30 avril 2007
Ce De Robien s'il n'existait pas il faudrait l'inventer!

Pour M. de Robien, les troupes de M. Bayrou "ne lui ont jamais donné un blanc-seing pour refuser de soutenir le candidat de la droite. C'est une trahison".
"Depuis huit jours, il manifeste sa haine à l'égard de Nicolas Sarkozy et, sans le dire officiellement, il cherche à faire gagner Ségolène Royal", ajoute M. de Robien.
Extraits d'une dépèche AFP
27 avril 2007
Ce qui se passe est très grave pour la démocratie!

A tous les lecteurs de mon blog :
Transférez cet extrait de l'intervention de François Bayrou ce matin sur RTL au plus grand nombre de vos relations. Ce qui est en train de se passer est extrêmement grave pour la démocratie. Personne ne peut imaginer Bayrou mentant sur un sujet aussi grave!
RTL LE 27/04/2007 – 07 :50
Invité : François BAYROU, président de l’UDF.
Christophe HONDELATTE
Jean-Michel APHATIE, vous recevez ce matin donc l’homme qui est arrivé 3ème au premier tour de la présidentielle.
Jean-Michel APHATIE
Bonjour François BAYROU.
François BAYROU
Bonjour...
Jean-Michel APHATIE
Le débat que vous deviez avoir sur CANAL+ demain avec Ségolène ROYAL a été annulé par la chaîne. CANAL+ explique que les règles prévoyant l’égalité de temps de parole entre les deux finalistes du deuxième tour empêche l‘organisation de votre dialogue avec la candidate socialiste. Comment réagissez-vous à cette annulation François BAYROU ?
François BAYROU
Lorsque j’ai tenu une conférence de presse mercredi, j’ai parlé de la part de Nicolas SARKOZY d’intimidation et de menace. C’est exactement là qu’on en est. Ce débat qui avait été organisé à la demande de CANAL+, nous avions décidé... j’avais été invité à un débat par Ségolène ROYAL, j’ai accepté et j’avais dit que si Nicolas SARKOZY m’invitait à un débat, j’accepterai aussi. Ce débat qui a suscité beaucoup d’intérêt
... je veux rappeler que Ségolène ROYAL et moi, nous avons ensemble recueilli près de 45 % des voix, ce qui est une part très importante des citoyens français qui ont droit à avoir des explications démocratiques entre les candidats, avoir leurs convergences et leurs divergences, avoir leurs rapprochements et au contraire leurs affrontements. Ce débat avait été organisé par CANAL+ à la demande de la chaîne. Et puis s’y était joint un certain
nombre d’autres télévisions et radios. Il se trouve que ce débat a été annulé en arguant ou en prétendant qu’il y avait des règles du CSA et une demande du CSA qui empêcherait la tenue du débat, ceci est absolument faux...
Jean-Michel APHATIE
Comment le savez-vous ?
François BAYROU
Parce que j’ai vérifié auprès du CSA ce qu’il en était, et parce que si jamais il y avait eu une intervention du CSA, elle aurait été susceptible de recours devant le Conseil d’Etat en référé, c’est-à-dire d’heure à heure, et que nous aurions ainsi sans aucun doute obtenu le respect de cette liberté. Il s’agit Jean-Michel APHATIE d’une liberté fondamentale des Français, et une part des enjeux de cette élection présidentielle, c’est le respect des libertés fondamentales des Français. Ici, par toute une série de réseaux que nous connaissons tous, qui rapprochent de très grandes puissances financières et de très grandes puissances médiatiques autour de Nicolas SARKOZY, des interventions directes sont faites auprès des rédactions, sont faites auprès des chaînes de manière que l’information se trouve verrouillée. Je n’accepterai jamais que dans mon pays, on verrouille l’information. On est en train de choisir le chemin d’une régression immense, qui met en cause le droit élémentaire des Français à être informés. Et songez que Nicolas SARKOZY n’est pas encore élu, alors qu’en sera-t-il s’il est élu ?
