection des salariés. Or l’emploi ne doit pas servir de variable d’ajustement. Ce message doit être porté par les socialistes car les salariés doivent être rassurés très rapidement.
L’analyse de Stéphane Rozes sur l'échec de la présidentielle

Le véritable débat sur l’élection présidentielle a en fait commencé au vote du référendum sur le traité constitutionnel. Ils ont voulu renationaliser la politique.
Il fallait remettre dans le pays la volonté politique. Il y a une grande caractéristique, les trois derniers candidats se sont construit tout seule. Ils ont donné la prime à l’imaginaire politique. La compétence est au service des valeurs. C’est ce qui explique la défaite à l’élection interne de DSK.
Le pays est à gauche sur le souhaitable et à droite sur le possible. C’est ce qui explique la discontinuité entre le résultat des élections régionales ( dire à la majorité du moment, vous n’avez pas été élu en 2002 pour faire des réformes dont le fil conducteur est le retrait de l’état.), des européennes (voila ce qu’on ne souhaite pas). Paradoxalement, depuis une décennie, le pays est devenu idéologiquement antilibéral. Ce vote est l’expression d’un refus, d’où la baisse de l’abstentionnisme. Le vote du 29 est un vote purement social, c’est un vote de défense des plus fragilisés. Pourtant il y avait des convergences sur l’Europe souhaitable entre les électeurs du oui et les électeurs du non.
L’objet de cette élection présidentielle, par contre, n’a pas été celui de la résistance, mais celui de la résolution.
Toute les familles de la gauche ont été touchées.
Cela provient de deux choses :
-L’imaginaire présidentiel a préempté la question sociale. On attend du candidat deux dimensions. J’incarne le collectif national, et j’incarne la dimension temporelle (la résolution des problèmes). Sarkozy est un homme politique pour qui la question du mouvement fait sa légitimité. Il a donc déjà préempté la dimension temporelle. Il est sur le champ de la résolution. Il lui manque la rapport au collectif. Il lui manque un surmoi, il va le construire pendant la campagne. Traditionnellement la gauche, au moment de l’élection présidentielle à trois réponses. Celle de la 1ere gauche (suivre la demande sociale), la 2eme gauche (la gauche de la raison), et de la gauche de la gauche. Ségolène Royal a une 4eme réponse, c’est l’idée que la démocratie participative construit le consensus et résout la question de l’articulation entre le possible et le souhaitable. C’est pour cela qu’elle est choisie.
-La grille de lecture des français par rapport à cette élection présidentielle n’a pas été gauche- droite mais verticale. Ségolène a émergé par le bas. C’est ce qui explique que jusqu’en février, Ségolène est devancée au 1er tour par Sarkozy (la résolution), mais le devance au 2eme tour (l’incarnation). La campagne a été perdue car une présidentielle dans l’imaginaire, ce n’est pas en quoi l’autre représente un danger, c’est là où on veut mener le pays, ce qu’on apporte au pays. A partir de ce moment là, elle a légitimé le fait que Sarkozy incarnait un projet de société.
- la 3eme présidentielle perdue par la gauche. Cela signe vraisemblablement une fin de cycle pour
la gauche. La gauche ne peut plus se servir du compromis implicite sur lequel elle a toujours gagné, la prospérité pour le plus grand nombre contre la paix sociale. La gauche n’a pas construit les outils qui paraissent crédibles par rapport à la mondialisation.
-Il y a eu un correctif aux législatives. Cela renseigne sur la nature du sarkozysme. Lors d’un débat entre Fabius et Fillon, apparait la TVA sociale qui ne vient pas de Sarkozy. Donc ils ont rejeté. Cela renseigne du fait qu’il a gagné parce qu’il a réussi à construire la cohérence entre la résolution et l’imaginaire et à faire la synthèse entre les trois droites. L’incarnation de Sarkozy produit une relation de responsabilité par rapport au pays. C’est ce qui amène sa surexposition permanente.
