31 octobre 2006
Réunion de délégation Tourisme
Le tourisme fait partie de ma délégation. Hier je présidais à l'hôtel de Région, une réunion de délégation consacrée à la mise en application du Schéma Régional du Développement Touristique. Ce schéma a été voté par les élus après une large concertation en juin mars 2006. Il s'agit maintenant de lui donner sa traduction.
Si je vous évoque cela, c'est pour vous montrer un aspect méconnu du travail des élus, loin des caméras et des objectifs, ce que j'appellerai pudiquement les "ajustements" entre les élus et les directeurs et chefs de service de l'administration.
La réunion d'hier avait pour but de mettre en place notre nouvelle politique de "contrat développement qualité" destinée aux professionnels du tourisme. Il s'agit pour la Région de proposer un programme d'accompagnement qui permette aux professionnels de développer la qualité de leurs prestations et de leurs services en contribuant notamment à faciliter le financement des travaux d'amélioration et en soutenant certains investissements spécifiques.
En contrepartie, les professionnels s'engagent dans une démarche de labellisation.
Ceci est extrêmement important parce que nous avons défini la qualité comme un des moteurs de la compétitivité de notre offre touristique en PACA, et comme une condition de notre maintien en position de leader touristique.
D'autres mesures sont à l'ordre du jour :
- Le contrat de développement Tourisme et Handicap,
- Le programme régional en faveur du Tourisme Social
- Les nouvelles interventions en matière de manifestations et de congrès, etc...
Il faut faire rentrer nos nouvelles politiques "au chausse pieds" dans un budget constant, ce qui signifie faire des arbitrages, faire évoluer les critères etc...
Ce n'est jamais simple avec l'administration, qui est de grande qualité, mais qui est l'administration. je m'entend très bien avec les deux autres élus qui sont sur ce secteur, Jean Marc Coppola (un Marseillais PCF), et Jean Louis Dieu (un Varois MRC). Nous faisons donc cause commune car il est toujours intéressant de voir comment un même dossier peut être lu par un administratif et un politique. Un dossier peut être parfaitement monté administrativement mais "invendable politiquement".
C'est à nous, les politiques, d'intervenir, d'expliquer pourquoi en l'état, il ne peut être présenté ou d'ajouter ce qu'il faut pour le rendre présentable. C'est là que l'on a souvent droit au "Je sais pas, il faut que l'on consulte les services juridiques".
Il y a donc tout un travail de diplomatie qui s'opère, ayant pour objectif d'amener l'administration sur les positions des élus, sans donner l'impression, qui serait injustifiée d'ailleurs, que ce qui a été fait ne va pas car l'administration d'une collectivité est notre bras armé, la bras armé d'un éxécutif, et il ne faut pas la décourager.
La question du desserrement des critères fait partie de ces lignes de friction. Les élus veulent toujours desserrer. Les fonctionnaires freinent, et il faut trouver le point d'équilibre qui ouvre l'accès à l'aide au maximum sans se trouver dans une situation budgétaire irresponsable.
Ce travail peut prendre des heures de réunion, mais aussi d'échanges de mails. Je me demande comment on travaillait avant cette précieuse invention.
Voilà en ce jour d'actualité un peu creux, cet éclairage sur la responsabilité d'un élu en charge de l'éxécutif.
30 octobre 2006
La bêtise humaine gache la fête.

Hier soir, au stade du Ray, ce devait être une fête. La venue de l'OM est toujours un temps fort de la saison. C'est un derby du Sud, donc un derby de feu. Le rendez-vous d'hier n'échappait pas à la règle. Record d'affluence de la saison. Stade entièrement pavoisé aux couleurs des "rouges et noirs". Une ambiance de folie dans notre chaudron.
En face d'où je suis assis, juste en face, le carré des Marseillais, toujours agité, d'où sont allumés fumigènes et bombes agricoles, pourtant interdites sur les stades.
Soudain, après une enième explosion, je vois deux pompiers courir, l'un soutenant l'autre qui se tient la main. Le match n'a pas encore commencé. Je pressens tout de suite une blessure à la main pour celui dont j'ignore encore qu'il n'a que 20 ans et qu'il se prénomme Anthony. Il s'est simplement baissé pour ramasser les fumigènes lancés depuis la tribune des marseillais sur la pelouse et malheureusement l'engin lui a explosé dans les mains.
On joue depuis 3 minutes. Les match est interrompu. A l'opposé, les pompiers et certains joueurs scrutent la pelouse. Comme tout ceux qui m'entourent, je comprends de suite que ce n'est certainement pas la montre du jeune pompier qu'ils cherchent. Il est évident qu'ils cherchent un ou plusieurs doigts. L'atmosphère devient lourde. Les murmures vont bon train dans les gradins.