Jean-Michel APHATIE
Dites-vous ce matin clairement sur RTL, François BAYROU, que si CANAL+ a annulé votre débat avec Ségolène ROYAL, c’est à la demande de Nicolas SARKOZY ?
François BAYROU
Je n’en ai pas la preuve mais j’en ai la certitude.
Jean-Michel APHATIE
Quand vous dites... au début de votre intervention, vous l’avez dit que le goût de l’intimidation...
François BAYROU
Je cherche la menace...
Jean-Michel APHATIE
Et de la menace de Nicolas SARKOZY ont pu jouer dans ce débat, c’est une intuition...
François BAYROU
C’est une certitude.
Jean-Michel APHATIE
Vous vous appuyez sur quoi ?
François BAYROU
Sur des témoignages nombreux.
Jean-Michel APHATIE
Des témoignages nombreux de gens qui vous ont dit...
François BAYROU
Des témoignages nombreux...
Jean-Michel APHATIE
Des intimidations ou des menaces ont été adressées à la direction de CANAL+ pour qu’elle annule le débat ?
François BAYROU
Pas seulement la direction de CANAL+, à tous ceux qui s’intéressaient au débat et avaient l’intention de le retransmettre.
Jean-Michel APHATIE
C’est une accusation grave François BAYROU !
François BAYROU
C’est une accusation certaine, je dis les choses comme elles sont. Comme vous savez, je suis quelqu’un de modéré qui a toujours défendu la liberté, chez nous et ailleurs. Je l’ai défendue encore en Pologne parce que GEREMEK se trouve sous le coup d’une menace de lui retirer son mandat de député européen, et ce que je défends en Pologne je le défendrai en France. Ce que j’ai défendu contre les régimes de l’Est, je le défendrai en France...."
26 avril 2007
Derapage inadmissible de Pierre Lellouche

L'UMP est saisie d'une grande nervosité à l'approche du second tour de l'élection présidentielle. Le dérapage de Pierre Lellouche est aussi lamentable qu'avait pu l'être la sortie de Georges Frêche. Chez nous Georges Frêche a été sanctionné, ce qui a démontré que ses propos ne reflétaient pas notre pensée collective, loin de là. Qu'en sera t'il à l'UMP? Lellouche a t'il dit tout haut ce que l'UMP pense tout bas? Tout silence tendrait à le montrer.
Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, a protesté contre des déclarations trahissant du "mépris" à l'égard des harkis faites par Pierre Lellouche mardi et diffusées sur France 3, au sujet des députés UDF qui appelleraient à voter pour le candidat de l'UMP.
Le député UMP de Paris avait déclaré que les députés UDF qui vont rejoindre Nicolas Sarkozy pour le second tour de la présidentielle "ne seront ni des harkis ni des chaouch de la majorité présidentielle, ils auront pleinement leur place et seront soutenus au moment des législatives".
Pour M. Montebourg, "cette façon de parler trahit le mépris dans lequel ce député UMP tient nos compatriotes harkis, qu'il assimile dans son langage courant à des domestiques, ce que signifie en arabe le mot "chaouch".
Il demande au député UMP de "faire des excuses immédiates et publiques aux harkis".
Il s'interroge aussi : "M. Lellouche recevra-t-il une sanction de la part de l'UMP, sa formation politique, à l'instar de Georges Frêche sanctionné par le Parti socialiste ?".
J'attends désormais des associations de harkis des AM qu'elles organisent une manifestation de protestation aussi vigoureuse que celle organisée à l'encontre de Frêche. Et je m'y rendrai fidèle à mes convictions comme je me suis rendu à celle demandant des sanctions contre Frêche.
PLAN SOCIAL A LA FNAC
Ce sont nos voisins! La FNAC occupe les 4 premiers étages de l'immeuble Riviera où est située l'antenne du Conseil Régional.
La FNAC, chaque niçoise, chaque niçois la connait. Qui n'a pas franchi l'entrée de ce magasin pour y acheter un livre, un C.D, un appareil photo ou des jeux vidéo?
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les affaires vont bien!