Les français ont dénaturalisé le pouvoir. Ils ont remis la volonté à l’Elysée. Désormais la volonté précède l’économique et le social. Les socialistes ont désormais pour s’en sortir l’articulation obligatoire entre les valeurs et
la résolution. C’est un vote culturel et social. La France de Royal, c’est la France des français à statut et la France des précarisés, celle qui veut donner du sens, notamment à travers la démocratie participative. Celle de Sarkozy, c’est celle du travail et des ouvriers, de ceux qui veulent la responsabilité voir s’incarner par une personne, type bonapartiste.
En direct de La Rochelle.Quelques absences ne font pas l’évidence, l’évidence c’est la présence !

Grosse surprise en effet à la Rochelle. Le record des inscriptions a été battu. Les absents ont peut être eu tort. Cette université ne sera pas celle des éléphants, ce sera celle des militants.
La Rochelle, c’est depuis 15 ans, le « classico » des socialistes. Ce matin c’était la fin des ateliers consacrés aux élus. Après les traditionnelles « moules marinières », c’est l’ouverture officielle de l’Université d’été par Jean Christophe Cambadélis. Une intervention intéressante sur le fond, même si la recherche systématique de petites phrases, donne aujourd’hui une image archaïque du discours.
Ensuite Ségolène Royal a pris la parole. La Rochelle ne ressemblera à aucune autre université d’été parce qu’elle n’a jamais été aussi ouverte sur l’extérieur. Il y a une grande lassitude sur les querelles du passé et une volonté de se tourner vers l’avenir. La rénovation de notre parti c’est aussi une rénovation d’abord des comportements personnels. Etre la vedette de la rentrée littéraire, a-t-elle dit, ce n’est pas à moi particulièrement qu’elle porte tort, c’est à ce que nous sommes collectivement, à l’image que l’on véhicule de nous.
Elle a beaucoup insisté sur l’articulation entre le local, le national et le mondial.
La question éducative. Les régions se sont engagées sur la gratuité des livres, alors que la droite au niveau national supprime des postes.
La question économique. Sarkozy n’ fait aucune annonce concrète sur la lutte contre les délocalisations, par contre remise en cause de la retraite à 60ans.
La question de la précarité. On annonce la question de la séparation à l’amiable entre le salarié et le patron, alors qu’ici nous avons écarté des aides économiques de la région, les entreprises qui ont recours au CNE.
La question de la pauvreté. On doit exiger dans tous les départements la mise en place du revenu de solidarité active.
La question du pouvoir d’achat. Sarkozy a annoncé la réforme de l’indice des prix, cela ne vous rappelle pas quelque chose. L’indexation des salaires et des retraites doit être appuyée sur la réalité quotidienne et non sur indice des prix fantôme.
Il n’y aura pas de socialisme du 21eme siècle si l’écologie n’est pas traitée complètement.
Il ne faut plus sous traiter cette question. Il faut en faire une chance pour penser autrement, et produire autrement. Ségolène parle d’une croissance sobre et de réinventer l’économie de la fonctionnalité.
Il y a un lien très direct entre économie efficace, rénovation démocratique et exigence de solidarité.
Il faut penser global, car les enjeux écologiques les plus dramatiques sont au niveau planétaire.
Rénover le PS, c’est penser autrement, parler autrement, imaginer autrement, pour attirer les intelligences sur les questions d’intérêt général. Elle a conclu sur une note très optimiste. Les militants semblent requinqués. Attendons de voir la suite…
30 août 2007
La malédiction est vaincue !

31 ans que l'on attendait ça. 31 ans sans victoire au Vélodrome et 12 matchs consécutifs sans prendre un seul point. Notre spécialité était devenue de relancer l'OM quand il était en difficulté.
Chaque année pourtant je fais le déplacement à Marseille en espérant que cette fois ce sera la bonne. Et hier ce fut enfin la bonne. L'OGC Nice a gagné 2-0 (buts des deux recrues Hognon et Hellebuyck) et franchement il n'y a rien à redire là-dessus tant les rouge et noir ont maitrisé la partie de bout en bout. Le score aurait même pu être plus sévère car en 1ère mi-temps Mandanda a sauvé les meubles deux fois devant Ederson alors que l'OM ne s'est pas créé une seule occasion franche.
