31 mars 2006
Délibération sur le CPE : les élus UMP quittent l'hémicycle!
C'était la délibération n°48. Mais compte tenu de son caractère très politique, Michel Vauzelle a choisi de la mettre en débat avant les autres et l'a présenté lui-même.
Les élus UMP ne l'ont pas supporté et sont sortis de l'hémicycle, prétextant le fait qu'il s'agissait d'une délibération remise sur table, alors que "son caractère urgent n'est pas évident".
Celle-là il fallait l'oser!Il n'y a que les élus UMP pour dire une chose pareille. Mais saluons leur cohérence avec les actes du Premier Ministre et du gouvernement qui n'ont pas parlé du CPE lors du dernier Conseil des ministres - c'est eux qui l'ont expliqué à la presse.
Même le Front National n'a pas osé voter contre cette délibération. Il s'est abstenu.
La délibératon votée prévoit de ne pas rendre les Contrats Nouvelle Embauche - et les CPE si la loi est promulguée - éligibles à toutes les aides régionales comportant une contrepartie sous forme d'emploi.
Nous avons considéré que ces nouveaux contrats étaient incompatibles avec la volonté de la Région de promouvoir l'emploi durable et la responsabilité citoyenne des entreprises. En conséquence, nous priviligierons les demandes d'aide des entreprises et des associations qui s'engagent dans une gestion vertueuse des ressources humaines, excluant les CNE et les CPE.
Nous avons décidé de rendre incompatible l'aide de la Région aux emplois d'utilité sociale initiés dans le Plan régional pour l'emploi (cadres de développement local, éducateurs-animateurs sportifs, emplois dans le secteur des services à la personne, chargés de développement numérique, technicien des milieux aquatiques, agent de développement touritique local etc...) qui feront l'objet d'une embauche en CPE ou CNE. De la sorte, notre Région s'inscrit pleinement dans le mouvement initié en Poitou-Charente par Ségolène Royal.
En quittant la salle, les élus UMP, derrière le cirque de circonstance, se sont ménagés la possibilité de déférer devant le Tribunal administratif cette délibération afin de lui faire échec. Cela illustre le mépris de ce parti pour un mouvement de mécontentement populaire d'une ampleur rare. En fait, l'UMP essaie d'avoir juridiquement raison parce qu'elle sait avoir politiquement tort.
Parallèlement, on me signale qu'il y a eu ce matin un incident de séance au Conseil Municipal de Nice. Paul Cuturello avait écrit au verso d'un tract distribué par la CGT le matin-même la mention "Retrait du CPE et avait accroché cette feuille à son micro, ce qui a eu le don d'énerver le Sénateur-Maire. Ce dernier a ensuite fait évacuer de façon virile par la police municipale les étudiants et lycéens qui assistaient au Conseil Municipal et qui se sont mis à scander des slogans anti-CPE. Les élus d'opposition sont sortis avec les jeunes.
Partout en France, la situation se tend. je veux redire aux jeunes anti-CPE tout le soutien des socialistes dans ce qu'il est convenu d'appeler une lutte, ce mot qui finalement n'a pas pris une ride.
Le 228 route de Turin fait peau neuve
Hier matin nous inaugurions le 228 route de Turin réhabilité. Il s'agit d'un complexe de 117 logements sociaux dont la gestion est confiée au Nouveau Logis Azur.
C'est un jour sympa pour moi puisque je suis dans mon canton. Cette réhabilitation je l'ai suivie. Trois fois pendant les travaux je me suis rendu sur place, discuter avec les locataires pour voir comment ils la vivaient. Bien entendu, il y a la nuisance des travaux. Mais à chaque fois j'avais remarqué leur patience et leur envie de voir tout cela terminé. Ils se sont regroupés en une association dont je connais très bien le président et qui servait de médiation avec le chantier. C'est un exemple qui est peut être à méditer quand on voit les problèmes que génèrent les réhabilitations entamées par l'OPAM.