Chiffre d'affaire 2006: 4538 millions d'euros
Résultat opérationnel 2006: 170 millions d'euros
soit + 4.2% par rapport à 2005
Or, on nous parle de plan social, de secteurs en difficulté, le disque, la photo, et en fin de compte, de la suppression de 310 emplois en France.
Rien ne le justifie, sauf une fois encore la volonté d'augmenter les dividendes des actionnaires.
La FNAC qui un temps fût une entreprise exemplaire, est en train de filer du mauvais coton!
25 avril 2007
Il est 12h45....
Il est 12h45 et je viens d'effacer de la mémoire de mon portable un numéro que je ne composerai jamais plus...celui de Jean François Knecht...celui la même où mercredi 18 avril, quand la rumeur commençait à se répandre, vers 18h30 j'ai du laisser un dernier message très laconique, tant c'était délicat, "jean françois, c'est patrick, peux tu me rappeler s'il te plait pour me rassurer" tant cela me paraissait invraisemblable.
Hier à la cathédrale Sainte Réparate, l'émotion était forte et le désarroi unanime.
Voici le texte lu par Patrick Mottard :
"Rendre hommage à Jean-François, c’est d’abord rendre hommage au personnage public. Celui qui manque déjà au petit peuple de Nice, ces Niçois de toutes origines qui s’expriment si nombreux depuis mercredi.
Ces femmes et ces hommes, souvent modestes, ne se trompent pas : oui, Jean-François était un des leurs.
Cet élu les représentait en leur ressemblant.
Cet élu avait compris que lorsqu’on ne vit pas comme on pense, on finit par penser comme on vit.
Cet élu n’était pas un notable.
D’ailleurs, comment imaginer un notable capable de construire sa maison de ses propres mains ? De partir discrètement, sans rien dire à personne, en mission humanitaire en Afrique ? De sillonner la ville avec son scooter rouge pour aller au-devant de ceux qui lui demandaient un conseil ou de l’aide en embarquant parfois son Président de groupe sur le porte-bagages ?
Mais son action, chacun le sait, allait bien au-delà de ce travail de proximité auquel il tenait tant.
Sa passion dévorante pour l’intérêt général, pour la chose publique, le conduisait à prendre à bras le corps les grands dossiers de notre cité et de notre département. Dans ces cas-là, je peux en témoigner, malgré sa silhouette dégingandée et son élégance approximative, il n’avait rien d’un Don Quichotte : ses moulins à lui étaient bien réels.
Aucune volonté de se mettre sous les feux de la rampe, aucune volonté de tirer la couverture à lui - ses compagnons de Nice Plurielle peuvent en témoigner -, mais l’ardente obligation de lutter contre les mauvaises décisions, les irrégularités, les malversations... Et cela, au nom de ces valeurs républicaines si chères à la fois au militant socialiste, au père de famille, et à l’officier de réserve.
Pour autant, cet opposant farouche n’était ni un destructeur, ni un prédateur : il possédait aussi une remarquable force de propositions. Et l’on se prend à rêver du magnifique élu majoritaire et bâtisseur qu’il aurait pu être si...
Mais diront les cyniques : pourquoi cette recherche perpétuelle de l’inaccessible étoile ? C’est qu’en fait, Jean-François avait une conviction chevillée au corps, une conviction si forte, si essentielle, qu’elle lui donnait une dimension bien supérieure à celle de l’activiste généreux à laquelle on a trop souvent voulu le réduire : pour lui, les institutions et les systèmes étaient perfectibles, et cette perfectibilité même était la métaphore parfaite de la perfectibilité de l’homme.
Oui, Jean-François croyait en la perfectibilité de l’homme. C’était à la fois sa force et sa faiblesse.
Cet humanisme, ceux qui, comme moi, ont eu la chance de partager un peu de son intimité, ont pu comprendre qu’il était à la fois ce qui l’éclairait et le guidait, tout en étant la cause de quelques fêlures intérieures. Ces lézardes de l’âme qui font de l’homme, et singulièrement de l’homme politique, autre chose qu’un mutant ou une machine.
C’est que Jean-François était perpétuellement en recherche d’amour. Il aimait les autres beaucoup, passionnément, parfois irraisonnablement... A l’inverse, ne pas être aimé le désemparait.