A la fin du match j'étais fier et heureux. Fier parce qu'avec le 18ème budget de Ligue 1, nous avons terrassé chez elle l'équipe qu'on annonçait comme la terreur du championnat cette année, comme quoi l'argent ne fait pas tout en football. Et heureux parce que chaque année le chemin du retour après le match parait interminable et que j'en avais marre de me faire chambrer à la sortie du Vélodrome ou dans les couloirs de l'Hôtel de Région à Marseille.
Je suis sorti du stade le coeur léger et un supporter marseillais, pensant que j'étais un de ses congénères, a mis la cerise sur le gateau avec cette réflexion pleine de saveur, qu'il faut imaginer avec l'accent : "Putaing on a une équipe avec que des stars. Y a pas un type qui vaut moins de 6 millions d'euros. Et eux en face ils achètent des Hognon. Et té, ils nous l'ont mis dans l'oignon!". Tout est dit.
29 août 2007
Difficultés à l'école Lycette d'Arsonval

Des parents d'élèves de cette école m'ont demandé de faire passer cette information sur mon blog. je la relaie bien volontiers :
"Les enfants inscrits à l'école Lycette D'Arsonval en classe de primaire multiniveaux (5 niveaux d'enseignement traditionnel) sont cette année au nombre de 27.Deux nouveaux élèves devraient les rejoindre en septembre amenant cet effectif à 29 (si la mairie ne les reporte pas opportunément sur des écoles voisines...). Cet effectif serait en mesure de permettre l'ouverture d'une classe de primaire supplémentaire... mais l'inspection se refuse pour l'instant à toute décision et se retranche derrière les décisions de la commission devant statuer sur les créations de classes, commission qui doit se réunir le 6 septembre.
En revanche, afin de soulager la maîtresse et d'"aider" les enfants, l'inspection propose de "désectoriser" les classes... en clair de faire passer des groupes d'enfants de cette classe multiniveaux dans les CHAM les après-midis où les enfants sont en demi-groupes. Cette solution n'apparaît satisfaisante pour aucun de nos enfants.
Ce matin, suite à une discussion avec l'inspectrice, un rendez vous a pu être obtenu aujourd'hui à 14h30 avec l'inspecteur d'académie, Bd Slama, Bat C, la Plaine (à droite derrière le Lycée Maulnnier). Tous les parents disponibles sont appelés à se rendre sur place (même si tous ne pourront être reçus par l'inspecteur !) afin de démontrer notre motivation et notre détermination. Rendez-vous est également donné à 13h30 à l'école pour organiser un co-voiturage jusqu'à
la Plaine.
La presse a également été alertée. Un journaliste est venu photgraphier les parents mobilisés devant l'école ce matin et sera également présente cet après-midi devant l'inspection (Nice-matin, FR3 CA, radio bleue azur...). Un article est prévu dans Nice-Matin demain.
La presse sera également devant l'école demain matin (29/08) à 8h15 pour témoigner de la mobilisation des parents... Merci de venir nombreux et de rester quelques minutes si vous le pouvez. Nous devons nous mobiliser et agir avant le 6 septembre afin que notre demande soit effectivement prise en compte.
N'hésitez pas à faire passer cette information à tous les parents de l'école qui ne seraient pas destinataires de ce mail."
Bilan de la saison touristique : une grande première

Depuis que j'ai en charge le tourisme dans la délégation que m'a confié Michel Vauzelle, je cherche à multiplier les collaborations entre les deux Comités régionaux du Tourisme, le CRT PACA et le CRT Riviéra Côte d'Azur. Cela n'a pas été évident au départ mais j'ai trouvé en Jean Marc Coppola (le président du CRT PACA et en Gaston Franco, le président du CRT Riviera Côte d'azur, deux homems décidés à faire évoluer les mentalités et les pratiques.