Ici il y a toujours eu le dialogue et l'écoute. L'ensemble des locataires (beaucoup étaient présents) était ravi.
C'est une opération lourde qui a nécessité des investissement importants par chacun des partenaires. La ville a mis 900 000 euros, le conseil régional 500 00, le conseil général 1 100 00, et l'Etat 1 300 000 euros. Mais le résultat est à la hauteur. Toutes les façades ont été réhabilitées, les balcons refaits. Les fenêtres ont toutes été changées avec PVC isolant et double vitrage, je l'ai vérifié chez madame Irles. Toutes les salles de bains ont été refaites et tous les appartement bénéficient de porte antivol blindées. La réhabilitation a couté 43 000 euros par appartements.
Mais dehors les parties communes n'ont pas été oubliées. Jeux de boules, jardin d'enfants sommaire mais quand même, espace de jeux pour adolescents. Enfin l'ensemble est sécurisé par un accès à la cité totalement automatisé avec code pour les piétons et pour les voitures.
Bien entendu, il y a eu les discours. Celui du président du Nouveau Logis Azur, puis du président de la SCIC, le mien, celui de José Balarello représentant Christian Estrosi, celui de Peyrat, et enfin celui du représentant du préfet. Cela fait beaucoup pour des gens qui sont peu habitués.
Mais l'essentiel était après, quand tout ce cortège officiel est parti. Je suis resté sur place jusqu'à 13h30 prendre l'apéritif avec eux, passant de groupes en groupes pour passer du temps avec les locataires. Le temps de dire publiquement, les édiles partis, tout le bien que je pensais de la gardienne d'immeuble, et de discuter avec eux de l'avenir de la route de Turin, de ce qu'il nous restait encore à faire ensemble.
La question des réhabilitations sera une question clé du prochain mandat municipal, tant la majorité du parc locatif social construit dans les années 65-70, se trouve désormais dégradé. On ne pourra règler éternellement la question comme à Pasteur, par l'implosion d'immeubles, dont après les appartements manquent, compte tenu des demandes en instances qui se comptent par dizaines de milliers. Il va falloir repenser la ville à partir de ses cités. Et les opérations ANRU, si elles sont gérées autrement que par l'équipe actuelle, en associant les populations pourraient s'avérer être un véritable outil de restructuration.
30 mars 2006
Conseil Régional : Le bilan de deux ans de mandat
Mercredi matin, l'antenne régionale accueillait Michel Vauzelle pour une conférence de presse sur le bilan de deux ans de mandat, quasiment deux ans jour pour jour après sa réelection (le 28 mars 2004).
Il y avait de nombreux élus de notre majorité en plus de Gérard Piel et de moi-même. Anne-Julie Clary, Christine Mirauchaux et Pascale Gérard pour le PS, Adeline Mouton, Eliane Guigo et Pierre bernasconi pour le PCF, enfin Edgar Malausséna, Mickaela Darmon-Vassilief, et André Aschieri pour les différentes sensiblités écologistes.
Le président après quelques considérations sur la situation politique actuelle a passé en revue tout ce que la région avait mis en oeuvre depuis deux ans tant en matière de:
- développement économique, emploi et agriculture
- Aménagement des territoires,
- technologies de l'information et des communications,
- transports et grands équipements,
- environnement,
- énergie,
- mer,
- forêt,
- jeunesse,
- lycées,
- formation professionnelle et apprentissage,
- enseignement supérieur et recherche,
- vie étudiante,
- culture,
- solidarités,
- sport et vie associative,
- Europe et relations internationales.
Il n'est bien entendu pas possible de vous développer ces thèmes ici. Mais ce bilan avait aussi un autre intérêt pour les journalistes locaux venus fort nombreux, c'est qu'il comprenait thème par thème la déclinaison départementale de notre politique, ses implications directes dans le 06. Un véritable effort de transparence avec ses forces et ses faiblesses.