Pourtant, plus son action publique dérangeait, plus le risque de désamour, des petites trahisons ou même de haine était grand. Ce qu’on pouvait considérer froidement comme la conséquence limitée mais logique de son activité, Jean-François ne l’a jamais accepté et le vivait comme une injustice profonde puisqu’il agissait pour le bien de tous. Il le vivait d’autant plus mal que lui-même, en privé - et je peux en témoigner -, n’a jamais été désobligeant, n’a jamais manqué de respect, même pour ses adversaires les plus redoutables.
Face à ce désamour, il aurait pu faire siens ces propos d’Albert Cohen : « Que cette épouvantable aventure des humains qui arrivent, rient, bougent puis soudain ne bougent plus, que cette catastrophe qui les attend ne nous rendent pas tendres et pitoyables les uns pour les autres, cela est incroyable ».
Tout à l’heure, les portes de la cathédrale s’ouvriront à nouveau sur le forum et le temps recommencera à passer... Mais n’oublions pas que pendant quelques minutes, nous avons été tendres et pitoyables les uns pour les autres. Pour ce juste.
Jean-François, le moment de l’Adieu est venu.
J’aimerais le faire avec ces trois mots de tendresse retenue, ces trois mots que tu prononçais en regardant l’autre avec bienveillance mais la voix parcourue d’une étrange inquiétude chuchotée,
Jean-François,
Où que tu sois,
Là-haut, là-bas, de l’autre côté,
Jean-François,
« Porte-toi bien ».
Le Snesup-FSU invite à voter Royal pour contrer droite et extrême droite

Le Snesup-FSU, premier syndicat de l'Enseignement supérieur, a invité mardi le monde universitaire "à utiliser le bulletin Ségolène Royal pour faire barrage à la droite et à l'extrême droite" et "mettre en échec les politiques sécuritaires et libérales du candidat de la droite et du monde patronal".
"Sans adhérer à toutes les propositions de la candidate et malgré son opposition à certaines (autonomie accrue des établissements, régionalisation du supérieur)", le Snesup invite dans un communiqué "à utiliser le bulletin Ségolène Royal pour faire barrage à la droite et à l'extrême droite".
Le Snesup appelle aussi le monde universitaire "à manifester dans l'unité le 1er mai et à mettre en échec les politiques sécuritaires et libérales du candidat de la droite et du monde patronal".
Il appelle à "battre une logique qui casse les services publics, qui ne remplace qu'un sur deux des fonctionnaires partant à la retraite, qui vise à faire exploser l'enseignement supérieur en privatisant, en déréglementant recherche et universités".
"Il faut battre le candidat Nicolas Sarkozy qui porte des orientations liberticides", ajoute le syndicat.
Il cite par ailleurs un "décalage décevant entre les aspirations sociales fortes qu'expriment des luttes (CPE, salaires, services publics, emploi, éducation) et leur insuffisante prise en compte dans le débat électoral".
Une analyse du premier tour: pourquoi nous pouvons gagner
Nous sommes désormais dans le second tour du scrutin présidentiel. Une autre campagne commence.
Il faut d’abord remarquer le très haut niveau de participation des maralpins(83,15%), c’est 127 000 électeurs de plus qu’en 2002. Ils sont venus massivement tourner la page du 21 avril 2002 et écrire celle du 22 avril 2007. Comme partout en France, ils ont voulu qu’il y ait un choix clair entre deux visions de la société, deux conceptions de la France, du pouvoir et de la politique. Ils ont aussi fait un vote utile à bien des égards. Non pas un vote utile pour les partis ou même pour les candidats, mais un vote utile pour la France.
Il faut aussi saluer le beau résultat de Ségolène Royal au premier tour, près de 26 % des voix en France, et se réjouir des 20,4% obtenus à Nice, et même des 17,90% obtenus par Ségolène dans le département. C’est bien plus que ce que nous avions fait, forcément, en 2002 et même en 1995. Au niveau national, c’est également davantage que ce qu’avait fait François Mitterrand au premier tour de l’élection présidentielle de 1981.