Chaque année, nous organisons une réunionde travail commune que je préside et les relations entres les services respectifs se développent, les actions communes aussi.
Hier, les deux CRT organisaient une conférence de presse commune pour évoquer un premier bilan de la saison 2007.
Les chiffres sont très bons.
84% des professionnels s'estiment satisfaits de la saison. c'est remarquable quand on sait la propension des professionnels à toujours penser que "c'est moins bien".
C'est surtout le mois d 'août qui est en forte hausse, juillet étant plus discret. Cela confirme malgré tous les efforts effectués, la difficulté que nous avons à étendre la saison.
Cette saison a conforté nos places de première destination pour la clientèle nationale et de seconde pour les étrangers après Paris. Ce qui étonne , c'est la progression du tourisme dans les villes. ce phénomène était vrai à Nice depuis des années, mais cette année il s'étend sur Toulon et Marseille.
Bien entendu ce bilan laisse paraitre des contrastes. Ainsi la saison a été moins bonne dans le haut pays. Il va nous falloir relancer ces secteurs qui ont fait beaucoup d'investissements sur les loisirs.
Mais un autre phénomène se confirme, la disparité de plus en plus forte entre les vacanciers. Il y a une baisse sensible de la dépense moyenne des vacanciers, alors que c'est dans l'hotellerie de luxe que la croissance est la plus forte avec un chiffre d'affaire en hausse de 3 à 11%. Les grands hotels affichent un taux de remplisssage à 95%.
La coupe du monde de rugby, pourrait permettre une arrière saison meilleure car on attends qur le sol français 350000 visiteurs. Certains matchs se dérouleront à Marseille et entre les matchs, notre département peut tirer son épingle du jeu par des visites ou des courts séjours. Les CRT ont réuni des tours opérateurs dans cette optique.
28 août 2007
Le dilemme

Ce matin j'ai eu à trancher un dilemme cruel, qui en même temps vous rappelle qu'un responsable politique peut avoir une vie privée.
A 8h30 il y avait le dépôt de gerbe devant le monument de Riquier, à la place Blanqui pour les cérémonies de la Libération de Nice. J'ai remis trois gerbes, également une au carrfour du 28 août, et une à la grande cérémonie au monument aux morts. Mais les deux autres ne m'ont pas posé de problèmes.
C'est la première qui posait problème. Aucun élu régional n'était disponible et je représente en tant que premier vice-président, Michel Vauzelle à ce 63ème anniversaire.
A 8h30, c'était aussi la rentrée au CPde Margot, ma fille, qui a 6 ans. C'est quand même très important l'entrée au CP, à la grande école, et je ne pouvais pas y aller. C'était pour moi un vrai crève-coeur. La chance a voulu que :
- la cérémonie ne dure pas longtemps et démarre à l'heure précise.
- l'école soit à deux minutes de la Place Blanqui. Cela aurait été impossible si le tour des quartiers avait commencé par le monastère de Cimiez par exemple.
- la rentrée du CP prenne un peu de retard.
Vous l'avez compris, en courant un peu, après avoir déposé la gerbe, j'ai pu arriver à 8h45 à l'école et assister à la rentrée de ma fille.
La semaine des quatre jours à Nice
Depuis un décret de 1991, le jour de la rentrée n'est plus un rendez-vous unique. Certains élèves commencent dès la fin du mois d'août. En ces temps de rentrée scolaire, se pose l'éternel débat de l'aménagement de l'emploi du temps scolaire. Actuellement, au niveau national, 27 % des élèves sont concernés par la semaine des 4 jours.
Les Parents ont tranché !
L’an passé, la Mairie de Nice a organisé une consultation. Les résultats ont été nettement en faveur d’un changement de rythme scolaire puisque 63 % des personnes ayant répondu ont dit oui à la semaine des 4 jours contre 15,99 % pour le statu quo et 20,92% pour le remplacement du samedi par le mercredi matin.