Vous trouverez sur le lien suivant l'intégralité du document pour les plus courageux ou ceux qui ont beaucoup de temps car il fait 108 pages : Bilan06.PDF
Après nous avons été déjeuner avec les représentants des centrales syndicales et les têtes de réseau du secteur associatif, nous étions 22 avec à l'ordre du jour les premiers échanges sur ce que pourrait être le futur contrat de projets (qui va remplacer le contrat de plan). Mais, à la région PACA, nous ne sommes pas décalés par rapport aux inquiétudes actuelles de la jeunesse et de la rue, je le revendique nous avons parlé du CPE. Il n'y a qu'au Conseil des Ministres qu'on ne parle pas du CPE!
29 mars 2006
Tramway: faire bouger les critères d'indemnisation
Lundi soir s'est tenue une réunion sur l'indemnisation des commerçants situés le long du tramway à l'hôtel Kyriad, boulevard Raimbaldi,à l'initiative de la commission que la fédération a mise en place et qui comprend 5 membres : Jean-François Knecht et Yann Librati, conseillers municipaux, Benjamin Kergueno, avocat, Christine Dorejo et Paul Giauffret
Tous les conseillers généraux PS niçois étaient présents. Une trentaine de commerçants avaient fait le déplacement pour une réunion riche en échanges.
Il est clair qu'avant même la question de l'indemnisation, les commerçants se posent surtout la question de la durée du chantier et la manière dont il est conduit.
Concernant l'indemnisation, il est clair que c'est un parcours du combattant. Il faut aller chercher un dossier place Masséna, puis aller à la CANCA, puis le faire certifier par l'expert-comptable,etc... A Marseille il y a un numéro vert et un guichet unique.
Beaucoup de dossiers semblent bloqués. Le dispositif d'accompagnement prévu au titre du FISAC est très insuffisant, il n'est réalisé qu'à 25%. En tout cas , à entendre les uns s'exprimer après le sautres, la situation est désormais dramatique. L'avenue Borriglione est totalement sinistrée. Il y a les naufragés du 51, mais la situation n'est guère meilleure à la station service Boccanera (-50% de CA).
Les remontées du Boulevard Saint Roch et de l'avenue Virgile Barel dans mon canton ne sont pas meilleures, une boucherie a vu son chiffre chuter de 300%. les situations humaines sont dramatiques. Il y a au moins eu sur le tracé, une cinquantaine d'emplois de perdus. Les chambres des redressements judiciaires et des liquidations au tribunal de commerce traitent de nombreux dossiers issus du tramway.
Les emprises de chantiers qui ont été offertes aux entreprises apparaissent comme une lourde erreur car elles prennent leur temps.
De cette réunion, il est ressorti 4 pistes de travail ou d'expression politique
- la gestion du chantier est calamiteuse. les entreprises se comportent mal avec les commerçants et les riverains. Il y a des temps morts inexpliqués. A Saint Roch, pas un ouvrier n'a été vu depuis 3 mois. Les questions périphériques sont baclées. Des évacuations d'eaux pluviales ne sont pas raccordées à l'évacuation centrale. Les eaux pluviales remontent en cas de forte pluie et inondent les commerces. Des enseignes sont brisées, etc...
- la durée du chantier. Beaucoup ont tenu le coup en pensant que le chantier irait assez vite. Désormais ils sont au bout de leurs réserves et de nouveaux licenciements sont à craindre. C'est l'avenir de tout un réseau de commerce de proximité qui est en jeu notamment sur Borriglione, Jean Jaurès et Saint Roch. Ailleurs ce sont plutôt des commerces de vêtements ou autres (Malausséna, Jean Médecin, République).
- un juridisme démesuré ai-je dit à cette réunion! Il y a des situations particulières invraisemblables. Par exemple, un couple qui divorce et qui a un commerce depuis 17 ans dans la rue. Au moment du partage l'un rachète la part de l'autre et recrée une société. La commission indique que s'agissant d'une nouvelle société, il ne peut y avoir nouvelle indemnisation.