Si je commence par cela, c’est pour vous remercier tous du travail accompli dans cette campagne de premier tour. Nous avons ensemble avec nos partenaires organisés une centaine de réunions publiques, obtenu un grand meeting avec notre candidate qui a été un moment exceptionnel, historique pour la gauche dans les AM. Je sais le travail qui a été accompli par la fédération, par les sections, par la permanente que j’engueule souvent parce que nous avons, en ce moment, un haut niveau d’exigence, par tous les militants, anciens ou nouveaux, adhérents papiers ou « cliqueurs » mais jamais virtuels, par les comités Désir d’avenir, enfin par le MJS et la Ségosphère qui tiennent la ville au collage.
La qualification pour le second tour est notre première récompense. Mais seule la victoire le 6 mai prochain sera belle.
Les conditions d’une possible victoire sont réunies, même si l’arithmétique semble indiquer le contraire.
Il se passe dans ce pays, un fait unique sous la 5ème république. Le candidat arrivé en tête, Nicolas sarkozy, n'est soutenu par personne; aucun des dix éliminés du premier tour n'appelle à voter pour lui (sauf coup de théatre de bayrou, cet après-midi). Il est isolé. On ne gouverne pas la France contre tout le monde. un parti ne gouverne pas seul. Ou alors on change de régime!
Et puis, il y a Ségolène Royal avec ce résultat du 1er tour -26 %- et les soutiens qui viennent d’être prononcés par les 6 autres candidats de la gauche qui ont dit hier soir, et sans aucune condition ni aucun préalable, qu’il fallait battre le candidat de la droite et, donc, se rassembler derrière Ségolène Royal, une base de départ à 37 % des voix et non à 26 pour la campagne du second tour. C’est très important. Et je vous demande de ne pas tenir compte des scores faits ici dans notre département, parce que pour une élection présidentielle chaque voix compte. Peu importe notre niveau.
Il ne faut rien céder. Bien sur, j’ai lu sur le visage de plusieurs d’entre vous l’incrédulité dimanche soir en apprenant le score de Nicolas Sarkozy dans les AM et à Nice. Cette vague monstrueuse a gommé notre performance qui est bonne. Il ne faut pas paniquer. Elle ne bouleverse pas les grands équilibres entre la droite et la gauche. Les grands équilibres ne varient que peu. Sarkozy + Le Pen + De Villiers = 58,9 %. En 2002, Chirac + Le Pen + Madelin + Mégret + Boutin, cela faisait 57,8%. Nous étions déjà laminés ! Mais l’ampleur était masquée, Chirac ne réalisant que 22%, alors qu’aujourd’hui, le score de Sarkozy, (43,6%), écrase le 1er tour de scrutin. Cette vague bleue a eu tant d'ampleur chez nous parce que nous sommes dans un laboratoire sarkozien, et parce que c'est chez nous que le Le Pen était le plus haut en 2002 (28,53 si l'on ajoute les voix de mégret en 2002). il ne réalise que 13,4% aujourd'hui.
Dans ce contexte particulier, le plus difficile de France, nous devons participer à créer les conditions d’un rassemblement plus large encore que nous devons susciter et qui doit s’opérer. Ce rassemblement, il doit aller au-delà de toutes les forces de gauche, c’est celui des électeurs eux-mêmes qui ont voulu donner au changement toute sa place dans cette élection.
Une large majorité d’électeurs ont dit, lors du premier tour, d’une manière ou d’une autre qu’ils voulaient sanctionner la majorité sortante et son bilan, et notamment sur l’emploi, le pouvoir d’achat et les conditions de vie. C’est ce qui m’a conduit à dire d’une façon un peu osée à Nice-Matin que 70% des français avaient rejeté par différentes voies le bilan de ce gouvernement.
Il nous faut donc nous mettre dans une dynamique positive. Le changement, c’est celui que représente le pacte présidentiel de Ségolène Royal. Il faut tout d'abord rassurer toute la gauche. Rien ne sera retiré du pacte présidentiel. Aucune mesure.
