12 août 2007
Hugo Lloris: un phénomène.
Hier soir, c'était la rentrée pour beaucoup au Stade du Ray. Nice a battu Strasbourg 1 à 0 et a engrangé 3 points. D'un point de vue comptable, c'est important. certains ne manquaient pas de faire remarquer qu'il avait fallu attendre la 7eme journée l'an passé pour en avoir autant!
Tout le monde semblait content mais moi je suis parti du stade inquiet. Car ces 3 points ne sont pas franchement mérités. Tout d'abord, ne crois qu'il n'y a plus à se faire de souci pour trouver un nom au grand Stade. Si cela continue, il faudra l'appeler le stade Hugo Lloris. Mes premiers souvenirs au stade remontent à l'année 1971, 36 ans déjà! J'étais môme et le gardien de but de l'époque s'appelait Charly Marchetti. Lloris qui n'a que 20 ans est à mon avis le plus grand gardien que Nice ait eu, je le place même au dessus du grand Dominique Baratelli.
Sans Lloris, hier ce n'est pas 3 points, ni même 1 que nous aurions pris mais 0.
Et cette réflexion je l'entends souvent depuis l'an passé. Je pense très sincèrement que sans lui, nous serions descendu en D2 quand je vois le nombre de matchs qu'il a sauvé. J'ai évalué son "apport personnel" l'an passé entre 7 et 10 points!
A au moins trois reprises hier sans compter une claquette hier en milieu de seconde mi-temps, de haut vol, mais presque banale pour lui, il a sauvé son équipe par des sorties dans les pieds héroïques. Il n'a pas son pareil pour jaillir comme un météore lorsqu'il y a le feu et qu'un attaquant se présente seul face à lui. Par ailleurs, il est très rassurant pour sa défense dans les airs, ce qui nous change... du précédent, où à chaque fois qu'il y avait un corner, tout le stade retenait son souffle.
Lloris va se heurter à un phénomène bien français maintenant. Dans ce pays, on fait peu confiance aux jeunes. A Nice, cette fois-ci on a osé ce pari sur un poste pourtant clef. Il faut dire que la pression montait dans le stade, parce que tout le monde savait qu'il y avait en réserve un gardien exceptionnel.
La question se pose pour l'équipe de France. Je n'ai rien contre Landreau qui est un excellent gardien (ça ne manque pas en France), et qui a souvent avec Nantes, été notre bourreau au Ray, se révèlant infranchissable. Mais la grave blessure de Coupet, à un age relativement avancé (33 ans je crois) va nécessairement orienter la réflexion du selectionneur national vers l'avenir. J'espère qu'il pensera très rapidement à Lloris. Parce qu'il le mérite et que c'est une chance pour la France d'avoir ce jeune qui, à peine à 20 ans, frappe déja à la porte de la grande équipe de France.
Le Media Training
C'est un travail effectué par de nombreux responsables politiques pour devenir plus percutant lors de leurs interventions télévisées.
Cela fait des années que l'on me dit qu'il faut en faire. C'est samedi que l'occasion s'est présentée. C'est un exercice redoutable en fait. J'ai fait cette première séance avec trois copains qu'on appellera X, Y et Z par souci de discrétion.
C'était vraiment sympa de leur part en pleines vacances de consacrer un samedi complet (de 10 h à 17h30) à ma petite personne. C'est le genre de geste qu'on oublie pas. Même si ces séances sont prises en charge dans le cadre des formations des élus, elles coutent cher et pour ce qui me concerne je n'aurai jamais effectué la démarche. Mais en fait ces copains avaient cela en tête depuis un bon moment. Ils ont trouvé un allié insidieux en Valérie, qui avec délicatesse, mais avec le recul, m'a gentiment seriné, depuis des mois.
Elle m'a avoué, ce matin en avoir vu un des trois récemment et lui avoir dit " tu peux l'appeler, il est mûr". Et effectivement quand la proposition m'est revenue pour la 4eme fois, je pense , j'ai dit ok.
- j'ai été frappé par le coté "pro". Toutes mes vidéos sur "dailymotion" avaient été visionnées, chacune faisant l'objet de commentaires précis. Cela a dû demander un très gros travail en amont.
- j'ai été aussi sensible à la délicatesse, car en fait ce genre de séance est une belle leçon d'humilité. On commence toujours par valoriser quelque chose puis le "mais par contre...." arrive. Vous finissez la journée complètement désossé, conscient que parfois, dans certains domaines, vous faisiez fausse route depuis des années ou pire, que vous vous êtes évertué à gommer après bien des efforts, ce que eux reconnaissent comme une qualité.
En conclusion une journée où vous en apprenez pas mal sur vous-même vu par les autres.
