- enfin la question des commerces dans les rues adjacentes et perpendiculaires. Aucun ne peut prétendre à une indemnisation alors que tous souffrent autant.
C'est pour ces raisons qu'il y a une bataille politique à mener. Nous devons faire évoluer les critères d'indemnisation. Cette bataille, nous la menons pour les commerçants, mais aussi pour tous les riverains dans ces quartiers, pour la qualité de leur vie car le maintien du commerce de proximité a une véritable fonction sociale. J'espère que les uns et les autres sauront nous aider efficacement.
28 mars 2006
CPE: gros succès à Nice, Villepin retirez le CPE!
Photo : la "Voie Royal"
Enfin!
Cette fois le mouvement a décollé à Nice!
J'évalue entre 20 et 25.000, c'est dire ce qu'il doit y avoir ailleurs. Toujours est-il qu'arrivé avant le départ de la manifestation, et après avoir salué les jeunes, je me suis mis sur la trottoir, Boulevard Carabacel. il y avait aujourd'hui une véritable fraternité dans les rues de Nice, j'ai même discuté assez longuement avec des militants de la LCR, chez lesquels en général, le premier secrétaire fédéral du PS n'est pas en odeur de sainteté.
Nous nous rejouissions de la même chose. Cela faisait 55 minutes que j'étais au même endroit quand enfin j'ai vu les banderoles du PCF et du PS qui fermaient le cortège arriver devant moi. Je ne sais pas combien de mains j'ai pu serrer entre temps, des syndicalistes de tous horizons, des salariés, d'anciens militants que je n'avais pas vu depuis longtemps... tous heureux de venir me voir et moi franchement heureux de les voir.
Au moment où j'écris ces lignes, je ne sais pas encore quelle est la situation en France, mais je pense qu'elle est exceptionnelle. Nice a toujours été un baromêtre. J'espère que Sarkozy et Villepin vont tenir compte de ce qui se passe et retirer le CPE car pour moi, c'est l'oeuvre des deux et pas d'un seul. Je souhaite que cette fois la rue soit entendue.
On ne peut pas mépriser éternellement des centaines de milliers de gens qui aujourd'hui sont peut-être devenus 1 ou 1,5 million, sinon le pays va s'enfoncer dans une véritable crise politique. C'est dans les jours qui viennent que tout va se jouer. Si cet appel n'est pas entendu, le peuple va sentir une deconnexion totale entre lui, la majorité parlementaire et le gouvernement.
Personne ne sait alors ce qui peut en advenir. Savoir reculer n'est pas forcément signe de faiblesse. Cela peut aussi être parfois signe d'écoute et de respect.
L'énergie: un enjeu stratégique pour demain...
J'avais hier matin une réunion très importante avec le pôle de compétitivité "capenergies" dont les deux "majors" sont EDF et le CEA de Cadarache.
Ce pôle qui est l'un des 8 qui ont été labellisés en région PACA traite des question de fusion, de fission et d'énergies renouvelables. Il a deux objectifs qui m'apparaissent essentiels pour l'avenir:
-développer la maitrise de l'énergie,
-développer les énergies qui ne provoquent pas de gaz à effet de serre.
Il ya 120 partenaires dans le pôle au bout d'un an d'existence. La plupart sont des PME/PMI dont quelques unes dans les Alpes-Maritimes. Nous avons fait le point sur les projets de recherche du pôle en 2006 qui nécessiteront 9 millions d'euros d'aide publique.
Le projet phare de l'année est un projet sur la robotique en milieu hostile. Dit en langage courant, il s'agit détudier les déplacement d'un robot dans des endroits où l'homme ne peut aller par risque de contamination chimique ou radioactive par exemple.
Par contre, toute la recherche sur les énérgies fossiles est exclue du pôle ce qui démontre une volonté de se tourner résolument vers l'avenir, qui correspond tout à fait aux politiques menées au Conseil régional en matière d'énergie. Il y a une logique complête et ce pôle pourrait devenir un levier de nos actions.