Puis à partir de 5 priorités, on peut trouver des convergences avec les centristes, ou en tout cas démontrer à leurs électeurs, qu’il y a plus de proximité avec notre projet qu’avec celui de Nicolas Sarkozy.
Pour nous, les cinq priorités dans cette campagne seront celles de l’emploi et du travail pour tous et pas simplement pour quelques-uns.
Ce sera l’Education comme, à la fois, valeur, principe de la République et comme levier de la réussite collective et personnelle.
Ce sera l’écologie, car nous considérons que ce qui est en cause, ce n’est pas simplement notre destin, celui de générations qui viennent de s’exprimer à travers un vote massif, mais le destin des générations futures.
Ce sera ensuite une nouvelle République, une autre façon de décider, une autre conception du dialogue et aussi une autre conception de la politique et de
De la même manière, l’Etat impartial n’est pas un slogan, c’est une garantie de confiance dans la République et dans les élus. De même, la morale publique, le souci de l’honnêteté, de l’efficacité, du bon usage des deniers publics, la lutte contre tous les gaspillages, la maîtrise de l’endettement public est une condition du succès. Je ne peux pas ne pas penser à JF Knecht en écrivant cela, mais ce n’est pas un projet en soi, c’est une éthique.
Ce sera enfin la relance de l’Europe. Elle est indispensable au-delà du « oui » et du « non ». C’est la perspective qu’il faudra ouvrir de nouveau après l’élection présidentielle et nous considérons que, seule, Ségolène Royal peut permettre cette relance de ce projet européen, dans des conditions d’éthique démocratique prévoyant de rendre la parole au peuple français sur cette question après les négociations. C’est aussi un point de convergence avec les centristes alors que l’UMP veut confisquer ce vote au peuple et en transmettre la responsabilité au Parlement.
Sur ces 5 piliers, nous pouvons créer des convergences avec les centristes. C’est maintenant que cette discussion doit s’opérer et pas avant le premier tour. Car ce qui a été dit avant le premier tour rend aujourd’hui la discussion plus difficile.
Ce que nous voulons également susciter dans cette campagne, c’est un vote d’espérance. Nous ne sommes pas là seulement pour faire barrage –même s’il faut écarter la menace que représente la candidature de Nicolas Sarkozy. Nous ne sommes pas là simplement pour résister, pour empêcher ou pour écarter. Nous sommes là pour lever une espérance.
Mais il y a aussi l’inquiétude, c’est vrai. Elle est liée à la fois au caractère ou à la personnalité du candidat Sarkozy, mais à sa politique, à son bilan. Il est le candidat qui, depuis cinq ans, a assumé les choix qui ont été faits avec Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin.
Il est celui de la poursuite en pire d’une politique qui a échoué. Nous n’avons pas réussi à lui coller la responsabilité de ce bilan. Jusqu’à aujourd’hui. Nous devons persévérer et continuer à le marteler en espérant qu’au face à face, Ségolène puisse y parvenir. Car continuer en pire, c’est concentrer les pouvoirs et démanteler l’essentiel de notre pacte social, aussi bien sur le plan de la santé que des services publics, des retraites, du droit du travail. Voilà son projet : avoir les mains libres pour exercer le pouvoir pour, ensuite, défaire ce qui nous unit tous.
Voilà pourquoi nous devons aussi appeler tous ces électeurs qui ne veulent pas de cette société-là à faire le choix de Ségolène Royal.
Nous devons faire naître un mouvement citoyen qui va bien au-delà des socialistes et des partis qui se sont mobilisés derrière Ségolène Royal. C’est un rassemblement très large d’hommes et de femmes qui veulent se mobiliser pour changer la France et ne rien altérer de ce qui fait aujourd’hui notre capacité à vivre ensemble.
Il faut donc maintenant aller plus loin et ce sont les électeurs qui vont avoir la parole. C’est à eux que nous nous adresserons. Nous avons confiance dans leur volonté de changement, dans leurs aspirations à une autre politique, à une autre façon de faire de la politique, à une rénovation de notre modèle démocratique. Nous pouvons rester confiants dans l’issue du scrutin qui s’annonce.