Celui qui a jeté cette bombe agricole n'a certainement pas pensé qu'il pourrait porter atteinte à l'intégrité physique d'un pompier. Le destin s'en est melé, mais la bétise humaine a encore frappé, l'irresponsabilité en fait.
La vie d'un jeune homme de 20 ans a basculé hier soir. On peut toujours espèrer des miracles de la compétence d'une équipe chirurgicale, mais en dehors des séquelles vraisemblables qu'il aura, le traumatisme psychologique d'une main déchiquetée, lui, ne s'effacera jamais.
Comment a t'on pu laisser entrer des supporters marseillais avec ce type d'engins sur eux ? Je me le demande, alors que les fouilles au corps sont pratiquées systématiquement à l'entrée (même les élus n'y échappent pas).
Il est temps que les clubs reprennent en mains leurs associations de supporters car cette dérive devient insupportable. Je ne montre pas les Marseillais du doigt, trop conscient hélas du fait que tout club peut être victime de ses imbéciles.
Nous avons gagné le match 2 à 1. Une victoire sur l'OM, cela fait toujours plaisir. le mérite de l'OGCNice est de n'avoir jamais renoncé. j'ai retrouvé les vertus qui ont fait la réussite du club les saisons passées. Les écharpes rouges et noires qui virevoltaient dans le ciel du Ray vers 19h55 faisaient plaisir à voir. Mais chacun d'entre nous ne pouvait s'empêcher de penser à ce pompier. La fête était gachée.
29 octobre 2006
Jean Louis Bianco à Nice.
190 personnes à mon pointage, 200 selon les organisateurs, étaient présentes à l'hôtel Aston pour débattre avec Jean Louis Bianco de la candidature de Ségolène Royal hier en fin d'après midi à Nice.
Tout a magnifiquement commencé. J'arrive avec Jean-Louis, salue les présents et en vieux routier m'assure que tout est ok. Il ne me faut deux minutes pour me rendre compte que la salle n'est pas sonorisée. Et guère plus pour constater qu'elle n'est pas climatisée car la salle est plein et il fait très chaud. Conciliabules à la direction de l'hôtel. La climatisation est en panne et le micro n'a pas été prévu. Moi qui suis toujours d'humeur égale, je me surprend à m'entendre répondre à la commerciale que dans ces conditions, nous avons loué un garage. Il faut vite partir à la fédération chercher une sonorisation de secours. On commencera finalement avec une demi-heure de retard.
Avec Jean Louis l'intervention n'est jamais longue mais le propos est juste et concis. Les arguments pour lesquels il a choisi Ségolène tombent les uns après les autres. Le désir de renouvellement du personnel politique. La nécessité de restaurer la confiance entre le peuple et la politique. Le fait qu'il y ait autour de DSK, essentiellement ceux qui ont voté oui au référendum, et autour de Fabius, ceux qui ont voté non. Et qu'elle est la seule à avoir fédéré autour d'elle déja de tenants du oui et des tenants du non, ce qui démontre que parmi ceux qui ont voté oui, c'est elle qui a le mieux compris le message que le peuple de gauche a envoyé le 29 mai 2005. C'est elle qui a restauré le dialogue avec les couches populaires dont nous étions coupés depuis le 21 avril 2002. La constance de sa popularité malgré un effritement bien normal compte tenu du traitement auquel elle est soumise depuis des semaines.
Puis vient le temps des questions réponses. Cela durera plus d'une heure trente ce qui démontre la profondeur et la richesse de l'échange. Un vrai exercice de démocratie participative, et c'est normal. Quand on la prône pour la France, autant commencer par se l'appliquer à soi-même.
Jean Louis va nous apprendre publiquement comment les règles du second débat ont été changées à l'insu de Ségolène Royal. Il y a eu un échange entre DSK, Fabius et Jean Pierre Elkabach, pendant que Ségolène Royal s'adressait à des journalistes et la première question qui avait été arrêtée "votre vision sur l'état de la france aujourd'hui" est devenue, "alors ces jurys citoyens", ce changement Ségolène l'ignore mais les deux autres non!
On parlera longuement de ces jurys citoyens et là aussi, nouvelle révélation, DSK et Fabius ont signé des textes où les jurys citoyens sont présents, Jean Louis le démontre preuve à l'appui et indique que sur la base de ces textes, est déja intervenue plusieurs fois là-dessus. Nous sommes sur une manipulation médiatique (très habile je reconnais). Les jurys citoyens sont caricaturés en jurys populaires, il ne s'agit plus d'évaluer les politiques publiques mais de contrôler les élus, avec pour point d'orgue cette jolie formule de DSK : "la société de la suspicion".