Je suis extrêmement vigilant par rapport aux pôles de compétitivité, parce que je pense sans languede bois que les projets ne doivent pas être des pompes à financements d'argent public, mais pour tout dire, ce n'est pas dans le pôle énergie que sont les principaux soucis. Entendons nous sur pompe à financement qu'il n'y ait pas de qui-proquos, il ne s'agit pas de financement occulte de quoique ce soit, mais de la tentation de faire financer des projets de recherche sans répercussion directe sur la valorisationde la recherche et le développment économique.
Le pôle "capénergies" travaille essentiellement sur les piles à combustion, l'éolien, et le solaire photovoltaïque ou thermique.
Il faut savoir qu'en région PACA, la maitrise de l'énergie est une filière très importante ou travaillent beaucoup de PME. Les politiques publiques que nous menons contribuent au développement de la filière. Mais la filière attend surtout que le marché des particuliers devienne portant. L'aide de la Région avec le chèque solaire qui est une aide attribuée au particulier qui installe une chaudière solaire y contribue. dans le domaine le Conseil Général vient utilement complêter notre politique.
Mais globalement il demeure un gros déficit de sensibilisation de la population aux énergies renouvelables. Je rève après 2008, à Nice, d'une grande politique de sensibilisation au solaire. Aucune ville de France n'est mieux placée que nous pour exploiter cette énergie qui en l'état de nos connaissances apparait inépuisable.
27 mars 2006
Les 700 ans des Pénitents Blancs
Hier, c'était les 700 ans des Pénitents Blancs, une institution à Nice.
C'est une manifestation très importante pour le Vieux-Nice. L'archiconfrérie fait partie de l'histoire de notre ville. J'ai donc passé ma matinée dans le Vieux-Nice. Un moment agréable au milieu des saveurs, des senteurs et des couleurs, l'occasion de faire "baïeta" à de nombreux commerçants et habitants qui se trouvaient sur la parcours de la procession et d'assister en compagnie de Marc Concas, à l'office religieux célébré par l'évèque, Monseigneur Sankalé.
C'est une fête très niçoise, très populaire aussi. Je trouve dommage que régulièrement les élus de gauche se retrouvent peu nombreux face à l'armada de l'UMP dans ce genre de circonstances. j'ai eu l'occasion de saluer le prieur, Michel Moulierac qui avait fait dans la cathédrale sainte Réparate, un discours non dénué d'humour, essayant de montrer à l'opinion, le visage contemporain d'une confrérie chargée de tant d'histoire.
Les pénitents blancs ont toujours eu une mission de solidarité envers les malades. Ils étaient chargés de l'organisation des soins aux malades à domicile et dans les hopitaux. Ce sont eux qui ont géré un haut lieu chargé d'histoire à Nice, l'hopital de Sainte Croix qui se trouvait avenue de la République. Cet hopital était devenu notamment une maternité. Il a fermé ses portes en 1996, dans le cadre de la première grande restrcuturation de l'offre hospitalière sur la ville de Nice.
Aujourd'hui il y a, à la place une crèche et des appartements pour l'accueil de personnes malades ou handicapées, une manière d'actualiser une mission toujours au service de la solidarité.
Pour une information totale sachez qu'il existe à Nice 4 confréries:
-les blancs, qui sont les plus nombreux
-les noirs, chargés de l'accompagnement des mourants, qui ont pour siège la chapelle de la Miséricorde, un bijou du baroque,
-les rouges, qui ont leur siège à la chapelle du Saint Suaire,
et les Bleus, qui s'occupaient des orphelins et siègent à la chapelle du Saint Sépulcre,
On ne peut aimer le Vieux-Nice et le comprendre sans connaitre ces confréries.
Le dire ne m'empèche pas d'être un laïc forcené, je tiens quand même à le dire pour vous rassurer!
26 mars 2006
La venue de Ségolène Royal
Photo : Nice-Première
Hier après-midi, la fédération recevait Ségolène Royal à Nice.