Voilà le sens de ce que nous allons faire pendant 12 jours et qui me laisse penser que la victoire est encore possible.
24 avril 2007
Présentation du PRIDES Images au MIPTV-MILIA à Cannes
Je suis allé, avec mon collègue Alain Hayot, à cette 1ère manifestation du tout nouveau PRIDES « image » sur le salon international du MIPTV-MILIA que nous avons la chance d’accueillir à Cannes.
Comme vous le savez, lors de la session plénière du 30 mars dernier, le Conseil régional a retenu les 14 premiers « pôles régionaux d’innovation et de développement économique solidaire » (PRIDES) qui vont structurer l’ensemble de l’économie régionale et favoriser l’économie en réseau.
Et parmi les tous premiers PRIDES retenus, il y a donc ce « PRIDES Image », porté par l’association Cinéma au soleil. J'ai du "férailler" pour que la gouvernance de ce pôle se régionalise et intègre les niçois et les AM. c'est désormais chose faite.
Ce pôle régional a l’ambition de fédérer, de l’est à l’ouest de la région, depuis Nice jusqu’à la Belle de Mai et à Arles, l’ensemble des entreprises de la filière régionale du cinéma, de l’audiovisuel, de l’image 3D et des contenus numériques. Cette filière représente pour notre région un triple enjeu : de développement économique et de création d’emplois, d’innovation, et de rayonnement culturel.
Dans ce secteur, Provence Alpes Côte d’Azur est riche d’atouts nombreux et indéniables: un tissu de PME et de recherche, des sites naturels splendides dans notre région avec une forte attractivité pour les tournages malgré une conccurence d eplus en plus effrénée des Pays de l'Est, des productions installées, des Studios à Marseille et à Nice, le pôle Média Belle de mai et des labos de recherche à Sophia-Antipolis, des festivals et des marchés internationaux en PACA, un secteur d’animation 3 D en plein essor, des complémentarités évidentes et à renforcer avec les acteurs de l’offre technologique regroupés dans le pôle SCS.
C'est de tout cela que j'ai été parler avec les professionnels de notre région.
A l’heure d’une compétition nationale et internationale exacerbée, la mise en réseau des acteurs et l’approche fédératrice sur l’ensemble d’une même chaîne de valeur régionale nous apparaît nécessaire pour gagner en masse critique, même si elle apparaît parfois difficile à mettre en œuvre.
Aussi pour face au double défi de la convergence technologique et d’une concurrence renforcée, la Région souhaite que les acteurs professionnels du cinéma, de l’audiovisuel, de l’image numérique et du multimédia, se regroupent et travaillent ensembles, mutualisent leurs ressources et leurs compétences, pour mieux affronter les défis de la mondialisation.
Il est essentiel que les acteurs professionnels de votre filière aient pu se regrouper et s’organiser, sous l’égide de Cinéma au soleil, et avec l’aide de la Région, pour être collectivement présents lors de manifestations de dimension internationale telle que celle-ci.
La présence du salon MILIA-MIPTV – manifestation internationale de référence dans le domaine des programmes audiovisuels et des contenus interactifs – sur le territoire de Provence-Alpes Côte d’Azur est une opportunité pour nos entreprises régionales et offre une vitrine pour la mise en visibilité de notre filière régionale dans ces domaines des industries du contenu numérique, de l’image et du multimédia.
23 avril 2007
Comment Eric BESSON peut-il se regarder en face ?