Les 35 heures, l'éducation, la carte scolaire seront aussi évoquées. On consacrera un long moment à évoquer les questions de sécurité où tout le monde considère qu'elle a pris de l'avance en crédibilité sur les autres candidats, ce qui est important car ce sera un des enjeux de la prochaine échéance, même si on préfèrerait tous que le débat soit porté sur les questions économiques et sociales.
L'immigration est aussi mise à l'ordre du jour. Marc Daunis et moi-même par moments complétons les réponses de Jean Louis, qui de temps en temps passe lui même le micro dans la salle. Jean-Louis conclu en insistant sur la nécessité d'émettre un vote très clair dès le 16 novembre, afin de s'éviter un second tour qui donnerait une image désastreuse de notre parti car, il se remettrait mal de combinaisons d'entre les deux tours. La salle qui est acquise, c'est un fait, est sous la charme.
Pour finir ce genre de soirée, une petite adresse que je vous suggère : La Nissarda, un petit restaurant rue Gubernatis, où nous sommes allés lui faire découvrir nos spécialités locales par le moyen d'une belle assiette avec porchetta, panisses, farcis niçois, beignets de courgettes et d'aubergine, secca, etc...
28 octobre 2006
Reflechir sur le logement à Nice: Et si les niçois finissaient par être chassés de leur ville?

Hier soir, j'avais trois possibilités à mon emploi du temps.
Aller à la salle Leyrit voir un gale de Boxe pieds poings que la Région a partiellement financé.
Aller à la Colle sur Loup et Villeneuve faire un débat dans les sections.
Mais en fait la date était bloquée depuis un moment. Je rencontrai un groupe de personnes ressources spécialisées dans les questions de logement pour évoquer avec elles les perspectives sur Nice, tester certaines solutions qui m'ont également été suggérées.
Très vite la discussion a tourné autour de la ségrégation spatiale qui est mon obsession dans cette ville. Comment corriger la politique qui a consisté à rejeter à la périphérie de la ville les plus modestes et les immigrés?
Il ne va pas suffire de répondre quantitativement à la demande des niçois en matière de logements et de combler le retard SRU, il va aussi falloir dire comment? Car on doit aussi assurer du qualitatif, c'est à dire l'équilibre social. Il manque 16500 logements sociaux à la ville de Nice pour répondre aux éxigences de la loi SRU. Une paille!
Il faudrait pour rattrapper le retard construire environs 900 logements par an, soit le double de ce que la ville sort actuellement, environ 450 à 500. Or 70% des niçois remplissent le critère de ressources pour prétendre à un logement social et 75% de la population est eligible à l'obtention d'un prêt à taux zéro!
Nous avons évoqué également les démolitions (Pasteur) et celle de certains immeubles à l'Ariane bientôt. Reconstruire la ville sur la ville. La flambée des prix sur l'immobilier, qui augmente de 15 à 17% par an depuis 3 ans, ce qui nous place en 4eme position des villes de plus de 100 000 habitants derrière Paris, Boulogne -Billancourt et Aix en Provence. Paradoxalement c'est aussi la ville qui détient le record des propriétaires, 45% de la population est propriétaire à Nice de son logement. C'est une donnée sur laquelle il faut aussi réfléchir dans la perspective des prochaines élections municipales et qui, entre autres, explique peut être cette continuité politique sans équivalent en France. Le manque de foncier très handicapant.
Avec des contradictions notables. Le vieillissement de la population dans les HLM, qui n'en sort pas, d'où aucune rotation dans les appartements, mais aussi le fait qu'en 10 ans la tranche des 25-39 a été renouvelée à hauteur de 25% par l'arrivée de jeunes actifs.
Par contre 80% de la production neuve de logements sur Nice est absorbée par des acquéreurs extérieurs au département compte tenu du prix moyen (plus de 3500 euros le m2). Les revenus modestes n'y arrivent plus, et les logements sociaux sont en priorité affecté aux plus fragiles. Les gens s'y aggrippent. Le taux de rotation des locataires de l'OPAM est très inférieur à la moyenne nationale.
Je ne dévoilerai pas tout le reste de cette belle réunion de travail, sérieuse, car il y a trop de "prédateurs", mais plusieurs propositions m'ont été faites. On se reverra pour y travailler pour que précisément ce que j'ai mis en titre de ce billet, de façon un peu provocatrice, ne se produise pas.