Elle est venue dans le cadre de l'élaboration de notre projet pour 2007.
Premier constat: Nous avions sous-estimé la salle.
Une salle de 200 personnes pour un débat sur la préparation du projet, cela doit suffire en temps normal.
Il y avait du monde partout. Salle archicomble, couloir bondé comme les escaliers. Une atmosphère assez surréaliste, avec une air de campagne électorale. Entre 400 et 5OO personnes selon ls estimations que j'ai pu recueillir et surtout beaucoup de non-adhérents.
Deuxième constat: Le contact dans la rue a été très chaleureux. Les gens n'hésitaient pas à nous arrêter pour lui demander de nous débarasser de Sarkozy et Villepin. Très objectivementde ce point de vue, Villepin avec son entêtement sur le CPE est en train de nous rendre un fier service. Il montre le vrai visage de ce gouvernement ultralibéral.
Troisième constat: J'ai senti chez Ségolène une volonté de fer et la nécessité de maitriser le temps, de ne faire aucune faute pouvant froisser le parti. Il y a chez elle, un grand respect du parti, du calendrier. Ne pas mélanger ni les étapes ni le calendrier mais se mettre à l'écoute. Sa popularité actuelle dans les sondages lui confère une vraie responsabilité, plusieurs fois elle a fait allusion à la notion de devoir.
Quatrième constat: Le propos est très cadré mais ne laisse aucun thème important de côté. L'éducation est abordée, la sécurité, le CPE bien sûr et l'appel fait à toutes les générations pour venir soutenir les enfants et petits-enfants qui combattent pour leur avenir le 28 mars et les protèger des casseurs. Est également abordée l'économie, par le biais des dispositifs qu'elle vient de faire voter en région Poitou-Charente pour exclure des aides régionales les entreprises qui ont recours au CPE et au CNE. Les thèmes de l'environnement ont également leur place, notamment les énergies renouvelables. Enfin une notion nouvelle, celle de l'ordre juste est développée.
Cinquième constat: le besoin d'échanges de la salle. On a pris 5 questions mais au moins trente mains s'étaient levées. Les militants ont besoin de se faire entendre c'est indéniable. Et les interventions ont toutes été concises, respectant la règle du jeu.
Au final une fin d'après-midi qui fera date dans l'histoire de notre fédération, avec au final un direct en duplex sur France 3. Une édition de France 3 d'ailleurs comme on en avait pas eu depuis longtemps! Un sujet sur le vote par des conseils municipaux de montions contre le CPE (on a vu Edgar Malausséna et Antoine Damiani), puis un sujet sur le comité de soutien départemental à Ségolène Royal et son blog local, un sujet sur les nouvelles adhésions au PS, le direct avec Ségolène, et pour finir Gérard Piel, contre les expulsions locatives.
Décidemment le combat a changé d'âme ? C'est ce que j'ai eu l'occasion de dire à Ségolène Royal en l'accueillant. "Merci au moins pour avoir redonné aux socialistes une dynamique et l'espérance".
25 mars 2006
Visite à Qualidom06
Cette semaine, j'ai rencontré les responsables de qualidom06 pour faire le point avec eux sur les collaborations entre le Conseil Régional et cette structure unique en France.
Issue du mouvement mutualiste (la Mutualité Française), Qualidom06 est une intitative pilote qui fédère de nombreuses associations oeuvrant dans le secteur du maintien à domicile des personnes agées. C'est l'exemple, comme quoi il y en a, d'une collaboration complémentaire réussie entre le Conseil Général qui a la compétence en matière d'aide aux personnes agées et le Conseil Régional qui a la compétence en matière de formation professionnelle.
Dans un département comme le notre, dont la structure démographique est vieillissante, l'anticipation de nouveaux métiers porteurs de créations d'emploi potentielle est extrêmement importante. Or les services à domicile sont en pleine expansion. Il est donc nécessaire de former, c'est le rôle de la région. Et de développer une politique de qualité. D'ou la naissance de qualidom. 13 associations seront certifiées prochainement.