Eric BESSON a écrit un ouvrage qui s’intitule « Les inquiétantes ruptures de Nicolas Sarkozy », paru le 10 janvier 2007 et toujours disponible sur Internet : http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/01/10/347/
En voici trois extraits :
1-
« Ce que cet ouvrage cherche à démontrer est que non seulement, ne lui en déplaise, Nicolas Sarkozy est bien « libéral, atlantiste et communautariste » mais qu’il est devenu une sorte de filiale française de la Bush Cie, un néo conservateur américain à passeport français. »
2-
« Ce « sarko-show » est une arme de dissimulation massive, car celui qui ne cesse de prétendre vouloir « être jugé sur ses résultats » n’a pas son pareil pour masquer les piètres bilans de son action. »
3-
« C’est une évidence. Nicolas Sarkozy ne croit pas au « modèle républicain » d’intégration. De ses lacunes ou de ses échecs –malheureusement incontestables– il veut profiter pour non pas réformer ce « modèle », pour le rendre plus efficace, mais pour le démanteler. On verra plus loin, citations précises à l’appui, en dépit de ses dénégations récentes que le modèle que le patron de l’UMP a en tête est communautariste et confessionnel. »
Des raisons d'y croire!
20 heures hier soir, le visage de Ségolène Royal s'affiche sur la droite de l'écran géant. Elle est au 2eme tour! Même si nous étions confiants, l'ombre du 21 avril 2002 a plané toute la journée. Les intox de certains instituts nous donnant moins de 3 points d'avances sur F Bayrou, donc "dans la marge d'erreur" ont fonctionné. Le résultat a donc été accueilli avec soulagement.
Avec satisfaction aussi parce que 25,8% des voix, avec 85% de participation, cela donne une légitimité forte à notre candidate au sein du peuple de gauche. C'est plus que François Mitterrand en 1981. la performance est donc bien réelle.
Avec mesure enfin, parce qu'une élection présidentielle, ce qui importe c'est de la gagner et beaucoup reste à faire.
Si l'on s'en tient à la stricte arithmétique, on peut aller se coucher! Le total de la gauche dépasse à peine 37%, c'est beaucoup trop peu pour espérer l'emporter. Mais la politique et l'arithmétique font rarement bon ménage et 1 + 1 font rarement 2.
Tout va dépendre de la dynamique que nous allons être capables de construire autour d'elle.
Tout d'abord je veux saluer la grande responsabilité de tous les candidats de la gauche de la gauche. Ils ont tous appelé, selon des formes différentes à tout faire pour battre Sarkozy. Cela n'a rien d'étonnant venant du PCF ou des Verts, mais la rapidité des appels d'Olivier Besancenot et d'Arlette Laguiller démontre bien la gravité de la situation. Ils disent le faire avec lucidité, mais je pense que la campagne qu'a menée Ségolène Royal, concentrant ses attaques sur la droite a facilité les conditions de ce rassemblement.
Ensuite, il faut regarder ce qui se passe chez Le Pen. La stratégie de Nicolas Sarkozy a été une stratégie à haut risque. Il a franchi toutes les limites sur le ministère de l'immigration et de l'identité nationale, pire sur l'inné et l'acquis à propos de la pédophilie ou du suicide des jeunes. Cette stratégie s'est avérée payante. il a totalement siphonné les voix du Front National. Sa responsabilité est considérable. Mais en radicalisant ainsi son discours, a t'il créé les conditions du rassemblement au second tour? Et que vont faire les 10% d'électeurs de Le Pen - le noyau dur ? Vont-ils apporter leurs suffrages à l'homme de Neuilly, ou vont ils s'abstenir ?
Enfin, comment François Bayrou va t'il expliquer maintenant à un électorat qu'il n'a pas construit sur une base de centre droit classique, mais sur un discours anti-système, et très anti-Sarko, qu'il faut maintenant mettre le clignotant et se rabattre derrière Sarkozy ? Personne ne peut manipuler les électeurs à ce point et le discours de Rudy Salles, indiquant qu'il ne voterait pas Royal, puisque le PS ne nous a pas ouvert la porte avant le premier tour est un peu court. La réalité se trouve dans le programme de Bayrou. Soit ils privilégient les options économiques de Bayrou et ils se sentiront alors plus proches de Sarkozy. Soit les électeurs sont plus sensibles à une certaine idée de la France développée par Bayrou lors de sa campagne, une certaine conception de la République, et là il n'y a pas photo, ils iront vers Ségolène Royal.
Le tout est de savoir dans quelles proportions tout cela s'orientera. Réponse dans 13 jours maintenant. Et en attendant, tous au travail!


