Les écoles du canton
C'est donc un évènement majeur pour tous les petits écoliers niçois. Et dans le 12eme canton, c'est pareil. Tous les enfants de notre canton entre le CP et le CM2, soit près de 2000 enfants, sont concernés par ce grand bouleversement. Dans notre canton, les écoles concernées sont l’école Bon Voyage 1 et 2, l’école du Col de Villefranche, l’école Saint Charles, l’école des Orangers, l’école Cassini (à l’observatoire), l’école Arziari (aux Abattoirs), enfin l’école Germaine (au Mont Boron). J'irais ce soir probablement à la sortie d'école de Bon Voyage pour voir comment s'est déroulé ce premier jour.
Les questions que vous vous posez
Comment une école choisit-elle son rythme scolaire ?
C'est sur proposition du Conseil d'école composé des représentants des parents d'élèves et de la municipalité, avis de l'Inspecteur de l'Education Nationale chargé de la circonscription d'enseignement que l'Inspecteur d'Académie peut adopter une organisation du temps scolaire qui déroge à la réglementation nationale.
Que doivent réellement respecter ces aménagements ?
- le nombre de périodes de travail et de vacance des classes ne peuvent être modifiés ;
- la durée effective totale des périodes de travail ne peut être réduite;
- les horaires par jour ou par semaine ne doivent pas être dépassés;
- ils ne doivent pas porter atteinte à la liberté de l'enseignement religieux.
Où en est-on de la semaine des quatre jours ?
Le phénomène a connu un engouement durant dix ans avant de diminuer progressivement au fil des années.
En libérant les samedis et en diminuant les périodes de congés scolaires, la semaine des quatre jours répond à une demande sociale forte et favorise la relation entre parents et enfants. Elle est, par ailleurs, simple à mettre en œuvre et son coût, aussi bien pour l’Etat que pour les collectivités territoriales, est moins élevé que celui des autres formes d’aménagements.
Je suivrai avec beaucoup d'attention les premières évaluations qui seront faites sur Nice dans l'année car même si la demande sociale est forte je considère que l'intérêt de l'enfant doit primer sur tout, au moment où comme je l'ai rappelé ce matin, l'école primaire est pointée du doigt comme maillon faible de la chaine éducative.
L'école primaire sur la selette!

Quatre élèves sur dix sortent de l'école primaire avec de graves lacunes et 15% sont en grande difficulté, affirme le Haut conseil à l'éducation (HCE) dans le rapport qui a été remis à Nicolas Sarkozy.
Selon leurs calculs des neuf membres qui composent le Haut conseil à l'Education, si 60% des élèves obtiennent des résultats "acceptables ou satisfaisants", 25% ont des "acquis fragiles" et 15% connaissent des difficultés "sévères ou très sévères".
Le rapport précise que si le collège, considéré par beaucoup comme le 'maillon faible', a suscité depuis 20 ans débats et polémiques, notre école primaire se porte moins bien que l'opinion publique l'a cru longtemps. Chaque année, quatre écoliers sur dix, soit environ 300.000 élèves sortent du CM2 avec de graves lacunes. Près de 200.000 d'entre ont des acquis fragiles et insuffisants en lecture, écriture et calcul. Plus de 100.000 n'ont pas la maîtrise des compétences de base dans ces domaines", écrivent les auteurs du rapport.
Autre constat inquiétant des experts du HCE: l'école n'aide pas à gommer les inégalités de départ entre les enfants.
"Elle ne parvient pas, malgré la conscience professionnelle de son corps enseignant, à réduire des difficultés pourtant repérées très tôt chez certains élèves et qui s'aggraveront tout au long de leur parcours de vie", dit le rapport.
Pire, l'école primaire "semble s'être résignée à l'échec des élèves qui accumulent les insuffisances". Elle se révèle en outre "globalement incapable de mettre en place un soutien et un rattrapage efficaces".
L'école maternelle, où les enfants sont reçus de trois à six ans, n'est pas épargnée par le rapport, qui juge qu'elle "ne met pas tous les enfants dans les conditions de réussir l'école élémentaire". Le rapport va même plus loin en indiquant quel la question de la responsabilité de l'école maternelle dans l'échec scolaire à long terme ne peut pas être éludée.