Les services à la personne à domicile sont au coeur d'un projet de société fondé sur la solidarité intergénérationnelle que nous portons.
24 mars 2006
Visite à Nice-Matin
Hier soir les élus régionaux étaient reçus à Nice-matin.
Il y avait une délégation importante puisque, outre moi-même, étaient présents Marc Daunis, Christine Mirauchaux, Anne-Julie Clary, Gérard Piel, Adeline Mouton, Eliane Guigo, Pierre Bernasconi et Juliette Chesnel. Edgar Malausséna s'étant fait excuser au dernier moment pour raisons de santé.
Les relations entre la gauche et Nice-matin ont toujours été "passionnelles". Mais tout le monde s'accorde à dire que depuis quelques années, la ligne éditoriale s'est assouplie et permet une expression démocratique plus large.
J'avais tenu à organiser cette visite parce que je pense qu'il est important que les élus régionaux connaissent les conditions de fabrication de leur grand quotidien régional. Et puis cela permet des échanges toujours intéressants et constructifs.
En l'occurence nous avons été très sensible au fait que Michel Comboul en personne, dès son arrivée, à l'aéroport, vienne nous saluer et passer quelques instants avec nous, le temps de confirmer les bonnes relations qui existent entre la Région et Nice-Matin, et pour moi de lui adresser un message au nom de notre président.
Mais au delà de cette présence, la délégation qui nous a reçu était du plus haut niveau. J'espère que l'ensemble des élus aura apprécié de pourvoir dialoguer avec le directeur général, la direction de la rédaction, les grands reporters, deux représentants de la locale de Nice.
On s'est dit beaucoup de choses à table sur les relations entre les élus et la presse en général. Ce genre de discussion a la mérite de se faire sans langue de bois, de mieux comprendre les préoccupations des uns et les impératifs des autres.
Nous avons également débattu plus généralement de l'évolution des médias, la place de l'audiovisuel, l'arrivée des gratuits, le développement de l'information sur internet, les nouvelles concurrences de la PQR.
La PQR est également un secteur en pleine évolution et qui se pose des question sur son avenir. Bien entendu le récent rachat de Nice-matin par le Monde étaient de la conversation, tout comme le prochain changement de format de Nice-matin puisqu'il passera le 8 avril en format tabloïd.
Il y a des moments où les échanges sortent des simples convenances. De ce point de vue, hier soir a été un moment privilégié, où l'on a bien ressenti l'amour d'un métier, les doutes d'une profession confrontée à de nouvelles exigences, à de nouvelles demandes du lecteur qu'il faut analyser et traduire dans la conception du journal.
La question du traitement de l'information, de la longueur des articles, le fait que certaines sujets ne nous paraissent pas suffisamment approfondis, tout cela aussi a fait l'objet d'une discussion animée.
Ensuite nous avons visité tous les stades de fabrication du journal , depuis la conception des pages nationales et internationales, le stade de la fabrication de la une, les réserves de papier, (trois jours de stocks en fait), l'élaboration des plaques en aluminium qui servent au tirage, puis le tirage lui même sur un rotative de 75m de long et de 1600 tonnes, un moment très...impressionnant, vu la vitesse d'éxécution.
Le processus est très complexe et entièrement automatisé. Je n'ai pu m'empècher de m'imaginer ce que devait être la fabrication du journal il y a 60 ans, le nombre d'ouvriers qu'il devait falloir pour éxécuter toutes ces taches. Car le journal sort de la rotative en paquet de 80 pré-étiquetté pour les distributeurs! C'est tout simplement hallucinant. Il est minuit et demi et chacun rentre chez soi.
Je parlais tout à l'heure de l'amour d'un métier. J'ai relevé cette phrase de François Rosso, qui dans la conversation, a fini par dire que le "moment où sort le journal, totalement fini, reste toujours pour le journaliste, un moment émouvant".


