27 octobre 2006
NOUVELLES DIFFICULTES POUR LES ASSOCIATIONS

Une ordonnance "pondue" par un énarque sans doute, est en passe de porter un coup fatal au secteur associatif. Elle oblige les collectivités territoriales à percevoir une redevance pour l'occupation de leurs installations.
Désormais, les associations doivent payer pour toute occupation du domaine public. Cela vaut pour les stades, les salles de spectacle, les jardins publics, mais surtout pour ce qui concerne encore plus notre tissu associatif local, pour la rue et les trottoirs, les salles de réunions, et même pour les clos de boules!
Pour une fois, la mairie n'est pas en cause. Mais cette décision est une aberration. Cela va être un frein à l'organisation de manifestations qui animent les quartiers et développent le lien social. Idem pour les clubs sportifs qui ne roulent déjà pas sur l'or.
On voudrait décourager les bénévoles qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Ils ont déjà le sentiment, en particulier sur Nice, qu'ils ne sont pas soutenus. Désormais on leur met des "bâtons dans les roues". Toutes les associations sont sans cesse sur le fil pour équilibrer leurs budgets. Comment vont-elles surmonter les coûts de ces redevances qui vont, de facto, pénaliser les plus actives ?
Les associations seront oblligées de demander des subventions plus importantes, car elles ne pourront augmenter les cotisations de leurs adhérents. Cela se terminerait-il donc par un jeu d'écriture comptable stupide ? La ville encaisserait des recettes nouvelles et répercuterait sur les subventions, un montant équivalent à la dépense nouvelle.
Un vrai casse-tête, qui démontre en tous cas le mépris d'un haut fonctionnaire pour le dévouement des bénévoles à Nice comme ailleurs.
Et si les communes ne suivent pas, personne ne peut encore mesurer combien de petites associations, de petits clubs mettront-ils la clef sous la porte.
LA TROISIEME MI-TEMPS

Hier, c'était au tour de ma section (Nice Rive Gauche) de débattre des candidatures à l'investiture pour l'élection présidentielle. Le débat a été riche, long, animé. Nous avons accueilli les représentants de Fabius et de DSK.
Comme souvent, c'est autour des propositions de Ségolène Royal que le débat s'est cristallisé, 35 heures, carte scolaire, jury citoyen, etc...
Ce qui caractérise les socialistes, c'est que les débats sur les personnes, quand les ambitions personnelles sont en compétition, sont tendus à l'extrême, parfois haineux. Le débat sur les idées est, en général, plus convivial.
De l'avis général, la soirée était réussie. Nous avons donc décidé de la prolonger par une 3ème mi-temps. Strauss-Kahniens et ségolistes se sont donc retrouvés "aux Arcades" une pizzeria "culte" pour les socialistes niçois, Place Île de Beauté, sur le Port de Nice.
Nous avons diné, un 26 octobre, en terrasse! J'avais réussi à entraîner, pour la première fois, Valérie, ma compagne, qui est "une couche-tôt", dans une de ses soirées qui ne finissent pas. Les plaisanteries ont fusé, tout le monde riant tour à tour de Ségolène et de DSK. Le vin a bien coulé aussi.
Ce n'est qu'à 2h15 du matin que nous nous sommes séparés. Et c'est cette ambiance de bonne humeur, de fraternité et d'amitié qui m'a fait penser au titre de ce billet : la troisième mi-temps.
Plus généralement, les débats dans les sections sont une réussite. Et de nombreux militants y assistent.
26 octobre 2006
Nice 2008 décolle
Allez sur Nice 2008, en lien et ne pas confondre avec nissa 2008, que vous pouvez également aller visiter à partir de mon blog.
Sur Nice 2008, vous trouverez :
- un entretien avec Marc Concas sur le Port de Nice
- vous pourrez voter sur notre nouveau sondage. "Etes vous prêt à laisser votre voiture quand le tram sera en circulation?"
Les derniers dossiers postés :
25 octobre 2006
Le porte-parole de Ségolène ROYAL à Nice

C'est avec beaucoup de plaisir que j'accueillerai samedi à Nice Jean Louis Bianco, un des porte-paroles de Ségolène Royal dans le cadre de la campagne interne pour une réunion à l'hotel Aston. Si je m'attarde deux minutes, c'est pour vous parler de Jean-Louis, il est certainement avec Michel Vauzelle, celui qui m'a le plus appris. Je connaissais Jean-Louis de réputation. Il a été le porte parole de l'Elysée sous François Mitterrand, puis il fut ministre dans le gouvernement de Pierre Beregovoy. On lui doit notamment en matière de démocratie participative, la naissance de la procédure des débats publics. Donc un mitterrandiste pure souche.