Les syndicats d'enseignants semblent avoir accueillis les conclusions de ce rapport avec beaucoup de prudence mais tous pointent la situation inacceptable des élèves en difficultés.
En tout état de cause ce rapport valide les orientation du pacte présidentiel que nous avions présenté aux français en matière d'éducation nationale., notamment l'accueil en maternelle dès deux ans pour tous, le soutien scolaire systématisé, et l'augmentation des ..moyens à d'éducation nationale...car je en vois pas comment on pourra faire mieux avec 11000 postes de moins!
27 août 2007
Bureau fédéral de rentrée: l'heure est à l'apaisement

Peut être enfin une bonne nouvelle pour ceux qui nous font confiance dans ce département. Même si le mois de septembre s'annonce très musclé, l'heure est à ne pas en rajouter.
Je réunissais ce soir, le Bureau Fédéral, l'équivalent dans le département de ce qu'est le Bureau National au niveau national? Ce sont les membres du BF et les secrétaires fédéraux. Toutes les sensibilités y sont représentées. A une semaine de la Rochelle et compte tenu des déclarations intempestives de ces derniers jours au plan national, j'avais inscrit en premier point à l'ordre du jour, la situation politique.
J'ai essayé d'en faire le tour de façon objective, pointant les forces et les faiblesses de la campagnes présidentielle, parlant des questions de fonds à trancher d'ici le prochain congrès : le financement de la sécurité sociale, les 35 heures, le pouvoir d'achat, les retraites sur lesquelles nous avions laissé notre candidate dans le flou pour n'avoir pas su trancher ces questions au congrès du Mans.
J'ai égratigné plusieurs leaders sur la façon dont La Rochelle se préparait, allant même jusqu'à proposer que l'on demande à Marie Noelle Lienemann, qui sort après chaque présidentielle un brûlot sur le candidat, elle avait fait pareil en 2002 avec Jospin et ça avait marché, de reverser ces droits d'auteur au parti en compensation du mal qu'elle lui fait. Rien n'y a fait.
Tout le monde a été très modéré dans ses interventions. Même le "melenchoniste" de service, Emeric Lavitola, pourtant auteur d'une belle charge contre moi pendant l'été, a été soft indiquant qu'on ne pouvait pas être d'accord sur tout. En fait j'ai bien senti chez tout le monde, une gène par rapport à la violence des échanges au niveau national. Les militants veulent certes de la rénovation, (chacun l'espère différente, en fonction de sa culture politique marxiste, sociale-démocrate, guesdiste ou pas, etc... mais ils veulent aussi de l'unité et de la pugnacité à combattre Sarkozy et les mesures de ce gouvernement même si le moment où la critique d'un gouvernement commence à être audible n'est pas encore arrivée concernant le Sarkocircus.
Le débat a été plutôt de bonne qualité et on sent à la base la volonté de trancher définitivement certains questions sociales car l'unité ne doit pas se faire au détriment de la clarté des choix, des orientations. Avions nous un vrai projet ou pas pour cette élection présidentielle? Je considère que oui. Le discours de Villepinte incarnait un vrai projet politique de gauche. certains pensent que non. C'est leur droit. Mais leur droit devra s'arrêter au moment où le congrès aura tranché tout cela. On ne peut pas continuer à vivre dans un parti où des textes sont votés à la majorité et où plus personne ne reconnaît le fait majoritaire et trouble par ses déclarations publiques, le message politique. Ou pire vivre dans un parti ou l'on vote à l'unanimité dans une salle des dispositifs que l'on critique publiquement dès que l'on en est sorti!
Les proches de Patrick Mottard ont par ailleurs accepté sans pinailler les propositions de calendrier que j'ai faite, au demeurant équilibrées et équitables. Les débats qui vont s'ouvrir dans les semaines qui viennent devraient techniquement bien se tenir. Ce sera aux acteurs d'y amener le fond politique.