Je me suis immédiatement entendu avec lui en 1992, lorsqu'il a été élu sur la liste Energie Sud au Conseil Régional. C'était une certaine "dream team aussi" ,Tapie, Schwartzenberg, Bianco, Guigou, Hechter, l'arrivée de la société civile en masse dans l'hémicycle, ne connaissant ni le langage, ni les codes, ni le réalisme des hommes et femmes politiques. Les incompréhensions à la pelle qui se créaient. Une folle période que je raconterai un jour si j'ai le temps d'écrire.
Nous nous sommes souvent rapprochés par de fortes convergences sur nos analyses de situations. Depuis 1992, notre amitié n'a jamais subi la moindre anicroche et quand je me suis récemment déplacé à Digne à plusieurs reprises dans l'année passée pour les schémas régionaux du Tourisme ou du Développement Economique, j'ai toujours été accueilli avec beaucoup de chaleur.
Bien au delà du porte parole de Ségolène, et dans un milieu où on en compte peu, c'est avant tout un ami que j'accueillerai samedi. Venez nombreux pour l'écouter. Il n'a certainement pas eu (ou pas encore qui sait...) les responsabilités qu'il aurait mérité. L'homme parle sobre et juste, il n'a ni le lyrisme d'un Vauzelle, ni l'emphase d'un Montebourg, ni l'humour d'un Hollande, mais vous verrez...Bianco, c'est du solide.
La section de Saint Vallier

Ne me demandez pas de commenter le second débat, je ne l'ai pas vu. En effet, je suis allé à Saint Vallier, une section du PS qui organisait le débat contradictoire. Fabius, à ma grande surprise, n'était pas défendu. DSK par deux camarades et j'avais décidé de monter. Cette section qui comptait 12 adhérents fin 2005 en compte désormais 35!
Il est donc très important pour moi d'aller dans les sections faire la connaissance des nouveaux militants. Et puis que voulez vous, ces réunions me font du bien. Cela me replonge dans mes premières années militantes quand je sillonnais le département pour défendre Michel Rocard. Et c'est important pour moi de ne pas négliger dans des périodes comme celle-là, le militantisme interne de base. J'ai des responsabilités mais ça ne m'empèche pas d'aimer le débat interne contradictoire, surtout quand c'est chez les Cusack, une vieille famille militante de notre fédération, autour d'un bon vin.(j'en ai pas bu beaucoup c'est moi qui conduisait au retour).
Cette réunion a été réconfortante. Beaucoup de monde. DSK bien défendu par un binôme de talent, Mathieu et Andrée, toujours corrects. Un échange d'arguments, des réflexions ou des questions des militants. C'est parti depuis la semaine dernière et cela va se passer pareil dans toutes nos sections jusqu'au 15 novembre au soir. Au PS on débat et on aime cela, on "phrase" trop parfois d'ailleurs, mais c'est aussi cela qui fait notre identité et notre richesse.
2965!

2965, ce devrait être le chiffre du corps électoral des militants socialistes des AM pour le scrutin des 16 et éventuellement 23 novembre prochain pour désigner celle ou celui qui nous représentera à l'élection présidentielle.
On n'aurait jamais pu envisager un tel chiffre en fin d'année 2005 lorsque nous avions bouclé à 1340 adhérents. Il y a eu la vague d'adhésions internet, une ouverture sans précedent de notre fédération à l'extérieur de Nice car c'est en dehors de Nice que s'est effectuée la poussée la plus significative, notamment sur l'ouest.
Ce chiffre n'a pas été facile à établir, j'ai du monter deux fois à Paris en 15 jours avec ma trésorière fédérale, Michèle Matringe, pour y parvenir. Nous pensions avoir tout bouclé la fois dernière. Mais c'était compter sans les fabiusiens de la fédération qui ont signé le PV, amendé à la demande de leur représentante, puis téléphoné à Paris, sans déposer de recours officiel mais en éveillant suffisamment la suspicion, pour me faire reperdre une journée de travail pour remonter à Solferino, à la demande de la commission de validation des listes.
Rien ne me sera épargné. La commission n'a pu que constater que tout était en règle. Et celle qui a éveillé la suspicion, convoquée elle aussi, n'a même pas daigné s'y rendre. Bof, je prend tout cela avec philosophie. L'essentiel est que chaque militant en situation de pouvoir voter puisse le faire. C'est désormais le cas. C'était ma responsabilité, elle est assumée et merci à tous ceux qui à la fédération, autour de la permanente et de Sylvie Gautier mon adjointe ont aidé à ce résultat.
Je souhaite que la participation à ce scrutin soit la plus élevée possible, pour démontrer à l'opinion la vitalité de notre démocratie interne.

















